Catch

Une première pour pas grand-chose

Nos premières impressions sont les seules ineffaçables. Le reste n'est qu'une répétition, un effet de l'habitude.

Jules Renard

 

Salut à tous, mon petit nom, c'est AntoineR (si vous voyez le lien avec Edge, je vous paye un Benco), néo-contributeur sur les Cahiers du Catch, à l'invitation du grand Axl, que j'ai corrompu en lui proposant d'écrire quelques papiers juste ici. Merci à McOcee et à lui pour m'avoir mis le pied à l'étrier. Je me la suis jouée un peu Fandango au début, mais là, hop, plus d'excuses et c'est parti !

 

 

… GOOOOOOOOOOOaaaaaarrrrrggggggggroooaaaarrr !

 

 

Nalyse de Smackdown du 5 avril

 

 

Apparemment, la WWE aime à nous faire un sale petit coup de garce comme elle en est coutumière chaque année. Moi qui était tout pantelant à l'idée de vous chroniquer le dernier Smackdown pré-WrestleMania, le must see qui précède cette grand-messe, voilà-t-y pas qu'elle me gaule deux épisodes à nalyser. Bon, pas que je me refuse à la tâche, m'enfin il faut quand même pas abuser, les gars, je suis débutant, moi !

 

Un premier Smackdown a donc repris je sais plus trop quoi (je regardais le premier épisode de Hannibal en même temps ; pas de spoilers mais ça démarre pas dégueu cette affaire), un genre de best-of des derniers moments du Showcase of the Immortals, tandis que l'autre Smackdown, le vrai, pas celui qui sert à faire des audiences sinon ça se saurait, a proposé… ben pas grand chose, en fait. 

 

 

On s'est un peu emmerdé aujourd'hui, je sais pas bien ce que je vais pouvoir écrire dans mon journal de bord….

 

 

La WWE s'est offert là un Smackdown à bon compte, blindé de previews toujours aussi bien foutues (j'ai remarqué qu'on le disait souvent, sur ce site, alors je me fonds dans le moule, et pis comme c'est vrai…), de commentaires backstage plutôt marrants de Michael Cole et de JBL et… quand même de quelques matches. Comme ça n'a pas pris beaucoup de temps, autant s'y mettre maintenant, ça sera toujours ça de fait.

 

Donc, le show commence avec Ryback, qui nous a l'air toujours colère. En même temps, le gars s'est chopé une haltère bien mastock sur la pomme d'Adam, on sera tous d'accord pour dire que ça légitime quelque contrariété. N'empêche, faudrait quand même qu'il fasse gaffe, j'ai connu quelqu'un qui s'est chopé un ulcère à force de se mettre en rogne à ce point-là.

 

Une fois qu'on a tout bien compris que lui et Mark Henry allait se mettre sur la trogne ce dimanche, la musique du Latino Clan retentit. Une petite salsa bien sympa, le genre qui te libère de tes blocages intempestifs en boîte de nuit à l'heure d'aller danser la gigue avec une accorte demoiselle aux mensurations comparables à celles de Rosa Mendes. Qui, soit dit en passant, confirme à chacune de ses apparitions que, dans la WWE contemporaine, il vaut mieux éviter d'être sur le ring quand on est une diva si on veut s'inscrire dans la durée. La dernière fois qu'elle a mis ses bottes, François Hollande était encore au-dessus des 50% d'opinions positives, ça vous donne une idée de combien les bookers ont rien à carrer de ses rondeurs… Sont déjà bien fournis dans le domaine.

 

 

Plus fort grognasse, les cordes vont pas s'assouplir toutes seules !

 

 

Le match n'a pas vraiment été surprenant, tant sur le contenu que sur le résultat. Astuce habituelle des bookers pour mettre over une superstar appelée à catcher en pay-per-view, ce handicap match de 5 minutes aura eu le mérite de ne pas (trop) faire passer les deux Porto-Ricains pour des buses, les deux balançant chacun leur tour quelques gnons sympas à leur adversaire. Le combat s'est terminé sur un double shell shock, qui suivait un double spear bien sympa. Dommage qu'on n'ait pas vu Mark Henry mettre un double world strongest slam aux Primopico, ça aurait fait une ultime interaction avant la COLLISION de dimanche. Mais visiblement, les bookers avaient confié les manettes du show à leurs gosses.

 

Ce qu'il y a de bien avec ce Smackdown, c'est qu'il a correctement résumé la Road to Wrestlemania. Bon, pas qu'elle ait été très compliquée à comprendre, mais pour ceux qui n'avaient rien suivi de ce build sympa mais sans plus, ces 90 minutes avaient quelque chose d'utile.

 

Après 25 minutes de vidéos teasing, les Tons of Funk font leur entrée. But, but, wait, wait, wait ! Ce sont les Bella Twins, affublées de popotins factices et déguisées en pom-pom girls, qui remuent un peu de tout pour accompagner l'entrée des Rhodes Scholars, eux-mêmes grimés en Sweet T et Brodus Clay. Oh, WWE, quel twist, tu es vraiment surprenante et si innovante dans tes astuces pour prendre ton public pourtant pas né de la dernière pluie à contre-pied !

 

 

RT si t'as vu plus vite que Jerry Lawler que c'était un fake.

 

 

Je biatche, je biatche, mais n'empêche : on a la preuve que le quatuor a de l'humour. Ils se sont vraiment bien trouvés, ceux-là. Et, surprise, les Bellas ne sont pas si désespérantes. Un petit speech caricatural pour faire bonne mesure, histoire de discréditer leurs adversaires, Sandow et Rhodes en sont des habitués. Ils avaient notamment réussi à croquer les New Age Outlaws avec un certain talent. Comme de juste, Tons of Funk et les Funkadactyls déboulent, bien énervés – ce qui, d'après 411, constitue un bon point –, font le ménage dans le ring et reprennent la gigue. On peut s'énerver de temps en temps mais au bout du compte, on retrouve le sens des priorités, que diable !

 

On ne va pas sauter au plafond, mais le fait que ce sympathique match de lowcard bénéficie d'un petit build est plutôt rassurant. Bon, pas rassurant quand on voit le temps consacré à la ceinture US (ben ouais, rien), mais au moins le match a-t-il le mérite de ne pas tomber comme un cheveu sur la soupe. Et de laisser imaginer que la feud entre les deux teams de mâles pourrait se poursuivre et déterminer un n° 1 contender pour le titre par équipe. Mais stop au fantasy booking, on est pas là pour se faire du mal.

 

 

 

Beaucoup trop mal. Too much p

ain. Mi fa troppo.. oh et puis merde. J'ai le plus long règne de champion US et tout le monde s'en fout, faut pas pousser non plus.

 

 

Passe ensuite une demi-heure, entre JBL/Cole, package Hall of Fame et nouvelles previews (on se tape notamment l'intégralité des dernières promos respectives de Cena et Rocky), avant qu'Alberto del Rio soit interviewé par la petite dernière intervieweuse backstage, Renee Young. On la fait courte, il a l'air de toute façon bien fumasse après les nombreuses saloperies dont Swagger et Colter l'ont gratifié. « J'ai encore la marque des béquilles de Ricardo sur le dos », qu'il dit. « On s'en carre d'être 100% Américain ou 100% Allemand, ce qui compte, c'est le WHC », qu'il explique. « Swagger a du bol que je sois au WrestleMania Axxess, sinon j'irais lui botter le train », qu'il menace. Bah ouais mais dommage, nous pendant ce temps-là on va voir ton adversaire s'occuper de Kofi Kingston.

 

– Kofi, saloperie d'immigré, tu piques la place de vrais Américains en main-event

– Ben s'ils veulent se manger ta botte à ma place, qu'ils y viennent les gars

 

 

D'ailleurs, je sais pas vous, mais ce « main-event » m'a pas mal partagé. J'ai toujours personnellement détesté Swagger. Probablement le côté heel qui me saisit d'effroi, moi le gentil mark qui ne demande rien qu'à justifier les attaques par derrière de tous les faces. Ce n'est pas son in ring qui est en cause, ni son mic-skill, d'ailleurs. Non, c'est simplement que je hais ce gars. Je le trouve vicieux, notamment quand il continue à démonter les chevilles de ses adversaires alors que la cloche a sonné depuis belle lurette. Je trouve la scène abominable, surtout qu'elle provient d'un gars qui se dit ouvertement hostile à toute présence étrangère sur son territoire.

 

Je vous laisse imaginer l'effet que ça m'a fait de voir un tenant du Tea Party affronter un Ghanéen et lui porter son Patriot Act. Enfin, j'en retiendrai un bien joli match des deux hommes, qui ne sont pas réputés pour être des manches et qui forment d'ailleurs un couple plutôt complémentaire, entre la puissance brute et technique du Swag et l'explosivité de Kofi. J'en retiens deux autres enseignements.

 

Un : Swagger a quand même du mal à gagner clean (il a fallu une énième distraction de Colter pour enclencher la gagne) : pour moi, c'est clair, Del Rio va l'emporter à Mania.

Deux : C'est chaud pour Kofi. Le mec doit attendre que le roster soit désossé de partout pour se choper quelques minutes en main-event. Ca va, pas trop dur le plafond de verre ?

 

 

J’ai beau être habitué, ça fait toujours un peu mal quand je me le prends en pleine poire.

 

 

Finalement, un Smackdown pas utile pour le déroulement des storylines, dont on voyait de toute façon la fin au moment où elles ont commencé. On aura vu en tout et pour tout 10-15 minutes de catch. Sur 90 minutes d'émission. C'est où, déjà, l'émission qui dit : « Wresling matters ? »

 

 

Là on se frotte l'entrejambe sur la corde, c'est ça?

– Non, on fait un coeur avec nos culs!

– Ah oui, exact, j'ai confondu avec la fédé qui dit que Wrestling Matters.

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