Catch

SmackDown au meilleur de son pire !

Les tyrans ont rarement besoin de prétextes

Edmund Burke

 

Vous connaissez sans doute ce principe à merveille si vous êtes des habitués de la petite lucarne : à la télévision, tous les artistes et autre célébrités amenés à vous divertir dans les émissions de plateau, talk shows et autres télé crochets, sont présents pour vendre leur camelote, généralement publiée quelques jours auparavant (livres, disques, films…). Comme vous le savez, les Cahiers du Catch étant un media indépendant, bien au dessus de toutes ces basses contingences, la nalyse qui suit ne contiendra absolument aucune, je dis bien aucune, pub ou promo déguisée, foi de fan de Jérôme Cahuzac !

Les yeux dans les yeux je vous le jure, il n'y aura pas de pub dans cette nalyse. Pas plus que de push irraisonné pour vendre ma spectaculaire prestation dans le Marine 3 !

 

 

Nalyse de SmackDown du 17 mai

 

Pour être franc, ce n'est pas faute d'avoir essayé. J'ai en effet contacté la Rédac la semaine dernière pour leur demander si je pouvais faire un peu de pub, avec mon meilleur accent roumain pour ponctuer mes "sivouplé" (un peu d'humour raciste permet toujours de briller en société). J'ai d'abord essayé le numéro de Silvernights, mais je suis tombé sur un répondeur disant que John Cena était très gentil, mais qu'il était momentanément absent, et qu'il fallait s'en remettre à son gentil collègue SpannishAnnounceTable.

 

J'ai donc composé le numéro de notre meuble favori, mais là encore, je suis tombé sur un répondeur disant que le Miz, la midcard, l'ensemble des 73 derniers shows et le produit télévisuel de la WWE en général étaient à chier et gagneraient à s'inspirer des maîtres du compromis puroseru/lucha libre pour améliorer l'étron purulent qu'ils osaient appeler "catch", dévalorisant par là même l'idée que s'en faisait Jean-Phildebert Marcelin, forain bien connu au XIXème siècle pour… C'est environ à ce point-ci que j'ai posé le combiné sur la table, et que je me suis saisi de mon portable pour contacter Axl.

 

 

– Parce qu'entre 1840 et 1860 on avait le droit à du vrai catch, quand entre Bordeaux et St Petersbourg les plus grands s'affrontaient entre des cordes en chanvre ! Et puis ensuite, tout a dégénéré, avec le cactch congolais…

– C'est bon SAT, on a compris.

 

 

Ce dernier s'est montré très compréhensif, m'offrant un deal simple : "tu veux faire ta promo ? Alors file moi un rein ou nalyse un go-home SmackDown". J'ai répondu que j'allais réfléchir, et j'ai appelé McOcee. Avec elle le deal était encore plus trivial : "couche avec moi, et tu peux vendre ce que tu veux, même la dernière auto-biographie de Marine !". J'ai donc rappelé Axl. Après avoir très sérieusement envisagé de lui filer un rein, je me suis rappelé le prix que je pourrai en tirer le jour où quelqu'un dira à Angelina Jolie que cet organe représente chez elle un risque de 14% de choper un cancer, et j'ai décidé la mort dans l'âme de me saisir du go-home show en question.

 

 

 

 

Bref.

 

Pour tout vous dire, ça faisait un bail que je n'avais regardé ni la WWE en général, ni SmackDown en particulier. Alors la perspective de m'y replonger via un go-home show dont je suis un peu devenu le spécialiste céans, ne m'enchantait guère, et c'est un euphémisme. Ces dernières émissions avant évènement payant ont selon moi l'immense défaut de vouloir caser contractuellement l'intégralité de la carte du dimanche suivant, tout en limitant autant que faire se peut les risques physiques pris par les principales têtes d'affiche. Du coup en général, on voit soit très peu de catch, soit du très mauvais… Cette émission allait-elle déroger à la règle ?

 

Tout commençait avec le Miz et son émission de télé éponyme, accueillant entre quatre cordes le Big Show et Randy Orton. Le dernier nommé rappelait qu'il possédait avec son RKO l'arme la plus dangereuse du roster, tandis que le vilain colosse levait les yeux au ciel de dédain, persuadé qu'il était que ses poings étaient la plus redoutables des armes. Comme laisser les deux garçons se cogner dessus le vendredi (enfin le mardi vu que SmackDown est mis en boite) représentait un risque trop grand pour dimanche, les créatifs avaient invité à la fête une autre feud en cours, voyant débarquer Zeb Colter, Jack Swagger, Alberto Del Rio et Ricardo Rodriguez, à base de "blablabla je serai la star dimanche, blablabla non c'est moi".

 

 

– Dimanche, ça sera toi ma star

– Putain, mais c'est ultra glauque en taule en fait !

 

 

Comme ça ne suffisait visiblement toujours pas, voilà que débarque Mark Henry, parce qu'il fait ce qu'il veut, et Sheamus, parce qu'il y a pas de raison que les autres s'amusent sans lui. Ne manquait plus qu'un Captain Obvious en goguette pour nous transformer tout ça en match, chose faite lorsque Teddy Long venait faire de ce bordel organisé le main event du soir, sous forme d'un tag match à six, gentils contre méchants. La WWE a apparemment redécouvert l'intérêt de ce format suite aux performances du Shield, mais comme souvent elle peine à en trouver un dosage idéal, et préfère le servir à toutes les sauces jusqu'à l'écoeurement, soit.

 

Le ring libéré, on pouvait assister au premier match du soir, entre les Usos et le Shield, version duo, avec Rollins et Reigns. Gros suspense : les deux paillassons ambulants allaient-ils mettre en difficulté un duo booké plus fort que des Cena/Sheamus/Orton/Big Show ? A la surprise générale : non. Victoire rapide du bouclier de la justice, prolongé en beatdown avec le renfort de Dean Ambrose, jusqu'à ce que Kofi Kingston intervienne une chaise à la main pour mettre les méchants en déroute. Interaction intéressante, puisque Kofi va devoir se dépatouiller d'Ambrose dès dimanche, et que tout ce petit monde en est déjà venu aux mains dans le Main Event de mercredi dernier.

 

 

Believe in Kofi

 

Bravo Chris, c'est ça !

 

Brodus, Tensaï, ça passe.

 

Alberto, tu sors.

 

 

On repart en coulisses pour trouver le Miz en discussion avec Teddy Long, interrompu par Damien Sandow cherchant à placer son propre show éponyme (et Azelma – blague potache de prof de français) à l'antenne. Dans un souci de respect pour son personnage de dirigeant extrêmement imaginatif et original, l'assistant de Booker T faisait du début de bisbille entre les deux hommes un match, pour le soir même ! J'en reste aujourd'hui encore bouche bée.

 

Faisons une ellipse temporelle pour aller directement voir ce match, présent naturellement pour vendre l'affrontement Miz/Rhodes de dimanche, Cody se trouvant même aux commentaires du soir. L'affrontement en question se révéla entre pas mal et passable, tandis qu'on découvrait avec bonheur un Rhodes plutôt à l'aise dans l'exercice oral. Il finissait tout de même par s'échapper de la table des commentateurs pour intervenir dans le match, mais sans succès, le Miz l'emportant grâce à son nouveau finisher appris auprès de Ric Flair. Bref, bien mais pas top, vivement (le pré-show de) dimanche !

 

 

Génial, ça a l'air top ce pré-show ! Bon nous, on sera au cocktail d'USA pendant ce temps, mais entre deux toasts on pensera à vous les gars !

 

 

On revient à la chronologie du show, et à un match d'un ennui profond et absolument sans intérêt entre les Tons of Funk et les PrimeTime Players. Je me contenterai de signaler que les gros qui dansent ont battu les noirs qui veulent des millions. Ces quatre là ne vont nulle part et vous saluent bien !

 

On en arrive enfin au premier vrai morceau de catch de la soirée, et ça vallait le coup d'attendre. Le match en question opposait Chris Jericho à Antonio Cesaro. Et sans feud en cours ni enjeu particulier, les deux hommes ont produit une prestation comme seuls les bons workers savent faire, rendant divertissant et agréable l'interlude d'une dizaine de minutes précédant l'inévitable confrontation entre Y2J et Fandango. C'est en tout cas le Canadien qui avait le dernier mot face au Suisse, laissant espérer une revanche entre les deux hommes, sur un format long à Main Event et dans la veine d'un récent Cesaro/Kingston ayant fait le bonheur des mordus du show du mercredi. Passage obligé, le segment se finissait sur une tentative de beatdown fourbe de Fandango, mise en echec par un Jericho vigilant qui conservait le dessus.

 

Kaitlyn a battu une Aksana (un peu) moins nulle que d'habitude. Voilà.

 

 

Mais qu'un peu hein.

 

 

Enfin, le main event du soir voyait le retour dans le ring des six impétrants de l'opener. Le match fut, il faut bien le reconnaître, d'excellente facture, avec des dropkicks à foison, quelques backbreakers en goguette et une foule de clins d'oeils croisés aux différentes feuds entremêlées, mais on ne pouvait se départir de l'idée que ce bazar avait quand même quelque chose de grandement artificiel. Les gentils finissaient par l'emporter d'un RKO, sorti de nulle part vous vous en doutez bien, sur Jack Swagger. La foule, heureuse, pouvait donc se concentrer sur dimanche et sur les différentes conclusions à venir pour toutes les histoire contées… Une belle morale !

 

En résumé, un show qui ne provoquera pas de réflexe vomitif, sans doute pas loin du mieux que l'on puisse tirer d'un dernier épisode avant PPV, si tant est que l'on considère que le mieux en question demeure extrêmement bas. La carte de dimanche a, en tout cas, un certain potentiel, espérons qu'elle en tire le meilleur !

 

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