Catch

Send us someone… Just don’t send anyone you want back

Mais il va se terminer ce combat entre le Shield et Hell No, ou quoi ? Je veux avoir les nouvelles sur l'état de santé de HHH moi !

Personne

 

Un très bon match, quelques pistes intéressantes, certes, mais l'IWC est surtout en ébullition grâce à un petit instant de grâce qui permet à un Raw moyen de sortir de sa banalité.

 

 

Ouais, y avait lui aussi.

Ouais, y avait lui aussi.

 

 

Nalyse du Raw du 27 mai

 

 

Ce Raw débute avec John Cena au micro. Segment suivant donc, c'est Alberto D… Ok ok ça va, je vais en parler. Il a fait un speech à la Cena donc, devant un public partagé, comme souvent. Le seul truc à vraiment retenir, au-delà du fait que le champion meurtri par une chute incroyable ressemble plus à un mec qui revient de vacances (un touriste allemand probablement, vu le short et la mode de la WWE de germaniser ses superstars (je vous laisse la surprise)), c'est qu'à Payback, on n'aura pas un Ambulance Match simple mais un Three Stages of Hell avec, dans l'ordre, Lumberjack match, Tables match et enfin, l'Ambulance match de départ. Bon, en fait, c'est quand même un Ambulance match mais avec des catcheurs fatigués par deux gimmick matches inutiles et un public qui l'est tout autant. Moui. Ryback débarque pour dire qu'il est d'accord, qu'il va l'emmener en enfer, qu'il est Belzebuth, Satan, Lucifer etc. Ca vient d'où, ça ?

 

 

Je sais que c'est toi qui me l'a piqué, alors rends-moi mon carton de fiches de 2011.

 

 

Sur ce, Paul Heyman et Curtis Axel sortent eux aussi vers la scène pour mettre au défi John Cena. Ce dernier répond au fils Perfect en prenant au passage le temps de mettre en valeur sa victoire contre HHH et son talent. Il n'a pas du être prévenu, un mec qu'on veut pusher, il faut le ridiculiser, le rabaisser et si on peut le faire tomber sur le cul par une claque supersonique c'est encore mieux. Il ne connait décidément rien à this business ce pauvre Cena. Il enchaîne en le mettant en garde contre Heyman et finit par accepter le challenge (ils sont quand même cons ces lowcarders, il suffit de le demander plus ou moins poliment et paf, ils se retrouvent en main event). Axel y a eu droit tout le long de la soirée, aux conseils comme quoi il devrait se débarrasser de son manager le plus vite possible, notamment de la part de Bret Hart.

 

 

– Il y a deux semaines, je perdais contre Sin Cara et R-Truth à Superstars.

– Oui.

– Depuis que je suis ton client, j'ai fait deux main events consécutifs de RAW contre HHH et Cena.

– Oui.

– Donc tout le roster me conseille de m'éloigner le plus possible de toi pour mon bien ?

– Voilà.

– Et c'est moi qui avais besoin d'un manager pour compenser mon mic skill…

 

 

Enfin, le premier combat ! Il s'agit d'Alberto Del Rio contre Bi… Ah putain, c'est pas vrai, trois fois en une semaine ? Je pensais qu'on avait réglé cette histoire quand le Mexicain avait eu sa revanche à Main Event mais vraisemblablement ce show ne compte pas, donc on a droit au fameux match destiné à remettre les compteurs à zéro histoire que rien ne bouge. Avec un finish sans aucun sens, pour faire bonne figure : alors que Big E Langston est en difficulté, AJ retire la protection du turnbuckle pour… Je ne sais pas moi, utilisez votre imagination. Bon en tout cas, il se fait balancer vers ce ridoir (oui, c'est le mot français pour turnbuckle apparemment, je l'utilise juste pour ne pas faire de répétition parce que franchement ça fait québécois) par Del Rio et est tellement sonné par l'impact gigantesque de cette tige de métal qu'il ne s'en relèvera pas. Oui, c'est idiot, mais après tout il avait gagné la première fois parce qu'un seau avait roulé sur le ring.

 

Après le match, AJ Lee engueule le pauvre Big E et ils repartent vers les vestiaires fâchés. Alors là je dis non. Pas de dissensions entre vous, continuez à être adorables et vous, les bookers, hors de question de me casser ça. Ou alors créez des stables pourries histoire qu'on ne puisse pas s'y attacher.

 

 

Nickel, merci !

 

 

La caméra se pose dans les vestiaires alors que Kane encense Daniel Bryan, lui assurant qu'il ne pense pas qu'il est le maillon faible de l'équipe, qu'ils vont regagner leur titre, sans arriver toutefois à apaiser la colère de son coéquipier. C'est alors qu'apparaît Bret Hart qui veut les voir recoller les morceaux car leur équipe est une des meilleures et D-Bry l'un des mecs les plus costauds qu'il ait jamais vus et le gabarit n'a aucun rapport avec la résistance d'un catcheur. Alors que l'American Dragon arbore un sourire béat, Kane prend la mouche et lui demande pourquoi il ne l'écoute pas alors qu'il boit les paroles du Canadien, pour se voir répondre que ce dernier est une légende alors que Kane est juste Kane. Alors là je dis (encore) non. Sois gentil avec ton copain, Daniel. Faites vous un calin.

 

Deux title matchs ce soir ! Je me méfie toujours parce que c'était déjà ce qui nous était promis à Smackdown et on a fini avec deux fois trois minutes et des finishs foireux. De toute évidence, ce ne sera pas le cas cette semaine et on commence avec le rematch entre Kofi Kingston et Dean Ambrose. Les deux hommes ont beaucoup de talent et sont capables de faire mieux que ça, je pense notamment à Kofi qui a abusé des roll-ups, ce qui a haché le match. Pour autant le combat a été plutôt agréable et j'ai bien aimé l'histoire racontée, avec Ambrose qui a l'intelligence de contrer tous les signature moves du Ghanéen ainsi que plusieurs Trouble in Paradise dans la même séquence. J'ai bien aimé le finish avec écrasement de la face sur l'escalier avant d'effectuer le Headlock Driver, que Kingston vend comme personne (à sa décharge, Ziggler n'a pas encore eu l'occasion de le prendre). Chaque fois, on dirait un botch tellement ça a l'air violent.

 

 

La tendance printemps-été 2013 est à la commotion cérébrale.

 

 

Le leader du Shield est sorti renforcé de cette rivalité et est apparu comme très fort à chaque confrontation, je pense qu'il pourra remercier le valeureux Kofi qui n'y est pas étranger. Si la récompense de ce dernier pouvait consister en une légère bifurcation de gimmick qui l'emmenerait vers un personnage un peu plus sérieux, un peu moins rigolard et qui saute un peu moins… En attendant, Ambrose célèbre sa défense de titre avec ses partenaires, descendus des tribunes pour le féliciter, devant le corps inerte du challenger. Mais avant qu'on ait le temps de voir une pub ou une vignette géniale (c'est pour un peu plus tard, ça), voilà la Team Hell No qui s'avance vers le ring ! On se frite un peu, on envoie Ambrose en-dehors du ring, petite plage de pub parce que USA, USA, USA et hop, le match va pouvoir commencer. Dès qu'elles sont ensemble sur le ring, ces deux équipes sortent des candidats au MOTY et leur feud est la plus enthousiasmante qu'on ait eu depuis un petit bout de temps à la WWE. Autant dire qu'on a de bonnes chances d'être dans le pic du show.

 

 

Weeeell… It's the pic show.

 

 

Et effectivement, on a de nouveau assisté à un excellent match, peut-être pas au niveau de leur 3vs3 de la semaine passée mais digne d'un PPV (un très bon). On notera même que les faces ont effectué un Hart Attack, délicate attention envers Calgary, où se tient le show (d'où la présence de Bret, d'ailleurs). Si les quatre hommes ont été au niveau, il faut rendre un hommage tout particulier à Seth Rollins et Daniel Bryan, dont l'alchimie est assez phénoménale. Ces deux-là peuvent faire exploser leur moveset quand ils catchent ensemble parce qu'ils se connaissent (et accessoirement parce que Rollins souhaite de toute évidence mourir sur le ring) et qu'ils se font mutuellement confiance. Ca donne des Release German Suplex, des Back Superplex de la troisième corde… L'avantage de cette intrigue autour du "weak link", c'est que Daniel Bryan, non content de ne plus prendre le pin, est vraiment transformé et apparaît comme un mec vraiment dangereux – encore plus.

 

 

FUS RO DAH !

 

 

Car oui, j'ai déjà un peu spoilé mais sans que ça ne fasse tomber la mâchoire de quiconque, ce sont bien les deux tiers du Shield qui ont conservé leur ceinture. Alors que le barbu était allé s'occuper de Roman Reigns en-dehors du ring après que celui-ci soit intervenu pour casser un tombé, Kane lui demande de retourner dans son coin (mais enfin Kane, laisse le faire ses dropkicks quoi !), sans succès puisque D-Bry saute vers le Samoan genou sorti, finissant par se faire intercepter d'un spear en plein air. Pendant ce temps, à Vera Cr entre les cordes, Seth Rollins est remis sur pied et passe son running high knee sur le Big Red Monster qui se fait pin pour la victoire des vilains aux gilets pare-balles.

 

Qu'est-ce qu'il y aurait à redire là-dessus ? Les matchs sont excellents, la rivalité est intéressante et les avancées cohérentes, les deux équipes sont talentueuses… Oui mais voilà. Moi je n'ai pas envie de voir mes chouchous se séparer comme ça avec l'inévitable feud entre les deux comme chaque fois qu'une tag team éclate, avec heel-turn de Bryan en préparation. D'abord parce que le Dazzler est trop populaire pour ne pas vouloir surfer là-dessus et parce qu'il n'y a pas un adversaire contre lequel il se ferait huer. Ensuite parce que les amitiés à l'écran c'est quand même sympa, je m'éclate en voyant Cody Rhodes et Damien Sandow meilleurs amis. En plus, on est déjà en train de fissurer la Team Rocket. Pour conclure avec un argument massue : mon pseudo n'aurait plus de sens et aurait juste l'air d'une affirmation sur la pilosité de Glen Jacobs avec une faute d'orthographe. Vous comprendrez donc qu'on ne peut pas prendre ce risque.

 

Que Bryan parte en solo est une évidence, qu'il le fasse en heel l'est beaucoup moins, et bordel, laissez-les être potes. Je veux voir Daniel Bryan dans les bras de Kane après avoir gagné le titre en Main Event de Summerslam. Pas Kane dans le No Lock dans l'opener de Payback.

 

 

Hug it out through Rollins ! Hug it out through Rollins !

 

 

Mais tout cela ne doit pas vous faire oublier qu'il y a une NOUVELLE FACON DE REGARDER LA TELEVISION (qui consiste à regarder des types parler pendant qu'un combat se déroule) et qu'en plus de pouvoir REGARDER LA TELEVISION D'UNE NOUVELLE FACON, vous pouvez aussi influencer le show ! Par exemple, pour le match entre Fandango et Wade Barrett, en utilisant la NOUVELLE FACON DE REGARDER LA TELEVISION, vous pouvez voter pour savoir quel rôle tiendra le Miz ce soir. Commentateur, annonceur ou arbitre spécial. Bon bon. A la surprise générale, le Miz sera l'arbitre de ce match.

 

 

Et n'oubliez pas de voter sur la WWE App ! Je vous rappelle vos choix pour décider du Main Event de la semaine prochaine :

1 – JTG – Khali

2 – Hornswoggle – Michael Cole

3 – CM Punk – Dolph Ziggler – Daniel Bryan (Iron Man Triple Threat match)

 

 

Je m'étais moqué de l'énième changement de thème d'entrée de Wade Barrett, je suis peut-être allé un peu vite. Ce que j'adore dans le catch, c'est vraiment les petits détails. Là, il faut avouer qu'ils ont bien paufiné le truc. J'avais déjà parlé un peu du début de la musique avec le "God save the Queen" et les battements de coeur, ils ont ajouté un titantron faisant référence aux Sex Pistols (Union Jack en fond avec Wade Barrett dans la même police) et surtout Barrett a fait coïncider son entrée avec les quelques passages mémorables de sa musique. Il enlève son manteau au moment où les enceintes hurlent "BOOM", fait son geste du coude sur le deuxième… La musique en elle-même est assez fade mais tant qu'il y a ce genre de petits trucs, ça me va. On a l'impression que ça a été créé pour lui plutôt que balancé comme ça parce qu'il faut bien lui donner un thème d'entrée.

 

 

– Et regarde, là, au même moment, tu as une interview de Yoshi Ta…

– Oui oui Jerry, elle est très bien ton application.

 

 

Le match est extrêmement court, le Miz joue avec les nerfs de Barrett en se mettant sur son chemin alors qu'il projetait de frapper Fandango dans les cordes. L'Anglais s'agace et pousse l'arbitre pour s'occuper de son adversaire, sauf que l'Awesome One lui porte un Skull Crushing Finale dans le dos et laisse Fandango faire le tombé avant de le frapper, lui aussi, pendant sa danse de célébration. Je vais encore en faire des tartines sur les faces qui se comportent comme des heels… A la limite, ça me choque moins pour lui parce qu'il est clairement sur le crédo impertinent mais bon, on se retrouve quand même avec le seul babyface de la feud qui attaque les deux autres par surprise après avoir sciemment salopé son boulot d'arbitre. Barrett, lui, veut juste combattre et il perd parce qu'il se fait abandonner par son partenaire (la semaine dernière) ou taper dessus par l'arbitre (ce lundi).

 

Nouveau détour par les vestiaires, avec John Cena qui se prépare pour son match et qui voit arriver vers lui une sorte de vieux SDF à casquette qui lui tape la discute. Le mec tient à propos du Three Stages of Hell le même discours que celui que leurs potes tiennent toujours aux babyfaces, à savoir "mec tu ne devrais pas faire ça, c'est dangereux" et le face s'en fout tellement il est balèze, parce que suivre les conseils et réfléchir à ce qu'on fait c'est pour les baltringues.

 

 

Le SDF est même allé voir Bret Hart pendant son segment, ils ont vraiment de gros soucis de sécurité à la WWE.

 

 

Une foule autour d'un ring sans stipulation lumberjack, ça ne peut vouloir dire qu'une chose : le Great Khali, et les Tons of Funk. Contre les 3MB. Soyons clairs, c'était une purge, mais il y avait un moyen très simple de l'accepter : se poser, et penser deux secondes à la situation. On a d'un côté un groupe de air-guitar composé d'un Américain, d'un Ecossais et d'un Indo-canadien sikh. De l'autre, un gros blanc fan de funk qui se prend pour un dinosaure, un autre gros blanc plein de tatouages passé en un an d'une gimmick de monstre destructeur avec costume traditionnel japonais à une danse de la pelle et un géant indien incapable de plier les genoux et dont le cercle proche est composé d'une pétomane canadienne et d'un nain vaguement irlandais qui a été le fils de la moitié des personnes passées devant une caméra de la WWE. Ces deux équipes s'affrontant parce que les 3MB ont écrasé le gâteau d'anniversaire de Natalya sur la tête d'Hornswoggle. Une fois qu'on a intégré ça, on regarde le match la tête vide, on se marre en voyant Sweet T à ce point à fond dans son personnage et Heath Slater rebondir partout sur le ring.

 

Et puis bon, même si c'est le Great Khali au karaoké, un chant "Happy Birthday" pour Natalya dans sa ville natale, c'est plutôt sympa. Elle a même un match, avec la championne des Divas contre les Bella Twins, au moins, ça ne peut pas se retourner c…

 

 

…ontre elle.

 

 

Kaitlyn la spear par erreur, elle se fait pin par une Bella et les jumelles lui chantent "happy birthday loser" en partant, le tout dans sa bonne ville de Calgary. Elle a dû écraser le chien du chef de l'équipe créative, ce n'est pas possible autrement. Elle se retrouve dans les pires storylines, ne catche quasiment plus et les seules fois où elle retrouve le ring, c'est pour se faire humilier dans sa ville natale. Vraiment, je ne comprends pas. Ce que je ne comprends pas non plus, c'est pourquoi ils ont mis autant de temps à changer la tenue de ring de Kaitlyn et lui enlever ce foutu pantalon, mais mieux vaut tard que jamais donc yay ! Par contre, hormis quelques petites références disséminées jusque là, aucune nouvelle de son Kovax dans les épisodes récents et plus important, aucune nouvelle du title shot qu'elle doit à AJ Lee. Sachant que l'annonce de ce match était un des seuls trucs un peu enthousiasmants dans la division des Divas et que depuis, on a juste droit aux Bellas… Cena, Bryan, je vous en veux, franchement.

 

 

La question était "que répondez-vous aux fans qui imaginaient un renouveau de la division Divas ?"

 

 

Un talk-show maintenant, ce qui n'annonce pas que du bon. Y2J version 2013 au micro, ça ne se présente pas beaucoup mieux. On passe sur Paul Heyman qui se fait traiter de morse, qui lui doit de l'argent, qui porte toujours le même costume etc. Tout ça pour en venir à CM Punk donc, que ce bon vieux Chris critique : comment peut-il toujours se proclamer Best in the World s'il reste sur son canapé, hein ? Ben oui, c'est vrai ça, et qui de mieux pour critiquer un ancien champion qui a pris un mois de repos que le mec qui a passé la moitié des trois dernières années en dehors de la fédération? Du coup, il le met au défi, pour prouver que c'est lui le vrai Best in the World (tiens, ça me rappelle quelque chose), ce que Heyman accepte, et on aura Punk – Jericho à Payback. Ca a peu de chances d'être mauvais, bien au contraire, mais pour le retour de Punk, on aurait pu imaginer quelque chose d'un peu plus marquant qu'un random match parce qu'un type lui a dit que c'était une mauviette. On dirait que toutes les superstars de la WWE sont des Marty McFly en puissance. Si demain je fais une blague téléphonique à John Cena, il acceptera de m'affronter en main event dans un No Holds Barred.

 

 

HHH est outré qu'un match puisse être booké en moins de cinq segments de weekly.

 

 

Et puis un bijou, un petit bonheur inattendu : une vidéo promotionnelle de Bray Wyatt, et avec sa famille au complet. La même intensité, la même qualité et le même talent dont tous les suiveurs de NXT ont été aspergés. Les autres n'auront pas eu besoin de plus de deux minutes pour être convaincus, et cette simple vignette a eu tellement d'effet sur le public que sur le match d'après, la WWE n'a montré que des tweets à son sujet en bas de l'écran. Toujours aussi dérangeant, le gourou va monter en grade vers le roster principal avec ses deux sbires. The Eater of Worlds arrive, et ça valait le coup de se taper tous les segments Khali-Hornswoggle du monde.

 

 

Double ration de jobs pour les 3MB !

 

 

On enchaîne, avec un sourire digne de Daniel Bryan qui se fait complimenter par Bret Hart, par un Tag Team match dont on se fout éperdument d'ailleurs après ça. Cody Rhodes et Damien Sandow jobbent toutes les semaines pendant que Sheamus et Randy Orton enchaînent les squashs, autant rendre ça plus convivial. Reformation des Rhodes Scholars (qui ont vraiment été bookés n'importe comment depuis leurs débuts, que ce soit en équipe ou en individuel), alliance entre les deux faces, qui n'ont rien à faire et qui sont assez potes, quelque chose me dit qu'ils vont devenir la nouvelle force dominante à feuder avec Seth Rollins et Roman Reigns. Tous les indices vont en ce sens en tout cas, et c'est quand même un peu triste pour les vraies tag teams qui passent l'année ensemble et qui se voient renvoyés à Superstars dès que deux upcarders n'ont pas de feud pour le titre. Les Usos avaient eu quelques confrontations contre le Shield, étaient même intervenus pour défendre Kofi pendant un beatdown et bien bookés, je suis sûr qu'ils pourraient faire un malheur.

 

 

Reste plus qu'à faire venir Bruce Banner et vous pouvez faire le drapeau irlandais.

 

 

Mais en attendant, c'est votre match classique de weekly. On note déjà l'ingéniosité de la WWE qui a fait rentrer d'abord Orton, puis les Rhodes Scholars, puis seulement ensuite Sheamus. Ben oui, vraisemblablement ils ont mal évalué le moment de la pause publicitaire et ils n'allaient quand même pas faire une entrée de jobber à l'Irlandais. Le match était plutôt solide mais pas plus emballant que ça, ce qui n'est pas cher payé pour un quart d'heure de catch et sans surprise, si ce n'est le fait qu'on n'a pas eu de RKO mais un Brogue Kick. Il n'a pas non plus soulevé les foules, la Vipère a suscité une réaction très modérée à son entrée et les seuls chants ont été "Cody's moustache". Non, s'il vous plaît, pas de blagues sur les Canadiens en retard sur le reste du monde.

 

 

Bon d'accord, mais ils ont abandonné les perruques Ryder il y a une semaine, je vous ferai dire.

 

 

On arrive donc au Main Event où on découvre qu'ils ont changé la musique d'entrée de Curtis Axel pour un thème beaucoup plus générique et beaucoup moins proche de celle de Mr. Perfect, coupant ainsi la moitié de mon intérêt pour le personnage. Définitivement, il y a des trucs que je ne comprendrai jamais. J'en viens presque à tempérer mon enthousiasme pour Bray Wyatt qui pourrait rapidement se retrouver avec Cotton-Eyed Joe…

 

Si le champion, sans trop de surprise, est dominant, Curtis Axel a au moins la possibilité de se montrer un peu plus ce soir. Sans trop de succès malheureusement: c'était assez moyen et le public (toujours aussi partagé au sujet du Marine mais unanime dans l'indifférence pour son rival) n'est jamais vraiment rentré dedans. Il faut dire que les deux hommes avaient de la concurrence puisqu'une bagarre a éclaté dans les tribunes. Ô Canada… Tout n'est pas à jeter non plus, on notera notamment une Perfectplex parfaitement exécutée pour un nearfall. Fort dommage d'ailleurs de ne lui donner qu'un rôle de signature move, ça aurait été un bon finisher cohérent avec son personnage et plus adapté à ses nouvelles ambitions que le McGillicutter. Après une dizaine de minutes, une ambulance arrive toutes sirènes dehors et John Cena part à sa rencontre mais ne trouve personne, ni à l'avant, ni à l'arrière du véhicule. Evidemment, Ryback arrive d'un peu plus loin pour le tabasser. Ah, Cena a perdu par décompte à l'extérieur vu qu'il est parti en plein combat sans jamais voir quiconque s'approcher du ring.

 

 

Allez, viens Scooby, ce conducteur d'ambulance fantôme ne va pas se trouver tout seul.

 

 

Incapable de pusher un catcheur de cette manière puisque les bookers souhaitent à tout prix préserver l'aura de leurs main eventers (ou l'ego de Triple H), la WWE ne s'était pas facilité la tâche en choisissant de mettre directement Curtis Axel en main event, contre HHH et Cena, excusez du peu. Le premier match a été absolument catastrophique à tous les niveaux, le second ressemble déjà plus à ce qu'on peut attendre de ce scénario. Car si le résultat est le même (victoire par décompte à l'extérieur sans qu'on puisse lui en donner le mérite), la réalisation est toute autre : la semaine dernière, le show s'est refermé sur l'image du héros blessé qui veut faire bonne figure sans qu'une seule fois Perfect Junior ne soit mentionné ou même montré à l'écran. Tu parles d'une mise en valeur. Il aura fallu attendre une annonce officielle sur le site de la WWE pour avoir le résultat de ce match. Cette semaine, on a eu la cloche, la décision de l'arbitre et l'image du Paul Heyman guy triomphant au milieu du ring.

 

Cette façon de faire est criticable sur de nombreux aspects mais au moins je vois ce que le gars peut tirer de cela, d'autant que Cena a eu l'amabilité de ne pas gifler son adversaire et le traiter de gamin pour le ridiculiser lors de sa présentation. Un peu comme un mec professionnel pourrait le faire. Bon par contre John, le mec qui veut te piquer ta ceinture a profité d'une ambulance fantôme pour te tabasser alors arrête de sourire, bordel. Ton adversaire du soir (mais si, tu te rappelles, tu avais un match) célèbre ostensiblement la victoire alors qu'il ne l'a obtenue qu'à cause de cette intervention, arrête de l'applaudir et essaie un truc dingue, genre avoir l'air fâché d'avoir perdu. On dirait que les faces n'ont pas le droit d'exprimer une émotion entre "sourire comme un benêt quoi qu'il arrive" et "agresser un type sans raison juste parce que c'est un heel".

 

 

6 avril 2014, Curtis Axel célèbre sa victoire par décompte dans un streak + carrer + Michelle McCool match contre l'Undertaker parti se chercher un bretzel après trois minutes de combat.

 

 

Vous remarquerez que malgré les quelques vignettes à son sujet, je n'ai pas évoqué le sujet Bret Hart. Pourtant, au sein de sa ville natale, une soirée spéciale était prévue pour lui, largement annoncée ! Sauf que la WWE n'a pas cru bon de l'intégrer au show et a préféré la mettre en post-show et ne la retransmettre que sur la WWE App. Well, fuck you too, Vince. Ah, et accessoirement, c'était aussi le Memorial Day et la fédération a tenu à rendre hommage à ses soldats. En programmant son show au Canada.

 

 

Tiens, la WWE a une application pour smartphone ?

 

 

Cet épisode ne fut pas le plus brillant, c'est une certitude. Malgré la présence d'un match de qualité et de quelques conclusions à de bonnes feuds, certaines autres, au contraire, semblent n'aller nulle part et il est globalement difficile de tirer autre chose que des "et si ?" de ce show. On accordera le bénéfice du doute aux bookers pour avoir mis en place un Raw de transition. J'aurai de toute façon bien du mal à avoir un sentiment général négatif sur un show qui annonce l'arrivée du personnage le plus intéressant du monde du catch. Parions sur l'avenir !

 

Ah, et parce que ça reste Internet et qu'on ne peut décemment pas terminer sur une note d'espoir, voici un fantasy booking : Santino Marella avec une loupe, une pipe et un chapeau qui mène son enquête et découvre que Hornswoggle est le conducteur de l'ambulance. Au moment où il viendra le confronter, le Great Khali arrivera dans la pièce parce qu'il vient de découvrir qu'il est aussi l'admirateur secret de Kaitlyn. Enfin, Dean Ambrose, Seth Rollins et Roman Reigns viendront le défendre et tabasser les deux inspecteurs parce qu'il est le 4e membre du Shield.

 

Soyez honnêtes avec vous-même, vous savez que ça va se terminer comme ça.

 

 

Bonne nuit.

 

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