Catch

Un PPV au poil

D’un côté tu me rapportes des bruits effrayants, de l’autre tu me rassures, mais rien n’est clair. Serait-ce le fouet de Pan, fils de Cronos, qui t’a affolé au point d’abandonner la garde et de jeter le désordre dans l’armée? 

Hector, Rhésos (d'Euripide), 34-39

 

Où, quelques jours après une présentation un brin sceptique qui choqua les âmes les plus sensibles, l'on fera du Pierre Ménes en vantant les mérites du troisième PPV TNA de l'année, l'on regrettera quand même l'absence de gâteau car un anniversaire sans gâteau c'est un peu comme un oiseau sans plumage, une bête qui n'a qu'un oeil ou une coupe du monde sans le Brésil.

 

 

Ou qu'un Phenomenal One sans couilles.

 

 

Nalyse de Slammiversary 2013

 

 

Lockdown nous avait laissé un goût un peu amer dans la bouche. Non pas que le heel turn et le sacre tant attendu de Bully Ray fut un crève-cœur, mais surtout par la qualité plutôt moyenne de ses matchs. Or, vu qu'elle a réduit le nombre de ses PPV, la TNA ne doit pas se rater là-dessus. Surtout depuis qu'elle a entrepris de quitter l'Impact Zone. Et la carte de Slammiversary n'était pas pour nous rassurer. Heureusement ces craintes furent rapidement écartées.

 

Tout ne fut pas parfait bien entendu. On regrettera par exemple, les deux grosses interruptions qui cassèrent le rythme du show. Surtout la première qui faisait suite à l'opener. Mais nous aurons l'occasion d'y revenir.

 

L'Ultimate X opposant Chris Sabin, Kenny King et Suicide ouvrit le bal. Pour rappel le but de cette stipulation est d'aller décrocher la ceinture de la X Division qui est suspendue au-dessus du ring. Le match fut vif, rapide, parfois intense. Ce ne fut pas trop la foire au spotfest par rapport à d'habitude. Même si le passage où Suicide vient faire un headlock sur Kenny King alors que ce dernier faisait subir un Ankle Lock à Chris Sabin était un peu étrange. Si tes deux adversaires sont occupés, profites-en pour aller tenter ta chance et décrocher la ceinture au lieu de venir faire le kéké. Bakala !

 

 

Là par exemple, pourquoi faire un dropkick alors qu'il aurait été plus utile de laisser Kenny King faire des chatouilles à Suicide ?

 

 

Il est également regrettable que la structure ne fut pas utilisée au maximum. Il fallut attendre la toute fin du match pour voir enfin un face à face sur les cordes et encore ce fut bref et pas vraiment intense. C'est d'ailleurs un peu le problème des derniers Ultimate X, les catcheurs ne grimpent pas beaucoup de fois et concentrent leurs actions sur le ring. Peut-être est-ce dû au manque d’expérience de la plupart des participants, excepté Chris Sabin qui en a fait une bonne quinzaine.

 

Après avoir disposé de Kenny King, l'ancien membre des Mitraillettes de Détroit l'emporta. Il gagne ainsi la ceinture pour la cinquième fois, ce qui l'amène à une unité de Jay Lethal et AJ Styles qui sont les plus titrés. Cette victoire devrait relancer la division. Kenny King a eu un bon run mais il lui fallait un vrai rival pour pouvoir passer l'étape au-dessus. Et vu que les matchs X Division se jouent à trois, pourquoi ne pas espérer que Petey Williams vienne faire un petit coucou.

 

C'est donc un Chris Sabin tout heureux qui repartit vers le vestiaire. Mais à peine fut-il sur la rampe que le Hulkster fit son apparition. Son intervention se découpe en deux parties. Il félicita d'abord le champion et rappela que, puisqu'il détenait la ceinture à Slammiversary, il avait droit à un title shot pour le titre mondial pendant l'été (c.f. loi Aries). Il se dirigea ensuite vers le ring où il voulut parler affaire.

 

 

L'homme qui voulut être roi 2: le retour. Et cette fois-ci, pas question de se laisser emmerder par ce con*** de curé.

 

 

Cependant M. Anderson ne l'entendit point de cette oreille puisqu’il vint l'interrompre en compagnie de Garett Bischoff et Wes Brisco. Pourquoi une telle irruption ? Tout simplement pour se moquer d'Hogan. Waouh ! Le résultat de tout ce cirque fut de mener au match tag team mettant aux prises les trois membres susnommés d'As et Huit à Samoa Joe, Magnus et Jeff Hardy.

 

Alors première remarque. Un peu plus tôt dans la journée, la TNA avait laissé entendre que D.O.C. devait remplacer Anderson pour ce match. Enfin ne nous plaignions pas, l'ancien M. Kennedy est bien meilleur que l'autre monsieur propre. Deuxième remarque, ce segment fut beaucoup trop long au final. Il y eut des choses intéressantes certes, mais il fracassa le rythme du show. C'est un PPV les gars, pas un weekly.

 

Avec ce match, nous entrons dans la problématique principale du show : le booking des As et Huit. Les motards du dimanche étaient concernés par trois matchs. Celui que nous venons d'évoquer, le TV championship entre Devon et Joseph Park puis le match pour le titre mondial entre Bully Ray et Sting.

 

 

Vae Victis !!

 

 

Évidemment il était difficile d'imaginer qu'ils fassent le grand chelem. Mais la faiblesse qu'ils ont montrée ce soir-là est criante. C'est le groupe dominant de la fédération et pourtant ils se font limite humilier. Passe encore pour Wes Brisco et Garett Bischoff qui n'ont rien à faire sur un ring. Même si voir ce dernier se faire durement molester par Samoa Joe fut assez jouissif. Il a ainsi eu l'occasion de mesurer la différence de niveau entre lui et un des meilleurs catcheurs actuel. Mais que M. Anderson parvienne à peine à rivaliser avec Magnus, qui est le membre le plus faible des trois faces, là ça devient grave.

 

Dans la hiérarchie du gang, Anderson est censé être le numéro 3, derrière les frères Dudley. Ça n'est pas n'importe qui. Et pourtant il n'est capable de tenir tête à un midcarder. D'accord, les heels sont généralement bookés assez faiblards, mais il ne faut pas exagérer non plus.

 

Du coup ça n'est pas une défaite que les motards subirent mais une véritable déroute. Il est logique que dans un affrontement entre deux équipes de trois, les faces l'emportent quand dans l'équipe il y a quelqu'un du rang de Jeff Hardy (qui arborait une seyante barbe qui lui donna un air plus adulte). Mais il était possible d'éviter que cela vire à la démonstration. Et puis ça manque de logique: à Lockdown Wes Brisco triomphe de Kurt Angle qui est loin d'être un manche, et là il ne tient pas deux minutes. Dur.

 

 

Bouge pas Kenny t'as une bestiole sur le front !

 

 

Même chose avec Mike Knox. Le barbu non-chevelu soutint Devon dans son dur combat contre Abyss. Le Monster avait remplacé au pied levé son frère qui s'était fait lâchement attaquer par les deux membres du gang susnommés. Le pauvre Joseph était alors en pleine interview avec Jeremy Borash. Plus tard, avant le début du combat, lorsque son thème d'entrée retentit, il n'apparut pas. Ce qui provoqua un rire de Devon qui demanda à l'arbitre d'entamer un compte de dix afin de conclure le combat. Bien entendu son adversaire ne se montra pas.

 

Devon reprit alors son monologue, qu'il avait entamé un peu plus tôt, dans lequel il eut l'outrecuidance de défier Abyss. À peine eut-il prononcé son nom que le mastard pointa le bout de son nez. Dès lors, la victoire du gros nounours masqué ne faisait aucun doute. La seule question était de voir comment il allait s'y prendre alors que son opposant bénéficié d'un allié plutôt costaud.

 

Mais dès qu'Abyss se présenta, Mike Knox fut directement renvoyé dans ses 22 et Devon passa un sale quart d'heure. Il tenta bien de sortir la tête de l'eau mais il encaissa un Black Hole Slam meurtrier. Qu'Abyss l'emporte face à deux adversaires, d'accord. Mais que ça soit d'une façon aussi dominante alors qu'en face ce ne sont pas des peintres ça dessert Devon et Knox qui apparaissent comme deux gars ridicules pas foutus de tenir tête à un seul type. Et ce même s'il s'agit d'Abyss.

 

 

Allez ouste !

 

 

De plus, c'était la première défense de titre de Devon depuis longtemps. On a donc l'impression que s'il n'a pas défendu sa ceinture pendant tout ce temps, c'est parce qu'il ne croyait pas en ses capacités à la conserver. Certes un heel va tout tenter pour éviter d'avoir à combattre, mais Hulk Hogan aurait pu lui imposer un match en weekly sans que ça choque qui que ce soit.

 

Néanmoins Devon perd la ceinture face à un vrai catcheur. Ça aurait été vraiment embêtant qu'il perde contre Joseph Park qui ne reste qu'un avocat. Alors certes Jospeh Park et Abyss sont la même personne IRL mais d'un point de vue kayfabe il y en a un qui sait mieux catcher que l'autre.

 

 

– Regarde là-bas ! Un poisson mort !

– Bigre ! Il est gigantesque.

 

 

Le troisième et dernier match concernant un membre du gang n'est autre que le main event. Un match de tous les dangers car voir Sting concourir pour le titre mondial a de quoi foutre les miquettes à un rhinocéros.

 

Heureusement ça se passa pas trop mal, même s'il est frustrant de se retrouver avec un main event d'une quinzaine de minutes. En revanche il faudra expliquer comment le Stinger peut se relever de deux Piledrivers, dont un sur la partie en bois du ring qui fut mise à nu après que Bully ait enlevé le tablier, d'une Powerbomb à travers une table et de plusieurs chair shots. Alors que dans le même temps, le champion du monde a besoin de l'intervention de ses collègues quand il subit un tombé après avoir encaissé un Scorpion Death Drop sur la même partie en bois.

 

 

Bon bah il ne reste plus que la tronçonneuse.

 

 

Admettons que cela permette de faire passer la victoire de Bully pour une victoire collective, afin d'accentuer la fraternité qui unit ces fans de moto. Surtout que la stipulation laissait entendre une intervention du clan. Mais à la fin ça frisait le ridicule tellement c'était grotesque. Pratiquement toute la bande tenta de mettre hors d'état de nuire un quinquagénaire pas si fringant que ça. Et le pire dans tout ça c'est que non seulement ils ne parvinrent pas à en finir avec Sting, mais en plus il les a mis en déroute à coups de low blows.

 

Et c'est là qu'on se dit qu'heureusement personne n'est venu prêter main forte à Sting car Bully n'aurait jamais pu conserver sa ceinture sinon. C'est d'ailleurs un peu bizarre que personne ne soit venu aider l'ancien champion WCW. Mais d'un autre côté, l'intervention des As et Huit fit déjà pas mal de dégats sur le déroulement du match. Nul besoin d'en rajouter.

 

Mais le plus important reste la nullité crasse des As et Huit. À ce niveau là c'est plus un aveu de faiblesse mais de l'incompétence pure. Le champion donne tout ce qu'il a pour venir à bout du challenger mais rien n'y fait. Ses amis débarquent et tentent de frapper l'indigent mais ils sont repoussés. Le déséquilibre des forces en présence est limite scandaleux.

 

 

On n'avait plus vu une telle équipe de bras cassés depuis le Stade Brestois saison 79/80.

 

 

Bully parvint néanmoins à triompher après avoir assommé son adversaire avec un marteau. Car oui, Bully a besoin de tous ses collègues et d'une arme pour venir à bout d'un vieux. Un sacré build ! Le point positif dans tout ça c'est que Sting ne pourra plus avoir de title shot. Du moins normalement. C'est le monde du catch hein, faut jamais être sûr de rien.

 

Avant d'en terminer avec cette partie, un dernier petit détail. Alors qu'ils étaient sur la rampe, Sting s'apprêtait à châtier Bully avec une chaise lorsque Brooke Hogan apparut. Visiblement elle n'a toujours pas oublié celui qui se joua d'elle et Sting dut la ramener en backstage ce qui permit à Ray de lui coller un low blow lorsque le Stinger fut de retour.

 

En gros un type se prend un coup dans les parties parce qu'une femme s'inquiète pour son ex-mari qui l'a traitée comme de la merde. Messieurs, vous en tirerez les conclusions que vous voulez.

 

 

Ciel mon mari ! Lui qui a toujours été si gentil avec moi, le voila violenté par un rustre qui est encore plus maquillé que moi.

 

 

Entre-temps Dixie Carter annonça le nouveau membre du Hall of Fame. Celui-ci ne fut autre que Kurt Angle qui, ému aux larmes, vint nous faire part de sa joie. Bon, encore un long segment qui cassa un peu le rythme mais c'est plus justifié que l'intervention d'Hogan en début de show. Et puis ça confère un élément un peu particulier au PPV.

 

Kurt Angle au Hall of Fame, il n'y a rien de plus logique. Si lui ne mérite pas d'y aller personne n'y va. Mais, tout comme Sting l'an dernier, il n'a pas fini sa carrière. Il avait même un match de prévu ce soir !

 

Pourquoi la TNA ne décide pas plutôt de rendre hommage à Jeff Jarrett, son fondateur, ou à Ken Shamrock, son premier champion ? Okay c'est moins prestigieux dans le cas de ce dernier, mais ça aurait plus de sens. Parce que là, ça montre vraiment que la TNA est une compagnie encore très jeune puisque ses propres légendes sont toujours en activité.

 

Dans son discours, qui ne fut pas kayfabe, ce qui est appréciable, le champion olympique rendit hommage notamment à ceux qu'il appela les TNA Originals que sont Samoa Joe, Bobby Roode et AJ Styles. Attention, c'est très bien qu'il dise cela, mais c'est un peu bizarre de l'entendre saluer un mec qu'il va devoir occire une heure plus tard.

 

 

Je suis le plus grand. Je suis le plus beau. Admirez-moi tas de cancrelats!

 

 

Kurt Angle devait donc affronter le brave AJ Styles. La principale inquiétude était l'état de forme du champion olympique. Depuis plusieurs années il lutte en étant blessé ou diminué physiquement, que ça soit au niveau du cou, du dos ou des jambes, il y a toujours quelque chose qui ne va pas.

 

Bien entendu Angle est un vétéran et ce genre de broutilles, il n'en a cure. Mais le poids des ans commence à se faire sentir et sa forme physique ne va pas aller en s'améliorant. À l'image de Sting, il ne peut pratiquement plus faire que des matchs d'une quinzaine de minutes. Et encore, avec un rythme saccadé.

 

Heureusement, l'ancien champion olympique a un talent indéniable et un niveau technique toujours aussi énorme, même si ce soir son moveset s'est surtout limité à la trilogie Suplex (avec beaucoup de variations), Olympic Slam et Angle Lock.

 

 

Tandis que son adversaire fit au plus simple pour vaincre.

 

 

L'intérêt de ce match ne se portait toutefois pas sur Angle, malgré son intronisation annoncée au Hall of Fame, mais bien sur AJ Styles. Nouvelle attitude, nouveau thème d'entrée et même moveset repensé et plus stiff. Un ensemble qui confère un package plutôt intimidant à celui qui était encore un des top faces de la fédération il y a quelques mois.

 

Juste un petit exemple qui illustre le nouveau comportement du Phenomenal One: l'attente qui précède son entrée lorsque son nouveau theme song, bien badass par ailleurs, pose l'atmosphère. Une atmosphère pesante, étouffante, qui annonce la couleur. Styles n'est pas là pour rigoler et il tient à nous le faire savoir.

 

Une victoire aurait renforcé son nouveau personnage, surtout une victoire sur un futur Hall of Famer, un vétéran qui avait jobbé pour Wes Brisco il n'y a pas deux mois. Mais ce fut pourtant Angle qui s'imposa sur un petit paquet. Peut-être que l'annonce du Hall of Fame a changé les plans, c'est vrai qu'il était difficile d'imaginer le champion olympique perdre.

 

L'Impact qui va suivre va être déterminant. En l'absence de PPV, les Bound For Glory Series vont focaliser l'attention pendant l'été. Il sera intéressant de voir comment AJ Styles, ainsi que les As et Huit, vont se comporter. Est-ce que le Gang va envoyer quelqu'un dans les Series afin d'assurer le coup ? Vont-ils massacrer méthodiquement tout rival potentiellement gênant ? Ce rival pourrait bien être AJ qui, s'il ne pleut plus avoir de title shot d'ici Bound For Glory, peut néanmoins participer aux Series puisque ces matchs ne sont pas des matchs de championnat.

 

 

Ah et puis sinon ce type, Jay Bradley je crois, a gagné le droit de participer aux BFG Series. Youhou !

 

 

Avant d'évoquer ce qui fut la grosse surprise de la soirée, petit détour par le match de championnat par équipes. Chavo et Hernandez devaient défendre leurs ceintures contre Bad Influence, Aries/Roode et la nouvelle équipe montante composée de James Storm et Gunner. Mais les Mexicains avaient oublié un détail: ils n'ont pas assorti leurs slips. Hernandez se vêtit ainsi d'une seyante culotte rouge tandis que son coéquipier arborait les couleurs de Saint-Étienne.

 

Un ensemble dépareillé qui ne pouvait mener qu'à la défaite. Les tenants du titre furent ainsi éliminés après avoir sorti les deux clowns de Bad Influence. Daniels et Kazarian furent disqualifiés après que le Fallen Angel a frappé Chavo Guerrerro avec une ceinture car le Tex-Mex avait eu la mauvaise idée de faire le tombé sur Kaz.

 

Une fois les deux équipes surnuméraires dehors, l'attention pouvait se focaliser sur la confrontation entre Bobby Roode et James Storm. Mais l'affrontement fut à sens unique puisque Roode dérouilla méchament. À l'image de Sting, le cowboy du Tenessee fut booké très fort. Néanmoins il est plus légitime que le Stinger car, étant plus jeune, il est plus en forme. Et il ne paraissait pas non plus invincible.

 

Austin Aries ne fit guère mieux que son coéquipier puisqu'il fut incapable de faire mal à un Gunner booké hyper résistant. Peut-être que ce dernier trouve sa force dans sa barbe, tel Samson et ses cheveux, qui lui donne un peu plus de personnalité qu'avant il faut le reconnaître.

 

 

Du rhum, des femmes et de la bière nom de dieu !

 

 

Les faces l'emportèrent avec un combo Superkick de Storm suivi d'un Torture Rack de Gunner sur Aries. Le cowboy remporte ainsi le titre tag team pour la douzième fois (en prenant en compte la période NWA du titre) et Gunner est son quatrième partenaire après Chris Harris, Christopher Daniels et Bobby Roode.

 

Son association avec Gunner peut sembler curieuse mais il faut noter que les deux catcheurs sont arrivés ensemble, sur le thème song de James, et avaient une tenue assortie. Sans oublier la célébration alcoolisée qui suivit la prise du titre. La TNA tient donc à ce que cette équipe apparaisse comme légitime et pas uniquement comme une alliance de deux types qui n'avaient rien de prévu. Un effort louable, surtout quand on voit comment la WWE procède à côté.

 

Enfin signalons au passage que Double A est vraiment présenté comme le maillon faible de l'alliance avec Bobby Roode. Peut-être que le Canadien finira par comprendre que son collègue n'est pas si fort que ça et qu'il le rabrouera sévèrement dans un futur proche.

 

 

Votre nez vous démange ? James Storm a la solution.

 

 

Parlons maintenant de ce qui fut la véritable surprise de ce show, le match féminin. La présence de l'ex-Tiffany, sous son vrai nom de Taryn Terrell, n'était guère rassurante. Même si elle avait montré beaucoup de progrès depuis son arrivée, elle atoujours cette image d'ancienne diva de la WWE collée sur son admirable popotin. Une étiquette dont il est difficile de se débarrasser quand on ne s'appelle pas Beth Phoenix ou Natalya. Surtout vis à vis du public de la TNA qui est beaucoup plus exigeant que celui de la WWE.

 

Mais il faut avouer que la performance que livrèrent les deux femmes fut époustouflante. De très jolis spots, à l'image du Spear de Gail Kim qui vient s'écraser sur le turnbuckle où reposait une chaise, ou ce Neckbreaker de Taryn Terrell depuis la rampe. C'est d'ailleurs grâce à cela que la blonde parvint à l'emporter après s'être remise sur ses pieds juste à temps.

 

Les comptes de dix ne cannibalisèrent pas le déroulement du match. Gail Kim abusa un petit peu en début de match en demandant à ce qu'ODB fasse le décompte dès qu'elle envoyait son adversaire au sol, mais son comportement restait en accord avec son alignement. ODB livra une performance arbitrale plutôt solide, restant neutre tout du long et comptant normalement.

 

 

Taryn prépare déjà sa reconversion en tant que serpillère.

 

 

Comme quoi, quand on donne les moyens aux femmes elles s'en sortent plus qu'honorablement. Et la TNA a prouvé à maintes reprises qu'il est possible de mettre une stipulation dans un match féminin. Espérons qu'elle continue dans cette voie car c'est avec des petits détails de ce genre qu'elle parviendra à réellement se différencier de la WWE.

 

Maintenant que Terrell a vaincu la top heel de la fédération elle va peut-être tenter de viser le titre actuellement détenu par Mickie James. Ça reste possible, les confrontations entre faces sont plus ou moins fréquentes à Impact. Surtout que niveau heel, à part Gail Kim il reste Tara et Madison Rayne. Ce qui est peu.

 

Enfin, dernier point positif, la salle fut bien remplie. Environ 6 000 personnes prirent place dans une salle qui contient 7000 places. Ce qui fait un excellent taux de remplissage. Si la TNA continue dans cette voie elle ne devrait pas avoir trop de problèmes pour remplir les arènes. Le prochain PPV, Bound For Glory, se déroulera le 20 octobre dans la Viejas Arena de San Diego. D'ici là, l'accent devrait être mis sur les BFG Series dont la composition devrait être annoncée très prochainement. On sait déjà qui jobbera, reste à savoir quels gros noms participeront.  

 

 

Et puisqu'on parle de gros noms elle en a une baile paire là, ODB (désolé mais y a un quota de vannes graveleuses sur les CDC).

 

 

Dernière petite note. Ce PPV fit l'objet d'une diffusion en France sur Ma Chaîne Sport. Il y eut même une table pour les commentateurs français dont l'inestimable Célian Varini qui fit la gloire de la Tribune des CDC il ya quelques années de cela.

 

Si jamais quelqu'un a suivi le show en français, qu'il parle ou bien qu'il se taise à jamais.

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