Catch

À charge de revanche !

La vengeance est un plat.

Alexandre Guérin, Un ticket pour l'espace

 

Ce dimanche, la WWE était d'humeur revancharde. Pas seulement à cause du nom de son pay-per-view, mais aussi pour montrer, après un Extreme Rules assez terne, que la fédération de Stamford en a encore dans le ventre et peut nous faire passer une bonne soirée. Le résultat final a-t-il été à la hauteur de cette envie ?

 

 

Notre panel d'experts répondra à cette question. Ah, et Kovax donnera son avis, lui aussi.

 

 

Nalyse de Payback

 

 

Bon, on va faire les choses dans l'ordre, et on va donc commencer par évoquer le pré-show… pardon, le "kickoff" de Payback. Ce fameux coup d'envoi opposait Damien Sandow à Sheamus, pour un duel au sommet entre la force et l'intellect, à base de coups dans la tronche évidemment : on est à la WWE, pas chez Taddeï, dois-je vous le rappeler ? Si je n'ai pas grand-chose à dire sur le combat en lui-même, chaque homme ayant déroulé son arsenal proprement et Sandow comme son rival albinos ayant eu tous les deux l'occasion de briller, cette mise en bouche a cependant été l'occasion de me faire quelques réflexions.

 

 

Enfin, mon travail porte ses fruits ! Quelqu'un réfléchit en regardant du catch !

 

 

D'abord, j'ai été étonné de voir ce match à la place de l'échantillon gratuit désormais traditionnel. Pour une tête d'affiche comme Sheamus surtout, c'est assez inhabituel de se retrouver là : le pré-show, normalement, c'est le fief de la MizTV ! La dernière fois qu'un membre du club du main event est venu dire coucou sur YouTube, c'était Cena pour Hell In A Cell l'année dernière, et ce n'était même pas pour un match, c'est dire ! Notez que je n'y vois pas pour autant un signe de future rétrogradation dans la carte de Sheamus comme le ferait le conspirationniste de base, il ne faut pas non plus exagérer, mais ça m'a fait tout drôle de voir le celte chauffer la salle.

 

L'autre chose qui m'a frappé pendant ce match, et là par contre c'est déjà plus embêtant, c'est le fait que le combat ait été coupé par deux clips vidéo visant à convaincre les retardataires éventuels d'acheter rapidement le pay-per-view imminent. Et ça, franchement, je n'ai pas aimé. C'est la première fois qu'un pré-show est tronqué de la sorte, et je trouve ça totalement idiot. Si tu veux donner envie d'acheter ton produit en donnant un échantillon gratuit, pas la peine de faire le gros lourd en venant déranger ton client pendant qu'il goûte ce dernier ! J'espère (sûrement en vain, hélas) que cela ne se reproduira pas lors des prochains pay-per-views…

 

Et le match, vous demandez-vous sans doute ? Ben comme prévu, Sheamus a gagné. Cela dit, il n'a pas pour autant écrasé Sandow, ce que je craignais avant le combat, donc je suis satisfait par ce coup d'envoi, d'autant que le public est entré très tôt dans le spectacle et a mis une bonne ambiance rapidement, ce qui fait toujours plaisir.

 

 

Prends ça, ça t'apprendra à utiliser la défense Nimzovitch du pion-roi, fella !

 

 

Après cet affrontement qui m'a donc mis en confiance et dans de bonnes dispositions, Payback pouvait enfin commencer pour de bon. Le premier "vrai" match de la soirée fut le combat à trois pour le titre Intercontinental entre le champion en titre Wade Barrett, dont le seul moment marquant de son règne est d'avoir perdu le titre à Wrestlemania pour mieux le reprendre le lendemain, le Miz, dont le coup d'éclat est donc d'avoir réussi à préserver sa série d'invincibilité sur la plus grande scène du catch mondial pour mieux perdre son titre de champion un jour plus tard, et Curtis Axel, l'homme qui ne gagne que par décompte à l'extérieur, disqualification ou forfait (forcé) de son adversaire. Autant dire que sur le papier, ce n'était pas à proprement parler le match que j'attendais le plus…

 

 

Sauf si Scott Armstrong décide de gruger tout le monde et de prendre le titre, ça, ce serait cool !

 

 

Et pourtant, je dois avouer que je n'ai pas boudé mon plaisir pendant ce combat. Bon, je regrette, comme souvent dans les stipulations impliquant plus de deux personnes, qu'il y ait eu finalement peu d'action avec les trois catcheurs en même temps, mais ce n'est pas bien grave tous comptes faits. Je n'ai rien de négatif sur les protagonistes de ce match : tout le monde a très bien joué sa partition. Si Barrett a été agressif et n'a rien lâché jusqu'au bout comme à son habitude, le Miz (qui a été booké très fort, ce qui, même si je peux le comprendre vu son statut de Face, me surprend toujours un peu) a lui aussi su se mettre au niveau de ses adversaires, et a même réussi sur la fin du match à reconquérir une partie du public de Chicago qui l'avait bien pourri au début de la rencontre. Même Curtis Axel, que je ne supporte pas pourtant, a été plus que correct, c'est dire ! L'action du match a été globalement fluide et le trio a livré un match tout à fait honorable.

 

 

– Bonjour Mike, je suis le futur champion Intercontinental !

– NOOOOOOOOON !

– Pourquoi tout le monde réagit comme ça quand je dis ça ?

 

 

On s'en doutait, vu qu'Axel a débarqué dans cette affiche au dernier moment pour remplacer au pied levé Fandango et que le nouveau poulain de Paul Heyman sort de victoires plus ou moins historiques contre Cena et Triple H, et c'est bien Perfect Junior qui a pris le titre, sans surprendre grand monde. Néanmoins, la façon dont Axel a gagné a été bien choisie je pense : alors que le Miz avait piégé Barrett dans son Figure-Four Leglock, et que l'Anglais était à deux doigts d'abandonner, Curtis a bondi tel un chacal et fait le tombé sur le champion pendant la soumission de Mizanin, tirant ainsi les marrons du feu et la ceinture Intercontinentale des mains du fiancé de Maryse. Encore une victoire bien moche, comme à son habitude, qui couronne de façon tout à fait cohérente un personnage qui, s'il m'indiffère totalement, a au moins le mérite d'être construit intelligemment. Maintenant, j'ai seulement peur que Triple H parte à la chasse au titre, et même s'il a refusé un match contre le nouveau champion Intercontinental au Raw du lundi proposé par Vince McMahon, je ne suis pas rassuré pour autant de ce point de vue…

 

 

– N'insiste pas Vince, je n'affronterai pas Axel demain à Raw !

– Tant mieux, parce que finalement je ne pense pas que ce soit une bonne…

– Je le battrai en main event de Summerslam pour prendre sa ceinture de champion Intercontinental !

– Et merde.

 

 

Ce combat est aussi la raison, a posteriori (oui, je parle latin couramment), de se moquer du tweet de Wade Barrett, qui avait annoncé sur le réseau des gazouillis pendant le pré-show qu'il allait remporter une victoire qui prolongerait son règne qu'il a eu l'humour tout britannique de qualifier d'historique, concluant cette déclaration d'un mot-dièse "imbattable" ô combien ironique une fois que la cloche eut sonné le glas de son statut de champion… C'est aussi l'occasion pour moi, tant que j'y suis, de pester un peu contre tous ces tweets qui envahirent régulièrement l'écran pendant que je profitais du spectacle, la plupart du temps pour permettre aux Superstars, aux Divas et aux fans de l'univers de la WWE de souhaiter une bonne fête à leur papounet, ce qui m'a assez déprimé pour des raisons personnelles. Déjà qu'en temps normal, ça me saoule cette omniprésence de Twitter (et pas seulement à la WWE), c'était encore pire cette fois.

 

Mais assez digressé et parlons de ce qui sera pour moi l'un des meilleurs matchs de la soirée ! Et une fois n'est pas coutume, ça concerne les Divas ! AJ Lee a enfin eu droit à son combat pour le titre au papillon contre ma dulcinée Kaitlyn, et une chose est sûre, c'est que ces deux-là nous ont donné un spectacle formidable.

 

Petit rappel des faits : la geek en veut à son ex-meilleure amie de l'avoir abandonnée quand elle se faisait humilier par Cena, Punk, Bryan, et Kane, ce qui est suffisant pour la brindille pour mettre le nom de Kaitlyn sur son death note personnel. La championne a elle aussi de bonnes raisons de faire sa fête à AJ : après plusieurs semaines, l'admirateur secret de Kaitlyn s'est révélé être Big E Langston. On peut comprendre la déception de la championne une fois le mystére éclairci. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, non seulement cet horrible personnage n'avait en fait aucun sentiment pour elle, mais tout cela n'était qu'une cruelle comédie organisée par AJ pour se moquer de Kaitlyn, Lee en profitant pour humilier ma douce sur le ring en lui resservant la même diatribe que son mec lui avait servie avant de succomber à ses charmes et en la traitant de grosse vache dont personne ne pourrait tomber amoureux…

 

Objection ! M'exclamai-je alors pendant cette scène qui m'a arraché le cœur : moi, Kaitlyn, je l'aime plus que tout, et je n'avais qu'une hâte pour Payback, c'est qu'elle anéantisse cette véritable sorcière qu'est devenue AJ. Latrell voulut lui aussi objecter, souhaitant corriger la déesse des geeks en lui disant que Kaitlyn n'est pas une vache, mais un cheval de trait, néanmoins un bon vieux K.O.Vax permit d'éviter à mon camarade breton de rajouter une couche au chagrin de ma belle… Mais je m'égare encore une fois.

 

 

Voilà, tu as vu dans quel état tu l'as mise, Latrell ? Autant te dire que tu ne seras pas invité à notre mariage !

 

 

En tout cas, les deux femmes étaient à bloc pour remporter la victoire à Payback, et Kaitlyn était même carrément en mode berzerk depuis le début de la semaine, au point de devenir incontrôlable comme en témoigne le passage à tabac subi à Smackdown par Aksana et l'arbitre du show bleu, ce qui valut à la championne une amende de dix mille dollars d'ailleurs. Et question intensité, impossible d'être déçu ! Kaitlyn explosa de rage dès que la cloche sonna le début du match, envoyant voler la frêle AJ à travers la table des commentateurs espagnols ! Les deux femmes ont combattu avec intensité, chacune capitalisant sur ses points forts : Kaitlyn la force brute, AJ la souplesse et la vitesse. La geek tenta même de gagner grâce à un Sleeper Hold, de la même façon que Ziggler quand il est face à un adversaire plus puissant que lui pour mieux l'affaiblir…

 

Bon, le fait qu'AJ soit capable de livrer un très bon match n'a rien d'un scoop, évidemment. Fidèle à sa réputation, elle a livré une partition parfaite. Mais contrairement à ce que bon nombre d'entre vous auraient pu croire (ne faites pas les innocents, j'ai les noms !), Kaitlyn a elle aussi su se mettre au niveau et montrer qu'elle méritait qu'on lui fasse confiance : on retiendra notamment un dropkick de toute beauté…

 

 

AJ, ça fait trois minutes qu'on est sur le ring, la cloche aurait déjà dû sonner, non ? Qu'est-ce qu'on fait ?

 

 

Inutile de vous cacher que j'ai marké à fond pendant ce match : j'étais stressé tout au long du combat par la présence de Langston, craignant une filouterie qui coûterait le titre à ma chouchoute, j'ai tremblé lorsqu'AJ a utilisé sa ceinture dans le dos de l'arbitre pour neutraliser la championne, j'ai explosé de joie lorsque Kaitlyn a échappé à la première prise de soumission de sa rivale… Bref, il y avait pendant tout ce match un suspense palpitant qui m'a vraiment embarqué ! Mais hélas, malgré tous mes encouragements et un Spear qui, j'espérais, aller mettre fin à la rencontre, AJ parvint à piéger une nouvelle fois Kaitlyn avec sa Black Widow, et la championne, arrivée au bout de ses forces, essaya de lutter… Mais Kaitlyn comprit que cette fois, il n'y avait plus d'issue : elle commença à pleurer, et abandonna.

 

AJ quitta donc la scènee  auréolée de la gloire d'un premier titre de championne qui, s'il est objectivement mérité, m'a malgré tout fait beaucoup de peine. La pauvre Kaitlyn, seule, au milieu du ring, en larmes, humiliée… Je n'avais qu'une envie : monter sur le ring pour la consoler, elle qui avait fait de son mieux mais qui n'a pas eu d'autre choix que d'admettre sa défaite. Et je sentais monter en moi la colère tandis que la foule, cruelle et sans aucune pitié, scandait "you tapped out" à une pauvre Kaitlyn qui n'avait pas besoin de ça pour se considérer comme une moins que rien. Layla, puis Natalya et Alicia Fox, essayèrent de réconforter la malheureuse, mais en vain, hélas. Il faudra du temps pour soigner cette blessure. Peut-être en reprenant son titre dans une revanche à Money In The Bank ?

 

 

Impossible : je suis perchée !

 

 

En tout cas, ça fait du bien de voir un match féminin d'une telle qualité à la WWE. Il faut remonter loin pour avoir un combat de Divas aussi marquant. Comme quoi, il n'y a pas de secret : avec une bonne histoire et plus de trois minutes accordées sur le ring, les catcheuses de la WWE peuvent produire un spectacle formidable, tout comme leurs homologues masculins. Espérons que ce match, sans doute réalisé en réponse aux nombreux échos positifs suscités par le combat pour le titre féminin de la TNA entre Gail Kim et Taryn Terrell (deux anciennes Divas, d'ailleurs), ne soit pas qu'une réaction d'orgueil ponctuelle de la WWE et que celle-ci continuera de mettre aussi bien en valeur son effectif féminin. Vœu pieux, je sais, mais que voulez-vous ? Je continue d'espérer. Et si ce n'est pas le cas, il me restera la Shimmer de toute façon !

 

 

Il manquait plus qu'un run-in de Courtney Rush, et je faisais une crise cardiaque.

 

 

Après une vignette annonçant l'arrivée prochaine de l'étrange famille Wyatt, le spectacle reprit avec le match pour le titre de champion des États-Unis. Dean Ambrose, le propriétaire de la ceinture à la bannière étoilée, affrontait Kane dans un combat prévu un peu à l'arrache, et dont a priori je n'avais pas grand-chose à faire. Il me semblait évident que le capitaine du Shield allait conserver son titre pour consolider son règne et ne pas passer pour un baltringue, et je ne voyais aucun intérêt à ce que Kane devienne champion. La seule question était donc : est-ce que Dean Ambrose va gagner, ou va-t-il perdre par disqualification ?

 

Eh bien il a gagné… Par décompte à l'extérieur, comme le premier Curtis Axel venu. N'importe quoi. Franchement, si c'était pour nous servir ça, autant ne pas le faire, je n'aurais pas été fâché. Qu'Ambrose gagne de façon clarinette, comme dirait Christian Morin, ça peut se comprendre. Qu'il remporte la victoire en trichant grâce à l'intervention "surprise" de ses camarades du Shield, pas de souci. Qu'il garde sa ceinture par disqualification, parce qu'il a utilisé une arme quelconque ou parce que ses collègues ont été pris la main dans le sac en train de s'en prendre à Kane, passe encore. Mais par décompte à l'extérieur, vraiment ? Whisky Tango Foxtrot ?!

 

 

Ben quoi ? Il y a un mec dans les vestiaires qui m'a dit que c'était le moyen idéal pour battre n'importe qui !

 

 

Le match en lui-même n'a pas été mauvais pour autant, juste… Le premier mot qui me vient à l'esprit pour le décrire, c'est "routinier". Bizarrement, je ne sentais pas vraiment d'enjeu dans ce combat, pas de flamme, pas d'intensité. Kane et Ambrose ont fait un boulot correct, c'était cool, mais sans plus, il manquait ce petit quelque chose de magique qui a fait que finalement, je me foutais éperdument de ce qu'il se passait sur le ring, jusqu'à ce final que je qualifierai sans aucun doute ni remords de pourri.

 

 

Je me sens déprimé là, d'un coup. J'aimerais que Daniel me fasse un câlin.

 

 

Et encore une fois, un malheur n'arrivant jamais seul, le segment qui suivit ce match fut une annonce vidéo des plus déconcertantes : Rob Van Dam va revenir à la WWE, et sera présent pour le prochain pay-per-view, Money In The Bank. Là encore, je me suis demandé ce qui ne tournait pas rond chez les pontes de Stamford : pour avoir vu RVD récemment à la TNA, on ne peut pas dire que ce soit une bonne nouvelle tant le bonhomme n'est pas vraiment en grande forme, pour utiliser un euphémisme poli. Je suis donc extrêmement circonspect envers ce retour annoncé, qui m'a rappelé la "bonne surprise" qu'a constituée le retour de Kevin Nash à la WWE…

 

 

Si ça avait été Jean-Claude, à la limite, j'aurais rien dit. Mais Rob, non, je peux pas, désolé.

 

 

La vraie bonne surprise de la soirée, par contre, ce fut le match de championnat pour le titre poids lourds entre le revenant Dolph Ziggler et son challenger Alberto Del Rio. Non pas sur le niveau du combat qui, ça ne surprendra personne, fut très bon, mais sur l'histoire racontée sur le ring ainsi que son dénouement. Ziggler, pour son retour, a été acclamé par le public de Chicago comme un héros. Jusque là, même si le kayfabe en prenait un coup, cela n'avait rien de surprenant quand on connaît la réputation du public de l'Illinois, assez smart traditionnellement. Mais là où les bookers nous ont bien eus, c'est qu'ils ont profité de cette ambiance particulière pour faire passer les deux protagonistes du côté opposé de la Force.

 

 

– On devient Heels, mais on reste amigos, hein Alberto ?

– C'est señor Del Rio pour toi, valet.

– Y mierda.

 

 

En effet, le pourtant souriant et enjoué Del Rio est revenu à ses bas instincts de Heel, s'acharnant pendant tout le match sur la tête de Ziggler, qui de son côté montra une bravoure et une abnégation digne d'un Face. Je dois avouer avoir été complètement cueilli par cette histoire, devenant de plus en plus mal à l'aise par l'attitude du Mexicain, qui multiplia les coups de pied à la tête avec une lueur sadique dans le regard pour mieux écraser le pauvre Ziggler. Une lueur qui s'éclaira encore plus franchement lors de l'expulsion hors de l'arène de Big E Langston, Del Rio comprenant dès lors que sa proie était définitivement vulnérable. L'aristocrate se révéla de plus en plus méprisant, allant jusqu'à envoyer voler au loin la ceinture de championne nouvellement acquise par AJ pour faire dégager la moitié de Ziggler, inquiète du sort de son bien-aimé.

 

 

Hé ! Fais gaffe ! J'en ai encore besoin pour fêter ma victoire ce soir, moi !

 

 

Dolph, de son côté, voulut prouver qu'il avait l'étoffe d'un grand champion, ne lâcha rien, et malgré son état parvint même à faire douter Del Rio, notamment après un Zig Zag que j'ai cru décisif… Mais il n'en fut rien, et c'est bien Alberto qui remporta ce duel, devenant ainsi une nouvelle fois champion, sous les huées de la foule. Du coup, le couple dominateur de champions à la Edge et Lita que beaucoup ont rêvé revoir à travers Dolph et AJ a duré cinq bonnes minutes, j'espère que vous en avez bien profité !

 

 

C'est pas gentil de se moquer, Kovax ! T'es bien aussi pourri que ta copine !

 

 

Histoire de ne laisser aucun doute sur le passage de Del Rio chez les méchants, ce dernier revint peu après le match pour un discours de célébration, où il déclara mériter l'ovation du public pour l'exploit qu'il venait de réaliser, parce que cela prouvait qu'il était un grand champion, et il ne récolta que des huées supplémentaires, ce qui ne sembla pas troubler le nouveau détenteur du titre mondial pour autant. Ricardo a même retrouvé pour l'occasion son rictus méprisant, en même temps qu'il a perdu son nœud papillon aux couleurs du Mexique qui le rendait si sympathique. Chassez le naturel, il revient au galop, en somme.

 

Ce match relance de nombreuses pistes pour la suite de l'histoire, et je trouve ça passionnant. En ce qui concerne Del Rio, plusieurs questions me viennent immédiatement à l'esprit : comment va-t-il traiter son "meilleur ami", mais néanmoins employé Ricardo ? Vont-ils garder cette camaraderie qui les unissait, ou Alberto va-t-il rétablir la barrière sociale qui caractérisait le début de leur relation à l'écran ? Del Rio va-t-il de nouveau étaler sa fortune devant le bas peuple pour mieux nous prendre de haut, et refaire ses entrées avec ses voitures de luxe ? Ricardo va-t-il en profiter pour enfin se débarrasser de ce seau qui me perturbait depuis des mois ?

 

 

Je suis le champion, je suis la vengeance, je suis… Del Rio !

 

 

Mais si le passage du côté obscur de Del Rio est évident, les choses ne sont pas aussi claires du côté de Ziggler. Il a certes agi comme un Face ce soir, mais cela est-il une exception à cause du public particulier de Payback, ou va-t-il vraiment devenir un bon gars ? Dans ce cas, comment va réagir AJ, ainsi que Langston ? AJ restera-t-elle avec Dolph malgré sa défaite, prouvant ainsi que son amour pour lui est sincère, ou va-t-elle perdre tout considération pour le perdant qu'il est devenu par rapport à elle, la nouvelle championne ? Si AJ quitte Dolph, va-t-elle sauter dans les bras d'Alberto ? Si elle reste avec Ziggler, Kaitlyn va-t-elle passer Heel pour continuer la rivalité autour du titre des Divas (ce qui serait possible, sa défaite ayant énormément blessé son orgueil et le fait qu'elle a repoussé ses amies pouvant être vu comme un signe avant-coureur d'un passage vers le mauvais côté de la barrière) ? Et Langston dans tout ça, que va-t-il faire, soutenir Dolph, ou le lâcher ?

 

Ça faisait un bail que je ne m'étais pas posé autant de questions autour d'une histoire de catch, et ça fait un bien fou ! J'ai hâte de voir la suite des événements, à commencer par le Raw qui suivra Payback. Personnellement, j'aimerais qu'AJ soutienne Dolph et l'aide à reconquérir son titre pendant qu'elle fera tout pour conserver le sien contre une Kaitlyn Heel devenue folle de rage et incontrôlable, mais c'est mon côté fleur bleue qui aime que les histoires d'amour finissent bien qui s'exprime là. J'ai quand même une pensée émue pour Dolph Ziggler, qui n'a vraiment pas de chance : il en est à deux titres de champion du monde, le premier a duré cinq minutes et il n'a presque pas été vu avec sa ceinture pendant le second ! Le pauvre est le champion invisible de la WWE !

 

 

Putain, ça veut dire que personne ne se souvient de mes sept règnes de champion de la WWE alors ? C'était pourtant les plus belles trente-cinq secondes de ma vie !

 

 

Cela dit, dernièrement on en avait un autre, de champion invisible. Cette habile transition me permet de parler de l'autre gros match de la soirée, qui voyait le retour de CM Punk après deux longs mois d'absence. L'enfant chéri de Chicago affrontait Chris Jericho pour déterminer une bonne fois pour toutes qui était le meilleur du monde, dans un match construit assez bizarrement, puisque Punk n'a pas été vu et ne s'est jamais exprimé sur cette rivalité avant Payback.

 

 

Hein ? Y a un pay-per-view ce soir ? Et je suis booké dedans en plus ? Comment ça se fait ? C'est fini le catch, mon kiff c'est le base-ball maintenant !

 

 

Mais cela n'a pas empêché de nous raconter une belle histoire, bien au contraire. Heyman a eu beau se charger de l'organisation du match, c'est bien le Second City Saint qui allait se retrouver sur le ring face à Y2J dans un duel au sommet qui a affolé le kiff-o-meter de tous les fans de la planète. Jusqu'au soir du pay-per-view pourtant, toutes sortes de rumeurs et de craintes se sont propagées sur la toile : Punk serait-il vraiment là ? Si oui, combattra-t-il ? Si non, est-ce que Heyman en profitera pour envoyer un de ses poulains à la place du straightedge, comme Curtis Axel, ou mieux, Brock Lesnar ? Mais dès que la musique de Living Colour retentit dans l'arène, tous les doutes éventuels que les fans ont pu avoir se sont dissipés : Punk est là, et il vient pour prouver qu'il mérite d'être considéré comme le meilleur catcheur du monde.

 

 

In my whole life, I felt like an animal. I ignored my instincts, and I ignored what I really am. And that won't ever happen again.

 

 

Dieu est donc de retour, arborant une barbe à la Wolverine et donc prêt à sortir les griffes face à un Jericho copieusement hué par le public de l'Illinois, ce qui n'est pas une surprise. Le match en lui-même fut une merveille de construction psychologique et de narration : alors que Y2J se donnait à fond pour remporter la victoire, Punk était plus appliqué, un peu plus lent, méthodique… Comme s'il refaisait ses gammes, pour se débarrasser de sa "rouille" (la ring rust, comme dirait JBL) et ne pas commettre l'erreur de confondre vitesse et précipitation.

 

Cihaime valida son passage du côté des Faces également en mettant de la distance entre lui et Paul Heyman, notamment en lui ordonnant de ne pas intervenir pendant le match, ce qui donna d'ailleurs une ouverture à Jericho pour une tentative de tombé qui faillit coûter la victoire à Punk. Mais l'ancien champion de la WWE au règne de plus de quatre cents jours n'est pas devenu un Face tout niais pour autant et a conservé son côté chambreur, comme quand il a hurlé "vintage Punk !" tout sourire du haut d'un des coins du ring, ce qui m'a bien fait rire. Bref, Punk est cool, mais ça, on le savait déjà.

 

 

Vous voulez un deuxième règne de quatre cents jours ? OK !

 

 

Même si une défaite de CM Punk était hautement improbable dans son fief, le match a réussi à vendre un certain suspense, car Jericho a montré une résistance formidable, parvenant à se libérer de l'Anaconda Vice et se relevant après un premier GTS que je pensais décisif. J'ai eu peur que Chris remporte même carrément la mise après ce superbe Codebreaker lancé dans les airs alors que Punk sautait depuis la troisième corde, ou quand Y2J a contré un rana de Cihaime pour mieux le transformer en Walls of Jericho… C'est finalement après deux GTS collés coup sur coup que Punk fut déclaré vainqueur, au terme d'un des matchs les mieux construits de l'année et qui a raconté une histoire des plus captivantes, et ce n'est pas un mince exploit vu que le match précédent avait déjà fait très fort dans le même genre. Bravo messieurs !

 

 

– Oh mon Dieu ! RKO from out of nowhere !

– Ta gueule Michael, t'es encore bourré !

– Ah ah ah ! Vintage JBL !

– Je ne plaisante pas, crétin.

– Et merde.

 

 

Après deux matchs de cette qualité, dur de passer derrière et de faire aussi bien… Et il n'y a pas eu de miracle, les deux derniers combats de la soirée n'ont pas été géniaux, et l'ambiance chez moi est retombée d'un bon cran à ce moment du spectacle. Bon, je savais bien que le main event n'allait pas m'enthousiasmer : on parle quand même d'un triple match impliquant Ryback, pas de quoi rêver donc. Mais j'ai été surpris de ne pas m'emballer plus que ça pour le match pour le championnat par équipes, qui mettait pourtant en scène un casting de haut niveau.

 

D'un côté, on a évidemment les nouveaux champions, les soldats du Shield, le coiffeur de Kaitlyn, Seth Rollins, et son pote Roman Reigns. De l'autre, le fiancé de Major Tom, Daniel Bryan, et celui d'Axl, Randy Orton. Une affiche cinq étoiles donc, alors pourquoi ne pas se réjouir, d'autant que le Shield aligne les meilleurs matchs de pay-per-view depuis des mois ? Pour moi, il y a plusieurs raisons. D'abord, une certaine routine qui commence à s'installer : OK, le Shield est une équipe soudée, du coup ils sont très forts quand ils jouent ensemble, c'est bon, on a compris. Ensuite, comme d'habitude, on a en face un duo dysfonctionnel, qui permettra au Bouclier de prendre le dessus facilement en profitant de la moindre faille qui s'offrira à eux. Mais plus que tout cela, c'est surtout le manque d'enjeu qui m'a désintéressé de ce match. Bien sûr, c'était un match pour le titre, mais même si je sais que c'est facile de l'écrire après coup (mais bon, vous savez que j'ai voté pour Rollins et Reigns), je ne voyais pas pourquoi Orton et Bryan auraient dû être champions.

 

 

– JE suis le champion par équipes !

– Tu veux pas d'abord battre les deux autres gars, avant de vouloir me prendre une ceinture que je n'ai pas encore gagné ?

– Tu ne m'auras pas avec ta logique, Randy ! No ! No ! No !

 

 

Car le vrai objectif de ce match, ce n'était pas le championnat par équipes, ce n'était même pas de raconter encore une fois que le Shield est un clan soudé. La vraie histoire au centre de ce combat, c'est l'évolution de Daniel Bryan. L'American Goat est un vrai Monsieur Furieux (si vous ne voyez pas la référence, regardez Mystery Men, c'est un très bon film), déterminé à prouver qu'il n'est pas le maillon faible et ne veut pas passer à la trappe (double combo Boccolini, je gagne trois clochettes et je tricote un pull pour Isabelle Adjani) tant qu'il n'aura pas montré qu'il peut relever n'importe quel défi.

 

 

Et son prochain défi, ce sont les championnats régionaux de cheerleaders, catégorie pyramide humaine.

 

 

Et de ce point de vue, le match a parfaitement rempli son objectif. C'est toujours un (William) régal de voir Bryan se lâcher totalement et exploser joyeusement la tronche des membres du Shield, mais à part ça, je n'ai rien retenu de particulièrement marquant, ou plutôt d'inhabituel.

 

La conclusion du match fut des plus logiques, avec un joli petit chaos impliquant les quatre hommes collant tour à tour leurs finishers avant que le Shield, comme on s'y attendait, tire profit de la mésentente entre Orton et Bryan, la Vipère balançant la chèvre sur la trajectoire du Spear fatal de Reigns, permettant aux champions, sans surprise, de conserver leurs ceintures en cuivre. La suite, elle, est assez prévisible, avec une rivalité entre Bryan et Orton qui s'affronteront en un contre un la prochaine fois normalement. J'espère que Bryan restera un Face colérique et que ce sera l'occasion pour Orton de revenir enfin chez les Heels, un rôle qui lui va bien mieux à mon avis : ce mec a une tête de méchant, autant en profiter ! Reste à trouver de nouveaux challengers pour Rollins et Reigns, et de ce côté je milite pour les Usos, qui peuvent faire de très bons matchs par équipes.

 

 

Qui ça ?

 

 

Reste à parler du "clou" du spectacle donc, le match pour le championnat de la WWE entre John Cena et Ryback. Comme si un seul combat entre les deux hommes n'était pas suffisant, les bookers ont cru bon de nous infliger trois manches pour départager le gentil Marine et le méchant cannibale, le tout enrobé de trois stipulations parmi les moins intéressantes qui puissent exister.

 

 

Même si c'est l'occasion pour Epico d'être en main event de pay-per-view, mais ça reste une piètre consolation, bizarrement.

 

 

Le premier niveau de cette traversée de l'enfer qui n'a jamais aussi bien porté son nom était donc un match de bûcherons, qui débuta alors que aussi bien Ryback que Cena se faisaient huer par une foule visiblement mécontente de voir ce match en main event, même si l'enjeu de la ceinture suprême de la fédération justifie pourtant fort logiquement ce choix. Avec le Strap Match et le Steel Cage Match, le Lumberjack Match est pour moi l'une des stipulations les plus idiotes que je connaisse. Bon, ça a été l'occasion de voir JTG et Alex Riley, mais le comportement des bûcherons est toujours absurde dans ce genre de match, et ça n'a pas loupé ce soir. La mécanique est simple : les Faces s'occupent de deux côtés du ring, les Heels des deux autres, et comme par hasard quand Cena se fait sortir du carré magique, il tombe du côté des méchants qui en profitent pour le tabasser gentiment avant de le remettre sur le ring. Quand Ryback se retrouve dehors, quel que soit le côté, tout le monde a peur de lui et le laisse tranquille. OK, je suis mauvaise langue, on a assisté à un moment un peu plus subtil que ça, quand Ryback s'en est pris à un Cesaro qui voulait simplement l'aider à se relever et que le tout a dégénéré en bagarre générale.

 

Mais c'est justement à ce moment précis que la stipulation a montré à quel point elle était absurde : tout le monde se fout joyeusement sur la gueule, Cena met tout le monde d'accord en plongeant sur tout le roster (et on félicitera Sin Cara, même pas foutu de bien jouer un rôle de figurant puisqu'il est tombé dix bonnes secondes après tout le monde), renvoie Ryback sur le ring… Et tous les bûcherons reprennent leurs places comme si de rien n'était, alors que vingt secondes plus tôt tout le monde voulait buter tout le monde. C'est du niveau de "je laisse la porte de la cage ouverte pour que vous puissiez gagner à tout moment en marchant", et ça me ferait rire si ça ne m'énervait pas autant. Surprise quand même, Ryback gagne cette manche en parvenant à contrer un STF pour en faire un Shellshock, lui donnant un tombé net et sans bavure, ce qui a coûté pas mal de points aux participants du NXT Challenge de Feud of the Year.

 

 

– Il me semble que j'ai oublié un truc, mais quoi…

– À terre, Sin Botcha !

– Et merde.

 

 

Place à présent aux tables, tandis que retentissent les chants "boring" dans le public, qui s'ils sont cruels quoique mérités, sont déjà une meilleure idée que les chants à la gloire de RVD qui ont émaillé la soirée et ce match. Sachant qu'une victoire par deux manches à zéro de Ryback était hautement improbable, je me suis donc contenté d'attendre que Cena envoie le cyborg à travers une table pour qu'on passe enfin à la dernière manche. Cela dit, cette partie du match ne fut pas déplaisante à regarder, montrant un Ryback assez vif pour virer les tables de son chemin pour éviter de perdre trop vite ce round. J'ai aussi beaucoup aimé le moment où Ryback a utilisé les marches en aluminium du ring comme une arme pour envoyer Cena à travers une table : il a échoué à deux reprises, mais c'était assez impressionnant à voir et relativement original, donc je dis bien joué sur ce coup. Mon camarade Major Tom a expliqué sur le forum que ces spots étaient déjà en rôdage pendant les derniers houseshows parisiens de la WWE, et a donc regretté ce sentiment de déjà vu qui l'a habité, mais pour moi qui n'ai pas vu ces houseshows, c'était bien une nouveauté, que j'ai appréciée. Et c'est donc sans surprise que Cena égalisa au score, projetant Ryback à travers une table avec l'inévitable Attitude Adjustment des familles.

 

 

On dira ce qu'on voudra, mais Cena maîtrise quand même super bien les cinq E du dodgeball : éviter, esquiver, écouter, éluder, éviter. Nul doute qu'il fera sensation lors du prochain tournoi !

 

 

Nous voilà donc arrivés au grand final, le match de l'ambulance. Avant de véritablement commencer ce dernier niveau, Ryback, visiblement mauvais joueur, explosa Cena à travers la table des commentateurs, ce qui lui a permis de marquer le coup, de montrer qu'il est très fort et très méchant, et surtout d'affaiblir le champion en vue de la manche décisive. Ou alors, il n'a pas compris que le deuxième round était terminé, c'est possible aussi !

 

N'imaginant pas une seule seconde voir Ryback quitter Chicago avec la ceinture WWE sur l'épaule, j'avoue avoir commencé à regarder ma montre à ce moment-là, histoire de voir quand tout cela allait enfin se terminer. Ce round fut des plus classiques pour un Cena champion défendant son titre en pay-per-view dans une stipulation inhabituelle : les deux hommes se sont rapidement rendus près de l'ambulance, et la bagarre reprit de plus belle. Il est amusant de noter que finalement, ce qui a montré le plus de signes de fatigue pendant cette manche, c'était l'ambulance elle-même, qui prit très cher pendant le combat et vendit bien mieux sa destruction que les deux hommes qui se battaient !

 

Ryback explosa la vitre côté passager d'un coup de poing évité au dernier moment par Cena, ce dernier envoyant valdinguer son adversaire à travers la porte côté conducteur avant d'utiliser celle-ci comme arme pour assomer Ryback, qui lui préféra se servir de l'aile de l'ambulance avant de prendre un grand coup de gyrophare. C'est tout bête, mais ça m'a bien fait délirer cette destruction de véhicule, ça m'a rappelé le niveau bonus de Street Fighter II ! Ce combat interminable trouva enfin sa conclusion sur le toit de l'ambulance, Cena expédiant Ryback à travers celui-ci avec un nouvel Attitude Adjustment por la victoire. Youpi, le méchant va à l'hôpital, Cena est toujours champion et surtout, on peut enfin rentrer chez nous. Ou éteindre son écran, c'est selon. Espérons juste que ce match signe la fin de la rivalité entre Cena et Ryback, et que ce dernier retournera enfin dans le milieu de la carte qu'il n'aurait jamais dû quitter.

 

 

John, notre employé du mois, est catégorique malgré l'insistance de son client : l'impact étant plus gros qu'une pièce de deux euros, Carglass ne peut pas réparer gratuitement son pare-brise.

 

 

Malgré ce final décevant, Payback reste un très bon pay-per-view, que j'ai eu beaucoup de plaisir à regarder. Le mérite en revient à Kaitlyn, AJ Lee, Dolph Ziggler, Alberto Del Rio, CM Punk et Chris Jericho qui chacun dans leur genre ont raconté des histoires passionnantes et qui ont remonté mon envie de voir la suite des aventures de la WWE, envie qui depuis quelques temps avait la fâcheuse tendance de stagner, voire de diminuer doucement. Bien joué donc. Il est par contre étonnant de voir que sur les trois matchs qui m'ont le moins plu, deux impliquent le Shield, qui pourtant était jusque là une garantie de qualité mais qui cette fois n'a pas réussi à m'intéresser. Cela s'explique sans doute par le fait que soit le Shield n'avait aucun enjeu à défendre (le combat entre Ambrose et Kane), soit il ne tenait plus le rôle principal dans l'histoire racontée sur le ring (le match pour le titre par équipes, où seule comptait l'évolution de Daniel Bryan), et cela ne remet pas du tout en cause les qualités du trio, en qui je crois toujours énormément.

 

Dommage aussi que le main event ait été aussi peu palpitant, mais ça, ce n'était pas une surprise, donc je ne peux pas vraiment en vouloir à la WWE puisque je savais déjà que je n'aimerais pas ce match. En tout cas, espérons que l'effort remarquable appliqué à l'écriture des histoires des trois meilleurs matchs de la soirée ne soit pas qu'un heureux concours de circonstances, et que cette qualité se maintiendra le plus longtemps possible ! Car tout bien considéré, Payback n'a pas été une bitch, loin de là, et nous a offert un très beau programme, et ça, ça fait du bien !

 

 

Et vivement la revanche !

 

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