Catch

La revanche du schtroumpf grognon

C'est de la merde !

Jean-Pierre Coffe

 

Vous aussi, vous trouviez que la WWE nous livrait, depuis un mois, un produit intéressant ? Vous aussi, vous attendiez avec impatience le prochain épisode de son principal show ? Vous espériez voir d'aussi bons matchs que le Orton/Bryan de la semaine dernière, des segments égalant la subtilité de la promo de Mark Henry il y a quinze jours ? N'y pensez plus. Laissez-vous plutôt endormir par les trois heures de douce léthargie proposées par Vince McMahon et sa bande cette semaine, au travers d'un show qui sentait bon la paresse, l'incompétence et la stupidité des bookers.

 

 

– Salut les potes ! Bienvenue à Monday Night Raw, le show où quand tu commences à regarder t'as 25 ans, quand t'en ressors t'en as 28 ! Au programme ce soir : des squashs, des finishs pourris, du booking foireux, et une caricature de Kaitlyn en grosse !

– Hihihi, une caricature ! I LOVE IT MICHAEL !

 

Nalyse de Raw du 1er juillet

 

La WWE, c'est un peu comme un lépreux qui fait du trampoline : au moment où on se dit qu'il a trouvé son rythme et que sa performance devient honorable, une jambe valdingue et le spectacle proposé se retrouve plus consternant que jamais.

 

J'aimerais vous écrire une nalyse laissant volontairement de côté les mauvais points du show pour ne parler que des bons, mais cela signifierait terminer ce papier dès la fin de ce paragraphe. Pour faire simple : cet épisode de Monday Night Raw ne mérite pas deux heures quinze de votre temps. Il ne mérite pas une demi-heure en visionnage accéléré. Il ne mérite pas une seule minute, en fait. Il mérite que vous lisiez le « live report » de 411mania en diagonale, puis alliez faire autre chose. Flâner au soleil, regarder le dernier iPPV de la NJPW, prendre des cours de claquettes ou plonger dans un hyper-sommeil : toutes ces choses sont plus intéressantes, plus enrichissantes que ce que à quoi nous avons assisté  lundi dernier.

 

 

Le fils d'Elizabeth Teissier, ici à gauche, semblait déjà avoir anticipé la qualité du show dès le début de celui-ci.

 

 

Reprenons un peu le fil des événements : avec 8 matchs, la carte de Money in the Bank est désormais complète, et on pourrait même dire qu'elle est alléchante. Au programme, une revanche féminine, deux matchs à échelles 100 % heel d'un côté, face de l'autre, un tag team match playa pour le titre, deux de midcard bouche-trous, et deux affrontements de championnat du monde. À treize jours du Pay Per View, nous avons quasiment assisté à un go-home show, tant la WWE s'est acharnée à mettre en avant chaque parcelle de son programme dominical. Intention louable, dont on regrettera amèrement une exécution effectuée au mépris total du bon sens le plus élémentaire.

Comme la semaine dernière, le fil rouge de la soirée a été la guerre entre les McMahon. Difficile de bien comprendre où on va, mais on y va ! Sans être plus intéressante que ça, la storyline (visiblement voulue par USA Network, la chaine qui diffuse Raw aux États-Unis) a le mérite d'être relativement légère, et peu chronophage. Résumons les choses : les trois membres de la famille font pression sur Vickie Guerrero pour qu'elle fasse ce qu'ils susurrent au creux de son esgourde. Pourquoi exactement ? Quels sont leurs désirs profond quant à ce à quoi doit ressembler leur show? En quoi est ce que la Managing Supervisor ne répond pas à leurs attentes ? Toutes ces questions semblent sans réponse, et plus ou moins soumises au segment qui a précédé. Triple H a donc félicité la cougar d'avoir organisé un main event Champion vs Champion entre John Cena et Alberto Del Rio, affirmant que c'est ce que veulent les fans (vraiment?), et en a profité pour ajouter qu'il ne fallait pas écouter un mot de ce que raconte le vieux. Le vieux est ensuite venu se plaindre qu'on ne l'écoutait pas, et que Daniel Bryan est une lopette (ah?). Et en fin de show, la Million Dollar Princess a ajouté que, de toute façon, le travail de Vickie serait évalué la semaine prochaine (pourquoi ? comment? où ?), et au milieu du ring s'il vous plaît (ah, pardon).

 

 

– Vickie, la semaine prochaine on a prévu de t'humilier publiquement, te faire ramper à nos pieds, peut-être même qu'un peu de caca sera impliqué, et ensuite tu seras virée.

– J'ai fait quelque chose de mal ?

– Non non, pas du tout, pourquoi cette question ?

 

Les alignements semblent assez clairs, en tout cas en ce qui concerne Triple H et le Big Boss. Les querelles entre les deux semblent nous mener vers une lutte intestine pour le pouvoir suprême sur la fédération. Mais il est encore difficile de comprendre sous quelle forme ce combat se présentera, ni ce que l'un ou l'autre des prétendants peut amener si placé en charge. On peut toutefois se souvenir que la dernière fois que ce genre de méta-storyline nous a été proposée, c'était pendant l'angle du Summer of Punk, et que ça a abouti à un vote of no confidence qui ne restera pas vraiment comme l'un des segments les plus logiques de l'histoire. Le job de Vickie sera dans la balance la semaine prochaine comme celui de Laurinaitis au lendemain du Rumble 2012 (sécurité de l'emploi, quand tu nous tiens), et on espère en savoir plus sur un arc narratif qui, pour l'instant, me fait surtout gratter avec perplexité mon crâne chevelu dégarni et gras.

 

 

En même temps, ils ont tous dit à Vickie que le show se passait super bien. Ça en dit long sur leur santé mentale.

 

Une rivalité à laquelle on a tout pigé, en revanche, c'est celle qui oppose Ryback à Jericho. On a bien compris qu'il n'y avait absolument RIEN à comprendre. Pendant que Y2J faisait le mariole à la table des commentateurs, le monstre avait la lourde charge d'affronter un adversaire redoutable : le Miz. On ne s'attendait pas au match de l'année, ni même à celui de la soirée, et d'ailleurs, ce ne fut pas le cas. Le duel a été court, pas mémorable, mais je ne résiste pas à vous raconter la séquence finale : alors que le Miz attaquait la jambe de Goldberg déguisé en RVD dans le coin, et que Jericho glosait avec enthousiasme sur « Cryback », celui-ci a… demandé à l'arbitre d'arrêter le match, et de déclarer le Miz vainqueur, avant que Jericho ne vienne l'étaler d'un Codebreaker. Relisez cette phrase. Encore une fois. WHAT. THE. FUCK. Je ne sais pas ce qu'ont fumé les bookers, mais je n'en veux pas. Le monstre Ryback, l'indestructible cyborg qui sodomisait les jobbers deux par deux, vient de perdre contre un midcarder (admirez l'alitération) infoutu de battre Curtis Axel, en abandonnant, sur une prise qui n'était même pas une soumission. Débranchons tous nos cerveaux de toute urgence, je pense que si quiconque cherche à trouver une quelconque signification à tout ceci, l'implosion sera proche. Cryback Rules.

Alerte au gogol ! Alerte au gogol !

 

Après l'affliction provoquée par ce spectacle, il fallait bien un Cesaro/Rhodes pour nous laver les yeux. Étant donné la qualité des catcheurs présents, le fait que ce match là fut le seul de la soirée à opposer deux participants au match pour la mallette WHC, et le retour de Jack Swagger venu épauler Colter et son nouveau protégé (Damien Sandow étant lui présent pour accompagner son meilleur ami), on pouvait s'attendre à un affrontement d'une bonne dizaine de minutes. Que nenni : il aura fallu à l'ex-Castagnoli moins de trois minutes pour se défaire du jeune Georgien. Le Suisse (toujours annoncé de Lucerne mais qui réside désormais aux États-Unis, à en croire Lilian Garcia) se replace dans la course aux favoris pour le match à échelles, qui sera sans doute le plus ouvert du PPV Money in the Bank. Quant à le voir faire équipe avec le All American American à l'avenir, c'est une éventualité plus qu'envisageable.

 

Construction à minima autour des heels et de leur baise-en-ville, donc. On ne peut pas en dire autant de l'affrontement des faces, dont on nous a rabâché à longueur de soirée qu'il était le « all star match ». Effectivement, le lineup a de quoi faire rêver; pour autant les segments concernés ont-ils été une franche réussite ?

 

 

Non.

 

 

Tout avait pas mal commencé, pourtant. Comme la semaine dernière, la chevauchée des Walkyries a annoncé dès le début du show le premier intervenant de la soirée. Daniel Bryan, nouveau tee-shirt et tout, est venu se la péter un peu à propos de sa victoire la semaine dernière, avant d'annoncer que Mr Money in the Bank, ben c'était lui. S'en est suivi un défilé de tous les catcheurs impliqués dans le match (sauf RVD, probablement parti fumer un p'tit joint avec Ricardo Rodriguez), ayant tous plus ou moins des arguments légitimes. On notera que même dans cette configuration, le Petit Barbu est resté le personnage principal du segment, coupant régulièrement la parole aux catcheurs impliqués, mettant en avant son histoire commune avec Sheamus, Orton et Kane, et promettait même à CM Punk de le faire abandonner, lui aussi (oui mais non, pas ce soir). La fin du segment fut dans la droite lignée du finish du match Orton/Kane de Smackdown : alors qu'Orton voulait faire sa fête au plus petit des Hell No, son ancien partenaire, s'interposant, n'a récolté que quolibets et RKO, tout ceci nous menant à un beau rematch plus tard dans la soirée entre les deux hommes. Ah, et cette fois-ci, Bryan était promu directement arbitre du match.

 

 

Randy, je serai impartial. Kane, tu peux garder tes pyros pour la fin du match.

 

La mauvaise nouvelle, c'est que l'affrontement a été aussi raté que celui de vendredi : sans rythme, sans alchimie, sans ambiance (à leur décharge, le public présent à De Sioux, Iowa, a livré une performance qu'on pourrait qualifier de « à chier »), sans plaisir. La bonne nouvelle, c'est que l'essentiel était ailleurs, et que Bryan a tenu son rôle d'arbitre avec talent et même un petit excès de zèle, lors de la disqualification de Randy Orton, coupable d'une petite poussette sur l'officiel. L'American Dragon, cédant à la vindicte populaire de trois mecs dans la salle, a finalement redémarré le match, mais les dés étaient pipés depuis le début : la victoire est finalement revenue au Gros Rouge, d'un big boot compté rapidement. Une très honnête tentative de réconciliation pas vraiment appréciée par le monstre, davantage motivé par le fait d'infliger un chokeslam à l'homme en noir et blanc, avant de se raviser. La suite, on s'en doute : RKO Out of Nowhere, directos sur myboydibrayane ! Il n'est pas simple d'être Daniel Bryan, dont on ne sait toujours pas si il est face ou heel. Une chose est certaine, c'est qu'on tient toujours notre grand favori pour le décrochage de mallette rouge.

 

 

Déjà, c'est le seul mec qui a pigé où elle était.

 

Autre match impliquant un prétendant au même match, celui opposant Sheamus, et le revenant, Fandango. Une avance rapide plus tard, et le danseur rebroussait chemin. Un décompte à l'extérieur, donc, et un dusty finish de plus d'une soirée qui en aura connu beaucoup. Dolph Ziggler, lui, n'a plus de copine (aucune explication donnée à l'antenne de ce côté là, évidemment), plus de titre, pas de temps au micro, pas de pop mirobolante (relisez ce que j'écrivais au paragraphe précédent sur le public), mais au moins il a gagné clean. Contre Jinder Mahal. Quand je vous dis que tout fout le camp… Revenons également vite fait sur le tag-team match teasé la semaine dernière, entre les Prime Time Players d'un côté, et Curtis Axel et CM Punk de l'autre. Le résultat ne faisait pas vraiment de doute, et les Heyman Guys se sont imposés, Perfect Jr. volant le pin sur Darren Young d'un blind tag post-GTS. Et ce fut absolument la seule avancée dans la storyline Punk-Heyman-Lesnar au cours de cette soirée.

 

 

Reconverti comme manager de catch, le chirurgien qui a charcuté le bide de Curtis, la gueule de Mickey Rourke et les lèvres d'Emmanuelle Béard espère que son identité ne sera pas révélée par Edward Snowden.

 

Mieux vaut ne pas avancer que faire nawak, me direz vous, et ce ne sont pas les protagonistes impliquées dans la division féminine qui vous contrediront. Le segment impliquant AJ Lee (accompagnée de Big E. Langston, dont il semble avoir été oublié qu'il est aussi catcheur) et Kaitlyn a sans doute été le plus mauvais d'une soirée qui a pourtant connu beaucoup de passages catastrophiques. La rivalité entre les deux femmes nous rappelle les meilleures heures de Piggie James, et c'est d'ailleurs ce qui nous a été proposé ce lundi : une belle caricature de la challenger à laquelle a été rajoutée une centaine de kilos, affichée en grand sur le Titantron. Que ceux qui avaient peur de voir leurs repères sur la division féminine basculer avec l'avènement d'une vraie rivalité bien écrite se rassurent, on devrait souper encore quelques semaines du Kaitlyn est grosse//AJ est une nympho.

 

 

T'en fais pas Kaitlyn ! Les hommes préfèrent les grosses. Les grosses juments. Enfin, certains. Bon, seulement Kovax en fait.

 

Et comme un seul segment rabaissant la condition féminine n'était pas suffisant, cette semaine c'était double ration ! Il fallait bien promouvoir le show 100 % estrogènes, lancé cet été et dont les participantes les plus notables seront les Bella Twins. Petit passage backstage, donc, avec deux nouvelles arrivantes dans la division ! Vous attendiez Paige et Emma ? Tant pis pour vous, ce ne sera pas pour cette fois. Les deux divas du futur ont d'ailleurs eu droit, suprême présentation, à leur nom murmuré par les deux chipies. Rien d'autre. 99 % du public n'aura absolument pas retenu qui sont ces jeunes femmes au look pour le moins improbable (allez, je vous donne leur nom : Eva Marie et JoJo, ouais, comme le clodo du coin)  et qui ont eu droit à leur petite séance de trash talk réglementaire, soutenues par Natalya, décidément toujours dans les bons coups. Mal écrit, mal joué, sans intérêt, je pense que ça rend assez bien justice à ce qui nous attend avec l'émission de télé réalité Total Divas.

 

 

– Hé machine là ! Quand on sera dans la maison, t'as pas prévu de venir dans la piscine ?

– Euh, ben pourquoi ?

– Nan parce que j'ai pas envie que tes cheveux déteignent, on est pas dans les rivières pourpres.

 

Un petit mot rapide sur le Shield : Il y a un mois, ils livraient des matchs de vingt minutes dignes d'un PPV à Raw et Smackdown. Cette semaine, ils ont affronté Christian et les Usos dans un rematch assez quelconque. Bon, au moins ils ont gagné, cette fois. Ambrose et Captain Charisma (impliqués dans le tombé final, comme vendredi) font tranquillement avancer leur rivalité, et le titre par équipe sera défendu lors du preshow de Money in the Bank. Difficile de bien comprendre où la WWE va avec cette stable qui avait jusque-là été gérée admirablement bien. L'arrivée de la Wyatt Family (la semaine prochaine, parait-il), lui fera-t-elle de l'ombre ? Peut-on s'attendre à une rivalité entre les deux trios ? Où verra-t-on simplement Bray et ses potes attaquer John Cena à l'issue du main event de lundi prochain, comme il est de rigueur pour un clan heel qui débute ? Dans tous les cas, tout ça ne sent pas vraiment la rose…

 

 

The man from ipanama.

 

Et puisqu'on évoque l'homme au short en jean et le main event de la soirée (deux notions aussi indissociables que « Doink the Clown » et « Peur incontrôlable) , on nous proposait ce lundi un match de gala entre les deux champions du monde actuels. Plus exactement, « proposait » n'est pas le bon terme : on nous l'annonçait dès le début du show (Vickie Guerrero, dans une promo très sobre face à la caméra remplaçant le petit récapitulatif avec voix off piqué à la TNA) avec force trompettes et auto congratulation, assurant même qu'il était question de rendre hommage à travers cet affrontement à tous les grands hommes ayant porté ces ceintures. La soirée a ainsi été émaillée, en plus du teasing réglementaires, de petits clips du passé montrant en parallèle les plus grands champions du chaque décennie. Buddy Rogers et Lou Thez, Triple H et Booker T, Stone Cold Steve Austin et… Sting ? Oui oui, Sting. Il n'en fallait pas plus pour activer à nouveau la machine à rumeurs, mais les séquences étaient tellement courtes qu'il est bien difficile d'en tirer la moindre conclusion. Ce qui est certain, c'est qu'on attendait du lourd, d'autant que les membres de la famille ont tous parus ravis à l'idée de voir Cena et Del Rio livrer une revanche de leur match inoubliable pour la vengeance du Père Noël. Tous à l'exception de Vince McMahon, qui a mis en avant un argument pour le moins… surprenant.

 

 

Quoi ? Un match champion contre champion à Raw ? Mais enfin, il fallait le garder pour le PPV ! Comme tous les autres matchs entre les deux champions du monde qu'on a organisés depuis cinq ans !

 

Le match en lui-même a été plutôt bon, le meilleur de la soirée même (et le seul à dépasser les dix minutes!), mais son dénouement était prévisible au possible : les n°1 contenders Mark Henry (auteur d'une promo très oubliable plus tôt dans la soirée) et surtout Dolph Ziggler ont finalement empêché un finish clean, le blondinet intervenant au moment où Del Rio allait porter son crossed armbreaker au Marine (un mouvement qui aurait à coup sûr mis fin au combat, hein!), pour finalement permettre au gentil de l'emporter, histoire d'insister pour la énième fois de la soirée sur la supériorité du titre WWE sur son homologue. Suite à quoi le World's Strongest Man a fait irruption sur le ring, pour repartir après un petit duel de regards, laissant le champion célébrer sa victoire. Voilà notre grande confrontation de la soirée, concluant un Raw qu'on qualifiera généreusement de « à chier ».  Sans match mémorable, sans promo réussie, sans avancée scénaristique, sans public bouillant, le show du lundi soir a rarement paru aussi terme. La WWE devra faire mieux, dès la semaine prochaine, pour l'arrivée de la Wyatt Family et l'évaluation de Vickie Guerrero, afin d'éviter de nous faire perdre irrémédiablement des heures de notre vie.

– Tiens John, ta ceinture. Tu l'avais malencontreusement laissée en ringside.

– My god King ! La tension est à son comble ! J'ai hâte de voir ce qui se passera la semaine prochaine entre ces deux-là !

 

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