Catch

Total Rawcall

I'm on my way

To steal the day

Turning to gold

Warm from the cold

Rare Bird, Beautiful Scarlet

 

Après nous avoir amené avec brio jusqu’à Summerslam, voilà que la WWE a réussi à tous nous retourner lors du PPV avec le heel turn de Triple H consécutif à la prise de titre clean de Daniel Bryan sur John Cena. S’en est suivi une méga-storyline qui a su faire renaître le mark en moi (et si le smart en rit, le mark en pleure) et qui ne pouvait mieux préparer le prochain PPV, celui où les champions, sauf un, remettent leurs titres en jeu : Night Of Champions.

 

 

Comme R-Truth, la WWE lévite en ce moment !

 

 

Nalyse de Raw du 9 septembre

 

 

Je pourrais vous raconter en détail ce qu’il s’est passé dans ce show, mais je n’en ai pas envie, parce que vous devez regarder ce Raw ! D’une part, parce que malgré quelques longueurs et segments plus faibles que les autres, on a enfin vu Bryan terminer un show comme vainqueur, et puis parce que nous avons eu le droit à deux retours de choix : Edge puis Goldust.

 

Et moi, mon retour, c’est de la gnognotte ?

 

 

Je commencerai donc par un petit résumé rapide de la soirée, puis je développerai les points qui me semblent intéressants et les rebondissements qui pourraient en découler.

 

On commence donc la soirée de bien belle manière, puisque que « You think you know me » résonne dans les travées de Toronto, puis les guitares rugissent sur une belle ovation : Edge est de retour ! Il vient pour son Cutting Edge à la demande de Triple H et doit interviewer Orton, mais déclare tout de go qu’il préfère interroger Daniel Bryan. Le Cutting Edge est interrompu d'abord par Orton puis par Triple H qui explique qu'il ne peut pas s'en prendre à la Rated R Superstar mais que pour la peine, il a fait la fête à son meilleur ami. Christian est apporté (complètement KO) par les membres du SHIELD. Après la pause, Edge rejoint Hunter et Stéphanie dans leur bureau pour leur dire qu'il aurait aimé pouvoir leur botter le cul, mais le COO dit qu'il ne peut pas et qu'il doit quitter les lieux, sous escorte s'il le faut !

 

 

– T'es sûre qu'on a besoin de nous maintenant ?

– Oui, Nikki, il a dit escort !

 

 

Il y a eu sept matches secondaires pour remplir les trois heures et deux matches avec plus d'enjeu :

 

–     Kofi Kingston bat Curtis Axel par disqualification (coups répétés alors que Kofi était dans les cordes).

–     Bray Wyatt (accompagné des deux zouaves dont je ne me souviens jamais du nom) gagne son combat contre Dolph Ziggler.

–     Brie, Natalya et Naomi battent Layla, Alicia et Aksana.

–     Alberto Del Rio se défait de R-Truth.

–     Santino Marella vient à bout d'Antonio Cesaro (très bon match au demeurant même si Cesaro m'a fait vomir avec sa toupie d'une demi-heure sur Santino).

–     Damien Sandow rive le clou du Miz.

–     Ryback tabasse RVD et se fait disqualifier.

 

 

Ça y est, tout le monde a vomi ?

 

 

Les deux matches dont je n'ai pas encore parlé sont l'opposition entre Goldust et Orton, puis entre Daniel Bryan et Dean Ambrose.

 

On apprend au cours de la soirée que Goldust est de retour ce soir après trois ans d'absence et va affronter Randy Orton : s'il gagne, Cody Rhodes récupère sa place au sein de la compagnie. On a le droit à tout un tas de vignettes pendant le show pour faire monter l'attente, une interview avec Renée (la blonde qui intervient backstage depuis le départ de Matt Striker), puis enfin le match arrive. On assiste à un très beau match entre les deux hommes avec une durée tout à fait respectable et une dramaturgie très bien construite. Goldust perd finalement sur un RKO, et repart brecouille (comme dans le Bouchonnois). De retour en coulisses, Steph l'enfonce encore plus en le traitant de loser qui a toujours laissé tomber tout le monde, son frère, son père, la WWE et en lui disant de rejoindre son frère à l'ANPE.

 

 

On dit que Paul emploie, pourtant on a préféré m'Hunter-rer !

 

 

Finalement, le main event de la soirée oppose donc Daniel Bryan à Dean Ambrose. Le reste du Shield se tient aux abords du ring, mais pour que ça soit juste, HHH a décidé que le Big Show serait dans le coin de l'American Dragon. Malheureusement, la Billion Dollar Princess, afin que ça ne devienne pas une foire d'empoigne, a ordonné sous peine de renvoi que le géant ne touche pas les membres du Shield et reste assis au bord du ring (la WWE revisite le supplice de tante Anne avec ses tartes aux pommes).

 

 

– S'il te plaît tante Anne, j'ai faim, je peux manger de ta tarte aux pommes ?

– Non, c'est pour le dîner, mon chou !

 

 

Daniel est en feu comme depuis trois ou six mois, et arrive à battre proprement Dean Ambrose. Lorsque qu'il quitte le ring, l'homme à la tête de chèvre se fait attaquer par les mains de la justice, le gros spectacle hésite à les frapper à coup de chaise, ne le fait pas, du coup Daniel se fait ramener sur le ring ou la vipère l'accueille d'un RKO. Les chefs interviennent et demandent à Show de donner un KO Punch à Bryan, mais le colosse refuse et se fait engueuler par l'Apex Predator. L'homme qui a battu John Cena surgit alors du fond la nuit (comme monsieur et madame Penflam et leur fille Kathy) et étend Randy de son coup de genou de mule. Il lui prend la ceinture et termine le show en célébrant au dessus du visage de la compagnie.

 

 

Abdel Yves Hakim Fly.

 

 

Passons maintenant aux éléments marquants du show.

 

 

Heyman est méchant, mais un peu naïf

 

Après le match entre Curtis Axel et Kofi Kingston, on a vu le morse se faire escorter par son poulain jusqu'à l'infirmerie, apparemment blessé. Une fois arrivé, il refuse tout examen médical par les médecins sur place, sous prétexte qu'ils sont canadiens et donc indignes de confiance. Il dit qu'il a son propre médecin qui correspond mieux à son standing. On le retrouve ensuite sur le ring épaulé par Curtis et son toubib personnel, qui confirme que Popaul ne peut malheureusement pas combattre ce dimanche à cause de problèmes aux ligaments du genou. Brad Maddox arrive alors pour mettre les choses au clair : pour être exempté de match à Night of Champions, Heyman doit être examiné par un médecin de la WWE. C'est le médecin qui a sauvé Lawler l'année dernière qui s'en charge. Paul est déclaré apte à combattre, et CM Punk arrive alors avec un bâton de Kendo. Heyman a dû aller à Lourdes entre temps puisque la guérison est immédiate et la fuite très rapide ! Punk détruit alors le médecin avec son arme puis s'en va.

 

 

Et moi, je peux avoir de la tarte aux pommes, tante Anne ?

 

 

La feud entre les trois hommes s'essouffle clairement, et on attend avec impatience qu’elle prenne fin. Punk devrait retrouver le main event et s'intégrer, pourquoi pas, dans la storyline Bryan-McMahon ; Heyman trouvera quelqu'un d'autre à tourmenter (ou prendra une pause en attendant le prochain retour de Lesnar).

 

 

 

Les McMahon sont vraiment des enfoirés

 

Depuis Summerslam, on a affaire à une sorte de Corporation / Evolution, avec Triple H et Stephanie, Randy Orton comme mascotte, et le Shield en garde rapprochée. Ils sont clairement heels, on sent que la vipère est dans son élément, elle aime être lente, méthodique, cruelle. Le SHIELD a su se mettre du bon côté de la Justice (le pouvoir) — je me demande même si c'était pas prévu depuis le début, c'est-à-dire si la stable n'a pas été introduite en sous-marin il y a plusieurs mois pendant que le Cerebral Assassin mettait en place toute sa machination pour prendre le pouvoir sur la fédération. Steph est excellente dans son rôle de « salope » qui souffle sans cesse le chaud et le froid (incarnant alternativement le gentil et le méchant flic). Enfin, il y a Hunter, qui se pose un peu au-dessus de la mêlée, le plus souvent ordure finie mais s'opposant régulièrement aux autres heels (Heyman, Sandow, Slater…), ne faisant que ce qu'il juge bon pour le business.

 

 

– Ça, tu vois, c'est bon pour le business !

– Mais, Hunter, tu montres un lampadaire !

– Oui, mais c'est bon pour le business !

 

 

On se dirige à mon avis vers une consolidation du pouvoir de la stable avec une conservation des titres du Shield et de Randy Orton, avec sûrement une manœuvre bien méchante pour priver Daniel Bryan de la joie d'être à nouveau champion du monde. En plus, la présence du Big Show, le Lucky Luke de l'alignement, nous fait craindre l'intervention de celui-ci dimanche.

 

Et mon poing dans la gueule, tu le veux ?

 

 

 

La famille Rhodes est dans le caca

 

Goldust ayant été sorti de sa retraite pour essayer de donner une chance à Cody de retrouver son emploi montre que c'est un licenciement kayfabe, et que la compagnie compte sur le Dashing One dans le futur. On verra donc sûrement dans les semaines qui viennent des interventions (comme celle par exemple de Dusty Rhodes) visant à ne pas laisser le beau gosse se faire oublier du public. Et par la même occasion, ça sert aussi à consolider le statut de face de Cody : en effet, il est le seul du roster ou presque (Bryan étant hors catégorie) à avoir critiqué ouvertement la famille McMahon, il en paye les conséquences à l'heure actuelle (il célèbre son mariage dans la vie réelle, ce qui est aussi utilisé en storyline) mais on le reverra forcément avant la fin de la rivalité.

 

Eh merde !

 

 

Pour finir, je trouve qu'on est resté dans la veine de la Road to Summerslam avec des shows toujours enthousiasmants. En plus, la grande Histoire opposant les McMahon à Daniel Bryan m'a fait revivre mes premières heures de catch (je suivais le résumé de 45 minutes de RTL9 à l'époque où Kane se faisait démasquer) où je vivais à fond toutes les feuds, ce qui ne m'était plus arrivé depuis longtemps. Je n'aime pas Triple H et Orton, je veux qu'ils perdent, et je suis mal pour Big Show qui subit de plein fouet le harcèlement moral des dirigeants…

 

 

Hey, les mecs, et moi, avant j'étais en costard, maintenant j'ai un t-shirt moche porté par un mec en grenouillère !

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