Catch

Veillée des Champions

Les détails font la perfection.

Léonard de Vinci

 

Un go home show, c'est pile ou face. Si tout est joué depuis la semaine précédente, vous avez de fortes chances de vous faire chier pendant une heure et demie. Si des pièces du puzzle sont manquantes, vous passerez au contraire un excellent moment. Bénie des dieux, McOcee a eu du bol : il restait de nombreux détails à régler avant Night of Champions.

 

 

Et là, Triple H me regarde droit dans les yeux et me dit : "Vickie, faire des bons shows, même quand il s'agit de go-home, c'est bon pour le business". Ce mec est un génie.

 

 

Nalyse de SmackDown du 13 septembre

 

 

À 48 heures de son pay-per-view consacrant la nuit des Champions, la WWE a su habilement mettre à profit son épisode de SmackDown pour apporter aux storylines en cours leurs ultimes développements. En réussite, elle a même accouché d’un très bon go home show ; Pas de ceux où tout est déjà écrit et où le temps paraît suspendre son vol avant la grande explication payante du dimanche soir. Non. Cet opus était plutôt de ceux qui voient enfin les dernières pièces du puzzle stamfordien se mettre en place. Mieux : la fédération de ce vieux filou de Vince McMahon s’est encore une fois voulue transversale. Pas question de se limiter aux aventures des protagonistes principaux de la brand bleue (mais y en a-t-il encore ?) : la WWE a au contraire braqué ses projecteurs sur tous les belligérants qui s’affrontaient la nuit dernière à Night of Champions, chacun ayant droit à son petit segment. Pour le bonheur des spectateurs et de la chroniqueuse que je suis.

 

 

– Ça veut dire qu'on va participer à Night of Champions, ça, non?

– Bwarg !

– Pas faux.

 

 

Comme à Raw, la grande histoire du moment, celle qui met aux prises le Bien contre le Mal, David contre Goliath, Le Bijoutier contre le Laxisme, Daniel Bryan dit le preux contre l’establishment et l’injustice incarnés par Triple H dit le vil, la meta storyline qui envahit tous les programmes de la WWE a fait office de fil rouge de la soirée. De l’opener du show à sa conclusion en passant par les rebounds vidéo, elle aura été, une fois encore, au centre de toutes les attentions.

 

C’est d’abord du malheureux Big Show dont il fut question. Ah, ce pauvre géant vacillant qui paraît plus fait de papier à chiotte que d’acier tant il semble perdu et fragile, piégé qu’il est entre le marteau et l’enclume. Ce mastodonte qui culmine à une paire de mètres et accuse son quintal sur la balance n’est jamais aussi touchant que lorsqu’il chiale comme une fiotte. Ce vendredi, c’est le COO en personne qui y est allé de sa brève mais conspuée apparition pour signifier à son employé frondeur que son refus d’obtempérer du lundi serait sanctionné par une journée de salaire en moins, ce vendredi. C’est pas pour rien qu’on le surnomme le Cerebral Assassin, ce mec. T’es sur la paille mon gros spectacle ? Eh bien mange toi la punition qui fait mal, celle dont tu te souviendras bien plus qu’un énième beatdown du Shield, celle qui touche à ta bourse et te casse vraiment les couilles. L’amende dans ta face. Et tiens, puisqu’on parle de Dean Ambrose, Seth Rollins et Roman Reigns, faites tout de même péter leur thème d’entrée, ce serait dommage de se priver de l’occasion de dérouiller ce collaborateur indélicat. Ainsi soit-il. Le Big Show eut beau se défendre comme un diable, faire front avec l’énergie du désespoir, aller jusqu’à semer le doute dans l’esprit des membres du bouclier en se fendant d’un splendide Spear sur Roman Reigns, asséné depuis la table des commentateurs (Oh my God !) il a quand même subi sa Triple Powerbomb syndicale.

 

 

Je suis à la tête de 2,15m en faillite.

 

 

Et nous voilà bien avancés. L’insistance des bookers à mettre en scène la disgrâce du Géant semble vouloir signifier que ce dernier jouera un rôle dans l’affrontement que se sont livré Daniel Bryan et Randy Orton cette nuit. Oui, mais lequel ? C’est l’avantage – ou l’inconvénient, c’est selon – de disposer d’un mec qui turne à vous en faire tourner la tête, d’un type pour qui une différence de vue encore irréconciliable il y a quelques semaines peut être balayée d’un revers de la main sans raison apparente ni justification. S’en tiendra-t-il au ni ni qui guide maladroitement ses actes ? Ni dans le camp du Champion en titre, ni dans celui de son Challenger, histoire de ne se fâcher avec personne tout en tentant de contenter tout le monde ? Ou tranchera-t-il en faveur du moins sectaire des deux impétrants ? Le WWE Universe l’observe et retiendra son souffle quand il pointera le bout de son museau aux alentours du ring dimanche soir.

 

 

Nicolas n'a jamais été mon mentor. Pas plus que Philippe Seguin. Non, c'est le Big Show qui m'a tout appris.

 

 

Mémoire courte

 

En guise de main event de la soirée, point de match. C’est un épisode de Cutting Edge qui avait pour mission de graisser une dernière fois les rouages de la feud opposant la Vipère au Dragon. La Rated R Superstar rempilait donc pour un show supplémentaire tourné à Toronto, après avoir déjà tenu l’un des rôles principaux du précédent Raw. Et puisque c’est bon pour le business, il accueillait les deux adversaires pour, disait-il, leur poser les questions qui dérangent. Mais au lieu de cela, il prit très clairement le parti du petit génie sympathique contre le gros méchant heel qui ne mérite pas son titre. Songez donc : dès sa première intervention, il demanda à RKO comment il se sentait dans sa peau d’immonde traître, lui tendant la perche pour le discours habituel du bad guy qui justifie ses actes en affirmant que n’importe qui aurait agi de la même façon que lui. Ce qui n’est pas faux au regard de l’historique des comportements des porteurs de valise (pas ceux du FLN, ceux de la WWE). Avant d’y aller de son laïus sur le business et sur ce qui est bon pour les affaires, à savoir un Randy Orton visage de la fédération de Stamford qui reconnaît néanmoins à son rival des qualités techniques évidentes et un sympathique lien avec le public. Insuffisants à ses yeux pour incarner l’Empire.

 

 

Ne me prends pas pour un crétin. J'ai retenu la leçon : ce matin, j'ai chié dans le sac à main de Brie.

 

 

La réponse ne se fit pas attendre et ne surprit personne. Car vois-tu, très cher lecteur, D-Bryan se contrefout de ce qui est bon pour le business. Et s’en tape comme de son premier poil de barbe d’être le « visage » de la WWE. Lui, son rêve, c’est le truc moche en plastique que Randy porte négligemment à l’épaule, ce trophée suprême pour lequel l’American Dragon consacre sa vie. Et d’entamer le discours de l’amour et de la passion. Ah ouais ? lui répondit en substance le Legend Killer, ben prends ça dans la gueule, sale nain. Joignant le geste à la parole, il tenta alors de réduire le prétendant en miettes, mais se fit bêtement surprendre par un Yes Lock insoutenable sous les vivats de la foule, électrique dès que le petit alchimiste de Stamford déboule sur un ring. Mais que Bryan se méfie : cette sympathique conclusion de show ressemble furieusement à ce qui ne devrait pas se passer à Night of Champions, une soirée qui devrait probablement confirmer Randy Orton dans son statut de Champion WWE. À la suite d’un petit coup de pouce du Big Show ?

 

 

Alors, Randy, ça fait quoi d'être un sale traitre?

 

 

Tu veux dire un traitre qui aurait été le premier à casher sa mallette comme un fourbe et aurait construit toute sa carrière autour d'une réputation d'ultime opportuniste? D'un mec capable de draguer une femme qui pourrait être sa mère pour obtenir un title shot?

 

 

 

Question suivante.

 

 

Au Niçois qui mal y pensent

 

Honte à celui qui interpréterait mal les agissements de Paul Heyman. Ces actes que certains esprits mal intentionnés pourraient croire répréhensibles, le manager en catogan les présenterait presque comme une déclaration d’amour à la mode de Philadelphie. Car oui, il l’aime son CM Punk, il n’a d’ailleurs jamais cessé de le chérir. C’est peu ou prou ce que l’ex-avocat du natif de Chicago a affirmé en interview au micro de Michael Cole. Comme à son habitude, Heyman a été parfait dans son rôle ; une barbe de quelques jours, les yeux rougis par le manque de sommeil, la voix tremblante : il flippe sa race. Le perfide et porcin Paulo pue la peur par tous les pores. Tant et si bien qu’on en viendrait presque à croire qu’il va affronter son ancien protégé seul alors qu’il fera face à l’adversité aux côtés de son nouveau poulain. C’est dire la confiance qu’il accorde à Curtis Axel. Car son discours est clair, son propos transparent, sa logorrhée limpide : en l’état actuel des choses, il n’envisage rien d’autre que de se prendre une sacrée dérouillée. Ce qui en dit long sur la crédibilité du Champion intercontinental, ce benêt qui ressemble bien trop à un face pour incarner un heel dominant. Les bookers devront un jour s’y résoudre : ce garçon a une tête sympathique et ne semble pas être de ceux qui prennent plaisir à arracher une à une les pattes d’une mouche ou les ongles d’un enfant en bas âge. De fait, il ne représente pas la moindre menace pour le Second City Saint.

 

 

Paul, je sais que tu me trouves trop gentil. Mais là, tu vas être fier de moi. Quand j'ai appris la déprogrammation des prochains épisodes de Hannah Montana, j'ai envoyé une lettre d'insultes au responsable de la chaîne.

 

 

Dès lors, il y a fort à parier que Paulo ne se présentera pas la fleur au fusil dimanche soir, assisté du seul fiston de Mr Perfect. Étant entendu qu’il y a peu de chances que Brock Lesnar soit de la partie, pour d’évidentes raisons commerciales, ce Handicap Match pourrait bien être l’occasion d’exhiber un nouvel Heyman Guy, un monsieur Muscles susceptible de sauver les fesses dodues du manager du désir de vengeance de son ex-ami trahi. Un rôle que Ryback pourrait par exemple interpréter avec talent. À moins que la WWE ne veuille mettre un terme à cette storyline aussi excitante que la lecture du Plan Général Comptable et décide que l’heure de la vengeance du straight edge a sonné. Une bonne branlée sous les hourras du public et on passe à autre chose. Et si Paulo se défend à l’aide de manœuvres pas très orthodoxes, il pourra toujours invoquer la légitime démence et créer une page de soutien sur Facebook où des millions de gugusses pourront fièrement faire Front à ses côtés.

 

 

Oui monsieur le juge, je l'ai attaché nu sur une chaise pendant 24 heures. Dans une pièce sombre seulement peuplée de rats affamés. Puis, je l'ai torturé pendant des heures, calmement. Enfin, je l'ai étranglé de mes propres mains avant de découper son corps en morceaux pour le jeter dans une rivière à une trentaine kilomètres de chez moi. Mais je plaide la légitime défense. J'étais sous le choc, comprenez?

 

 

Femmes Fatales Four Way

 

Les Divas aussi ont eu droit à leurs dernières grandes manœuvres avant le PPV, ce qui tend à confirmer que la division féminine retrouve des couleurs après des mois d’absence. Après sa promo décapante visant les participantes à Total Divas, AJ passe à la caisse puisqu’elle devait affronter à Night of Champions celles-là mêmes dont elle s’est gaussée : Brie Bella, Natalya et Naomi. À l’occasion de cet épisode de SmackDown, les trois prétendantes étaient donc opposées à la garde rapprochée de la Crazy Chick et se mesuraient à un trio constitué d’Aksana, Alicia Fox et Layla, la Championne se contentant de distribuer bons et mauvais points depuis la table des commentateurs. Les débats furent de courte durée puisqu’ils ne dépassèrent que timidement les deux minutes avant qu’AJ intervienne pour mettre fin à la purge. Dans ce qui ressemble fort à un booking inversé, ses trois rivales l’ont ensuite gentiment maravée pour conclure la séquence. Simple, pas transcendant ni original, mais relativement efficace. Pour le moment, nous n’en demandons pas plus. Voyons maintenant si la WWE est capable de construire sur la durée autour des stables « anti » et « pro » AJ Lee, un clivage qui fait de facto basculer les Bella dans le camp du bien, ce qui n’est pas illogique quand on sait que les jumelles se pavanent au bras des deux top faces de la fédération de Stamford.

 

 

Pour bien marquer sa différence avec sa sœur, après la pose de ses implants mammaires, Nikki a décidé de se payer des lèvres au collagène.

 

 

Still believe in the Shield

 

Ce rôle de porte-flingues interprété avec brio par les trois loustics du Shield est une bénédiction pour les rookies. Tandis que le gimmick du bouclier de la justice commençait à patiner sérieusement et à lasser le plus grand nombre d’entre nous, les voilà relancés, et de quelle manière ! Bras armé de Triple H, le clan de bad boys est parfaitement dans son rôle. Notamment lorsqu’il passe à tabac le Big Show ou tabasse Daniel Bryan. Mais les trois gars n’en restent pas moins Champions par équipe et Champion des États-Unis, raison pour laquelle ils étaient attendus au tournant à Night of Champions et ont également eu le droit à leur petit quart d’heure de SmackDown pour régler les derniers détails de leurs matchs respectifs. Et pour l’occasion, les bookers ont fait le choix du classicisme, souvent synonyme d’efficacité dans le merveilleux monde du sport-divertissement. C’est d’abord Dolph Ziggler et Dean Ambrose qui s’affrontèrent pendant quelques courts instants, avec pour enjeu limpide un title shot à Night of Champions en cas de succès du Show Off. En six minutes, l’affaire était pliée, Roman Reigns et Seth Rollins intervenant précipitamment pour éviter une défaite sèche et humiliante d’Ambrose. Une victoire sur DQ qui fait néanmoins les affaires de Ziggy, désormais challenger du leader officieux du Shield.

 

 

Le titre US, ça me semble un peu ambitieux. Je me demande si je ne devrais pas me rabattre sur la ceinture des Divas.

 

 

Post-match, les trois compères entreprirent de bastonner méchamment le bondissant blondinet, mais furent stoppés tout net par l’irruption des Usos. Ce qui permit à Vickie Guerrero de se glisser dans le costume de Captain Obvious et de décréter que la joute interrompue se poursuivrait en Six Men Tag Team Match, Playa ! Et huit minutes plus tard, Seth Rollins contrait un Splash de Jey pour la victoire finale, indiscutable. En une courte séquence, la WWE officialise donc la participation de Dolph Ziggler à sa nuit des Champions et brouille les pistes en accordant du temps d’antenne à l’équipe samoane. Après avoir laissé entendre que les PTP pourraient être les heureux élus du pré-show, dimanche soir, voilà qui relance l’intérêt de ce match qualificatif pour un affrontement contre Rollins et Reigns, ceintures tag team dans la balance.

 

Dolph Ziggler, lui, doit l’avoir un peu mauvaise de vivre pareil depush. Après avoir mis le feu à WrestleMania puis au Raw du lendemain, et avec quel talent, le voilà de retour en midcard à la chasse à la ceinture secondaire. Le come-back à l’ordinaire doit être brutal pour celui dont on comparait le parcours à celui de Daniel Bryan. Avant l’été, notre religion était faite : le Show Off avait enfin brisé le plafond de verre et s’était finalement imposé comme un main eventer naturel. Deux mois plus tard, il n’obtient un duel pour le titre US qu’à 48 heures du pay-per-view. Le plus dur, ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.

 

 

Putain, j’ai la Haine !

 

On s’en fout !

 

Certes, cet intertitre est un brin provocateur. Mais parmi vous, qui est vraiment emballé par le duel entre RVD et Alberto Del Rio qui devait se tenir ce dimanche pour le compte du titre de Champion du monde poids lourds ? À moins d’être des fans hardcore d’un des deux belligérants, personne ne semble accorder la moindre attention à une feud qui revêt les atours d’une storyline de transition. Vendredi soir, Ricardo Rodriguez était opposé à son ancien maître, sur décision de Vickie Guerrero. Une joute courte qui s’est évidemment conclue par une victoire du Champion en titre, malgré une belle résistance de son ex-valet. Ce match aura surtout servi de prétexte à une intervention de Rob Van Dam post-affrontement : kick dans la face, superbe Five Stars Frog Splash, pose du revenant ceinture à l’épaule tandis que son rival mexicain prend la fuite. Voilà très exactement ce qui ne devrait pas se dérouler à Night of Champions. Bref, il est temps de passer à autre chose et d’offrir une histoire un peu plus consistante à RVD. En attendant, y a dû avoir du kick bien stiff la nuit dernière, tant les deux loustics ont le pied – un peu trop ? – leste.

 

 

Back in 2006. Logiquement, on apprend la semaine prochaine que RVD s'est fait pécho par la police en train de fumer un pétard au volant avec son pote Sabu.

 

 

On s’en fout encore plus…

 

Ben oui. Ce show, bien que très solide, n’a su éviter l’écueil du segment pourri et dispensable. Il y en a même eu deux : un concours de danse entre le Miz, Fandango, le Great Khali (si, si) et R-Truth, taillé sur mesure pour le premier nommé dont la popularité, jaugée à grands coups d’applaudimètre, ne se dément pas. Même quand il fait l’andouille au milieu du ring, entouré d’un Géant qui souffre d’un cruel problème de coordination entre ses membres inférieurs et supérieurs (bite non incluse), d’un rappeur illuminé que l’on croyait mort et d’un mauvais danseur de fandango dont on souhaite la disparition à chacune de ses apparitions. Au Royaume des aveugles, c’est le borgne qui gagne les concours à la con.

 

Enfin, Damien Sandow a mis un point d’honneur à poursuivre sa losing streak contre le clown de service de la WWE, Santino Marella. À ce rythme-là, ça sent la feud contre Hornswoggle à plein nez. Dans la famille des Champions du monde peu crédibles, l’aristo sauveur des masses devrait se poser là ! 

 

 

On s'en fout, résumé en une seule vignette.

 

 

La conclusion qui conclut

 

Malgré deux segments à oublier très vite, cet épisode de SmackDown est à rapprocher de l’opus de la semaine précédente, chroniqué de main de maître par Kane et Barbu. La WWE assume désormais clairement la fusion des deux rosters. Plus question de proposer des shows autonomes, qui racontent leur histoire propre. Plus question non plus de ne laisser que les miettes au programme du vendredi soir, même si bien entendu les événements majeurs se déroulent toujours à Raw. Non, la fédération de Stamford semble avoir fait le choix de la continuité entre le lundi et le vendredi. Et c’est très bien comme cela. Night of Champions a parfaitement été mis sur orbite, le go home show a rempli son contrat. Au PPV de prouver maintenant que l’auteure de ces quelques lignes se met le doigt dans l’œil. Car à dire vrai, je pronostique un cruel manque de surprise pour cette nuit des Champions.

 

 

À moins que les mecs du Shield perdent leur titre. Ça me permettrait de les traiter de sous-merdes. C'est good for business.

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