Catch

Une famille en or

It's good to see you too, brother. It's just like old times.

Tendo Choi, Pacific Rim

 

Dans cette période un peu folle où les pay-per-views s'enchaînent à la vitesse de la lumière, les aventures de nos combattants en slip favoris ont toujours tendance à patiner un peu. Mais cela ne m'a pas empêché de prendre du bon temps en regardant cet épisode de Raw, notamment grâce à un main event fabuleux !

 

 

Et question fabuleux, je m'y connais !

 

 

Nalyse de Raw du 14 octobre

 

 

Vis comica

 

Avant de parler de l'événement de cette semaine, il me faut évoquer le reste du show, y compris les moments les plus dispensables, comme le trio de matchs de bas de carte, qui cette semaine avait une nette tendance à la comédie. Fandango a ainsi battu Santino Marella, esquivant un Cobra à la dernière minute. Los Matadores ont vaincu Heath Slater et Drew McIntyre, El Torito se distinguant en collant une Senton Bomb au dernier représentant des 3MB, Jinder Mahal, histoire qu'aucun membre du meilleur groupe de rock de monde ne soit jaloux. Enfin, Antonio Cesaro a enfin redonné le goût de la victoire aux Real Americans en triomphant des Tons of Funk grâce à son Neutralizer placé sur Brodus Clay.

 

 

Que voulez-vous ? Personne ne peut battre quelqu'un qui est ceinture noire de salsa !

 

 

Il n'y a pas grand-chose à dire sur ces matchs, plus destinés à remplir la carte d'une émission très longue qu'à développer une quelconque histoire. Ils ont néanmoins tous été corrects sur le plan technique. Il faut dire que Santino est le meilleur catcheur comique du monde, que j'aime bien Fandango (qui bosse bien, je trouve), que Los Matadores me font rire (même si je trouve leur musique d'entrée archi-nulle) et sont très bons sur le ring (c'est quand même Primo et Epico, pas vraiment des manchots quoi), et que je pense la même chose des 3MB.

 

 

Voyons le bon côté des choses : au moins, Jinder Mahal n'est plus en rivalité contre le Great Khali.

 

 

Je reste quand même assez triste devant le sort réservé à Antonio Cesaro, qui mérite bien mieux que de végéter dans une équipe moisie auprès d'un Swagger qui semble n'en avoir plus rien à faire, mais à part ça, je ne crierai pas au scandale sur ce bas de carte qui a fait du bon boulot, ni plus hélas, mais ni moins non plus, et ça, c'est déjà pas mal.

 

 

Continue tout seul Jack, je vais voir s'ils n'embauchent pas au Shield…

 

 

Le temps des marrons

 

Passons à la vitesse du supérieure et intéressons-nous au sort du meilleur du monde, j'ai nommé CM Punk. Tout commence dans les coulisses, où Paul Heyman se plaint (un peu tard, mais passons) auprès de Brad Maddox de la victoire litigieuse du straightedge à Battleground sur son chouchou Ryback. La justice selon lui serait d'élever les enjeux pour la revanche entre les deux hommes à Hell in a Cell, et de lui permettre de choisir la stipulation du match, de préférence en collant un handicap à Punk en le forçant à affronter non seulement Ryback, mais également Curtis Axel.

 

 

– OK Brad, je t'ai traité comme une merde, j'ai ordonné au Shield de te casser la gueule et je n'ai aucun respect pour toi. Mais tu veux bien m'accorder une faveur et m'aider à faire chier CM Punk, dis ?

– Paul, soit tu es un indécrottable optimiste, soit tu es très con. Non, je ne t'aiderai pas.

– Tant pis, de toute façon, je suis persuadé que même sans ton aide, Ryback est le seul à pouvoir battre CM Punk et que Curtis Axel est le plus grand champion Intercontinental de l'histoire.

– Réponse B, donc.

 

 

Le manager général de Raw, qui comme Triple H ne porte pas particulièrement Heyman dans son cœur (c'est d'ailleurs marrant de voir Heyman supplier Maddox de lui accorder une faveur quand un an plus tôt Paul donnait Brad en pâture au Shield), décida de ne pas donner satisfaction au meilleur manager du monde aussi facilement, et lui proposa un marché : un défi contre la montre. Il était prévu que Ryback affronte R-Truth ce soir, et que CM Punk soit opposé à Curtis Axel, et Maddox déclara que le plus rapide entre l'enfant chéri de Chicago et le bully de Las Vegas à remporter la victoire aurait le choix de la stipulation pour le match prévu à Hell in a Cell.

 

 

M'en fous, que ce soit sur le ring ou au jeu de la biscotte, c'est moi le plus rapide !

 

 

C'est le match de Ryback contre Truth qui allait établir le temps à battre. Le meilleur pote du petit Jimmy, conscient qu'il n'avait aucune chance face au monstre qu'est Ryback mais voulant néanmoins donner une chance à Punk de contrarier les plans de Heyman, fut assez malin, et décida de jouer la montre autant que possible, sortant du ring à la moindre occasion, évitant Ryback au maximum et préférant taper dans les mains des fans plutôt que de partir au casse-pipe. Ce fut d'ailleurs la seule chose réjouissante dans ce match, qui fut sinon plus que quelconque. C'est marrant, d'ailleurs, j'ai eu beaucoup de mal à distinguer les chants "Walrus" destinés à Heyman aux chants "Boring" que ce combat a légitimement provoqués. Il faut dire qu'avec Ryback sur le ring, ça n'aide pas… Évidemment, c'est ce dernier qui remporta la victoire, avec un temps de cinq minutes et quarante-quatre secondes.

 

 

Putain, t'es lourd Ryback, les règles sont pourtant simples : on n'a pas le droit de toucher son père au chat-bite !

 

 

En comparaison, la stratégie de Curtis Axel dans le cadre de ce défi contre la montre fut des plus surprenantes, pour ne pas dire carrément stupide : plutôt que de lui aussi jouer la montre, cette fois pour empêcher Punk de gagner dans les temps, cet imbécile de Curtis tenta de vaincre le straightedge le plus rapidement possible, comme s'il était possible pour lui de gagner contre Punk en moins d'une minute ! Passé ce début de match assez étrange, le combat fut finalement assez bon, Axel se montrant très résistant face à un Cihaime pourtant dominant et plein d'ardeur, provoquant un suspense certes cousu de fil blanc, mais qui m'a bien embarqué sur le coup ! Il restait onze petites secondes au compteur quand CM Punk remporta la victoire après le GTS réglementaire : merci donc à Truth d'avoir pris un bain de foule.

 

 

Il y a un an, j'étais au sommet du monde. Aujourd'hui, je me retrouve sur le même ring que Curtis Axel. VDM.

 

 

La décision concernant la stipulation pour le combat prévu à Hell in a Cell revint donc au straightedge, comme on pouvait s'y attendre dès l'annonce de ce défi contre la montre. Punk, désireux autant que moi j'imagine d'en finir avec cette rivalité qui n'a que trop duré, décida alors comme Heyman l'a suggéré d'opter pour un match à handicap… Sauf que ce n'est pas Curtis Axel que Ryback aura en renfort, mais bien Paul Heyman, donc peut-on vraiment parler de match à handicap, sérieusement ? Et pour être sûr d'enfin mettre la main sur son ancien manager, Punk déclara également que ce match aura lieu dans la cage du Hell in a Cell, histoire d'être raccord avec le nom du pay-per-view, mais surtout de faire de ce qui était un match simple au départ une confrontation sans disqualification (j'espère pour Ryback qu'il portera une coquille, cette fois, du coup) et donc, vraisemblablement d'exploser la face de Paul avec tout ce qui lui tombera sous la main sans que son véritable ennemi, Heyman (tout le monde s'en tape de Ryback, Punk le premier), puisse s'échapper. C'est ce qu'il devrait se passer normalement en tout cas : si ce n'est pas le cas, c'est certain, je péterai un câble ! Reste à savoir ce que fera Punk après cette histoire…

 

 

Ben, on peut l'occuper, nous, si vous voulez…

 

 

La vipère, la chèvre et le chasseur

 

Peut-être que CM Punk commencera enfin à s'intéresser à ce qu'il se passe dans les hautes sphères de la WWE, ce serait cool… En attendant, le meneur de la révolte (même si meneur est un mot un peu fort, vu qu'il est seul) s'appelle Daniel Bryan, et il va tenter à Hell in a Cell de remporter un troisième titre de champion de la WWE, contre l'élu de la direction qu'est Randy Orton. Vous le savez, histoire de couper court à une éventuelle nouvelle magouille dans l'arbitrage, un vote a été organisé la semaine dernière pour choisir qui allait porter l'uniforme noir et blanc pour ce match, élection remportée par Shawn Michaels, préféré par les fans au détriment de Bob Backlund (qui a eu un score étonnamment élevé) et de Booker T (qui a eu un score étonnamment faible).

 

 

Je ne serai peut-être pas élu le catcheur le plus influent de l'histoire par les Cahiers du Catch, mais au moins j'ai gagné un joli t-shirt !

 

 

Et c'est HBK qui ouvrit le show cette semaine, pour nous jurer qu'il serait impartial pendant ce match, malgré le respect qu'il a pour son ancien élève Daniel Bryan, la haine qu'il entretient envers Randy Orton et l'amitié qu'il conserve envers Triple H. L'homme qui n'a pas compris que le seul mec cool qui chasse à l'arbalète s'appelle Daryl Dixon fut alors interrompu par le Heel numéro un de la fédération, Randy Orton, qui fut accueilli par… les vivats de la foule en délire. Il faut dire que cette semaine, Raw était à Saint-Louis, Missouri, autrement dit le nid de la vipère. Orton tenta en vain d'obtenir quelques huées en insultant le public, avant de s'en prendre à Michaels, sur le registre du "je suis le plus fort et toi tu pues, pis t'es vieux d'abord". Sans déconner, il est pas un peu con, Orton, de s'en prendre aussi violemment à celui qui arbitrera son match pour la ceinture suprême deux semaines plus tard ? Il a beau dire que Shawn Michaels est le roi du screwjob et qu'il ne lui fait pas confiance, mais cette opposition entre les deux hommes, plutôt que de me rassurer sur l'honnêteté de HBK, n'a fait que me donner l'impression d'une arnaque : cette haine affichée semble pour moi un prétexte pour endormir la méfiance de Bryan, pour mieux l'enfler à Hell in a Cell. Car il faut bien avouer que les liens entre HBK et Bryan sont bien plus faibles que ceux qui unissent Shawn à son BFF qu'est Triple H, du coup, si screwjob il y a lors du pay-per-view, il semble évident que la Vipère n'en sera pas la victime, mais bien le complice et le bénéficiaire.

 

 

Comme si je pouvais avoir une influence sur Shawn, n'importe quoi !

 

 

Un RKO et un Sweet Chin Music tous les deux contrés plus tard, le Miz profita de l'occasion pour attaquer Orton dans le dos. Randy ayant humilié Mike dans sa ville de Cleveland devant ses parents, ce dernier voulut sans doute rendre la pareille à l'Apex Predator en lui infligeant une défaite cuisante chez lui. Les hostilités furent officialisées en un vrai match après une coupure publicitaire, nous offrant un match très étrange, où le Face fut copieusement hué et le Heel acclamé comme un héros. Orton détruisit méthodiquement le Miz, ce dernier se montrant étonnamment résistant, et même à deux doigts de gagner, jusqu'au moment où les lumières s'éteignirent. Calmez-vous, pas d'Undertaker à l'horizon, seulement Bray Wyatt et sa famille de dégénérés. Leur apparition donna une ouverture suffisante à Orton, qui colla son RKO pour la victoire. Celui qui aimerait devenir un homme-araignée (mais qui a échoué de façon très drôle à Battleground) déclara alors que le Miz était sa nouvelle cible, car il représente tout ce qu'il déteste dans ce monde superficiel, et veut donc le libérer en le détruisant, à la manière de Didi qui voulait couper la tête des gens pour leur montrer la voie. On se dirige donc apparemment vers un duel entre le Miz et Bray Wyatt à Hell in a Cell, ce qui ne me fait pas particulièrement rêver… Enfin, ça me fera une pause pour aller aux toilettes.

 

 

– Vous avez raison de me retenir, monsieur l'arbitre, parce que je vais lui exploser la tronche, à cette vipère de mes deux !

– Mais oui, c'est ça, c'est ça…

 

 

Bon, ça, c'était l'histoire du côté reptilien. En ce qui concerne la chèvre, évidemment la vie est bien moins rose, malgré la mode de ce mois d'octobre. Venu interrompre le discours du couple dominant de la WWE, j'ai nommé Triple H et Stephanie McMahon, Daniel Bryan vit ses "yes !" frénétiques interrompus violemment par son adversaire du soir, le champion du monde poids lourds, Alberto Del Rio. L'auto-proclamé roi des rois avait prévenu : après avoir été étalé par le Big Show la semaine dernière, il n'allait plus accepter le moindre signe d'insubordination ou de manque de respect, et brutalement encore. Voilà qui explique pourquoi l'ensemble du roster est retourné à son état d'apathie initial, alors que deux semaines auparavant on rêvait d'assister à une révolution de la classe ouvrière des rings… Ben non, la rébellion, elle se résume à Daniel Bryan et au Big Show, point barre. Dommage.

 

 

Je vous préviens : si vous continuez à me huer ou à vous moquer de moi, ce sera moi le nouveau champion de la WWE ! Et mon règne durera DEUX ANS !

 

 

Stephanie annonça donc à un Bryan KO qu'il allait devoir combattre Del Rio ce soir avant de s'en prendre à la fiancée de Daniel. Car puisque Brie est l'âme sœur de celui qui scandait "yes !" à tout va au-dessus d'un Triple H humilié par le Big Show lundi dernier, la Bella bio fut punie par un match contre Tamina Snuka, avec Nikki bannie des abords du ring tandis qu'AJ Lee serait dans le coin de la fille de Jimmy Superfly. Le match féminin de la soirée fut des plus correct. Je trouve que les gens sont assez durs envers Brie Bella : je ne la trouve pas si mauvaise, on voit qu'elle bosse et chose non négligeable, elle est une des rares Divas à chercher à faire réagir le public entre deux prises, ce qui est à mettre à son crédit. Bien sûr, c'est Tamina qui a gagné, et qui a enfoncé le clou en s'acharnant sur la jumelle naturelle, à grands coups de Samoan Drop et autres Superfly Splash. Comme si ça ne suffisait pas, AJ Lee ajouta son grain de sel en piégeant Brie avec le Black Widow, histoire de faire bonne mesure. Et la colère de Daniel Bryan dans le bureau de Stephanie McMahon ne fut que la cerise sur le gâteau pour cette dernière, ravie de constater qu'elle avait atteint son but en s'en prenant à Brie : déstabiliser Bryan. Steph n'est pas l'épouse de l'assassin cérébral pour rien…

 

 

C'est toujours marrant, une petite partie de Twister.

 

 

C'est donc un Daniel Bryan perturbé qui entra sur le ring pour affronter Alberto Del Rio dans l'avant-dernier match de la soirée. C'est une affiche bien trouvée : il faut bien occuper le champion du monde avant le retour de son challenger, et ce ne sont pas les deux vidéos annonçant la guérison miraculeusement rapide de John Cena qui allaient le faire. Du coup, on a un joli combat entre deux super catcheurs, tous deux toujours impeccables quand ils sont sur le ring. Le match était de très bonne qualité comme on pouvait s'y attendre, et nous a montré un Bryan comme d'habitude très intense et d'une résistance exceptionnelle, qui faisait jeu égal avec Del Rio, et prouvant ainsi que quoi qu'en dise Triple H, il a l'étoffe d'un champion du monde. Ce n'est d'ailleurs que sur décompte à l'extérieur que Del Rio finit par remporter la victoire, car Bryan partit à la rescousse de sa belle, attaquée par Orton dans les vestiaires, la Vipère ayant néanmoins eu la politesse de prévenir Daniel de ses intentions salaces par l'intermédiaire du titantron, en bon méchant de cinéma de série Z. Évidemment, Orton ne s'en prit pas à la Bella (c'est interdit, on est à la télévision dans un programme familial), et ce n'était que le prétexte d'une embuscade de la Vipère sur la Chèvre dans ces fameux vestiaires (ou plutôt l'infirmerie si je me souviens bien, j'ai un doute), laissant un Bryan terrassé aux pieds d'un Orton jubilant de cette victoire facile et de sa vilenie…

 

 

J'en ai rien à foutre que ce soit ta fiancée : j'ai dit prem's, alors tu attends ton tour, point barre.

 

 

Une fissure sur le bouclier

 

Il me reste à parler du main event de la soirée, et autant dire que j'ai gardé le meilleur pour la fin, comme il se doit. Après leur victoire à Battleground, les frères Rhodes ont eu droit, à contre-cœur de la part de Triple H et Stephanie McMahon, à un match de championnat pour le titre par équipes contre Seth Rollins et Roman Reigns. Ils grillent ainsi la politesse aux Usos, les challengers officiels, mais qu'importe : après le feu d'artifice phénoménal que Cody et Goldust nous ont offert à Battleground, c'est amplement mérité.

 

 

– Au fait madame McMahon, j'ai reçu un mail d'un certain Jimmy Uso qui se plaignait à propos du match de championnat par équipes…

– Qui ça ?

– Moi non plus, je ne sais pas de qui il s'agit. Je ne sais même pas comment il a pu avoir mon numéro…

 

 

Bryan ayant été neutralisé peu avant, c'est un Shield confiant qui s'est préparé pour ce match, car ça fait un allié en moins pour les Rhodes dans les parages. Mais Steph prévint le trio qu'il valait mieux qu'ils restent tous les trois sur leurs gardes : après tout, si les frangins sont là, c'est bien parce qu'ils ont déjà battu les champions par équipes. Aussi, afin de mettre toutes les chances du côté du Shield, Triple H fit de ce match un combat sans disqualification, histoire que Dean Ambrose puisse, en cas de besoin, faire pencher la balance de la justice du "bon" côté.

 

 

La justice, c'est bien, mais gagner, c'est mieux !

 

 

Tu as bien raison, Dean !

 

 

En tout cas, ça fait du bien de voir une ceinture mineure mise autant en valeur : en effet, c'est rare de voir le championnat par équipes faire l'objet d'un main event de Raw ! Et cette place était des plus méritées tant le match fut exceptionnel. Tout était là : un public en folie, et des protagonistes jouant tous leurs rôles respectifs à la perfection. Certes, c'était une redite du combat de Battleground, mais quel plaisir de voir Cody virevolter, Goldust soutenir parfaitement son frère, et le Shield ne rien lâcher ! Le trio, malgré tous ses efforts et ses tricheries, ne put rien faire, et évidemment Ambrose a dû intervenir pour empêcher Cody de remporter une nouvelle victoire avec son Cross Rhodes. Les choses dégénérèrent à partir de là, avec une arène en ébullition, tous les protagonistes à bout de forces, et alors que le champion des États-Unis allait aider Roman Reigns à faire le tombé sur Cody Rhodes, il fut mis hors d'état de nuire par le Big Show, venu depuis les gradins pour rétablir la justice ! Le géant, qui fait l'objet d'une pétition organisée par les catcheurs de la WWE pour obtenir son retour parmi eux (comme quoi, ils ne sont pas si apathiques que ça, bien que cette pétition, c'est un peu le degré zéro de l'activisme anti-Triple H quand on compare ce que fait Daniel Bryan), donna donc une victoire certes litigieuse mais néanmoins légitime à Cody Rhodes et Goldust, nouveaux porteurs des ceintures de cuivre !

 

 

– Tu te rends compte Cody ? On est champions !

– Ouais, à nous les matchs contre des toréadors, des musiciens, des danseurs funk et des nationalistes bas du front !

 

 

Triple H laissa alors éclater sa fureur et entra en scène pour s'en prendre au Big Show, qui eut néanmoins le temps de se replier au milieu du public pour mieux narguer son ex-patron. Il est un peu dommage de voir la célébration du titre des frères Rhodes mise au second plan pour laisser la place à la rivalité entre Triple H et le Big Show, d'autant que je n'aime pas ce à quoi ça semble nous mener : un match à Hell in a Cell entre les deux hommes, ce dont je suis loin d'être friand, pour utiliser un euphémisme…

 

 

– Barrez-vous, c'est moi que les gens veulent voir, c'est l'heure du main event !

– Mais Hunter, l'émission est terminée !

– Impossible, j'ai prévu une super promo d'une demi-heure pour vendre mon match contre le Big Show à Hell in a Cell ! Qui voudrait rater ça ?

 

 

Verdict

 

S'il n'y avait qu'une seule raison de regarder Raw cette semaine, c'est bien ce main event qui a mis le feu à Saint-Louis. Un match exceptionnel, presque aussi bon que celui de Battleground, et qui se termine par une transmission de titre qui met à mal l'empire et son emprise démoniaque. D'ailleurs, passé le moment de joie, il reste quelques questions sur l'avenir de cette histoire : que va devenir le Shield après ce sérieux revers ? Comment Triple H va-t-il réaffirmer son autorité, affaiblie par ce regain d'espoir apporté par les Rhodes ? Les réponses à ces questions, hélas, m'emballent bien moins que cette soirée, un peu comme une gueule de bois après une fête trop bien arrosée : quand on y réfléchit, on se dirige vers un HHH/Big Show à Hell in a Cell, Bryan va sans doute se faire encore avoir dans sa course au titre suprême histoire de pousser le truc jusqu'aux Survivor Series… Le Raw de cette semaine fut très bon, certes, et je suis ravi de voir les Rhodes champions, mais les prochaines semaines, elles, m'inquiètent un peu.

 

 

Au moins, ils n'annoncent pas le retour de Rob Van Dam, c'est déjà ça de pris !

 

 

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