Catch

The Champ is heeeeeere (malheureusement)

Après la pluie vient le beau temps.

Vieil adage populaire

 

Il existe à la WWE une règle tacite qui veut que l'épisode de Raw qui suit un PPV moyen est bon, voire très bon. Hell in a Cell était moyen, alors qu'en est-il de ce Raw ? Eh bien il est moyen aussi, je ne sais pas qui a pondu cette règle de merde. Pour être plus précis, il prépare les Survivor Series avec des ficelles grosses comme ma… euh… enfin très grosses, quoi. Et comme c'est la période et que vous avez été sages toute l'année, vous avez le droit de vous asseoir sur mes genoux pour que je vous conte une nalyse en images, bande de petits veinards ! (quoi, je confonds Halloween et Noël ?)

 

 

Bro ! Comment peux-tu parler de Raw moyen, alors que j'y apparais dans toute ma splendeur ?

 

 

Nalyse de Raw du 28 octobre

 

 

Cena est de retour. Et il n'est pas content.

 

 

Tu rigoles ? Je suis fin heureux ! Je suis revenu plus tôt que prévu et j'ai remporté le titre dans la foulée, c'est le panard. T'as encore voulu faire du sensationnel avec un titre qui claque, hein ? Mange-merde !

 

 

Faut vous y faire les mecs, maintenant c'est comme ça. J'ai des matchs de championnat comme ça, pour rien. Je prends ce que veux, quand je veux. D'ailleurs toi, là-bas. j'ai un title shot pour baiser ta femme. T'as rien à dire, c'est décidé.

 

 

Mais même ce titre injustement gagné ne me rend pas aussi impopulaire que le président français, Francisco machin. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse de plus ? Que je batte le possesseur de la mallette d'une seule main ?

 

 

J'ai ouï dire que l'on m'avait évoqué dans un monologue, donc je viens m'enquérir de la situation.

 

 

Sache, simiesque béotien, qu'en tant que porteur de mallette, je puis obtenir un match pour le titre suprême où et quand je le désire. C'est pourquoi je te conseille vivement de numéroter tes abattis, car mon cerveau génial a découvert que ton triceps n'a pu guérir en si peu de temps. Tu es donc vulnérable.

 

 

Sur ce, la mallette et moi partons, car le moment n'est pas propice à l'utilisation de ce précieux sésame. Adieu donc, phillistin putride.

 

 

 

Ha ha ! C'était un habile stratagème visant à endormir ta méfiance ! 

 

 

Nul doute que quelques coups de chaise sur ton membre vulnérable te rendront plus humble !

 

 

Et une petite étreinte avec le coin du ring achèvera de détruire ton bras, me permettant ainsi de posséder un net avantage lors de notre affrontement pour le titre poids-lourds qui aura lieu sur-le-champ. Le champ. Tu as compris ? C'est une astuce ! Car le champ', dans un instant ce sera moi ! Ha ha ha !

 

 

Putain je dérouille. Mon bras brûle autant qu'un trou de balle après une soirée indienne.

 

 

Que j'aime te voir ramper devant moi, John !

 

 

– John êtes-vous en état de continuer ?

– Gnééver give gniup.

– Très bien, John.

 

 

Tant mieux. Ça m'aurait fait chier de devoir arrêter le match. Ce connard de Cena s'est auto-attribué un title shot pour bouffer mon sandwich, et il a gagné. Il doit payer.

 

 

– Abandonne, maudit ! Ma victoire est inéluctable, car ton état de faiblesse ne te permet pas de me vaincre !

– Naaaaaan ! Gne veux pas gniabandonner !

 

 

Crève, charogne !

 

 

– Veux-tu bien cesser de faire l'enfant, John ? Il faut laisser la place de champion aux autres !

– Nan !

 

 

Vas-y Damien ! Arrache-lui son putain de bras, à ce sale voleur de sandwich !

 

 

– Diantre, il se rebiffe !

– Gniaaaah bobo ! Pourquoi je tape avec mon bras blessé ?

 

 

La vache ! J'ai un putain de mal de bide tout à coup ! J'ai des gaz !

 

 

Le sandwich oeuf-oignons-lapin-salsifis-flageolets-pruneaux ne pardonne pas, sale fils de pute. C'est pas fait pour les estomacs de tafioles !

 

 

Tant pis ! Attitude Adjustment !

 

 

– Vous avez gagné, John. Vous pouvez vous relever.

– Peux pas, j'ai le fion collé au ring. J'ai été soudainement malade et…

– Trop de détails, John. Trop de détails.

 

 

J'ai gagné. Sandow a perdu sa mallette. Il ne sera jamais champion du monde. Je l'ai battu. D'une seule main. Et en plus je suis gaucher. Alors, heureux de mon retour ?

 

 

Ce n'est pas loin d'être la pire soirée de ma vie. J'espère avoir l'occasion de rebondir dans un avenir proche. Car être sacrifié sur l'autel du retour triomphal de John Cena, comme le fut Alberto Del Rio, me laisse un goût amer dans la bouche. Comme le matin suivant une soirée indienne.

 

 

J'ai les boules. Au moins il s'est chié mon sandwich dessus, c'est une consolation.

 

 

Ambrose doit défendre son titre face à Big E Lanston, et ça le met en joie.

 

 

Tu rigoles ? Ça me fait bien chier la bite de me coltiner ce sale rookie. Le mec est un paquet de muscles, t'imagines pas comment je douille quand il me fout des mandales !

 

 

– Mais j'ai pas peur de ce sale rookie ! C'est un rookie ! Et moi je suis le type le plus méchant au monde ! Rien que ça ! Moi ! Moi moi moi ! C'est pas un rookie qui va prendre ma ceinture, ah ça non. Faut vraiment être une grosse merde pour perdre son titre. C'est pas à MOI que ça arriverait.

– Dis-donc, Dean, tu ne ferais pas passer ta petite personne avant le Shield ?

– Non, qu'est-ce qui vous fait croire ça ?

 

 

Et moi je suis une rookine.

 

 

– Malédiction ! Pendant que cette connasse ramenait sa fraise, Dean Ambrose a été disqualifié suite à une intervention de Roman, les Usos sont arrivés et du coup ça s'est transformé en tag team match, playa !

– Seth, ferme-la et tiens-le bien pendant que je lui piétine sa sale gueule.

 

 

Double kick !

 

 

Double spear !

 

 

Reigns et Ambrose Célèbrent la victoire, tandis que Rollins mime l'expression "se décrocher la mâchoire".

 

 

Shawn Michaels s'explique. Et il est content. Ou pas. Je ne sais plus.

 

 

Daniel Bryan, viens gamin. Faut qu'on cause.

 

 

Daniel Bryan s'approche du ring d'une démarche caprine. Il porte la grande tendance printemps-été 2014, le slibard bicolore et les guêtres assorties.

 

 

Shawn Michaels est quant à lui fringué comme un plouc.

 

 

Bon écoute, Danny, j'ai fait ce que j'ai fait parce que parfois un homme doit faire ce qu'il a à faire. HHH est mon poto, il avait besoin de moi alors voilà, je l'ai aidé quoi. En plus t'es un sale vegan, j'aime pas trop les types chelous qui sont infoutus de tuer des daims à l'arc et de les bouffer. Sans rancune ?

 

 

 

 

Allez serre-moi la pince, je me sens con.

 

 

 

 

Putain je suis Shawn Michaels mec ! HBK ! Si tu me serres la main et que tu ne la laves pas, la prochaine fois que tu te toucheras tu auras l'impression que c'est moi qui te fais une branlette !

 

 

 

 

Putain ! Mais t'es chiant ! Tu me rappelles Bret Hart après le Montréal Screwjob, qui…

 

 

Ok je te serre la pogne, mais tu arrêtes de nous gonfler avec tes anecdotes !

 

 

Ha ha ! C'était un habile stratagème pour te coincer dans ma Yes-Lock !

 

 

– Il est furax ! Parle-lui, Jim ! Faut le calmer.

– Euh, Daniel, vous connaissez la blague du pédé qui se laisse mettre la main sur l'épaule ?

– Putain Jim, t'assures pas une cacahouète !

– Mais c'est une blague ! Pour détendre l'atmosphère. En fait c'est lui qui se laisse mettre la main sur l'épaule ! C'est lui le pédé ! Mais pour rigoler !

– Ta gueule, Jim.

 

 

Daniel, vous avez yeslocké HBK. Pouvez-vous nous dire… euh, je vais vous laisser.

 

 

Ben pourquoi elle se tire, celle-là ? Je pense pas que c'est parce qu'on va m'agresser dans les coulisses. Ça n'arrive qu'au cinéma des trucs pareils. Elle doit avoir ses règles. Oui, c'est sûrement ça.

 

 

Ben voilà qu'il fait noir, maintenant ! Sûrement une panne, je ne vois que ça. Je ne suis absolument pas en danger. Aïe ! Qui me frappe ?

 

 

– Fichtre ! La Wyatt Family ! Comment ont-ils pu me voir dans le noir complet ?

– T'as pas payé ta cotisation au club des barbes à poux, Daniel !

 

 

– Guiliguili !

– Nooooon pas les tétooooooons !

– Barbe à poux !

 

 

C'est le diable qui me fait faire ça Daniel. Je reste volontiers sybillin sur ce diable en question afin que chacun spécule sur son identité. 

 

 

Avec un peu de chance, quelqu'un va passer par ici et me filer une petite pièce.

 

 

Los Matadores affrontent les 3MB dans un handicap match.

 

 

C'est un handicap match parce qu'il y a un nain…

 

 

… et un aveugle.

 

 

Olé ! On a gagné !

 

 

– Regarde, Diego, j'ai capturé un rouquemoute !

– Relâche-le, Fernando, il n'est pas comestible.

– Comment tu le sais ?

– Il a des nichons !

 

 

AJ et Tamina affrontent les Bella twins.

 

 

Ça nous met en joie, parce qu'on peut pas les blairer.

 

 

– Moi je suis inquiète, car mon Bryan chéri est à l'hosto.

– C'est pas une raison pour te moucher dans tes doigts comme une dégueulasse, Brie. Regarde, moi mon mec est manchot, et je ne joue même pas l'inquiétude.

 

 

– N'empêche que c'est nous qu'on a gagné ! Et en plus on est plus jolies que vous. Enfin sauf Tamina.

 

 

Kane affronte le Miz.

 

 

Tête de vainqueur !

 

 

Tête de vainqueur !

 

 

Tête de vainqueur !

 

 

Loser malgré tout.

 

 

En même temps, face à un étranglement de Force emprunté à Dark Vador, le Miz ne pouvait pas faire grand chose.

 

 

Stephanie, je me mets à ton service pour je ne sais quelle raison, mais on s'en fout parce que mon retour c'est du grand n'importe quoi.

 

 

Trop bien ! En plus ça m'évite de m'acheter un costume pour Halloween (ici trouille).

 

 

CM Punk affronte Ryback dans un street fight.

 

 

Hier j'ai défoncé Paul Heyman ! C'est trop bien de tabasser un gros de presque 50 piges ! 

 

 

Ça me donne envie de danser le gangnam style !

 

 

Tu rigoleras moins quand je t'aurai pété toutes les dents.

 

 

Mais je n'en ai déjà plus, regarde. Tu ne peux rien contre moi ! Ha ha ha !

 

 

Si c'est comme ça, j'abandonne.

 

 

Coucou, Punk. Désolé de t'interrompre pendant que tu célèbres ta victoire, mais on vient de s'apercevoir que tu n'as pas payé ta cotisation au club des barbes à poux entre 2009 et 2010, quand tu étais gourou de la SES.

 

 

Eh merde. J'aurais dû savoir qu'on échappe pas au fisc, ni au club des barbes à poux.

 

 

– Désolé, Punk, on est obligés de t'épouiller la barbe. C'est la loi !

– Nooooooooooooon !

 

 

Ah oui, j'oubliais. C'est le diable qui m'a dit de faire ça. Voilà une autre piste bien absconse pour vous faire patienter jusqu'aux Survivor Series !

 

 

Les frères Rhodes affrontent les Real Americans

 

 

– Goldust, t'as un truc sur le visage.

– Ah mince, où ça ?

– Ben… partout.

 

 

– J'y crois pas ! Vous vous prenez des branlées par les métèques, mais vous battez les champions, qui se trouvent être de vrais américains bien de chez nous !

– Est-ce que ça signifie que les étrangers ne nous sont pas inférieurs, Zeb ?

– Dis pas de conneries, ça signifie peau de balle.

 

 

Alberto Del Rio fait une promo, mais je n'ai pas de vignette de ce divin moment, alors à la place je vous offre une belle photo de Sheamus.

 

 

Il faut toujours avoir un roux de secours.

 

 

Summer Rae affronte Natalya.

 

 

– Tu t'en sors bien Summer, mais les enchaînements font un peu chorégraphiés. 

– C'est normal, j'ai une gimmick de danseuse ! Toi avec ta gimmick de péteuse, tu pétais bien sur le ring, non ?

 

 

– Hop ! Sharpshooter ! Abandonne, Summer !

– Jamais ! La garde Summer, mais ne se rend pas !

 

 

Ouf, elle a tapé. Elle s'est bien défendue la connasse. En plus elle est plus jolie que moi.

 

 

Randy Orton organise une petite sauterie pour fêter son titre.

 

 

Randy est bien meilleur que vous tous, il faut vous y faire.

 

 

C'est clair ! Je vous suis supérieur dans tous les domaines ! Et personne ne dira le contraire !

 

 

Si ! Moi !

 

 

Sa mère la pute ! C'est le Big Show ! Je croyais qu'il avait une injonction et qu'il avait pas le droit de s'approcher d'ici.

 

 

Ranafout' ! Je suis fâché tout rouge !

 

 

La preuve, je pête tout !

 

 

Même le champion je le tape, ch'uis trop un rebelle.

 

 

– HHH ! T'es le patron et j'ai grave envie de te cogner, Stone Cold style !

– C'est con, tu n'as ni le charisme ni le talent de Stone Cold. Par contre tu es beaucoup plus grand, alors je vais me tenir à distance.

 

 

T'as pas de couilles ! Viens prendre ton stunn… euh ton WMD.

 

 

Toi t'as de la chance que ma femme me retienne ! (Retiens-moi, connasse !)

 

 

Bordel… Ça fait combien de shows que je termine par terre, assommé ? Si j'avais su tout ce que j'allais me prendre dans la gueule, j'aurais jamais accepté d'être le visage de la compagnie.

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