Catch

Défis de tout bois

Chaque fois que vous êtes en conflit avec quelqu’un, il y a un facteur qui peut faire la différence entre endommager votre relation et son approfondissement, ce facteur est l’attitude.

William James 

 

À une semaine du show Turning Point promu à la hauteur du PPV qu’il fut autrefois, nous avons eu droit à un véritable épisode de transition. Mi-figue, mi-raisin, et même un peu citron par moments.

 

 

– Accrochez-vous ça va envoyer du challenge dans tous les sens.

– Bon n’en profite pas trop non plus.

 

 

Nalyse TNA Impact du 14 novembre 2013

 

 

Pour la deuxième semaine d’affilée (bon ok il s’agissait d’un double enregistrement le même jour !) le show a lieu à Cincinnati, Ohio. Dernière bifurcation avant de regagner les douillets studios d’Orlando pour l’Impact spécial susnommé Turning Point, du sobriquet de cet ancien PPV qui ne constituait que trop rarement un tournant majeur.

 

Plongée traditionnelle dans les arcanes de l’arène pour présenter des images de l’arrivée des deux protagonistes du main event de ce soir : Austin Aries et Kurt Angle. J’aime toujours autant l’air faussement détaché que prennent les catcheurs pour donner l’impression qu’ils ne savent pas qu’on les filme. Mention spéciale sur ce coup au regard habité d’Angle.

 

Clip récapitulatif des évènements autour du titre mondial. Après le départ d’AJ Styles en décapotable, de brefs extraits du match Jeff Hardy/Chris Sabin rappellent la qualification pour les demi-finales de la Charismatic Enigma. S’ensuit un focus sur le Submission Match de ce soir. Le tout annoncé avec ce type de voix lugubre rappelant les bandes-annonces des plus grands (ou plus mauvais) films d’action américains. Personnellement j’adore cette emphase, et surtout le fait que le tournoi s’étale sur plusieurs semaines au lieu d’être bâclé en un seul show. Ce qui nous laisse le temps d’échafauder toutes sortes de fantasmes et théories sur la manière dont sera réintroduit AJ Styles au sein de la compagnie. Au risque d’être déçu, il est vrai, mais le catch c’est aussi savoir « vendre du rêve » et la TNA y parvient avec cette opération tournoi mondial.

 

 

Et mon regard de tueur il ne vend pas du rêve peut-être ?

 

 

Arrivée groupée des Aces & Eights sur la rampe. Taz s’étrangle de rire au micro en réminiscence du coup fourré du clan lors de la dernière édition, Brooke y va d’une petite danse bien chaudasse, Bully Ray jubile et s’approche de la table des commentateurs pour se moquer de Mike Tenay, bref tout roule de nouveau dans le plus cruel des mondes.

 

Bully débute son speech en se vantant d’être passé maître en manipulation, ayant su se jouer des fans et de tous les signaux annonciateurs d’une scission du groupe. Il définit son clan par sa qualité, son excellence, symbolisée notamment par la plastique de Brooke, revenant au premier plan pour s’exhiber fièrement comme son rôle de poupée heel l’exige. Le leader déclare ensuite que la possession du titre mondial n’est même pas nécessaire dans son cas, qu’il est déjà l’homme dont tout le monde parle, et dont les actes définissent la compagnie. L’Alpha et l’Omega ni plus ni moins. Il s’attaque ensuite à Ken Anderson, dénonçant sa tentative de sabotage avant d’accepter son challenge pour le spécial Impact Turning Point dans une semaine. Il garantit que cette fois-ci il lui administrera un Piledriver décisif sur la rampe.

 

Il n’en fallait guère plus pour provoquer l’arrivée du principal intéressé. Mr Anderson explique qu’il ne veut pas se contenter d’une victoire la semaine prochaine, que comme le public il est exténué des A&8. Par conséquent, il propose une clause de démantèlement du clan en cas de succès, un bannissement total, sans même la possibilité de se réunir dans un futur lointain.

 

Bully réplique qu’il n’est pas stupide, qu’il n’a aucune raison d’accepter une telle stipulation. La proposition est alors explicitée par Anderson : puisque sa femme attend actuellement des jumeaux, il est prêt à se consacrer à un gentil rôle de papa en cas de défaite. En somme, il joue sa carrière sur le résultat de leur match. Dans une diatribe heel des plus épicée, Ray affirme qu’il serait capable de porter un Piledriver sur la femme enceinte de son adversaire, que ce serait une folie qu’il mise son avenir à la fédération sur un match. Entre temps, Mr Anderson s’avance près des cordes et les rivaux se font désormais face. Le Roi des Assholes confirme qu’il est bien fou et se jette dans la gueule du loup.

 

Après un début de tabassage, il s’extirpe du duo Knux-Bischoff et annihile l’agression d’un Ray muni d’une chaise. Tandis que le chef de clan se réfugie de manière très pleutre derrière sa fiancée, Anderson, très remonté, reprend le micro et défie Knux pour un combat immédiat, histoire de se préparer à la guerre de jeudi prochain. Ray adoube le challenge et encourage son ouaille à se rendre sur le ring.

 

Excellent segment avec une promo de Bully Ray digne d’un Triple H à sa grande époque heel. Il parvient définitivement à se démarquer de son étiquette d’ancien Dudley Boys, et je ne le vois pas perdre son statut de main eventer de sitôt, ni être réduit à une association par équipe. Le tout est très vif, dynamique, bouclé en l’espace de six/sept minutes avec une très bonne interaction avec le public. Après la menace de RKO de Randy Orton sur sa propre grand-mère, voilà venue celle de planter un marteau-pilon à une femme enceinte, à quand celle de clouer au pilori une religieuse noire homosexuelle et tétraplégique ? Vive la politique du « toujours plus » catchesque ! Je m’attends à un brutal No Holds Barred dépassant la saveur de tous les Monster’s Ball réunies, pourvu qu’on leur donne une bonne quinzaine de minutes à Turning Point. Il n’a pas été précisé si ce show aurait la durée d’un Impact « normal », mais au vu de la carte annoncée il aurait besoin d’un peu plus. 

 

 

70 ans que tu commentes du catch et tu ne l’a pas vu arriver celle-là !

 

 

MATCH 1 : Mr Anderson vs Knux

 

Combat à l’allure de Street Fight malgré l’absence d’armes. Anderson n’a même pas pris la peine de quitter sa tenue de ville (absence de shape à camoufler ?) pour se lancer dans un brawl assez insipide. Dominé l’ensemble du match il sort un Mic Check de nulle part pour s’adjuger le compte de trois. Le vainqueur, visiblement épuisé par sa performance, prend une nouvelle fois le micro pour s’auto-annoncer et délivrer un dernier teasing concernant l’opposition face à Ray.

Rien à dire sur ce passage, si ce n’est que j’espère l’ancien Mr Kennedy plus en jambes la semaine prochaine.

 

Un segment, présenté comme ayant été enregistré à Chicago le lundi précédant l’émission, dévoile un Joseph Park toujours aussi stressé par les agissements de Bad Influence à son encontre. Il insiste d’ailleurs sur le nom tout à fait approprié de cette équipe. Pour résoudre son tourment, il ne lui sert à rien de boire pour se donner du courage (pas sûr d’avoir saisi si l’expression utilisée allait dans ce sens), il ne voit rien d’autre que de lancer un défi à Christopher Daniels. Il promet de laisser son partenaire aux vestiaires, et qu’en retour son adversaire devra en faire de même.

 

Retour dans les couloirs avec le duo Bad Influence plutôt intrigué par ce défi. En conversation « privée » avec Kazarian, Daniels évoque la pâle prestation de Park dans le deux contre deux la semaine passée, s’étonne de cette audace soudaine alors qu’il a toujours été trouillard jusque-là. Aurait-il perdu la tête ? Peu importe dans le fond, Daniels suggère à Kaz de rester en retrait, qu’il va s’occuper seul de la blague qu’est Park ce soir. The Fallen Angel prend soin de vanter son association avec Kaz comme la meilleure du business, qu’ils n’ont plus à le démontrer. Il pimente le tout d’une petite allusion au titre TV d’Abyss, sans doute au fait que viendra bientôt le moment de récupérer cette ceinture (pas sûr d’avoir tout cerné là aussi, si quelqu’un peut m’en dire plus). En instance de départ, Daniels croise sur sa route Bobby Roode. Les deux larrons de Bad Influence s’extasient sur le nouveau t-shirt de leur ami Ego Hall of Famer.

Deux petites séquences ni drôles ni très utiles, à moins que mon anglais approximatif m’ait fait passer à côté de l’essence du message délivré.

 

 

Je suis plutôt Diesel moi, je mets du temps à démarrer, mais après…

 

 

Nouveau teaser sur le Submission Match entre Aries et Angle en fin de show, deuxième quart de finale du tournoi pour le titre poids lourds. Mon Dieu que ça risque d’être excellent ! Ou énorme au choix (Célian Varini spéciale dédicace).

 

MATCH 2 : Joseph Park vs Chris Daniels

 

Match qui se laisse regarder exclusivement grâce au travail de Daniels pour incarner sa gimmick de fourbe taquin. Une bonne interaction avec la foule et des mimiques toujours savoureuses. Le finish est propre à un match de milieu de carte ne devant pas s’éterniser : alors que Park l’acculait dans le coin avec une boxe hideuse à souhait, son adversaire lui assène un Low Blow et rentabilise aussitôt avec un tombé.

 

En coulisse, Knux est atterrée et colérique vis-à-vis de sa défaite du soir, malgré les paroles rassurantes de Garrett Bischoff puis de Bully Ray. Ce dernier relativise avec le dicton « Parfois on gagne parfois on perd ». Quant à Anderson, il ne sera pas celui qui scellera le sort du clan, il garantit de mettre un terme à sa carrière la semaine prochaine, rappelant qu’il s’est pris au piège tout seul en acceptant un match sans disqualification. Remobilisés, les trois repartent on ne sait où.

Bien vu de réaffirmer l’unité du clan, pour laisser planer le doute sur l’issue de la rencontre Ray/Anderson. Je crois la compagnie capable de tout en la matière, comme remettre au placard un gars à la carrière en dents de scie depuis sa signature du côté d’Orlando.

 

 

MATCH 3 : Ethan Carter III vs Norv Fernum & Dewey Barnes

 

Cette fois on voit survenir le coup de loin. Dès l’annonce qu’il s’agirait d’un match handicap, je me doutais qu’allait resurgir les deux « nerds » comme les surnomme Taz au micro. Et si la piètre série de victoires d’EC3 visait au final à populariser ces jobbers du pauvre ? S’il s’agissait en fait d’une losing streak ? Maintenant que le partenariat avec l’OVW s’achève, il devient bien illusoire de croire à l’émergence de stars maison. Alors pourquoi ne pas assister à des défaites continuelles des opposants de pacotille, jusqu’au soir où EC3 sera surpris dans Un Roll Up semblable à celui du 1-2-3 Kid sur Razor Ramon en son temps ?

Pour l’heure Carter exécute les deux hommes et les couvre simultanément. Il nous gratifie bien entendu de sa catchphrase dans la foulée : « Je suis un Carter, et le monde a besoin de nous ». Concernant cet angle, je rendrais hommage à un de nos illustres premiers ministres défunts : Je ne suis ni pour ni contre… bien au contraire.

 

 

Cette semaine le système binaire devait choisir entre 0 ou 2.

 

 

Deuxième épisode « clandestin » des aventures d’AJ Styles au Mexique. On le voit notamment aux côtés du patron de la AAA puis défendre son titre de manière officieuse.

Au retour à l’antenne, Dixie Carter s’excite auprès de la régie et demande en vain des explications sur l’origine de ces images. Elle dit alors aux techniciens qu’ils ont intérêt à résoudre la question.

Selon le principe que « Plus c’est gros plus ça passe » je me réjouis de la diffusion de ce clip et souhaite que l’on ait encore des nouvelles de Styles du côté du Japon, de la RoH ou qui sait de la FFCP. Monsieur Marc Mercier, si vous voulez devenir Champion du monde pour la 36e fois vous savez ce qu’il vous reste à faire.

 

Nouveaux extraits du premier quart de finale du tournoi la semaine dernière entre Chris Sabin et Jeff Hardy. Ce dernier témoigne avoir laissé en chemin une partie de sa couronne aux dents, mais ces risques font partie du business et il devra encore les encourir pour aller au bout de ce tournoi.

 

Nouveau clip (décidément) avec cette fois-ci à l’honneur le PPV Destination X de 2012, lorsqu’Austin Aries passa brillamment du statut de leader incontesté de la X-Division à celui de Champion TNA aux dépens de Bobby Roode.

 

 

La régie pas assez vite entre deux clips.

 

 

Après un bref plan sur Aries, concentré dans son vestiaire, nous assistons à l’arrivée sur le ring de Dixie Carter. De son sourire fake incrusté sur le visage, elle reprend à son compte l’idéologie de réaliser « des choses bonnes pour le business », fustigeant de manière allusive AJ Styles, ce Redneck ayant récemment quitté la compagnie. Or, elle affirme que puisque nul n’est irremplaçable, elle exceptée, il faut avancer, que le business ne se retourne pas sur le passé. Devant les huées persistantes de la foule, elle rappelle que Styles s’est comporté comme un voleur : il a dérobé la ceinture pour partir au Mexique via une voiture elle aussi dérobée. Ses pseudo-défenses de titre n’ont par conséquent aucune valeur réelle. Elle qualifie le tournoi actuel pour le titre de révolutionnaire, rappelle l’issue du premier quart de finale, la tenue du deuxième ce soir tandis que les deux derniers auront lieu à Turning Point. Aussi appelle-t-elle les quatre derniers participants du tournoi à la rejoindre. Bobby Roode, James Storm, Samoa Joe et Magnus se rendent fissa sur le ring.

 

Dixie révèle avoir tourné la roue un peu plus tôt dans la journée pour l’attribution des clauses des deux combats concernés, invitant par là même les fans à aller constater les faits sur Internet via Impact365 (ce que j’ai fait, sans pouvoir distinguer la méthode de trucage de la roue).

Les deux anciens Beer Money se livreront un Bull Rope Match (plutôt bienvenu). Ne se contentant pas de cette annonce, Dixie martèle à Storm qu’il partira avec un désavantage du fait de ce type d’opposition et de la forme du moment de Roode, double vainqueur de Kurt Angle dans les dernières semaines. La patronne harangue même le Cowboy et le met au défi de prouver sa valeur. Ce dernier réagit vivement, rappelle qu’il a déjà été Champion du monde, que l’heure est venue de regagner les sommets pour représenter dignement tous les rednecks et texans. S’ensuit une petite interaction avec Roode, se vantant d’être le vrai Original du duo.

 

Dixie les enjoint de repousser leurs esclandres à la semaine prochaine et annonce ce qui attend deux autres anciens équipiers, Magnus et Samoa Joe, voués à combattre dans un Falls Count Anywhere Match. Le spécialiste des souplesses se moque de la clause, reproche à Dixie d’utiliser ce tournoi comme une couverture pour masquer son incompétence à avoir su gérer le cas AJ Styles, un de ses mauvais choix parmi d’autres. Il assure qu’il remportera le titre, que la première chose qu’il fera ensuite c’est d’aller trouver l’homme ne l’ayant pas perdu.

Dixie hausse le ton et suggère à Joe de se méfier, car il a déjà bien de la chance de compter parmi les participants, elle pourrait le remplacer comme bon lui semble.

Magnus abrège l’altercation naissante et se montre plus corporate que son ami, il salue la tenue de ce tournoi comme étant une vraie chance pour que tous les meilleurs catcheurs en activité se rencontrent. Et bien sûr l’occasion pour lui d’atteindre les sommets.

 

Le principal intérêt de ce long segment est l’opposition « politique » nouvelle entre Dixie et Samoa Joe. Nous dirigerions-nous vers une nouvelle levée de boucliers de la Frontline (composée des TNA Originals) menée par Joe face à un club de jeunes loups dirigé par Magnus et pouvant comporter par exemple EC3 ?

Une chose est sûre : il y aura du heel turn et/ou du face turn dans les prochaines semaines, les paris sont ouverts.

 

 

Au premier rang on joue à qui est le plus bougon entre Mamie Smart et Baby Mark.

 

 

Retour en coulisse avec Mr Anderson tombant à bras raccourcis sur Garrett Bischoff, mystérieusement esseulé dans les bas-fonds de l’arène. Il l’attache à un pilier avec des menottes et se permet même de boire sa bière.

Pas très honnête pour un gars qui s’enorgueillit de n’en vouloir qu’à Bully Ray.

 

Nouveau clip pour récapituler les matchs prévus au Spécial Turning Point.

 

Clip rétrospectif sur les débuts TNA de Kurt Angle et surtout le point d’orgue de SlammiVersary 2006, son premier titre poids lourds incontesté acquis à l’issue d’un King of the Mountain Match.

 

MATCH 4 : Gail Kim se débarrasse facilement, et sans l’aide de Lei’D Tapa, d’Hannah Blossom, une jobbeuse britannique (Open Challenge) et conserve le titre des Knockouts.

 

À noter qu’après l’affrontement Kim prévient qu’elle renouvellera sa proposition aux catcheuses hors TNA show après show. Car selon elle, son règne est appelé à se poursuivre et confirmera son statut de Championne la plus dominante de tous les temps.

Je persiste à penser que ce genre d’angle n’a d’intérêt que s’il aboutit au retour-surprise d’une catcheuse historique. À l’instar de la streak d’Ethan Carter, nous allons devoir nous farcir plusieurs oppositions contre des inconnues avant l’éventuelle délivrance.

 

Pour dire si c’était facile, ce levé de bras fut la seule intervention de Lei’D Tape-La.

 

 

Bande-annonce cette fois-ci pour un show One Night Only sous-titrée Tournament of Champions, et apparemment déjà en boite.

Étrange choix de communication de la compagnie sur ces PPV parallèles à la chronologie.

Cette accumulation d’annonces brouille un peu le message, puisqu’en plein buzz autour de la réattribution du titre mondial on promulgue un autre tournoi, incluant lui Bully Ray par exemple. Autrement dit, les catcheurs vont ne laisser rien paraître à l’antenne de la tenue de ce show, alors que des clips en font la promotion ? Mouais, on fera aussi comme si on n’avait rien vu.

Renseignements pris, ce Tournoi des Champions a été diffusé aux USA le 1er novembre, mais enregistré si longtemps en avance que Mr Anderson appartenait encore aux Aces & Eights !

 

Joseph Park s’amène de nouveau au ring, cette fois-ci pour une promo. Il dénonce le harcèlement continuel de Bad Influence, ne mérite pas selon lui d’être moqué autant. Certes, il avoue être moins bon que son frère Abyss, appelé d’après lui à devenir Hall of Famer. Il ne sait que donner comme réponse lorsqu’on lui demande où se trouve son frère, car ce dernier est imprévisible et fou. La situation n’a rien d’amusante pour lui, il veut mettre fin à certaines rumeurs persistantes et défie donc son frère en duel la semaine prochaine !

Park quitte le ring dans l’incrédulité générale et les rires des commentateurs américains.

Quel nouveau stratagème va trouver la compagnie pour rendre possible une opposition Park/Abyss ? Osera-t-elle aller au bout de son audace avec un combat schizophrénique d’un homme luttant contre ses mauvais démons ? Dire que tout ça a commencé par la projection d’Abyss par Bully Ray dans un transfo à Genesis 2012… Qui s’en souvient encore ?

 

Mouais, ça me paraît bien de l’attacher ici, ce n’est pas comme si c’était une zone de passage.

 

 

Mr Anderson détache G.Bischoff et le hisse sur ses épaules, vers une destination inconnue.

Qu’ont-ils bien pu faire depuis tout à l’heure ? N’y a-t-il eu personne pour passer par ce hall sombre où est apparemment stocké tout le matériel de la production ? Tellement gratuit que ça n’en est plus drôle.

 

MATCH 5 : Kurt Angle vs Austin Aries

 

Encore un classique au répertoire du médaillé olympique, ça commence à sérieusement déborder de la vidéothèque à présent. Comme prévu les Ankle Lock et Last Chancery ont été à l’honneur, comme prévu Bobby Roode s’est pointé pour désarçonner son rival numéro un, comme prévu Aries a livré un travail de sape de pur heel, comme prévu Kurt a tenu à envoyer un message à son ennemi en concluant avec un Arm Trap Crossface.

Que de l’attendu donc, et pourtant aucune déception. À part les parties du match hachées par les coupures publicitaires. L’attitude de Roode, une fois floué de sa prise de soumission par Angle, est un régal pour les yeux. Ce mec est définitivement le meilleur rageur du catch professionnel. Aurait-il dû endurer une agression de sa femme qu’il n’en aurait pas autant grimacé.

 

En tout dernier instant, Mr Anderson se rend sur la rampe et réalise un (mauvais) Piledriver sur son otage du jour. Encore présents, Roode et Angle vaquent à leur fixation mutuelle. Étrange couplage des éléments pour conclure un show.

 

 

Bon c’est bientôt fini la pub ? Je veux bien faire le con pour meubler un peu…

 

 

Cette conclusion est à l’image du ressenti général, un certain goût amer. J’ai parfois eu l’impression de regarder « Le Plus Grand Teaser du Monde » tant les différents clips et bandes-annonces promotionnelles ont peuplé le show, de même que les différents speechs n’étaient tournés que vers le Spécial Impact Turning Point, confirmant que l’évènement n’était pas sous nos yeux, mais à venir. Manquait plus qu’un Patrick Sébastien pour déclarer toutes les cinq minutes « Ah ah j’adore, c’est génial ! ».

 

 

On termine avec les récompenses du soir :

 

« Le moment dont on se souviendra encore dans un mois » : Aucun

 

« La séquence drôle de la soirée » : La tête de rageur de Bobby Roode à la fin du match Angle/Aries

 

« Le Match de la soirée » : Kurt Angle vs Austin Aries

 

« La Phrase de la soirée » : Samoa Joe « Quand je m’emparerai du titre, j’irai le défendre contre celui qui ne l’a pas perdu. »

 

« La Pop de la soirée » : Mr Anderson

 

« Le Heel Heat de la soirée » : Dixie Carter

 

 « Le « On comprend pas tout » de la soirée » : L’abandon de Garrett Bischoff aux mains de Ken Anderson.

 

« La mention spéciale » : La promo d’ouverture de Bully Ray, vrai patron du micro à la TNA.

Je vais bien galérer si je veux faire un Ankle Lock dans un Bull Rope Match moi.

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