Catch

CDC Awards 2013 : Meilleur moment

Sweeter than wine

Softer than a summer's night…

Lou Reed, This Magic Moment

 

Pendant que vous vous creusez la cervelle pour désigner le pire moment de l’année écoulée (dépêchez-vous, vous avez jusqu’à minuit ce vendredi), on vous offre le versant lumineux de ce que la WWE sait faire, avec cette compilation des moments les plus marquants de 2013, dans le bon sens du terme cette fois.

 

 

Somebody call my moment !

 

 

CDC Awards 2013 : Meilleur moment

 

 

Un « moment ». C’est quoi un moment ?

 

Une flagrance fugace d’effluve évanescente ? Ce clin d’œil entre la naissance et la mort qui s’appelle la vie ? Un bref intervalle de temps, nous dit le dictionnaire.

 

Quant à nous, nous nous en tenons au principe suivant : un moment, pour être inclus dans notre sélection des meilleurs de l’année, doit être « Youtubisable » (comprendre : pas une sensation générale du genre « la renaissance de la division par équipes » mais une séquence datée et précise) et nous avoir apporté une grande satisfaction ou nous avoir surpris en bien. Il y a dans la liste que nous avons finalement élaborée des « mark out moments » comme on dit, mais aussi des segments qui nous ont simplement remplis d’une joie pure, enfantine, un peu niaise même. Vous retrouverez donc dans ce best of de 2013 des victoires héroïques, des promos d’anthologie, des visuels impressionnants, des évolutions de storyline salutaires, et ainsi de suite. Vous avez sans doute vos propres moments préférés, alors n’hésitez pas à nous en faire part en comms !

 

 

– Oui alors moi je pense que la micro-seconde où on a vu le téton de Kaitlyn… ^^

– On mettra ça hors catégorie, OK ?

 

 

Nous avons été douze à voter, chacun dressant un top 5 de ses moments favoris (et Dieu sait que ce ne fut pas facile), attribuant 5 points au meilleur moment, deux au suivant et ainsi de suite. Avant de passer au classement, retour sur le palmarès des années passées. Cliquez sur les liens, la plupart sont encore actifs !

 

 

 

2012

1/ Le retour de Brock Lesnar, 28 points sur 60 possibles

2/ Le retour de Chris Jericho, 27 points

3/ Kane chez le psy, 21 points

4/ Le triomphe des "Yes !" au lendemain de Wrestlemania, 17 points

5/ CM Punk attaque le Rock et rejoint le côté obscur, 15 points

 

2011

1/ CM Punk gagne à Money in the Bank et s’enfuit avec le titre WWE, 18 points

2/ La promo shoot de CM Punk, 16

3/ L’annonce de la retraite d’Edge et sa célébration, 13

4/ Christian devient champion du monde poids lourds, 10

5/ Le retour du Rock, 7

 

2010

1/ L'invasion du Nexus, 21 points

2/ Le discours de départ de HBK, 15

3/ex. Evil Miz Girl, 5

3/ex. Le retour de Daniel Bryan à Summerslam, 5

3/ex. Les faux adieux de Cena, 5

 

2009

1/ex. Jericho déguisé en fan attaque Mysterio, 9 points

1/ex. Orton DDT et embrasse Stephanie, 9

3/ex. CM Punk arrive déguisé en Jeff Hardy, 8

4/ex. Edge entre dans l’Elimination Chamber de Raw, 7

4/ex. Chris Jericho démasque Rey Mysterio à Extreme Rules, 7

 

 

La preuve que 2013 aura été une année colossale : ce segment pourtant inoubliable n’a été cité par personne.

 

 

 

Palmarès 2013

 

 

1. La fausse retraite de Mark Henry, Raw, 17 juin, 38 points sur 60 possibles

 

Aux CDC, on se prétend fins connaisseurs du fonctionnement du catch. Les rebondissements, on les voit venir à des bornes. Les plus fines ficelles des storylines sont à nos yeux d’experts d’énormes câbles. Les grosses surprises prévues par la WWE ne nous décontenancent guère. Mais nous avons tous mordu comme les marks les plus innocents dans la formidable promo prononcée ce jour-là par MONSIEUR Mark Henry, sanglé dans une seyante veste rose saumon. Encore marqués par le souvenir des émouvants adieux de Shawn Michaels en 2010 et d’Edge en 2011, nous avons totalement cru que le grand Mark venait réellement nous annoncer son départ définitif à la retraite. Il est vrai que le bonhomme n’a pas lésiné sur le work-shoot pour accomplir son forfait, ses yeux se mouillant à l’instant de promettre à sa gamine que son bourlingueur de papa rentrait pour de bon à la maison. Ce n’était que pour mieux endormir notre vigilance, ainsi que celle de ce benêt de John Cena qui, affichant une mine compassée de circonstance, regardait avec satisfaction ce dangereux adversaire annoncer qu’il n’y aurait plus de ass kicked ni de wig split. La suite fut un coup de tonnerre d’autant plus jouissif que c’est le boyscout Cena qui se prit un World’s Strongest Slam tonitruant qui nous fit bondir de notre canapé en simili cuir comme si nous l’avions nous-mêmes encaissé. La feud serait courte et décevante, mais son lancement fut absolument parfait.

 

 

– Je vais rentrer chez moi… Passer plus de temps avec mes proches… Retrouver les plaisirs simples de la vie…

Oh là là, Mark dit sans doute la vérité ! C’est exactement ce que j’avais dit quand j’ai pris ma retraite il y a deux ans à cause du Nexus !

 

 

 

2. Daniel Bryan devient champion WWE à Summerslam, 31 points

 

Certains d’entre nous ajoutèrent dans leur vote « et se fait casher la gueule par Randy Orton », mais ça ne change rien : la fin de Summerslam fut probablement le main event de PPV le plus marquant de 2013, loin devant l’unification des titres de champion du monde à TLC et la réconciliation Rock-Cena de Wrestlemania. Bryan, enfant chéri de l’IWC en général, des CDC en particulier et de tout ce que la planète compte de gens de bon goût, avait enfin atteint le Graal, en terrassant — clean s’il vous plaît — l’indestructible Cena. Mais le preux chevalier n’allait pas savourer longtemps puisque, comme dans les meilleurs « season finale » des séries à suspense, il fut immédiatement trahi par deux personnages de premier plan, qui repassaient ainsi du côté obscur de la force pour la première fois depuis des années. Là aussi, l’élément de surprise fut réel, et vint s’ajouter à la joie ressentie à l’issue du main event — même si certains furent prompts à crier au scandale, à convoquer le spectre des 18 secondes de sinistre mémoire et à annoncer que les cols blancs de la fédération enterraient Bryan, le champion du peuple… Ce qui était exactement leur but, donc c’est bien joué !

 

 

Yessus Interruptus.

 

 

 

3. Cash-in de Dolph Ziggler, Raw, 8 avril, 25 points

 

Il y a une constante dans les moments de notre podium : ils voient tous les trois un Face mordre la poussière, Cena dans les deux premiers cas, Del Rio ici. Car oui, le milliardaire méprisant était devenu face… On s’attendait à un cash-in du Show Off la veille, à Wrestlemania, une soirée de gala qui aurait parfaitement convenu à l’appétit de gloire de l’égomaniaque Ziggler, mais il choisit de patienter vingt-quatre heures de plus, histoire de frapper un soir où il était sûr d’être le seul à voler le show, ce qui fut fait sans coup férir face à un Del Rio amoindri par une attaque préalable de Jack Swagger. Après des années passées à monter patiemment dans la carte, après un premier règne de champion poids lourds incroyablement mal géré (on ne sait toujours pas s’il a été champion ou non à l’époque où Vickie et Teddy Long se disputaient les responsabilités à Smackdown), le blond platine était enfin récompensé de son incroyable dévouement à la cause, lui qui est sans doute le plus grand bumper de la galaxie, en plus d’être l’un des catcheurs les plus doués entre les cordes. La salle ne s’y trompa pas, qui accompagna son sacre d’un rugissement de bonheur qui annonçait déjà le double turn Ziggler – Del Rio qui se produirait deux mois plus tard. Et qui semblait aussi annoncer que Ziggy venait de valider pour un bon bail sa place au main event — ce qui, on le sait, ne serait pas exactement le cas…

 

 

Dolph Ziggler, sur le point de découvrir que le plafond de verre peut être franchi dans les deux sens.

 

 

 

4. Réintégration des Rhodes après leur victoire sur le Shield, Battleground, 12 points

 

Il est assez rare que nous « récompensions » les feelgood moments voulus comme tels par la WWE. Ceux-ci nous semblent généralement trop niais, manquant de souffle ou de finesse. Mais quand Goldust et Cody Rhodes, avec l’aide de leur bedonnant mais fringant papa, sont venus à bout du duo quasi invincible formé par Rollins et Reigns pour regagner leur emploi à la WWE, nous fûmes nombreux à ressentir très exactement ce que les bookers avaient voulu qu’on ressente : une joie enfantine à la vue de la victoire des gentils sur les méchants. Des sentiments aussi purs sont rares et méritent donc largement d’être chéris…

 

 

– Ah, mes fils chéris ! Je suis tellement fier de vous que je serais presque prêt à oublier que vous êtes pédés.

Mais papa, je suis pas pédé moi.

Arrête ton char, Cody, tu crois tromper qui ? Je t’ai encore vu te laver les mains avant de passer à table l’autre jour.

 

 

 

5. Promo d’AJ sur les Total Divas, Raw, 26 août, 10 points

 

Au moment de cette promo, AJ Lee n’avait déjà plus grand chose à prouver. Depuis son arrivée à la WWE, en 2010, elle avait déjà tout fait, ou presque. Elle avait démontré une capacité incomparable à incarner la girl next door ingénue, mais aussi l’amoureuse transie, la femme déçue et vengeresse, la bipolaire inquiétante, la fausse copine manipulatrice… Elle avait affiché une énergie et une justesse in-ring qui la mettaient au niveau des meilleures catcheuses passées par la fédération. Elle avait interagi, souvent brillamment, avec une bonne demi-douzaine de stars masculines parmi les plus grandes de l’époque, de Cena à Punk en passant par Bryan, Kane, Ziggler et même Vince en personne. Elle avait été General Manager de Raw. Et elle était devenue championne des Divas à Payback, deux mois plus tôt, en battant Kaitlyn dans un match dont on se souviendrait encore à la fin de l’année, ce qui est rarissime chez les nanas.

 

Pour sceller sa place au firmament de la WWE, il ne lui restait qu’une chose à accomplir : une promo work-shoot vénéneuse, aussi connue sous le nom de pipe-bomb depuis un certain soir de Raw, en juin 2011, quand CM Punk s’assit en tailleur sous le titantron. Cette promo fondatrice, elle l’a prononcée le 26 août, face aux péronnelles des Total Divas rassemblées dans le ring, et malgré les insupportables piaillements des Bella Twins. En trois minutes, tout était dit : la WWE ne voyait dans ses catcheuses que des mannequins tout juste bonnes à être exhibées dans un show crapuleux de télé-réalité, mais elle, AJ Lee, s’était faite par elle-même, dans le respect de la tradition, elle avait appris son métier de catcheuse à la dure, elle avait tracé sa voie sans sucer personne, elle avait imposé son physique non conforme à la plastique barbiesque, ou barbieblankienne, exigée par Vince et ses sbires, elle était le catch, tandis que ses adversaires étaient des starlettes interchangeables, merci de votre attention, au revoir, et dans l’écho de la chute du micro ses mots faisaient leur chemin jusqu’au cerveau de ses cibles !

 

 

– Elle a dit quoi ?

Qui ?

Meuh.

 

 

 

6. CM Punk attaque l’Undertaker à coups d’urne, Raw, 1er avril, 9 points

 

Vous avez eu la possibilité de voter pour cette séquence dans le cadre du WTF Award, ce qui montre bien à quel point elle aura été controversée. Si certains, y compris les propres fils de Paul Bearer (non, ni le Taker ni Kane, les vrais) ont trouvé qu’il s’agissait d’une faute de goût, d’autres ont applaudi à l’audace des bookers sur ce coup-là et affirmé que Bearer lui-même, qui s’était bien fait tuer une demi-douzaine de fois à l’écran, aurait adoré que ses cendres soient dispersées sur la plus grande star à laquelle il aura été associé lors du buildup du prochain match de la Streak…

 

 

– Sinon les mecs, z’êtes sûrs que ça va pas nous faire de la fausse pub ?

Mais non Punk, sois tranquille. Au pire on dira que c’était un poisson d’avril.

– Habile !

 

 

 

7. L'Undertaker, Kane et Daniel Bryan le poing levé après avoir repoussé le Shield, Raw, 8 avril  / Le début de la Wyatt Family, Raw, 8 juillet Miz Tv avec Daniel Bryan & John Cena avant Summerslam, Raw, 12 août, 7 points

 

 

On retrouve à ce rang trois séquences différentes dont chacune correspond à l’un des aspects que l’on préfère dans le catch. Le 8 avril, les Brothers of Destruction et notre catcheur favori nous ont offert un cliché qui sera peut-être celui de l’année, au même titre que l’image du Taker s’appuyant sur Triple H et Shawn Michaels après sa victoire sur le Game à Mania avait été l’image la plus marquante de 2012. Trois mois plus tard, on assistait à l’arrivée, fort bien hypée à coups de vignettes inquiétantes, d’un nouveau trio, et qui n’aime pas les débuts bien buildés d’un clan heel ? Enfin, lors du go-home Raw de Summerslam, Bryan et Cena ont réalisé une promo si intense qu’on en a même oublié qu’elle s’est tenue dans le cadre de cette sombre atrocité qu’est « the most must see chépakoi in history », Miz TV.

 

 

Les Brothers of Yestruction.

 

 

 

10. Punk fait son entrée à Wrestlemania en live / Promo finale du go-home Raw avant TLC, Raw, 9 décembre, 6 points

 

Deux beaux cadeaux pour l’IWC que ces deux immenses pops recueillies par les deux chouchous de l’Internet. Living Colour, groupe bien aimé de tous les fans de rock de bon goût, a donné en live un cachet unique à l’entrée de CM Punk pour son match contre l’Undertaker (même si on peut remettre en question l’idée de faire entrer sous une telle pop un type censé être le plus méprisable des heels) ; et à la fin de l’année, alors que la compagnie faisait du business as usual en nous vendant (fort bien au demeurant, avec notamment une grosse promo de Cena) pour le match d’unification des titres de champion du monde un Cena-Orton déjà vu et revu, la salle entière a exigé, sans succès hélas, l’incorporation au main event de TLC du dragon-chèvre — preuve que soit l’IWC se déplace en masse pour assister aux shows, soit que la limite entre les casual fans et les nerds de l’Internet a été largement gommée…

 

– C’est donc officiel : le vainqueur de ce match à TLC sera champion unifié et surtout First Contender contre Daniel Bryan à Wrestlemania une fois que celui-ci aura gagné le Rumble !

T’en fais pas trop là, Hunter ?

C’est ça ou on sort pas d’ici vivants.

 

 

 

12. Promo croisée Heyman-Punk et retour de Brock Lesnar, Raw, 15 juillet, 5 points

 

Si la feud entre CM Punk et Paul Heyman nous a plutôt consternés à partir du moment où Lesnar est retourné tuer des grizzlys à mains nues dans son cher Minnesota, il ne faut pas oublier qu’elle nous a tout de même offert plusieurs promos brillantes entre deux maîtres du micro, comme celle linkée ci-haut et dont vous pouvez consulter la transcription en cliquant . Promo d'autant plus notable qu'à son issue le fascinant Brock Lesnar revient pour punir l’affront de Punk à son mentor Paul Heyman, annonçant une feud alléchante qui allait se solder à Summerslam par l’un des matchs de l’année.

 

 

– Heu… Salut Brock. Ça va, la famille, tout ça ?

– Grrrr…

– Mm, j’hésite à te faire un Suicide Dive là maintenant tout de suite.

– Quoi que tu fasses, ça sera du suicide, de toute façon.

 

 

13. CM Punk au Rock : « Your arms are just too short to box with god », Raw, 7 janvier / Première défaite du Shield en 3vs3 par Randy Orton et Hell No, Smackdown, 14 juin / Double turn Ziggler-Del Rio pendant leur match pour le championnat poids lourds à Payback /  3 points

 

Encore une pléthore de séquences hautement jouissives : CM Punk regarde droit dans les yeux le « ass kisser » Rock, qui le surplombe d’une bonne tête, et lui déclare tout de go que non seulement il ne le craint pas mais qu’il ne le juge même pas capable de lui fournir une résistance crédible ; Daniel Bryan, notre cher Daniel Bryan, inflige presque à lui tout seul sa première vraie défaite au Shield (qui avait déjà perdu un match par DQ quelques semaines plus tôt) en faisant abandonner Rollins au centre du ring ; quant à Ziggler et Del Rio, ils nous offrent le premier double turn dans un match de championnat du monde depuis un certain Austin-Hart.

 

 

Le moment précis où Ziggler et Del Rio tournent tous les deux.

 

 

 

16. Les débuts de Zeb Colter, Raw, 11 février, 2 points

 

Comme l’attaque à coups d’urne commise par Punk sur l’Undertaker, les débuts de Zeb Colter se trouvent aussi bien parmi nos moments de l’année que dans la liste du WTF Award. Si bon nombre de suiveurs ont été rebutés par un gimmick franchissant la frontière entre heel heat et racisme débridé aussi allégrement que les clandestins mexicains franchissent le Rio Grande, d’autres ont adoré ce personnage grinçant venu apporter au talentueux Jack Swagger une bonne gorgée d’air frais comme l’air des Appalaches.

 

 

– Je vous présente mon nouveau manager, Antisémite Sam !

– Heu non Jack, moi c'est Yosemite Sam.

– Ah oui, scuse, moi je débute à peine en politique.

 

 

 

18. Kaitlyn devient championne, Raw, 14 janvier / Promo de Stephanie qui rappelle à AJ qui est la patronne, Raw, 17 juin / Brock Lesnar dit à Paul Heyman de faire son boulot, Raw, 5 août / Paul Heyman massacre CM Punk en hurlant qu'il lui a brisé le coeur, Raw, 26 août /  AJ dit à Lawler qu’elle est trop vieille pour lui, Raw, 9 septembre / Retour de Goldust pour affronter Randy Orton afin de faire réembaucher Cody, Raw, 9 septembre, 1 point
 

On termine avec six vrais « mark out moments ». L’amour du catch, c’est parfois aussi simple que cela : on est fan d’un personnage donné, ce personnage fait un truc qui nous plaît, on kiffe notre race. Ici, Kovax a vu l’amour de sa vie devenir pour la première fois championne des divas; McOcee, qui s’inspire largement dans son management de notre petite équipe des méthodes de son idole Stephanie McMahon, a pris des notes quand la Billion Dollar Bitch est venue rabattre son caquet à AJ au lendemain du sacre de celle-ci; Spanishannouncetable, qui voue un culte à la grande tradition catchesque des rapports entre monster heel et manager volubile, a apprécié à sa juste valeur l’ordre méprisant balancé par Lesnar à Heyman; votre serviteur, qui rêve de bastonner à mort tous ceux qu’il a aimés et qui se sont détournés de lui (She Mamuse, Johnny Lawrence, Djobi Jobber et tant d’autres), a adoré le spectacle de Paul Heyman brisant les côtes de CM Punk comme celui-ci lui avait brisé le cœur; Bastoune, qui est drag queen dans le civil, a été ravi du moment de gloire de Goldust; et enfin Latrell, qui s’est tapé AJ Lee quand elle avait dix-huit ans, a eu un rictus nostalgique lorsque la Geek Goddess a renvoyé Jerry Lawler à sa pédophilie présumée.

 

 

Randall, il y a cinq ans tu ne m'as même pas proposé d'intégrer ta Legacy. Ce soir, tu vas prendre.

 

 

 

Voilà, m’sieurs dames, 23 moments répertoriés, décryptés et surtout linkés pour que vous puissiez les ré-apprécier à leur juste mesure. C’est du boulot, alors on espère que ça aura valu le coup, c’est-à-dire que ça vous aura fait sourire. Car le sourire d’un lecteur, c’est le salaire du rédacteur.

 

 

Et quand vous souriez, dites-le nous dans les comms, parce que sinon, ben on s'en rend pas forcément compte.

 

 

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