Catch

Meilleurs vieux

J'ai cent ans et j'suis bien content

J'suis assis sur un banc

Renaud

 

Pour ce premier Raw de l'année, la WWE se l'est jouée Janus : le regard droit sur Wrestlemania, mais avec un spécial « légendes ». Des catchphrases, des madeleines, quelques « c'est qui lui déjà ? », et une vraie surprise pour finir ; on a tous connu pire comme réveillon non ?

 

 

Euh, moi j'ai connu mieux…

 

 

Nalyse de Raw Old School du 6 janvier

 

 

C'est marrant ce mot « légendes » vous ne trouvez pas ? Il faut décrypter bien sûr : dans la novlangue macmahonienne, tous les anciens catcheurs sont des légendes, de même que tous les catcheurs actuels sont des « superstars » ; par exemple Heath Slater est une superstar, et dans 20 ans ce sera une légende, étonnant non ? Mais le pire c'est que ça nous fera plaisir de le revoir ! C'est ça l'effet Old School…

 

 

La tournée Âge tendre, bientôt près de chez vous.

 

 

En même temps, les fans actuels ils seront où dans 20 ans ? Eh oui, c'est aussi ça l'effet Old School : légende ou ringard, tout est dans le regard du spectateur, qui n'avait pas forcément révisé avant de venir. Disons-le donc d'entrée : le public a été à chier ce soir. Ça peut se comprendre, un fan actuel qui n'a pas connu les années 90 ou 80 peut connaître les noms des invités du soir, il ne va pas pour autant exploser de joie en les voyant débarquer. N'empêche, pour un bon show de catch le public doit être au niveau, et là c'était raté.

 

 

En même temps ils auraient pu bosser la chorégraphie quand même.

 

 

Côté déguisement la WWE avait par contre réussi son coup : vieux générique, vieux logo présent partout, même et surtout sur le ring, qui était d'ailleurs entouré de barrières métalliques « comme avant »… À part l'application WWE pour smartmachin, on s'y croyait ! Jusqu'à, peut-être, le programme du soir : le champion n'a pas combattu, ce qui était bien plus courant dans le passé qu'aujourd'hui.

 

 

Vous en faites pas, y aura quand même un serpent dans le main event.

(Je suis fort en suspense, hein ?)

 

 

Pour commencer cette soirée il fallait quelqu'un qui nous renvoie au siècle dernier : Ric Flair s'est chargé de la besogne. Un peu de cabotinage et Randy Orton est venu le rejoindre – souvenez-vous les enfants, ils étaient ensemble au sein d'Evolution. Un peu de pommade pour commencer, mais rapidement le champion rappelle qu'il est méchant et que c'est lui la star, pas les croulants. Il demande l'annulation de son match contre Cena au Rumble, dit à Flair qu'il est le catcheur le plus surestimé de l'histoire, ça chauffe, ça va cogner… Du classique quoi. Les légendes sont toujours faces à la WWE, c'est un principe ; mais avec Ric Flair, ou avec Roddy Piper qu'on verra plus tard, c'est pas facile d'y croire.

 

 

Il s'habille comme un mafieux, il parle comme un (vieux) mafieux (très fatigué) ; mais en fait il est sympa.

 

 

Bref, le Nature Boy allait se faire travailler en férocité par la Vipère quand Zorro est arrivé – John Cena évidemment. Il a évité le pire à Flair, mais là surprise : AA brutal sur Orton, une taloche à Flair pour faire bonne mesure, et le Marine prend le micro : en 2014 le changement c'est maintenant, j'en ai marre de jouer les boyscouts, cette année je me laisse plus emmerder, je vais botter des culs en série et si vous êtes pas contents je vous prends un par un et ça va pas être joli ! Faut actualiser vos t-shirts, dudes : Hustle, loyalty, mes couilles !

 

 

J'ai dit ça moi ? C'est drôle je me souviens pas…

 

 

C'est normal John. Je plaisantais évidemment, mais ça fait toujours plaisir à écrire. En vrai on a eu du classique encore : Cena a expliqué que Flair était le plus grand, il a fait mine de défier Orton, qui est retourné doucement au vestiaire. Le Rumble c'est pas tout de suite, ces deux-là ont bien le temps de se prendre le chou et ce soir ce n'était pas l'essentiel. À suivre…

 

 

16 fois champion du monde, un record m'ssieurs dames ! Profite, Ric, ça durera pas.

 

 

Ce sont ensuite les Wyatt qui sont venus disputer le premier match du soir. Mais l'essentiel n'était pas là évidemment ; car les Wyatt sont quatre désormais ! Daniel ex-Bryan était avec eux, après sa soumission de la semaine passée. Nouvelle tenue, mais il n'y avait rien à changer au niveau du visage évidemment. Quoi qu'il arrive cette stable restera au moins comme une des plus barbues de l'histoire, ce qui n'est pas pour me déplaire ! La barbe c'est old school mais c'est cool, médite bien ce message, jeune glabre qui me lit.

 

 

La barbe c'est une certaine noblesse d'esprit, c'est l'élégance. Un truc de gentleman quoi.

 

 

Le match opposait donc les Wyatt (sans Bray) aux Uso associés à Rey Mysterio. Pas un grand match loin de là, on en retiendra la conclusion : Bryan (pardon, ex-Bryan) fait le tag mais se le fait immédiatement voler par Harper, qui n'oublie pas de rabrouer le nouveau venu au passage. Tout ça pour perdre sur roll-up dans la foulée, c'est con !

 

 

N'écoute pas petit, le monsieur dit des gros mots !

 

 

Le Dragon Américain n'était pas content, du coup : plus tard dans la soirée il a engueulé ses camarades, expliquant qu'il les avait rejoints pour devenir plus fort mais qu'il avait aussi des trucs à leur enseigner, surtout niveau tag, et que la semaine prochaine il choisira son partenaire – mais en fait non, Bray surgissant pour décider que c'est avec lui que ex-Bryan fera équipe. J'ai très envie de voir ce que donnera cette association d'ailleurs, ce sera important pour la suite de cette histoire…

 

 

Eh oui Bray, le gimmick du catcheur assis, c'est fini.

 

 

En tout cas l'arrivée du Dragon Américain chez les tarés du bayou est loin d'être fusionnelle, on est plutôt dans le cadre d'une cohabitation forcée qui ne laisse pas augurer d'une histoire à très long terme. On va sans doute suivre l'histoire de la « libération » de Bryan, d'ici Wrestlemania ou au Grandest etc., peut-être. Pourquoi pas, j'espère juste que Daniel se libérera tout seul et ne sera pas sauvé par, au hasard, John Cena ; je parlais de paternalisme dans une précédente nalyse, Bryan en a assez eu comme ça !

 

 

J'ai pas besoin d'aide, je vais tout exploser ; avec cette tenue je me sens déjà plus grand que d'habitude !

 

 

Un petit tour en coulisses ensuite, où Maddox préparait la nomination d'un arbitre spécial pour la revanche Sandow-Khali. Il a surtout été rejoint par Kane, mécontent que Brad ait bavé dans son dos auprès des boss. En costume et sans hausser la voix, Kane a gentiment expliqué à l'avorton qu'il n'aurait aucun mal à l'éparpiller par petits bouts façon puzzle dès qu'il le voudrait. Ça n'a pas toujours été complètement exploité dans sa carrière mais il sait causer le Kane, c'est toujours un plaisir de l'entendre !

 

 

Après la télé-réalité, la WWE lance le remake de Caméra Café.

 

 

Ce qui n'est pas le cas de Ryback, qu'on avait néanmoins collé aux commentaires pour un match opposant Big E Langston à Curtis Axel (sans titre en jeu). On a eu moins de trois minutes de match avant que Langston ne l'emporte, ça fait court pour un paragraphe complet… Du coup j'ai la place pour vous dire que Ryback semble une nouvelle fois critiqué en interne, cette fois pour une blessure infligée à Ziggler. Il est nul et il est dangereux, virez-le ! C'est dit.

 

 

Même depuis la table il fait mal aux catcheurs, ça peut plus durer !

 

 

« J'étais old school avant que le old school soit cool », voilà une belle citation pour notre colonne de droite, et qui qu'a dit ça ? Hot Rod, Rowdy Roddy Piper bien sûr ! Il nous a offert un Piper's Pit, dont le Shield était l'invité. Et ça leur a plu aux trois chenapans ! Au-delà du texte on sentait leur plaisir à faire face micro en main à ce grand spécialiste du genre, vraie légende du catch et même du grand écran (il a joué la meilleure scène de baston de toute l'histoire du cinéma quand même, va te rhabiller Dwayne !).

 

 

Avec un bon booker aux commandes c'est plus facile.

 

 

Étant forcément face (cf. plus haut), Piper était là pour rabaisser le trio infernal – et mettre en avant leur adversaire du moment, CM Punk, le seul à être à son niveau au micro selon Roddy. Ouais, mais on n'est plus en 1985 papy ! Ouais, mais toi Ambrose tu peux pas battre Punk en un contre un, toi non plus Rollins, et toi Reigns… bah, faut voir, tu l'affrontes ce soir et si tu le bats ça voudra bien dire que tu es meilleur que tes deux boulets d'acolytes. Et hop, un main event de teasé, et le serpent de mer de la division du Shield qui continue d'avancer petit à petit (mais surtout pas trop vite) !

 

 

Ambrose est le plus fort à « je te tiens par la barbichette » apparemment.

 

 

Pour finir, Punk est intervenu pour éviter à Piper de se faire correctionner en beauté, il n'était pas seul puisque les New Age Outlaws (Billy Gunn et Road Dogg) l'accompagnaient ; il a dispersé les méchants, célébré avec les légendes, et alors que Piper avait loué son art oratoire il n'a pas dit un mot. Punk est et restera mon chouchou, mais quand il est utilisé comme ça franchement c'est pas la peine.

 

 

L'adaptation des Trois mousquetaires est pas encore au point.

 

 

Nouveau match ensuite : Alberto Del Rio contre Sin Cara. Et si on lui trouvait un nouveau manager à Beberto, ou au moins une nouvelle entrée super cool ? Ça lui manque je trouve… Après sa victoire rapide Del Rio a pris le micro pour se plaindre que pour le Royal Rumble on ne parle que de Batista, qu'il va se faire un plaisir d'éliminer avant de gagner à nouveau le grondement royal. D'ici la fin du mois il ne sera évidemment pas le seul à jurer qu'il va gagner le Rumble ; mais pour Batista, aura-t-on une feud entre les deux hommes ? La WWE est encore en train de construire la carte de Wrestlemania, en se demandant qui va affronter qui entre les stars actuelles et les nombreux occasionnels qui seront de la partie ; Batista me semble trop « gros » pour affronter Del Rio à WM mais une feud avant cela, pourquoi pas.

 

 

Des promesses, toujours des promesses !

 

 

La match suivant a été, il était temps, le premier bon match de la soirée (parce que même bien foutu un match de trois minutes c'est dur de s'emballer) : les Real Americans contre Cody Rhodes et Goldust, les champions. Pour l'occasion Zeb Colter avait amené un joli panneau : « the best defense is a fence ». Je laisse les cancres chercher la traduction, en français ça sonne moins bien forcément. C'est Goldust qui a conclu ce bon affrontement, en faisant le tombé sur Swagger.

 

 

On voit bien qu'il est pas vraiment de droite : il a de l'humour !

 

 

Un tour en coulisses : Diamond Dallas Page a été rejoint par Booker T, et ils ont parlé… de yoga. Personnellement à part les séances rigolotes dans GTA V le yoga c'est pas mon truc, mais Dallas en fait des DVD lui. On ne se moque pas, on en reparlera d'ailleurs… Sinon, c'est Sgt Slaughter que le public a désigné pour arbitrer Sandow-Khali, et c'est l'éternelle ceinture de plomb indienne qui l'a emporté – sauf que Sandow avait le pied sur une corde. On aura donc sûrement un troisième match. C'est triste.

 

 

– J'exige d'être libéré, je suis innocent !

– La ferme, tu feras ta feud jusqu'au bout et c'est tout !

 

 

Sans transition (non, vraiment, aucune transition possible), le segment suivant était celui de Brrrrrock Lesnar et de Paul Heyman. La brute irradiant de charisme, le manager parlant à sa place, du old school comme on aime ! Une excellente promo que je ne vais pas répéter en détails, la forme était un régal mais le fond du message était simple : Lesnar est le plus fort, il va dérouiller le champion issu du Rumble quel qu'il soit, et n'importe qui d'autre qui passerait par là d'ailleurs.

 

 

Zola avait raison, le premier homme qui passe est un héros suffisant.

 

 

Mark Henry justement (re)passait par là. C'est une règle du catch parmi d'autres : un face est héroïque mais un peu con, quand il a dégusté une première fois il en redemande. Résultat : Kimura Lock et bras cassé, ouch. Musique, c'est fini, mais surprise : le Big Show arrive, avec son air le plus méchant. Intimidation, tentative d'attaquer le géant mais qui échoue piteusement. Lesnar a trouvé un adversaire de taille ! Enfin, adversaire, entendons-nous : ce ne sera pas un match de Mania, Lesnar aura un rival plus prestigieux ; mais d'ici là, un match ou deux, ça peut servir d'échauffement à la brute. Bon, le Big Show pourquoi pas, mais Henry aurait pu faire l'affaire lui-aussi…

 

 

Le Big Show a mangé Bully Ray, ça va chier !

 

 

Quittons les bêtes pour les belles : nous avons eu un match de divas, opposant les Bella à Alicia Fox et Aksana. On avait même un bout d'histoire : avec les malheurs de son Danielou adoré, Brie allait-elle réussir à se concentrer sur son match ? Non : elle a raté l'attaque décisive et subi la défaite des mains d'Aksana. C'est peut-être un début de push pour cette dernière (pour autant que ce terme ait un sens pour le division féminine), mais ce fut aussi, c'est pas si souvent, l'occasion d'entendre la musique d'Aksana, qui est sans doute celle qui s'inscrit le mieux dans le thème du soir – old school ! Comme quoi c'était pas toujours mieux avant.

 

 

– M'sieur DiBiase, faut nous la laisser, elle a un match ce soir.

– Un match ? Dans le ring?

– Bah oui, c'est une catcheuse…

– Elle, une catcheuse ? AH AH ! C'est la meilleure celle-là.

 

 

Mais la grande nouvelle de la semaine concernant les filles est tombée ce mercredi : Kaitlyn quitte la WWE ! Kovax est en deuil (et a déjà rendu hommage à la belle), mais il n'est pas le seul. C'est bien simple en 2013 il n'y a eu que deux catcheuses à être traitées comme telles (et pas comme des héroïnes de télé-réalité), AJ et Kaitlyn. Y en a plus qu'une… Kaitlyn était à mon avis un excellent élément, qui avait commencé avec un niveau bien faible à NXT mais avait beaucoup travaillé, beaucoup progressé, avec une vraie motivation. Elle quitte la WWE et le catch pour se marier et pouponner, mais à 27 ans on ne peut s'empêcher de penser que si la WWE lui avait proposé mieux à faire elle serait peut-être restée ; il y en a eu, des catcheuses parties de Stamford parce qu'elles en avaient marre de ces conneries… Il est urgent que les filles de NXT arrivent dans le roster principal, que Total Divas existe OK mais dans les shows de catch on veut du catch !

 

 

Avant elle les gagnants c'était Barrett et Kaval, et après Johnny Curtis (Fandango). Top classe le palmarès de NXT !

 

 

Match suivant : les 3MB contre Rikishi, Scotty 2 Hotty et Grand Master Sexay (les Too Cool). Pas l'affiche du soir mais ce ne fut pas désagréable, les vieux (pas tant que ça, pour le coup) étaient en forme. Et évidemment, malgré les rodomontades de nos Pieds Nickelés préférés avant la rencontre, ce sont les « légendes » qui l'ont emporté.

 

 

Avec élégance !

 

 

Légendes qui étaient aussi au cœur du segment suivant, une présentation au public par Justin Roberts. Je n'ai pas cité toutes les apparitions mais tout au long de la soirée on a eu du « damn » ou du « everyone has a price » évidemment ! Cette belle assemblée a pourtant été interrompue par Wade Barret, qui a expliqué qu'on allait vite les oublier. Ah, pour une fois son gimmick « bad news » avait presque un sens, même si on ne sait toujours pas où mènent ces bouffonneries.

 

 

Quand on pense que cet homme a fait trembler le monde libre !

 

 

Après tout ça vint enfin le temps du main event, précédé par des interventions de Gene Okerlund puis des New Age Outlaws (suck it, tout ça). L'affiche était belle : CM Punk contre Roman Reigns, en un contre un. Elle fut étrangement décevante hélas… Le match ne fut pas très long, et Reigns a montré qu'un an de matchs à trois ne prépare pas au mieux à devenir un main eventer solo ; il était clairement en dessous du niveau de son adversaire. Comme Spanish sur le forum je reprendrai une expression bien connue, il avait les bras encore trop courts pour boxer avec Dieu ! Rien de rédhibitoire heureusement, mais Reigns va encore devoir bosser, sur ses attitudes en particulier – on est dans le sport entertainment les cocos, et ça compte l'attitude !

 

 

Tiens, krix ne nous avait pas dit qu'il avait assisté au show !

 

 

Le costaud du Shield a pourtant remporté le match. Fin de la soirée ? Non, car nous avons eu la plus belle surprise de ce spécial old school : un vrai retour, inattendu et qui fait plaisir – Jake « The Snake » Roberts ! Il était là, avec son serpent, qui a fait connaissance de près avec Dean Ambrose, que Punk et les Outlaws avaient aligné pour le compte après le match. L'homme au serpent est une figure marquante de son époque mais qu'on ne voyait plus depuis longtemps et pour cause, il a été aux prises pendant des années avec des addictions diverses et des dépressions à répétition ; et c'est Diamond Dallas Page qui l'a largement aidé à remonter la pente (bon OK, c'est peut-être pas si con le yoga). Il est aussi en train d'aider Scott Hall, autre grand ancien tombé bien bas…

 

 

Welcome back ! Mais, euh, t'approche pas trop quand même…

 

 

Ne croyez pas que je vous raconte tout ça par sensationnalisme. On n'y pense pas toujours mais catcheur c'est pas si simple comme métier, et les conséquences d'une carrière dans le ring sont souvent rudes, problèmes de santé, mortalité précoce, difficultés psychologiques aussi. Je suis admiratif de ces héros en slip, et toujours touché par l'histoire, hélas fréquente, d'une ancienne vedette en pleine déliquescence. Alors quand un ancien héros va mieux, ça fait plaisir ! Je ne serais d'ailleurs pas étonné de voir Roberts faire une apparition au Rumble, comme il en avait émis le désir l'an passé.

 

 

Cette année le 31e entrant va en surprendre plus d'un !

 

 

C'était donc le bain de nostalgie offert par la WWE pour lancer l'année. Pas de gros bouleversement storylinesque, mais ce n'était pas le sujet. Du coup parlons un peu de l'année à venir. Que peut-on espérer de la part d'une fédération qui nous a tant déçus depuis six mois ? Une chose me frappe en regardant nos récompenses de fin d'année, même si je n'y avait pas pensé en votant, et mes camarades grands électeurs non plus à mon avis : l'absence quasi-totale des deux soi-disant plus grands moments de l'année, Rock-Cena à Mania et l'unification des titres en fin d'année. Ça a eu lieu, OK, mais pour ce qui est du plaisir, de l'excitation, de la magie, nada, que dalle.

 

 

C'est pourtant simple.

 

 

C'est comme si la WWE nous présentait des storylines « hors sol », factices, avec l'histoire qu'elle a décidé de raconter au public, même s'il est pas d'accord, même s'il ne suit pas. Bien sûr le public de la WWE est multiple, et le CdC-iste moyen pas forcément représentatif, mais c'est un vrai problème – le catch est viscéralement un art reposant sur la connexion entre le spectacle proposé et le public, le public participe à construire l'histoire par la façon dont il réagit, et la WWE semble l'oublier ; quand une rivalité d'unification Cena-Orton provoque des chants à la gloire de Daniel Bryan, c'est qu'il y a un problème !

 

 

– YES! YES !

– De quoi ? J'entends rien, y a des voix dans ma tête !

 

 

Et en ce début d'année nous avons tout un tas d'anciens catcheurs qui vont remplir la carte de Wrestlemania, reléguant beaucoup de bons éléments au service minimum ; Daniel Bryan va peut-être avoir une bonne histoire mais qui le tiendra éloigné du titre ; quant à CM Punk on a du mal en ce moment à reconnaître le personnage génial qu'il a mis tant de talent et d'énergie à construire… Tout ça peut se goupiller très bien d'ici Mania, mais quand on lit que certains créatifs ont envie de voir Hogan dans le ring, mieux vaut ne pas s'emballer. Bonne année catchesque quand même !

 

 

Quelle belle paire, quand même !

 

 

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