Catch

Honneur à la piétaille

I've got a right to be wrong

Got to sing my own song

Joss Stone, Right to be wrong

 

Se gardant bien d’empiéter sur la WWEWHC Title Picture ou sur la Streak, Smackdown s’est employé ce vendredi à soigner le buildup des matchs de midcard de Mania. Il a fait son truc à lui, quoi, donc même s'il n'a pas toujours été Right, il n'a quand même pas été wRong sur le principe, vous suivez?

 

 

Avez-vous regardé cet épisode, mes frères ? Ou l’avez-vous simplement vu ?

 

 

Nalyse du Smackdown du 21 mars, en mode 4R

 

 

Pour ceux qui l’ignoreraient, le format des 4R (Right, puRgatory, wRong et Ridiculous) est un apanage du site américain de référence 411mania, que nous avons souvent repris à notre compte parce que c’est quand même drôlement pratique quand on se sent d’humeur à attribuer des bons points, des encouragements, des félicitations, mais aussi des avertissements travail et conduite. La seule différence, c’est que nous, on francise les quatre R, oui mossieu, farpaitement, car nous sommes de fiers compatriotes du plus géant des Andrés, nous !

 

 

Cent trente ans après la Statue de la Liberté, il était temps que la France offre une nouvelle sculpture emblématique à l’Amérique.

 

 

 

Le Remarquable

 

La qualité des montages vidéo de la WWE

Qu’il s’agisse de hyper les feuds en cours ou de mettre en valeur les nouveaux entrants au Hall of Fame, la WWE se plante rarement quand il faut nous convaincre en quelques minutes de toute l’importance de tel ou tel événement à venir. Soulignons une fois encore la qualité admirable de ce travail. Pour ce qui concerne les feuds, la dramaturgie est bien rendue, les bandes-annonces intelligemment anglées, la voix off est hollywoodienne en diable ; ainsi, la bestialité extravagante de Brrrrrock Lesnar est brillamment opposée à la déréliction physique du Taker, tandis que l’opposition Cena-Wyatt a carrément droit à une vidéo déformée servie par un rap détourné et quelques lignes de chant féminines que l’on attribue volontiers à Sister Abigail.

 

 

Ouh là c’est quoi cette mauvaise hallu ? Encore bouffé trop de Fruity Peebles moi.

 

 

Quant aux clips à la gloire des divinités panthéonisées en 2014, ils sont tout autant au niveau : ici, les exploits de Lita ont été commentés par ses lointaines successeuses, l’impact de Mr. T. bien expliqué aux générations qui n’ont pas connu la vraie Agence tous risques, et la terreur instillée par Jake Roberts à sa grande époque a été parfaitement rendue, par la grâce de moult gros plans sur le regretté Damien. Big up aux nerds sous coke qui fournissent ces chefs d’œuvre semaine après semaine !

 

 

Il était vraiment hardcore, Jake Roberts : on le voit ici infliger un Torture Rack à Damien !

 

 

 

Luke fucking Harper !

 

Son match contre Cena, en main event, n’aura duré que quelques minutes, et il a fini par succomber sur un AA. Mais quelle performance, une fois de plus, pour le plus balaise des anciens chouchous de l’indy ! Harper fait voler ses 2m et 130 kilos sur le ring, claque des hurricanranas et des dropkicks, met un impact dingue dans ses Big Boots et autres gros gnons dans la tronche, et n’oublie jamais de tenir parfaitement son rôle de malade mental sous la coupe de son gourou. Quand avant le match, on diffuse une promo où l’hirsute barbu prévient Cena d’une voix douce « You’re not safe here », on le croit, putain, et il le démontre par la suite entre les cordes. Un phénomène.

 

 

Huit ans plus tard, John Triton va enfin payer pour tous les pauvres types qu’il a butés dans les marais de Louisiane.

 

 

 

Kane, la Tag Team Title Picture et le match du Shield à Mania

 

Oui, je réunis tout ça dans un seul bloc et ce bloc, je n’hésite pas à le classer dans le « remarquable », même si je suppose qu’il se trouvera pas mal de voix pour regretter que le Shield, qui en un an et demi d’existence a déjà laissé une empreinte formidable dans la WWE, qui il y a un an en décousait à Mania avec trois main eventers (Randy Orton, Sheamus, Big Show), qui regroupe trois des catcheurs les plus talentueux et ayant le plus le vent en poupe du moment, se retrouvera très probablement, à WRESTLEMANIA XXX, face à… Kane et aux New Age Outlaws, soit un trio dont la moyenne d’âge approche les 50 balais et qui est composé d’un type dont la mystique est évanouie depuis longtemps et de deux has been insupportables.

 

 

– On n’est pas vieux. On a l’âge de nos rêves !

Et tu rêves à quoi toi ?

À un coussin à hémorroïdes qui ferait coussin péteur !

 

 

Dit comme ça, on a l’impression que les hommes en noir ne sont pas jugés à leur valeur, qu’un tel match est pour eux limite humiliant. Mais à y regarder de plus près, tout se justifie. D’abord, il ne restait plus guère de grandes stars à opposer aux porteurs de gilets pare-balles. Le Shield étant clairement passé face, on ne voit guère quels trois heels de très haut niveau auraient pu leur donner la réplique à Mania. Ensuite, ne vaut-il pas mieux voir nos badass rester unis plutôt que de s’affronter dans un Triple Threat annoncé depuis longtemps (format qui n’est pas une garantie de grand succès, remember celui de la Legacy en 2010, et qui de toute façon aurait assuré leur séparation définitive) ? Enfin, et c’est bien l’essentiel, l’histoire racontée fait parfaitement sens et s’inscrit dans un tableau plus large, et c’est suffisamment rare à la WWE pour s’en réjouir bruyamment.

 

 

Rien d’étonnant. Mon personnage ne s’implique que dans des storylines parfaitement cohérentes.

 

 

Après s’être retrouvées à plusieurs reprises au bord de l’implosion, nos trois têtes brûlées ont restauré leur entente cordiale, et n’entendent plus rendre de comptes à quiconque, comme Kane l’a constaté à ses dépens à Raw, lundi dernier. Le Big Red Sous-Chef ne laisse évidemment pas passer l’affront. Ce vendredi, il endort d’abord les soupçons : il commence par livrer une promo dans le ring, consacrée exclusivement au beatdown infligé lundi à Daniel Bryan par Triple H, dont il nous lit d’ailleurs une lettre, le H-Man ne se déplaçant pas pour si peu.

 

 

« C’était génial de massacrer ce nabot sous les yeux de ma femme, j’ai bandé pour la première fois en 2014, merci de votre attention, salut. »

 

 

 

Kane se contente donc de jouer son rôle de larbin de Triple H, et disparaît, sous les cris « You sold out » et le regard quelque peu inquiet de Fandango, qui fait justement son entrée en compagnie d’une femme attirante, et les femmes attirantes, Kane a un peu tendance à les violer, les tombstoner ou baiser leur cadavre, donc gare.

 

 

Je sens que tu frissonnes de peur. Ne t’en fais pas. Je te protégerai si Kane essaie de s’en prendre à toi.

Merci Summer.

 

 

Quoi qu’il en soit, Kane rentre tranquillou en coulisse, et on se dit qu’on n’aura peut-être pas de représailles de sa part contre le Shield ce soir (en dix minutes de promo, il n’a pas dit un seul mot sur ses assaillants de lundi ; peut-être a-t-il reçu la consigne de ravaler son orgueil ?). On apprend par ailleurs qu’un peu plus tard quatre équipes s’affronteront dans un Fatal Fourway, avec en jeu le statut de First Contenders contre les champions en titre, les Uso (à noter qu’il n’a pas été précisé que ce Title Shot serait forcément utilisé à Wrestlemania). Les duos annoncés sont les Real Americans, Ryback et Axel, deux pékins des 3MB, et Ambrose & Rollins. Trois équipes heels, donc, et deux gars du Shield. Intéressant. En kayfabe, on se demande en quoi McIntyre et Mahal, voire Ryback et Axel, mériteraient davantage que par exemple Rhodes et Goldust, voire les Matadores, de participer à un tel match.

 

 

– Regarde Drew ! Le panneau Wrestlemania !

– Baisse les yeux pauvre fou ! Nous ne sommes pas autorisés à le contempler.

 

 

La réponse interviendra après la fin du combat, très fun comme souvent dans ces stipulations, chacun (sauf ce débile de Curtis Axel, qui est allé faire le tag avec Jinder Mahal) jouant intelligemment de la contrainte inhérente, à savoir de se tagguer dans le match au moment opportun. Rollins et Ambrose catchent en mode complètement face, et le sieur Rollins démontre une fois de plus qu’en termes de rapidité et de justesse d’exécution de la haute voltige à gros impact, il n’a rien à envier à ses illustres aînés Punk et Bryan.

 

Toujours aussi fine pour les messages subliminaux, la WWE.

 

 

Le match prend brusquement fin quand, alors que le Shield domine et que Reigns vient de réduire Slater en bouillie en ringside, Kane déboule pour aligner une série de mandales aux hommes en noir, vite rejoint par les New Age Outlaws, que l’on n’avait plus vus en action depuis quelques shows ! Les gars du Shield tentent de répliquer, mais ce sont alors tous leurs adversaires du Fourway qui leur tombent dessus en même temps ! Ambrose et Rollins sont massacrés dans le ring, pendant que Reigns, malgré un sursaut héroïque, est exécuté sous le Titantron avant d’être ramené entre les cordes pour un Chokeslam définitif. Waouh.

 

– OK les gars maintenant vous me soulevez Reigns et on lui colle une Triple Powerbomb, ça leur apprendra.

– On peut pas, Kane.

– On est coincés.

 

 

On retrouve peu après tous les méchants backstage. Kane les remercie d’avoir fait ce qu’il leur avait demandé, à savoir démembrer le Shield, et les récompense : Ryback et Axel auront un title shot contre les Uso, les Real Americans aussi. Comment on gère ça ? C’est pas précisé, faut bien en laisser pour la suite. Arrive alors un moment hilarant où Slater, au nom des 3MB, demande quelle sera leur récompense à eux : après tout, eux aussi étaient là, ils ont même mis deux ou trois coups de pied à Ambrose quand ils ont été bien sûrs qu’il avait perdu connaissance ! Sans se démonter, le Director of Operations leur offre… mais non, pas un title shot, faut quand même pas déconner, mais une place chacun dans la bataille royale à trente. Ils réagissent avec une immense satisfaction, comme si c’était là leur rêve absolu — ce qui finalement n’est pas si con, ça présente la bataille royale comme un combat prestigieux auquel les catcheurs sont heureux de participer, et qu’ils ne mettent pas plus bas qu’un title shot aux titres tag team.

 

 

– Génial ! On est dans la bataille royale des jobbers en dark match, comme celle que Yoshi Tatsu a gagnée en 2010 ! On a nos chances !

Ca sera pas en dark match cette fois.

– Eh merde.

 

 

Les pitres partis, Kane retrouve alors ces vieux salopards d’Outlaws, et leur tombe dans les bras. Tout se recoupe : les NAO sont aux ordres de Triple H, donc unis à Kane pour détruire quiconque osera défier l’Autorité (ce qui était le sens de la promo de Kane plus tôt dans la soirée). Le Shield se rebelle, il connaît le même sort que Daniel Bryan : un beatdown d’autant plus vicieux que survenant au détour d’une situation apparemment « normale » (une discussion respectueuse avec HHH lundi, un simple match ce vendredi).

 

Tout cela ouvre évidemment, pour l’après-Mania, et même pour l’avant-Mania, et peut-être pour le pendant-Mania, l’alléchante perspective d’une alliance du Bouclier et de la Chèvre. Les guerriers en noir ont longtemps prétendu se battre pour la justice alors qu’ils étaient au service des dictateurs de Stamford ; à présent qu’ils sont des ronins sans foi ni maître, ils pourraient bien prendre l’injustice réellement pour cible, et faire cause commune avec le pire ennemi de l’Autorité. On s’en pourlèche les coucouilles, comme on dit à Amiens.

 

 

Le Shield ils ont leur truc où ils mettent tous un poing au milieu. Nous on se serre la main en se chatouillant mutuellement la paume avec le majeur. Parce qu’on est des vrais mecs virils.

 

 

 

Fandango-Fernando

 

Parce que le catch c’est aussi ça : deux high flyers qui s’en donnent à cœur joie, une bombasse qui minaude, un nain qui la course au sprint… Quand le nain est vêtu d’un costume de taureau pour aller avec le gimmick de Matadores de ses comparses, on obtient un moment hilarant, pour peu qu’on soit accessible à ce genre de délires, quand même cent fois plus agréables à suivre avec Tororigolo dans le rôle principal plutôt qu’Hornswoggle.

 

 

– Hmpfff ! Je vais te foncer dessus !

Aïe, c’est parce que j’ai mis du rouge, c’est ça ?

Non, c’est parce que t’as mis des nichons.

 

 

 

La rediffusion partielle du segment Undertaker – Paul Heyman de Main Event

 

Pour ceux qui l’ignorent, Main Event est un show diffusé mercredi soir aux États-Unis, mais enregistré le mardi en même temps que Smackdown. Il est composé de deux-trois matchs de midcard ou d’upper midcard, et malgré sa dénomination il est rarissime que les vrais main eventers y pointent le bout de leur nez. Alors, la venue de l’Undertaker, ça s’était un scoop ! On aurait très bien pu diffuser cette séquence uniquement pendant ce Smackdown, mais la voie choisie a été plus maline : en montrant ce segment (le Taker étrangle Heyman en promettant à Lesnar de lui pécho son âme immortelle et de l’empaler sur une bite de démon en enfer, enfin la routine quoi), on dit aux suiveurs que Main Event est un programme où il se passe quand même des trucs carrément importants, et on en ferre peut-être quelques-uns pour la suite. Et évidemment on offre une séance de rattrapage aux spectateurs de Smackdown n’ayant pas vu Main Event, tout bénef donc, et c’est toujours lolol de voir la tronche du trompe-la-mort rimmelisé.

 

 

– Paaaaaul Heeeeymaaaaan, je viens pour ton âme.

– Tain, même dans les shows secondaires, plus moyen d’être tranquille ! Tant pis, ma prochaine promo sur Brrrrrock qui va te conquérir la strique, je la fais à Total Divas.

 

 

 

Le Recevable

 

Miz TV consacré à la Bataille royale à trente

 

À peine passable, tout ce gros quart d’heure, qui valut plus par son objectif — montrer l’importance de ce déversoir à midcarders — que par sa réalisation. Plus personne ne sait si le Miz est face ou heel, et plus personne ne s’y intéresse. Son show n’a jamais décollé, et le thème du soir était difficile à vendre : cette bataille royale, parent pauvre du Rumble, ne rapporte à son vainqueur rien hormis un trophée hideux. Il faut sans doute mettre en valeur le fait que la gagner constituera un « Wrestlemania Moment » notable, mais en attendant, on ne peut pas dire que les bookers aient puisé dans leur imagination ce vendredi : le Miz présente le grand favori, le Big Show, puis tout un tas d’autres participants (dont Big E. qu’il appelle curieusement « Big E. Langston », quelqu’un sait ce que c’est que ce délire, Big E. a un nom de famille maintenant ?), Sheamus débarque en dernier, hurlant que puisqu’il y a plein de monde dans le ring, on n’a qu’à se battre (doit être relou dans un wagon de métro lui), Mizou propose que tout le monde marave le Big Show vu que c’est le plus costaud, mais les autres s’en foutent, ça part donc en bataille royale improvisée, et si c’est ça qui nous attend le 6 avril, on n’a pas hâte. Show gagne, ce qui implique probablement qu’il ne gagnera pas à Mania. Au moins y a eu un effort sur la présentation d’une dizaine de participants, c’est toujours ça.

 

 

 

– Alors t'en penses quoi de la situation en Crimée Mark ?

Eh bien, Cody, il s’agit de bien mesurer si l’intégrité territoriale d’une république issue du démantèlement de l’Union soviétique se mesure à la même aune que les celle d’un État aux frontières établies dans le cadre d’un consensus populaire entériné par une consultation électo…

EH LES PEDES VENEZ ON SE BAT ?

Bon, nous reprendrons plus tard, Sheamus vient d’arriver.

 

 

 

Vnimanie !

 

Ce mot veut dire « Attention » (comme dans « votre attention siouplé », pas « attention y a un étron congelé qui te tombe dessus depuis un avion »). C’est ce que prononce (en russe) Lana, l’évadée d’un porno des nineties qui accompagne la brute bulgare, Alexander Rusev, qui enchaîne lui-même par un speech dans sa langue natale où, profitant que personne n’entrave ce qu’il bave, il raconte généralement une histoire drôle nulle de chez lui. Perso, j’aimerais que ce duo, qui nous fait cette présentation genre depuis deux mois, n’arrête jamais. Que ça se fige dans le temps. Que dans cinq ans, ça continue pareil : Lana et Rusev arrivent entre deux matchs, disent leurs trucs, se cassent, sans qu'il combatte jamais. Ca serait mystique, non ?

 

… et là, le Gagaouze dit : « Ah mais moi j’ai mangé la saucisse du Macédonien ! » À la semaine prochaine pour celle des Valaques qui achètent des pastèques dans une boutique pomaque.

 

 

 

Ziggler-Sandow, sic transit etc

 

Les deux derniers vainqueurs du MITB bleu s’affrontaient en ouverture du show, le barbu n’ayant même pas eu droit à la diffusion télévisée de son entrée. Match acceptable, déjà souvent vu, qui laisse tout de même un sentiment assez triste pour ces deux types très doués chacun dans leur domaine, et qui auraient pu être bien plus haut aujourd’hui. Ziggler gagne, ce qui après sa récente victoire contre Del Rio montre qu’il n’est pas le plus à plaindre des anciennes têtes d’affiche réduites à la portion congrue…

 

 

Si tu me mords, je te fais tomber, dit la tortue. Si tu me fais tomber, je te mords, dit le scorpion.

 

 

 

Le Regrettable

 

Brie & Nikki Bella vs Natalya & Summer Rae

 

Tout a été foireux dans ce match. D’une, on ne comprend pas pourquoi Natalya, qui est face, fait équipe avec Summer, qui est heel — et qui évidemment se conduit comme Maryse après dix Martinis et coûte le match au duo blond. De deux, et c’est assez rare pour être signalé, AJ, aux commentaires, a été en deçà de son niveau habituel, comme si elle se moquait un peu à la fois de ce qui se passait dans le ring et, plus grave, de la promo mégalo qu’elle était venue livrer.  Au moins on a appris qu’elle est rabibochée avec Tamina, mais le reste a été plutôt pénible.

 

 

– Tu ne perds rien pour attendre AJ ! Ce ne sera pas toi la catcheuse star de la soirée de Mania !

– Ah ouais, c’est vrai que y aura aussi Lita.

 

 

 

Emma et Santino dans un sketch backstage

 

J’en ai strictement rien à foutre.

 

 

Voilà Santino, je vous ai retiré cet immonde furoncle que vous aviez sur la joue.

OK, maintenant dépêche-toi de t’occuper de la cloque que j’ai sur la bite, avant que cette petite pisseuse se pointe !

 

 

 

Le traitement du titre Intercontinental et de son porteur

 

Big E (J’écris E. car encore aujourd’hui, près de vingt mois après notre première rencontre, prononcer son nom m’émeut), qui a déjà longuement servi de punching-ball aux Real Americans au cours des semaines précédentes, a été encore plus humilié cette semaine : non seulement le Miz a-t-il oublié que son nom de famille lui avait été retiré, mais l’équipe en charge du show n’a pas jugé bon d’éditer ce botch, ce qui montre bien que ce type-là, on n’en a plus grand-chose à foutre, et surtout il est sorti très vite de l’ersatz de bataille royale avant de jobber comme une daube pour un Del Rio pourtant complètement à la ramasse depuis quelques mois. Son titre ne sera pas défendu à Mania, et seule une obtention du trophée André permettrait de rectifier une situation qui s’est grandement détériorée depuis les débuts d’un règne prometteur, quand l’haltérophile s’était mis en tête de rendre à la ceinture blanche son prestige passé, notamment en affrontant tous ses anciens porteurs…

 

Drame du depush : Big E. est devenu deux fois plus petit que du temps où il était mis en avant dans les programmes.

 

 

 

Le Ridicule

 

La rediffusion complète de Fandango-Goldust de lundi dernier

 

Match de lowcard, marqué par un gros botch, un saignement très visible de l’un des protagonistes, qui finit malgré son statut de face victorieux au bord de la crise de nerfs : les deux ou trois clowneries du début du combat justifiaient-elles réellement qu’on s’en remette dix minutes dans la vue quatre jours plus tard ?

 

 

– Putain quel match de merde ! Cet abruti de danseur m’a fait retomber la gueule sur le turnbuckle, je me suis ouvert, on a botché…

T’en fais pas frangin, tout le monde aura oublié ça d’ici trois jours.

 

 

 

Le Résumé

 

Pas de grand match ce vendredi, mais un avancement notable concernant la stable favorite de tout un chacun, qui aura sans doute à Mania un match peu prestigieux, mais extrêmement piégeux (si j’étais l’Autority j’essaierais d’acheter cette crapule d’Ambrose pour qu’il trahisse ses potes sur le Grandest Stage) et surtout qui entérine son face turn collectif. Kane prend de l’épaisseur, la scène tag team n’est pas abandonnée, on tente de builder cette bataille royale que seul Big Show semble réellement déterminé à gagner, et toute cette agitation de midcard est rehaussée par quelques packages vidéo de haut vol. Bref, un show hautement…

 

 

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