Catch

Big talking, Small fry

Death on two legs – You're tearing me apart,
Death on two legs – You never had a heard of your own –
Kill joy, Bad guy – Big talking, Small fry
You're just an old barrow – boy Have you found a new toy to replace me,
Can you face me – But now you can kiss my ass goodbye

Queen, Death on two legs (dedicated to…)

 

La WWE a commencé la semaine la plus importante depuis quelques années (on n’a pas tous les jours trente ans, encore moins quand on a changé de modèle économique de diffusion moins de deux mois auparavant) par un très bon épisode de son show hebdomadaire principal, Monday Night Raw !

 

 

– Tu as vu, Steph, Bastoune zappe nos entrées.

– Oui chéri, c'est scandaleux !

 

 

Nalyse de Raw du 31 mars

Commençons donc par résumer le contenu de la soirée :

– L’Undertaker fait son entrée pour annoncer que sa série d’invincibilité ne sera jamais cassée. Brock Lesnar l’interrompt à Rest In… puis après quelques tergiversations, l’attaque avec la complicité de Paul Heyman qui distrait le Deadman. Il lui porte son F5 (nouvelle caméra de Sony pour ceux que ça intéresse et dont on ne peut importer les images pour les monter qu’avec un Avid Media Composer v6.5, merde !) et laisse l’invincible étalé sur le ring.

– Alberto Del Rio a battu le champion intercontinental Big E.

– Summer Rae a pris le dessus sur Natalya.

– Stephanie McMahon accompagne son propriétaire principal Triple H qui se vante de tous les exploits qu’il a accompli, vidéo promotionnelle à l’appui, en battant tous ses rivaux et des grands noms encore (Booker T, Scott Steiner, RVD, Jeff Hardy, Goldberg, Mick Foley, Jericho, Kurt Angle) Bryan subira ce dimanche le même sort ! Batista l’interrompt pour lui répondre qu’il ne l’a jamais battu. Randy Orton s’invite aussi à la fête pour inviter le Cerebral Assassin à se retirer de Wrestlemania.

– Les Usos et Los Matadores remportent la victoire face à Rybaxel et aux Real Americans.

– Les frères Rhodes vainquent Fandango et Damien Sandow.

– Bray Wyatt bat R-Truth.

– Naomi piège AJ Lee.

– Le match entre Kane et Roman Reigns ne voit pas de vainqueur, car le reste du SHIELD et les New Age Outlaws en viennent aux mains à l’intérieur du ring.

– Piper’s Pit de Roddy Pipper pour mettre en valeur la bataille royale organisée en l’honneur d’André le géant. Il se fait interrompre par le Miz puis Sheamus puis Titus O’Neil puis Dolph Ziggler. L’Ecossais appelle les autres participants du match de dimanche et une bataille royale s’improvise, Rey Mysterio s’y invite mais c’est le Big Show qui l’emporte.

– L’affrontement entre Randy Orton et Batista ne se termine pas, car Bryan, surgissant du public, passe à tabac Triple H, et résiste aux attaques de l’animal et la vipère. Le show se termine avec le favori des foules célébrant avec celle-ci dans son « yesmovement ».

 

 

 

Ah, ça, ça veut donc dire que je vais encore perdre dimanche ?

 

 

Après ce tour d’horizon chronologique des événements de la soirée, penchons-nous plus en détails d’abord sur les matchs, ensuite sur les promos et autres segments parlés ou interactions non physiques.

 

 

Me touche pas, vieil alcoolique, ou je te brogue-kick !

 

 

Commençons donc par les quelques matches de transition (une mauvaise langue dirait de remplissage), à savoir l’opposition entre la danseuse et la Canadienne, les deux matches par équipes et dans une moindre mesure, l’affrontement entre Big E et Alberto.  Ces quatre matchs furent chacun assez court et ne présentèrent que peu d’enjeu tant au niveau de l’avancement des rivalités pour dimanche qu’au niveau des résultats. En effet, les deux divas ne sont qu’une part minime des prétendantes au titre au papillon que défendra à la Nouvelle-Orléans AJ Lee, détentrice depuis presque 300 jours dans un match où toutes (ou quasiment on ne sait pas très bien) les divas sont conviées dans un affrontement dont on ne connaît pas encore non plus les règles : bataille royale, match sans disqualification (puisqu’intégrant plus de deux personnes), scramble match ou autres variations.

 

 

Il veut m'embrouiller là, pourquoi il me parle d'œufs ?

 

 

Du côté du Mexicain et du bodybuilder, on n'a rien non plus à se mettre sous la dent, puisque, même s’ils sont intégrés à la bataille royale en hommage à notre Français André le Géant, ils ne font pas partie du segment qui le mettra en valeur plus tard dans la soirée, le Piper’s Pit. Il s’agit ici du premier combat de la soirée après l’excellente introduction qu’aura constituée l’interaction verbale puis physique entre le Phenom et The Beast. Combat sans trop d’enjeu mais comme toujours avec l’homme à l’écharpe dorée, propre techniquement, et mettant assez en valeur les qualités d’homme fort de Big E. et d’homme agile de Del Rio.

 

 

Mais qu'est ce qu'il raconte, je ne suis pas à Gilles, j'suis pas homo, moi !

 

 

Terminons ce rapide point sur ces matches de transition par les deux par équipe qui s’enchainèrent directement ce soir-là. D’abord, les étrangers (portoricains et samoans) Usos et Matadores affrontèrent les Américains (racistes ou bas du front) Real Americans et Rybaxel dans un quatre contre quatre qui ne cassa pas trois pattes à un canard (qui se demandait bien ce qu’il faisait là). Puis juste après, les fils de l’American Dream Dusty Rhodes prirent le meilleur sur des heels qui ont tous les deux perdu (plus pour Sandow que pour Fandango d’ailleurs) ce qui faisait leur particularité.

 

Pour le danseur, le fandango-ing a peine à renaître de ses cendres, comme à peu près tous les phénomènes sociaux le précédant, et notamment en dehors du catch, le gangnam style ou le harlem shake, où chaque mode tue la précédente dans un rythme assez effréné. Triple H a d’ailleurs entériné le sort de Fandango en moquant sa popularité passagère et en le singeant en poussant le public à accomplir de manière mécanique et assez générique cette « communion » entre Fandango et son public il y a un an environ.

 

Pour Damien Sandow, c’est encore pire car on lui a tout retiré (Alberto Del Rio est presque dans le même cas, mais il peut encore un peu s’exprimer), son personnage de pédant, prétentieux sauveur des masses qui arrive en robe de chambre (accessoire de mode distingué s’il en est un, la mienne est d’un beau vert épinard) en nous assénant des anecdotes pointues ayant un rapport très capillotracté avec le sujet réellement abordé tout en tenant son micro comme on tient un verre de whisky ou de cognac (toute ressemblance avec un certain Bastoune est absolument fortuite, puisque Sandow ne connaît même pas Rare Bird) a totalement disparu pour laisser place à un homme barbu et muet rentrant anonymement en slip sur une musique quelconque.

 

 

Hey, toi, en rayé, tu me dis pas que je ne connais pas Rare Bird, je possède un enregistrement personnel que m'a donné Steve Gould !

 

 

Venons-en maintenant au corps de ce qu’il s’est passé à Raw, car ce qui fut important n’a finalement pas été les autres matches (même faisant avancer les scénarios) mais la progression scénaristique des événements de lundi. On alterne les temps forts et les temps de récupération (voilà que je me mets à parler comme un entraîneur de foot, alors je crois que bon, il faut que j’arrête) pour que le spectateur puisse intégrer tout ce que la compagnie a décidé de nous offrir ce soir. On commence donc par l’arrivée du détenteur de la série d’invincibilité la plus impressionnante du sport-divertissement (que le talentueux Warrior31 vous a brillamment narrée ici) qui nous raconte pourquoi il en est le détenteur : il s’investit toujours totalement dans ce match là, et la plupart des adversaires qu’il a affrontés, s’ils n’en étaient pas moins bons que lui (Edge, Shawn Michaels, Triple H et Punk pour ne citer que les derniers en date) arrivaient toujours perdus au milieu de l’océan et hésitaient un peu à retourner vers la berge, alors que lui n’hésitait pas.

 

 

Brrr ! Brrr ! Je fais le bateau à moteur !

 

 

Cher Monsieur Taker, puis-je vous appeler Under ? Voyez-vous sur le t-shirt de mon client le mot hésiter ? Non ? Donc il n'hésitera pas !

 

 

Brock Lesnar interrompt donc le Taker sans un mot et après plusieurs minutes de tergiversations marchantes, se décide enfin à l’attaquer au milieu du ring ; s’ensuit un court affrontement se concluant par la prise destructrice de la Bête (spéciale dédicace à Pintu pour sa brillante troisième place à Sotchi) sur le Phenom laissé à terre pour le compte à l’intérieur des cordes. Encore une fois, l’intensité animale de l’ancien combattant en MMA et le génie que laisse transpirer Paul Heyman quand il donne à son visage toutes sortes d’émotions (comme la dévotion, la confiance inamovible, la roublardise) pour l’interprétation de son personnage de manager/avocat dépourvu de tous principes moraux, permettent aux deux hommes de se jauger sans beaucoup de mots. Certains peuvent penser que le match entre les deux n’est pas construit de la meilleure façon mais cette manière de ne pas beaucoup parler ou par le biais de quelqu’un d’autre est assez forte et permet d’éviter la redite (vu l’attente provoquée par ce match dont les prémices ont été posés en octobre 2010 lors d’un match de Brock alors encore en activité dans la cage de l'UFC) qu’aurait provoquée trop de paroles inutiles.

 

 

– Dis, John, tu penses qu'il parlait de nous avec ses paroles inutiles ?

– Mais non ! De King à la rigueur, mais nous ça va !

 

 

Pour reposer un peu le spectateur (et celui avachi sur son canapé, une « bière » américaine à la main), deux matches sont proposés : Big E. contre Alberto Del Rio et Summer Rae contre Natalya. Puisque j’en ai déjà parlé, passons maintenant à la suite.

 

 

Tiens, chéri, tu me feras penser à virer l'opérateur synthé ? Ça fait deux fois dans la soirée qu'il écrit que tu es mon propriétaire principal !

Oui, ma chérie !

 

 

L’Autorité prend alors possession du ring et Hunter, au bras de l’opulente Stephanie McMahon, nous délivre une promo dont la vantardise n’a d’égale que la poitrine de sa femme. Tout y passe, il a battu tout le monde, c’est le meilleur car il reste au plus haut niveau alors que les autres favoris de la foule ne sont que des phénomènes éphémères que le Game balaiera comme il a déjà balayé les plus grands. Que la foule est un mouton de Panurge qui ne veut qu’une seule chose : participer, et que le « yesmovement » n’est que le reflet de cette envie, et que, quoi qu’on lui propose, il suivra le mouvement que la compagnie lui permet de suivre (et même si ce n’est pas le cas, ce phénomène va mourir de mort naturelle comme est déjà mort le fandango-ing). Une vidéo panégyrique est même montrée au public dévoilant les grands faits d’armes de Cerebral Assassin contre les plus grands catcheurs (bizarrement l’Undertaker n’y est pas). Et donc, vu qu’il est le meilleur, il va bien sûr battre Daniel Bryan en guise de hors d’œuvre, puis reprendre ce qui est son dû (le titre WWEWHC), mais la Billion Dollar Princess le reprend, ce qui leur appartient.

 

 

– C'est bien chéri !

– (en aparté) Oh, va falloir que j'appelle la baby-sitter ce soir, moi ! )

 

 

Batista, accompagné de son jean slim, lui coupe la parole pour lui signifier que lui, l’animal, ne figure pas au tableau de chasse du CEO ! Randy Orton fait son apparition pour enjoindre Triple H de déclarer forfait, car, par respect pour lui, il ne veut pas l’humilier dimanche. En vain. L’Autorité annonce alors le combat final de la soirée, la Vipère y affrontera l’Animal. Puis, en savants alchimistes, on nous offre deux courts affrontements (les deux matches par équipe) avant de nous proposer un match qui permet aux Wyatt et à John Cena de continuer leur rivalité.

 

 

Elle est quand même balèze, Mylène Farmer, elle se paie même John Cena pour son concert au stade de France !

 

 

Bray Wyatt est donc opposé à R-Truth dont il vient facilement à bout. Après coup, les deux acolytes du gourou du bayou le rejoignent pour une célébration à l’intérieur du ring. Mais une deuxième tête de mouton s’approche doucement des trois hommes qui se retournent vers lui, intrigués. C’est en fait John Cena, et il attaque le clan. Là encore, on a une rivalité qui suit son cours et pour changer un peu des bagarres via écrans interposés ou diverses interventions au cours de match, on nous offre un petit moment efficace, bien raconté, ou John Cena délaisse un peu son personnage de Marine pour jouer avec les nerfs de ses adversaires. C’est habile car assez inattendu (pour ma part du moins), ça ne prend pas un temps fou à mettre en place et ça permet au Champ de reprendre l’avantage suite à son passage à tabac de la semaine précédente. Le résultat du match de dimanche est donc toujours indécis pour moi.

 

 

 Je vais battre Bray ce dimanche, je fais déjà mieux bêêêêh que lui !

 

 

Ensuite, dans le deuxième match féminin de la soirée, la championne AJ Lee perd contre Naomi dans un match des bûcheronnes car Tamina ayant été tabassée par les autres divas pour avoir tenté de protéger la Crazy Chick, elle la laisse donc impuissante au milieu du ring pour le compte de trois. Cette défaite met en avant l’isolement de la championne, qui ne fait pas partie de Total Divas, qui est « abandonnée » par la fille de Jimmy Snuka, et qui aura une forte adversité lors du plus grand PPV de la compagnie.

 

 

Réunion entre Vickie Guerrerro à propos du match des Divas à Wrestlemania.

 

 

Puis le SHIELD et Kane accompagné par les New Age Outlaws en viennent aux mains, interrompant ainsi un match entre le Big Red Monster et Roman Reigns (vainqueur d’un sondage sur WWE.com qui demandait quel membre du Bouclier devait affronter Corporate Kane). Ici, on finit en roue libre une rivalité qui m’a moins intéressé, non pas à cause du frère de l’Undertaker, mais plutôt à cause de Billy Gunn et de Road Dogg (je suis insensible à la nostalgie de leur retour puisque je ne les ai pas connus dans leurs belles années). Bref, pour ma part, ça ressemble un peu à un match bouche-trou pour le SHIELD car la compagnie de Stamford ne peut se permettre de ne pas présenter au public de la Nouvelle-Orléans la stable la plus importante depuis l’Evolution.

 

 

Non mais t'as déjà vu ça ? Il nous compare à l''Evolution. En pleine paix ! Mais moi, les dingues, je les soigne. Je vais lui faire une ordonnance, et une sévère… Je vais lui montrer qui c'est le SHIELD. Aux quatre coins de Washington qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon Puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile !

 

 

On arrive au dernier segment avant le main event, l’Ecossais Roddy « Rowdy » Piper fait son entrée au son des cornemuses et autres bombardes. Il vient pour promouvoir la bataille royale qui rendra hommage au premier entrant du Hall Of Fame de la compagnie de Vincent McMahon, André le Géant. Car lui est le seul présent à avoir participé en tant que lutteur au tout premier Wrestlemania (Hulk Hogan n’était pas à Washington cette semaine). Mais son discours est vite interrompu, d’abord par le Miz, puis par Sheamus, puis par Titus, et enfin par Dolph Ziggler. Après quelques échanges d’amabilités, Roddy déclenche par roublardise la générale en portant un étranglement des yeux sur le Miz. D’autres superstars prévues dans cette bataille royale courent vers le ring, notamment Rey Mysterio et le Big Show. Finalement, c’est le géant qui l’emporte. Piper lui lève le bras de la victoire.

 

 

I am Bastoune, and I have a bad joke for you ! C'est Heath Slater qui va gagner la bataille royale dimanche !

 

 

Finalement, Randy Orton et Batista en viennent enfin aux mains dans un match sans disqualification. Le couple dominant de la WWE s’invite aux commentaires. Le match se déroule sans anicroches ni moments notables, la vipère appliquant son style méthodique (non je n’ai pas dit chiant) et Batistasthme étant lui-même. Le match ronronnait quand soudain, surgissant du public, le chouchou du public (et dont Major est l'amoureux transi) Daniel Bryan attaque Triple H, le passe à tabac sur la table des commentateurs, Randy et Dave essaient de repousser Bryan qui résiste à leurs assauts. Bryan, en feu, vient à bout de ses trois adversaires et conclut le show par une communion avec le public toujours aussi phénoménale.

 

 

Et moi, si je vous montre ma plus belle tête de chien battu, j'ai droit à un peu de communion phénoménale ?

 

 

Au final, on aura eu un épisode hebdomadaire très plaisant avec un bon rythme, de bonnes histoires et même si on peut regretter le manque de matches de grande qualité (mais ils seront présents ce dimanche lors du plus grand événement de l’année) on aura vu si ce n’est la parfaite mais au moins une très bonne conclusion de cette Road To Wrestlemania qui augure d’une très bonne édition cette année pour son trentième anniversaire.

 

 

– Bonjour, on vient pour notre vignette hebdomadaire !

– Ouais, sinon t'es viré par Hunter, en plus il t'a déjà à l'oeil avec tes mauvaises blagues !

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