Catch

Merci

Beaucoup remercier signifier demander davantage.

Proverbe anglais

 

La beauté de WrestleMania, et plus généralement du catch et de la WWE, c’est que rien n’est acquis, rien n’est et ne sera jamais gravé dans le marbre. Personne ne connaît le fin mot de l’histoire. Personne ne sait comment va se dérouler précisément tel ou tel match, qui va gagner, qui va marquer les esprits, qui va trahir qui. Personne ne sait si les résultats étaient prévus de longue date ou improvisés quelques heures avant l’émission. Non, personne. Personne ne sait non plus comment les histoires racontées vont se poursuivre, qui sera « pushé » ou qui tombera dans l’oubli. Personne ne sait rien. Il n’y a qu’UNE seule chose de sûre avant chaque WrestleMania et ça tout le monde le sait, à chaque putain de fois. C’est que tous ensemble, nous allons vibrer jusqu’au bout de la nuit.

 

 

Avertissement : cette nalyse n’est pas destinée aux gens qui auront pensé que ce Mania était autre chose qu’absolument AWESOME !

 

 

Nalyse de WrestleMania XXX

 

 

Et si vous n’êtes pas convaincu par cette introduction, alors regardez WrestleMania XXX et vous verrez. Vous verrez la magie opérer comme jamais. Celle qui vous emporte l’espace d’une soirée et vous repose délicatement, la tête remplie de souvenirs et les yeux d’étoiles par milliers. Cette magie qui fait que la WWE est et restera pour toujours la plus grande productrice de frissons et d’émotions du « sport entertainment ».

 

Car mes amis, vous ne le savez peut-être pas encore, mais vous avez assisté à un moment d’histoire et au plus beau WrestleMania de tous les temps. Pour ce trentième anniversaire, Vincent Kennedy McMahon avait décidé de faire les choses en grand. Et ce vieux connard n’a pas chômé.

 

 

Et ils avaient décidé de vous donner une gaule comme ça.

 

 

Ce WrestleMania sera inoubliable et aura une place à part dans l’histoire pour plusieurs raisons. La première, c’est qu'il aura constitué un immense passage de flambeau de quatre heures entre les vieux briscards de l’Attitude Era et la nouvelle garde. La deuxième, c’est l’avènement de Daniel Bryan au rang de megastar absolue pour les années à venir. Et enfin la dernière, c’est la fin du mythe de la Streak, le monument le plus sacré de l’histoire de Mania, mais aussi la dernière chose qui l’empêchait peut-être de se tourner vers une nouvelle ère.

 

Commençons par ce passage de témoin en retraçant les événements du pay-per-view, notamment avec le segment d’ouverture qui aura vu nuls autres que Hulk Hogan, Stone Cold Steve Austin et The Rock ensemble dans le même ring. Car au-delà du l’image absolument bandante de ce trio en train d’éclater des bières et se balancer des vannes (premier énorme Mania Moment d’une soirée qui en sera riche), c’est surtout le contenu de leur discours qui est intéressant.

 

Tout commence avec Hogan dans le ring qui nous accueille pour ce WrestleMania dont il est l’hôte d’honneur. Passe un léger botch sur le nom de l’arène qui abrite l’événement du soir, bien rattrapé par le Hulkster, et bam ! Bris de glace ! STONE COLD IS HERE ! Les deux légendes s’auto-congratulent et mettent en valeur leurs carrière et accomplissements respectifs, ce qui ne sera pas totalement sans fondement pour la suite. IF YOU SMELLLLLLL ! Le Rock débarque, c’est la folie, c’est WrestleMania XXX, la soirée commence de manière absolument dingue.

 

 

– Austin, Hulk, à notre chèque les gars !

– Ouais à notre gros chèque ! Hell yeah !

– Où ça l'Iron Sheik ?!

 

 

Et le Rock d’entamer une tirade très intéressante. Faisant suite au discours des deux autres icônes, il met en exergue à quel point Hogan et Austin ont été importants pour sa carrière et ont inspiré les autres superstars de la WWE derrière lui dans le vestiaire. Puis il amène sur la table le fait que ce soir, une certaine superstar au credo « Hustle, Loyalty, Respect » va se battre pour défendre son honneur et sa légende et surtout ses valeurs, tout comme Hogan le faisait par le passé avec son fameux « Say your prayers, take your vitamines ». Filiation directe Hogan-Cena, ça vous pose un bonhomme.

 

Mais le Rock ne s’arrête pas là. Car ce soir, nous allons également voir un match mettant aux prises un homme qui s’est élevé contre l’autorité, qui a brisé ses chaînes de travailleur opprimé pour se rebeller et faire entendre sa voix. Et difficile alors de ne pas lancer des regards appuyés vers Stone Cold. Bam, filiation Daniel Bryan–Stone Cold. Premier jalon posé d’un sacre annoncé.

 

 

Ouais mais est-ce que votre Dany Brillant il sait boire deux bières comme ça sans en foutre partout hein ?!

 

 

Hein ?!

 

 

Ce segment aura été la première étape du passage de flambeau qui s’est opéré dimanche soir. La suivante est arrivée immédiatement après avec notre opener : Daniel Bryan contre Triple H. Oui, aussi fou que cela puisse paraître, Triple H est en opener de Mania. Quel ego monstrueux celui-là, quel incorrigible personnage, incapable de ne pas truster le Main Event, je vous jure !

 

Enfin bon ne vous inquiétez pas, amis anti-H, le Cerebral Assassin va probablement gagner ou du moins trouver un moyen de teinter la victoire de controverse pour s’inclure dans le main event de la soirée, ou bien… quoi ?! Daniel Bryan l’emporte parfaitement clean au bout de ce qui aura été le plus long match de la soirée avec des périodes de domination outrageuses ?! N’est-ce pas savoureux… Si tant est qu’il fallait un énième argument pour mettre fin à cette TripleHate dépassée depuis des années, en voici encore un des plus éclatants…

 

Et pour en rajouter une couche, D-Bry se sera dégagé d’un Pedigree, traitement réservé uniquement à la crème de la crème. Dans le même temps, Trips, l’homme qui a échappé à d’innombrables Tombstone Piledriver, Attitude Adjustment, Go To Sleep et j’en passe… s’est couché au premier Flying Knee de Daniel Bryan.

 

Oui, Triple H a fait le boulot, comme toujours. Il a mis en avant Bryan comme la future star de la fédération et l’a mis en valeur comme jamais pendant plus de ving-cinq minutes magnifiques, oldschool (avec quelques souplesses dans les arsenaux respectifs ou bien ce Chickenwing à la Backlund de Trips), intenses (un terrible spot sur le tablier du ring notamment), techniques, vibrantes !  Un classique qui restera dans la liste des meilleurs matchs de Mania à n’en pas douter.

 

Daniel Bryan vient donc à bout du vieux loup Triple H, un des derniers bastions de cette génération qui s’éteint petit à petit. Et ce pour accéder aux portes de la consécration suprême, après avoir vaillamment lutté des mois durant, depuis Summerslam, pour enfin arriver à destination. Quelle histoire fantastique. Mais nous y reviendrons plus tard, lors du Main Event.

 

 

En espérant que la buée aura disparu d'ici là.

 

 

Mais reprenons notre fil conducteur avec le second match de la soirée. Difficile de passer après un tel événement, mais c’est pourtant la tâche qui incombe aux jeunes loups du Shield et aux expérimentés New Age Outlaws accompagnant Kane. Et ce qui aurait pu être un super match de midcard, faisant taire les critiques au sujet de ce choix pour le Shield à Mania, a finalement tourné court et s’est transformé en bonne grosse branlée. Branlée essentiellement dispensée par Roman Reigns qui a rousté tour à tour tous les membres de l’équipe d’en face, avant d’infliger une incroyable DOUBLE Triple Powerbomb avec ses collègues sur Billy et le Road Dogg.

 

Visuel du plus bel effet qui accomplit a minima la moitié de ma prédiction sur ce match. Si celui-ci n’a pas été forcément à la hauteur du talent des hommes impliqués dans le ring, il aura au moins permis au Shield de remporter un succès de prestige et de s’offrir un vrai WrestleMania Moment qui restera longtemps dans les mémoires et constituera un palier dans leur carrière quand nous regarderons en arrière dans dix ans.

 

Le Shield a triomphé, pour leur second WrestleMania, d’une des équipes les plus emblématiques de l’Attitude Era et d’un des plus emblématiques big men de l’histoire en la personne de Kane, tous les trois sans doute futurs Hall of Famers. Aussi décrépits et séniles puissent-ils être aux yeux de certains, il n’en reste pas moins que ce sont de futures légendes et que les vaincre à Mania, de manière aussi décisive, n’est pas un accomplissement lambda. Et c’est, à bien y repenser, le booking idéal selon moi.

 

OK on tient cette figure encore cinq petites secondes et ça nous fera 16 en EPS les gars. Vivement la semaine prochaine, c'est handball.

 

 

Et au-delà du symbole, c’était également un excellent moyen de conserver un rythme élevé dans ce PPV et ne pas briser la mécanique, le flow. Après un opener absolument ahurissant et une scène de liesse à couper le souffle suite à la victoire de D-Bry sur Triple H, il fallait de l’action rapide et des spots, pas un nouveau combat méthodique. Excellent choix ici.

 

On enchaîne ensuite sur la bataille royale en l’honneur de feu André The Giant. Encore une fois, clin d’œil à l’histoire et lien évident avec notre thématique puisque les jeunes avaient l’occasion de rendre hommage à une des plus grandes légendes de ce sport, le tout sous la bénédiction de Hulk Hogan.

 

Joli clin d’œil du Big Show qui avait pour l’occasion sorti la tenue classique d’André, à savoir une combinaison noire avec une seule et unique bretelle. Le sens du détail, toujours.

 

 

À la WWE, on ne recule devant rien pour avoir les meilleurs plans en contre-plongée, pas même sacrifier son cameraman sous le poids du Big Show.

 

 

Mais le clin d’œil ne s’arrêtait pas là. Puisqu’après vingt-huit éliminations, les deux hommes restant étaient Cesaro et le Big Show, et ce qui devait arriver arriva. Dans un effort surhumain, Cesaro réalise l’impensable et nous projette près de trois décennies en arrière, en soulevant le Géant et en le projetant par-dessus la troisième corde.

 

Le Gros Spectacle parachève ce Mania Moment avec une bonne poignée de main tandis que Cesaro célèbre son triomphe avec son trophée. Hommage vibrant, WrestleMania Moment, push d’un des mecs les plus talentueux  du roster actuel, que demander de plus ?

 

 

Allez viens prendre ta claque dans la gueule gamin, tu l'as bien méritée.

 

 

Avant cela, soulignons que la bataille royale a été de qualité. Évidemment, les premières minutes étaient fouillis, avec leur lot d’éliminations anecdotiques traditionnelles. Néanmoins, je remarque que ces éliminations se faisaient une par une, les commentateurs prenant le temps de nommer chaque malheureux projeté un à un, au lieu de paquet d’éliminés par quatre ou cinq dans l’anonymat le plus total comme on peut voir parfois à Smackdown ou RAW quand la WWE décide d’utiliser cette stipulation. De ce fait, tous les membres du roster ont eu leur petit instant de gloire. Et croyez-moi, après une année de ce métier impitoyable, ne serait-ce qu’avoir son nom cité en live à Mania est une vraie récompense.

 

Et une fois les deux tiers des participants écrémés, on a eu quelques interactions vraiment fun. La sortie de Fandango qui se prend une pluie de coups de Sheamus était vraiment fendarde. R-Truth qui se fait projeter à bout de bras par le Big Show, toujours impressionnant ! Le contre du 619 de Rey par Cesaro, encore et toujours…

 

On notera aussi la présence de David « LOL thought he was dead » Otunga dans ce match, mais aussi de Brad Maddox qu’on n’avait plus vu depuis un bail également. Kofi Kingston a bien failli louper son traditionnel spot mais s’est super bien rattrapé ! Visuellement impressionnant une fois de plus. Bref tout plein de bons moments pour un match qui aura parfaitement rempli son objectif selon moi.

 

 

Peut-être qu'un jour vous vous déciderez enfin à adapter le règlement pour m'éviter de vous faire passer pour des cons à chaque putain de bataille royale, hein ! Bon en attendant je vais rester peinard ici un peu moi je pense. Quelqu'un a de la weed ?

 

 

Poursuivons l’ordre chronologique de l’émission et passons à présent à l’affrontement entre John Cena et Bray Wyatt.

 

L’histoire menant à ce combat a été simple et courte, mais pourtant terriblement efficace. Encore une fois, une superstar aux dents longues se dresse sur la route de Cena et déclare vouloir son scalp afin de se faire une place au soleil sous couvert de prouver au monde que notre Marine préféré n’est qu’une vaste supercherie. Face à cela, Cena fait bloc et compte bien défendre sa « Legacy », son héritage. Fini les Johnny qui se la joue outsider de service, proclamant à qui veut l’entendre que son adversaire d’un jour à tout à perdre ici et que sa carrière se terminera net si il ne parvient pas à le battre. John Cena assume son statut, John Cena se pose en gardien des portes du main event et endosse le costume de favori avec assurance et compte bien défendre corps et âme ce qu’il a mis des années à construire.

 

Comme j’ai pu le dire dans la nalyse du RAW précédant Mania, je pense que nous avons un changement de discours profond qui présage d’un vrai changement de direction de son personnage. Comme si Cena basculait du côté des vétérans. Il n’a pourtant pas encore quarante ans, mais le Champ’ est là depuis déjà si longtemps, a gagné déjà tellement de titres et accompli tellement de prouesses à la WWE, qu’on lui accordera sans sourciller le statut de légende vivante du catch. John est un monument de la WWE et a déjà sa bague de Hall of Famer immortel gravée et prête à être passée au doigt.

 

 

T'aimes ça quand je te mordille l'oreille, Luke, hein, gros dégueulasse.

 

 

T'inquiète, mon Erick, je t'aime tout autant.

 

 

Et la place de son match dans la carte tend à confirmer ce sentiment. Pour le trentième anniversaire du plus grand show de la fédération, le « poster boy » est relégué à la troisième feud (quatrième même si on différencie celle opposant Bryan et HHH à la rivalité pour le titre) et occupe le créneau du milieu de show.

 

Lui qui trustait de manière assez incroyable l’intégralité des Main Event de tous les pay-per-view pendant la quasi-totalité du règne historique de CM Punk, et bien avant cela, enchaînait les feuds prestigieuses autour du titre suprême, qu’il a remporté quatorze fois… Le voilà en midcard alors que l’histoire est en train de s’écrire au Superdome de la Nouvelle-Orléans. Invraisemblable ?

 

Et s'il ne faisait pas justement aussi partie de cette histoire qui s’écrit ? En s’effaçant, en assumant un nouveau rôle, John Cena ne serait-il pas en train d’entamer un virage de sa carrière s’inscrivant pleinement dans cette dynamique de changement d’ère dont nous parlons depuis le début du papier ? Deuxième jalon du sacre annoncé de Daniel Bryan.

 

 

La stipulation les forçant à combattre à genoux a peut-être enlevé un peu d'impact au match. C'était un essai, ça va !

 

 

Pour parler du match un instant, j’ai personnellement adoré le storytelling de la rencontre. Techniquement, rien à signaler. Niveau spot, rien non plus d’extraordinaire, si ce n’est quelques vrais bons moments comme quand Bray se relève façon exorciste pour surprendre John en pleine tentative de Five Knuckle Shuffle ou encore quand Cena a porté un spear à Wyatt à travers la barricade. Non, le vrai intérêt résidait dans un storytelling absolument impeccable, aussi bien des deux principaux protagonistes que des deux laquais en bord de ring. L’histoire reposait sur les tarés du bayou voulant emmener John Cena du côté obscur de la force. Si cela vous fait inévitablement penser à Kane et son « Embrace the Hate », j’ai trouvé l’histoire ici plus puissante et plus cohérente.

 

John a longtemps lutté contre les provocations des trois malades qui lui proposaient tour à tour de frapper leur leader avec les escaliers du ring, puis une chaise. Si cette dernière a bien failli être utilisée, John Cena a finalement su lutter contre ce sentiment de haine et sauvegarder son intégrité et les valeurs qu’il défend en l’emportant à la régulière. On notera au passage que Bray s’est relevé d’un Attitude Adjustment, ce qui n’est pas rien.

 

 

En tout cas je peux vous dire que j'ai bien amorti ma place en ringside !

 

 

Avant de passer aux deux incroyables main events de la soirée, passons un bref instant sur le match des Divas et le preshow dont nous n’avons pas encore parlé.

 

Les filles ont livré un match très honnête avec une place sur la carte ô combien compliquée, coincée entre la Streak et le match pour le titre suprême. Rencontre destinée à faire souffler (et Dieu sait qu’il le fallait…), elles ont fait plus que remplir leur contrat, je me dois de leur tirer mon chapeau.

 

Quelques bons spots avec des sauts à l’extérieur du ring, une Tower of Doom, des souplesses super propres de Natalya et Alicia… Et enfin la victoire de fouinasse de AJ Lee qui s’infiltre une fois le ring dégagé pour porter à Naomi son Black Widow. Ah là là ! Ces rumeurs comme quoi elle se ferait punir pour être la compagne de Punk dans la vraie vie…

 

Vous savez, on ne fait que baiser ensemble, il n'y a rien de sérieux.

 

 

Le preshow a été absolument topissime et je vous conseille de le regarder si vous avez fait l’impasse. Topissime, tout est relatif, au delà du fait que ce mot n'existe pas, mais c’est en tout cas pour moi le meilleur preshow depuis l’instauration du système. Les quatre équipes ont parfaitement rempli leur rôle, celui des Matadores et de Rybaxel étant avant tout de jobber pendant dix minutes pour permettre ensuite à la foule d’être super chaude quand il ne resterait plus que les Usos et les Real Americans.

 

Contrat rempli donc avec dix premières minutes solides qui nous ont amené à une deuxième partie de match épique entre les deux meilleures équipes du moment. Les Usos et les Real Americans ont rivalisé de catchphrases pour amuser le public, mais nous ont également régalés de quelques acrobaties bien senties. Au final, les Samoans, qui arboraient un nouveau tatouage en hommage au Rock, l’ont emporté et récoltent ainsi leur vrai feel good moment pour les ceintures qu’ils n’avaient jamais vraiment eu.

 

 

J'ai rien fait ! J'suis pas dans le coup !

 

 

Ah ! Et un petit mot sur le décor et l’ambiance du soir également : impeccables. Franchement la WWE n’a pas son pareil pour mettre les petits plats dans les grands à ce niveau là. Le décor était juste sublime, c’était pour moi le plus beau de tous. Une rampe longue mais pas interminable non plus comme dans certaines éditions récentes, un titantron absolument ma-gni-fique, la dominante de couleur violet et or présente partout et vraiment très classe. Et ce stade, ce stade, bordel ! Le majestueux Mercedes-Benz Superdome sublimé comme jamais a été un écrin parfait pour ce Mania de légendre.

 

Et enfin, que dire alors de la présence de Christophe Agius et Philippe Chereau en bord de ring avec leur PROPRE table de commentateurs !!! Table qui a survécu jusqu’au bout de la soirée, soit dit en passant. L’avenir nous dira si c’est le début d’une longue histoire d’amour entre les deux français et la WWE ou si l’occasion a été saisie uniquement pour prolonger le thème cajun. À vrai dire peu importe, j’ai beau ne pas être un fan de leurs commentaires, je suis juste trop heureux pour eux. Les gars ont probablement réalisé dimanche soir un rêve de gosse et ont assisté à un show qui restera gravé dans leurs mémoires à jamais, c’est juste fantastique et nul doute qu’ils ont savouré l’instant à sa juste valeur.

 

 

– Quel show fantastique mes amis, que d'action et de grands moments de catch ! C'est extraordinaire d'être ici pour vous faire partager ce show ! N'est-ce pas Christophe ?… Christophe ?

– J'ai les chygomatiques coinchés décholé. Ch'est trop beau Philippe !

 

 

C’est à présent l’heure de parler de l’événement de ce Mania. Le plus grand choc de l’histoire du show des shows. McOcee en a déjà parlé avant la publication de cet article, et le sujet méritera probablement encore des pages et des pages de débat : l’Undertaker a été battu à WrestleMania.

 

Rien que d’écrire cette phrase me donne la chair de poule et me fait briller les yeux. Le Phenom, que je suis depuis WrestleMania 8, a été défait sur le Granddest Stage of Them All. La Streak de vingt-et-une victoires est rompue. Le mythe est brisé.

 

 

Non ce ne sont pas des images de la fin du match. C'est juste un fan qui n'avait pas encore été mis au courant de la nouvelle coiffure du Taker.

 

 

Je ne m’étendrai pas trop sur le match, celui-ci a été relativement sobre. Beaucoup l’ont taxé de mauvais, peut-être sous le coup de la colère et du choc, peut-être pas. Toujours est-il qu’il avait du sens. Celui d’un combattant rattrapé par les années et qui ne faisait juste plus le poids. Si cet angle avait été utilisé lors de ces derniers affrontements, il a pris une toute autre dimension face à la bête surhumaine qu’est Brock Lesnar.

 

Pour un fan lambda ou un jeune suiveur, imaginez-vous bien qu’on parle de BRRRRROCK LESNAR. Un monstre, un colosse, un putain de Golgoth ! Le Taker est sur la fin, tout le monde le sait, alors comment va-t-il pouvoir surmonter cette montagne ?! Et au final, ce qui devait arriver arriva. Après un troisième F5, le Deadman n’avait juste plus la force. C’était terminé.

 

Ving-et-une années de sacrifices parties en fumée l’espace de trois secondes. L’impensable a fini par se produire. Les images de la foule abasourdie parlent mille fois plus que mes quelques lignes. Moi-même je suis resté littéralement prostré devant l’écran pendant de longues minutes, les yeux écarquillés et la main couvrant ma bouche bée.

 

 

Et je le prouve.

 

 

Je ne débattrai pas du caractère justifié ou non de la fin de la Streak. Une chose est certaine, c’était la volonté du Taker que de donner cette victoire à Lesnar et mettre fin au fait d’armes le plus prodigieux de l’histoire du catch. Et l’histoire avait du sens. L’image était cohérente, crédible et finalement assez tristement logique… C’était somme toute l’histoire du match de trop, aussi bien hors que dans le kayfabe. Le vieux bonhomme était fatigué et s'est opposé à une montagne, un obstacle trop grand pour lui, à tous les niveaux.

 

Ce que je retiens au final, ce sont les réactions des gens, ma réaction, celles de mes compagnons d’un soir qui ont vu le PPV avec moi. Ces réactions ne s’achètent pas, elles ne s’inventent pas. Elles sont tout ce qu’il y a de plus spontané et c’est pourquoi le catch est un spectacle qui n’a pas d’égal. C’est la morale que je tirerai de cette histoire.

 

 

Nous avons consulté tous les rédacteurs du site, mais personne n'a eu le cœur de trouver une légende rigolote pour cette image. Veuillez nous en excuser.

Et voilà nous y sommes, le Main Event de la soirée qui va décider une fois pour toutes si Daniel Bryan est de la trempe des tous meilleurs ou s'il est destiné à devenir l’éternel underdog, le vilain petit canard de la WWE.

 

À l’instar de son premier match, dans lequel il avait fait dans la sobriété la plus totale face à la grandiloquence et au faste de l’entrée de Triple H et son costume, Daniel Bryan entre à nouveau vêtu simplement de son t-shirt et de sa serviette YES, sans apparat particulier, en champion du peuple modeste qu’il est.

 

Face à lui, Randy Orton arrive (en premier) sur son thème chanté en direct par Rev Theory, très belle prestation, et Batista fait lui péter le stock de pyro à la sulfateuse comme à son habitude.

 

Le match commence dans une ambiance sensationnelle, la foule étant manifestement totalement remise du séisme de la fin de la Streak, notamment grâce à une bonne prestation des Divas entre ces deux matchs qui ont, encore une fois, totalement rempli leur contrat ici. Les chants Daniel Bryan sont assourdissants, les « Yes » explosent nos tympans à chaque coup porté par l’American Dragon, tous les ingrédients d’un sacre grandiose sont présents.

Ce soir, Daniel Bryan gravira les Marches de la Gloire.

Tous ? Presque en réalité. Comment imaginer que Triple H ne vienne pas fourrer son énorme tarin dans cette affaire après ce qui s’est passé en ouverture d’émission, et compte tenu du fait que ce Triple Threat est sans disqualification ?

En effet, au terme de l’opener de la soirée. Triple H, hors de lui d’avoir perdu et permis à ce petit troll d’accéder au main event à sa place, opte pour le bon vieux tabassage en règle des familles, histoire de s’assurer que si Bryan devait aller tenter de décrocher la ceinture, ce serait à dix ou vingt pour cent de ses capacités.

 

C’est donc après le premier Yes Lock sur Orton que le Game fait son entrée avec la sublime Stephanie pour empêcher le barbu de l’emporter. Big Dave en profite, Spinebuster, Batista Bomb et voilà que Trips demande à Scott Armstrong, l’enculé de service, de vite aller compter en lieu et place de l’arbitre K.O ! Non ! Simplement deuuuuuuux !

Il est hors de question de laisser ce type dépourvu du moindre sens de la classe, de l'élégance et de la sobriété devenir le visage de la compagnie !

Première frayeur ! Triple H ne compte pas s’arrêter là et veut s’interposer à nouveau, mais Bryan décapite Armstrong d’un coup de pied bien senti, envoie tout le monde valser à l’extérieur avant de nous gratifier d’un tope suicida sur Scott, Triple H et Stephanie !!! This is awesome !

 

Triple H pète un câble et sort le sledgehammer. Trop tard, Daniel Bryan s’en empare et assomme définitivement le Game d’un coup au visage. Batista tente d’en profiter, petit paquet sur l’Animal ! 1 !! 2 !!! NON Orton s’interpose, le sale fils de chien ! La tension est palpable dans le Superdome.

 

Bryan commence à agacer sérieusement les deux monstres qui décident de s’unir pour s’en débarrasser. Arrive alors le spot de ce PPV et il sera, question de tradition, pour la table espagnole. Batista se met en place pour infliger une Batista Bomb sur la table, transformé lors de la descente en RKO dévastateur !!! Visuel absolument malsain et d’une violence inouï, on se laisse alors porter par l’incertitude et le flottement qui accompagnent les minutes qui suivent. Bryan est-il out ?

La civière renforce encore un peu le doute. Surtout pour les gens dans l’arène je pense, car à la télé, on voit bien que les médecins font absolument n’importe quoi et que si Bryan avait bien la blessure au cou qu’ils voulaient faire croire, alors jamais ces andouilles de sauveteurs ne l’auraient manipulé comme ils l’ont fait.

 

 

Bof. Elle n'est pas si vière que ça…

 

 

Toujours est-il que Batista et la Vipère reprennent le match de leur côté. Le suspense ne dure pas bien longtemps et heureusement ils nous ont épargné la lente montée de la civière jusqu’en coulisses pour voir Bryan revenir tout du long, puisque ce dernier décide de continuer le match avant même la montée de la rampe amorcée. Arrachant sa minerve et ses liens, il se jette à nouveau dans la bataille ! La foule hurle ! C’est exagéré, c’est du spectacle, c’est du catch !

 

 

Ces mecs-là commencent à minerver !

 

 

Randy tente de le cueillir avec un RKO, c’est renversé en Yes Lock ! Non Big Dave intervient ! Qu’à cela ne tienne, Yes Lock sur Batista ! Non ! Orton sauve encore la situation ! La foule est debout, chaque contre, chaque mouvement suscite les réactions les plus folles, tout le monde sent que la décision est proche. Allons-nous exploser de joie ou nous écrouler sur nos sièges de dépit ?

Intervient alors le premier vrai énorme nearfall du match. Orton se prépare à en finir avec Batista, qui tente de le contrer avec un Spear, Orton saute par-dessus pour l'esquiver, ce qui fait que Batista frappe Bryan pleine tête avec son Spear ! Bryan est totalement out ! Randy place son RKO sur l’Animal ! Est-ce possible ? 1 ! 2 ! NON !! Orton est livide, Batista vient de se dégager du RKO.

 

Il décide alors de partir pour le punt en pleine tête. Mais au moment de prendre son élan, BUSAIKU KNEE de Bryan ! Mais Batista revient de nulle part, expédie Daniel hors du ring et tente de voler le tombé ! 1 ! 2 ! NON !! Incroyable, Orton lève l’épaule à un millième de seconde du troisième compte et devient le premier homme à se relever du coup de genou de Bryan. Irrespirable.

Batista veut enchaîner avec sa Powerbomb, ce qu’il fait avec succès sur Orton. Et c’est alors que venu de nulle part, encore grâce à un angle de caméra idéalement choisi par le réalisateur de la soirée qui aura fait un sans faute ce soir là, Daniel Bryan surgit pour un coup de genou en pleine face de Dave. Yes Lock ! Batista tape, Daniel Bryan, prenez le temps de lire, est le WWE World Heavyweight Champion de la WWE dans le Main Event de WrestleMania 30.

Deal with it, Triple H !

La célébration peut commencer, la foule exulte, l’émotion est incroyable et aucun mot ne pourra retranscrire le visuel de ce triomphe absolu pour le Yes Man. Bryan est donc sacré champion incontesté de la fédération au terme de l’anniversaire le plus prestigieux et le plus incroyable de son show le plus important. Bryan est au sommet de la hiérarchie de la WWE et Vince envoie un message fort à son public.

Personne ne saura jamais réellement si Daniel était prévu dans cette histoire depuis le début ou si les réactions des fans ont fait pencher la balance. J’ai la candeur de croire que tout était écrit depuis Summerslam tant il semble facile de remettre bout à bout après coup les pièces du puzzle depuis plus de huit mois. Néanmoins, il faut se rendre à l’évidence, personne n’aura jamais le fin mot de l’histoire, et j’ai envie de dire que peu importe.

Car au final nous avons assisté ce dimanche au couronnement du champion du peuple. À l’aboutissement de mois et de mois d’un combat de tous les instants du héros de LA foule pour vaincre l’adversité et finalement toucher au but suprême avec son public. Une vraie histoire de catch somme toute, exécutée à la perfection.

 

Exécuter. C'est le mot.

Tous les fans de catch et de Daniel Bryan ont à présent un WrestleMania Moment de gala qu’ils pourront chérir toute leur vie, et n’est-ce pas là le but du Granddest Stage of Them All ?

Bravo à la WWE qui a fait un choix fort. D’autres options existaient, mais ils ont décidé de marquer l’histoire et de frapper ce Mania du sceau du changement en offrant une image de fin puissante et symbolique. La célébration était merveilleuse et émouvante avec la jeune nièce de Bryan et sa sœur qui sont venues sur le ring. Une conclusion parfaite à une soirée inoubliable.

 

– Tonton ?

– Ouais ?

– Tu peux serrer moins fort ? Tu m'as encore pété la clavicule.

 

 

Pour résumer ma vision de ce WrestleMania, c’est comme si le show dans sa globalité semblait avoir une cohérence absolue. Comme si le pay-per-view tout entier constituait une histoire, une storyline à part entière, celle du grand chambardement, celle d’un changement d’ère.

 

On ouvre avec les plus grandes légendes de la WWE, représentant les deux grandes périodes catchesques de ces dernières décennies avec Hogan, Austin et le Rock. Une mise en scène aux allures de rappel. Voici le passé les gars, ils sont là pour vous, pour votre plaisir, pour ce grand show commémoratif, mais souvenez-vous bien qu’ils constituent le passé de cette compagnie.

 

Puis on envoie Daniel Bryan, fils spirituel annoncé de Stone Cold Steve Austin, porter la première estocade à la vieille garde représentée par Triple H. Le pouvoir en place vacille, les institutions de la WWE telles qu’on les connaît également. La révolution est en marche, le public pousse son nouveau héros !

 

Deuxième chapitre, Bryan ne pourra pas réaliser ce tour de force seul, il a besoin d’être accompagné dans cette nouvelle ère par une jeune garde vaillante. Avec le Shield qui triomphe des lieutenants de Triple H, l’image est parfaite.

 

 

L'ancienne génération doit savoir s'effacer.

 

 

Au tour de Cesaro de se joindre à la danse. Bryan, le Shield, ce n’est pas suffisant. D’autant qu’un géant se dresse face à eux, symbole par excellence du passé, de l’époque ou la taille était reine et où les monstres physiques faisaient la loi. André le Géant et le Big Show représentent tout ce que Vince aimait chez ses catcheurs. Mais cette époque est révolue. Le vestiaire d’aujourd’hui ne cesse de se remplir de physiques moins impressionnants, de techniciens hors pair, de natifs de fédérations indépendantes. Cesaro représente ce changement lui aussi et son triomphe est riche de sens.

 

À côté de l’avènement de cette nouvelle génération, il faut un guide, capable de faire le lien, la transition entre ces deux époques. John Cena semble tout indiqué. Prêt à prendre du recul et laisser le projecteur aux plus jeunes, il n’en reste pas moins le garant d’une morale indispensable et d’un héritage à défendre pour donner de la légitimité aux futurs talents qui veulent s’établir.

 

 

Jeunes gens, ayez toujours à l'esprit mes valeurs morales et mon héritage spirituel. Et un jour, vous aussi, vous vous moquerez des rouquins et des pédés, et vous jetterez du caca sur les gens.

 

 

Le cadre étant fixé, il est temps de passer au grand final. Il est temps de tuer le monstre. Il est temps de mettre fin au dernier des monuments de cette ère dépassée. La Streak doit être éradiquée pour terminer de supprimer les liens qui retiennent encore la WWE à son passé.

 

Et à ce symbole de mort, il faut y associer la naissance. Celle d’un nouveau héros qui représentera la nouvelle ère de catch qui s’ouvre à nous. Ce dimanche à la Nouvelle Orléans, Vince et son staff ont adoubé Daniel Bryan et ont fait de lui la future top star de la fédération. Il a été choisi parmi tous pour représenter cette nouvelle ère de catch qui s’ouvre à nous, imprégnée du monde indépendant, de la culture Internet, des physiques improbables, de la technique, du pouvoir au peuple !

 

Ce WrestleMania est historique et il faudra des années avant de pouvoir atteindre à nouveau ce niveau de mythe et répliquer cet impact sur le business. Des dizaines de milliers de spectateurs pourront dire que le 6 avril 2014, ils y étaient. Des millions de téléspectateurs pourront dire, je l’ai vu. Chapeau, Vince.

 

 

Vince McMahon, un grand parmi les grands.

 

 

Alors en conclusion, et pour reprendre le titre de ce papier, j’ai envie de dire merci. Merci à Vince d’avoir créé, fait prospérer et vivre cette incroyable machine qu’est la WWE. Cette machine qui a bercé mon enfance de souvenirs inoubliables peuplés de Hulk Hogan, Bret Hart, HBK, Razor Ramon, Randy Savage, Roddy Piper et j’en passe, et qui continue encore aujourd’hui de me tenir éveillé la nuit en repensant aux exploits de John Cena, Daniel Bryan, Punk, Triple H, Sheamus, Orton et d'autres.

 

Merci à ces surhommes que sont les superstars de la WWE. Merci de consacrer leur corps, leur âme, leur vie toute entière à ce spectacle qui nous fait vibrer depuis des décennies et qui est le seul à pouvoir susciter toutes ces émotions à la fois. Rendez vous bien compte que pour certains, ce sont près de trois-cent shows par an. Ils catchent le soir, prennent la route la nuit, arrivent à l’hôtel au matin et cherche une salle de gym dans le coin pour continuer à s’entraîner, puis parfois animer un show radio, un talk show, signer des autographes, participer à une action caritative, puis recommence à catcher le soir venu avant de reprendre la route une fois de plus. Toute l’année. Pour nous.

 

Merci aux bookers de la WWE, si souvent décriés et qui pourtant nous transportent mois après mois au travers des pérégrinations de nos lutteurs préférés. Merci à eux de faire ce travail dont beaucoup ne mesurent pas la difficulté. Raconter des histoires qui doivent parler à tous, trois-cent-soixante-cinq jours jours par an, tous les ans, pendant des années et des années. Des histoires toujours plus fouillées et surprenantes pour contenter les franges du public les plus pointues et faire face à la révolution Internet. Merci.

 

Merci aux cadreurs et réalisateurs qui font des émissions de la WWE un pur régal à suivre. Coup de chapeau immense au réalisateur du dernier WrestleMania qui a fait un travail absolument titanesque pour que TOUS les spots soient filmés avec une qualité rare et que les plus petites interventions soient toujours surprenantes.

 

Merci aux « ring announcers » d’ajouter ce côté baroque, grandiloquent et carrément classe avant chaque match en donnant de la voix avec toujours le même enthousiasme pour chaque catcheur. Merci aux commentateurs qui suivent eux aussi toute l’année nos superstars et commentent pendant des heures et des heures chaque semaine, toujours avec le souci du détail et un professionnalisme qu’il est impossible de remettre en doute.

 

Merci à tous ces publics qui ont rendu certaines émissions comme celle de dimanche spéciale et inoubliable.

 

Merci au génie en charge des vidéos à la WWE et qui à lui tout seul peut vous donner envie de voir un Handicap Match entre Ryback et les 3MB en Main Event. Merci à l’artificier qui s’occupe de faire de chaque émission un incroyable show pyrotechnique. Merci aux gens en charge du décor et qui donnent aux arènes de la WWE ce cachet si particulier. Merci à tous ceux qui bossent dans l’ombre et qui rendent ces émissions possibles.

 

 

Quant à nous, nous voulons remercier tout particulièrement la costumière de la WWE.

 

 

Et enfin merci à vous d’être allés jusqu’au bout de cette nalyse du plus grand show de tous les shows et de me lire régulièrement. C’était encore une fois un privilège d’écrire et d’être lu sur ce site pour couvrir le plus grand événement de l’année.

 

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à tous une fantastique, une merveilleuse, une inoubliable nouvelle année de catch qui s’ouvre à vous. En attendant l’année prochaine. Et celle d’après. Et celle encore d’après. Pour l’éternité.

 

 

We are the Ultimate Warrior fans. And the spirit of the Ultimate Warrior will run forever.

Pour l'éternité.

Repose en paix.

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