Catch

Lendemain de cuite

Jambalaya and a crawfish pie and fil gumbo

‘Cause tonight i’m gonna see my ma cher amio

Pick guitar, fill fruit jar and be gayo

Son of a gun, we’ll have big fun on the bayou

Fats Domino, Jambalaya on the bayou

 

On connaît presque tous cette douloureuse sensation, cette impression d’avoir quelqu’un assis sur son front, de ressentir des picotements dans les tempes et de se demander « Comment je suis rentré hier soir ? D’ailleurs est ce que je suis bien chez moi ? C’est bien ma femme, ce veau ? » WrestleMania, c’est ça. La seule différence, c’est que c’est un vendredi (NDLR : ou même un mardi, quand on se fait chier) à boire et qu’il faut remettre ça samedi soir avec d’autres copains au Blue Night. Avec le son de Trombone Shorty!

– And Now, from the WWE Universe, Antoine Baptiste presents Antoine & The Walkyries!!!

– POIN POINPOINPOINPOIN POIN POIN POINPOINPOINPOIN

Nalyse du RAW du 7 avril

WrestleMania a frappé par deux fois. Deux directs dans l’estomac, deux moments historiques englués dans un flou artistique de quelques heures et comme à l’Académie française, lorsqu’un immortel meurt, sa place ne reste que peu longtemps vacante. Ici, l’habit vert quitte les épaules d’un Taker usé pour se retrouver sur les épaules fraîchement titrées de Daniel Bryan. Ce qui est autre chose qu’Alain Finkielkraut.

 

Danielou ouvre logiquement les festivités du jour sous une pluie de chants à sa gloire, le tout suivant un montage vidéo efficace, variant légèrement de celui diffusé la veille au Superdome, et autant dire, qu’il y prend un sacré plaisir.

 

 

Rapide, les disquaires ont ressorti leurs vieilles compiles estampillées Hulk Hogan.

 

 

Comme un mal de crâne persistant, c’est un véritable ouragan qui tombe des gradins, un Katrin’Yes pour rester dans l’histoire récente de la ville de Louisiane. Les « Yes », les « No » et autres « Daniel Bry… An » volent et empêchent tout début de discours. 

 

Finalement, profitant d’un « you deserve it », le nouveau champion tonne que le plus méritant dans l’histoire reste le public, qui a toujours cru en lui et qu’il est fier que le Yes Movement ait marché.

 

L’AUTORITÉ intervient alors et le tout colère perdant, sous les « assholes » et les « you yape out » vient dire ses quatre vérités, mais en restant en dehors du ring, il n’y entrera pas pour ne pas répondre au provocant nouveau visage de la compagnie. D’ailleurs le toujours très perspicace Jerry Lawler notera que « Triple H is angry ». Bien vu.

 

 

– Les enfants! Réfléchissons! Mon mari est en colère, qu'est-ce que ça vous évoque?

– Rien. J'ai vu que Fandango a mangé un paon et je comptais porter plainte à la LPO.

– T'as rien compris, c'est ça le rébus. Des oiseaux et un homme en colère, c'est clairement de la pub pour Angry Birds.

– Le film de Wong Kar Wai?

– Non, ça c'est 2048.

 

 

HHH se booke alors contre le bouc pour le titre suprême le soir même. Plus tard, en coulisse, Batista et Randy Orton viendront faire part de leur désarroi et de leur incompréhension, car ils sont plus méritants que HHH qui n’a pas participé au main event de WrestleMania la veille.

 

Mais, tout en noyant le poisson sur un futur title shot, les deux membres d’Evolution affronteront les Usos, en tag team et pour le titre.

 

Match, qui sera un vrai pugilat. Aucun intérêt de montrer les champions si impuissants face aux coups distribués par Ortista. D’ailleurs, ce sera un double count-out et une des rares déceptions du Raw.

 

 

– Nul, zéro, 6, Moon. T'es vraiment une merde en Spinebuster. Il faut plus d'élan, mon petit bonhomme.

– Merci Jey.

 

 

Et ainsi, astucieusement, je peux évoquer les autres points noirs:

– inutile mix tag team entre Summer Rae-Fandango et Emma-Santino (victoire des faces)

– le retour de Rob – j’ai toujours une grenouillère dégueulasse – Van Dam, qui bat Damien Sandow.

– Wade Barrett bat Rey Mysterio. Barrett ne marche qu’avec les fans étrangers de toute façon.

 

 

– Rey, j'ai une devinette!

– Qué?

– Ouais, qu'est-ce qui se ballade masqué mais laisse derrière lui un odeur de tacos moisi?

– No sé.

– I have BAD NEWS! C'est toi, tu pues du derche.

– Subtilo.

 

 

L’Undertaker, lui, n’est pas revenu. Son adversaire de la veille, si. Brock, tout sourire, accompagné de son manager Paul Heyman qui délivra une intense promo de plus de dix minutes où il évoque l’histoire à travers la streak du Taker. Mais une vidéo vaut mieux qu’une retranscription directe, alors que vous pouvez la retrouver en cliquant ici.

 

Une fois cette promo passée, on pensait ne plus voir Paul Heyman de la soirée, personne ne devant se frotter au monstre de Minneapolis et venger l’honneur de l’Undertaker, mais, lors de la célébration de Cesaro et de son trophée André le Géant, le Suisse déclare qu’il est un « Paul Heyman Guy ».

 

 

Walé oh, batard va! 

 

 

Boum, paye ta surprise ! Et dans l’histoire, il gagne également le surnom de “King of Swing”. Forcément, le premier Zeb Colter guy vient se quereller avec son ancien partenaire, éclatant au passage le support de la petite statue.

 

Cesaro accède ainsi à un statut supérieur à la hauteur de son talent. Nul doute que je désire le voir maintenant titiller le main event et le titre, quitte à rivaliser avec Daniel Bryan.

 

Cette évolution de Cesaro (et le titre de Bryan) est d’ailleurs le symbole de la nouvelle génération de catcheurs recrutés par la WWE. Rusev a enfin eu son premier match officiel dans un gros show et des vignettes ont introduit la future arrivée de deux jeunes catcheurs de NXT.

 

Rusev, donc, pieds nus et en shorty noir-violet, a écrabouillé Zack Ryder en quelques instants, en appliquant une Camel Clutch. Après renseignement, il lui a donné le gentil nom d’accolade. Bientôt il offrira des fleurs, tiens.

 

 

Rien de mieux qu'une vignette d'un Pakistanais pour ce passage.

 

 

Les deux nouveaux de NXT sont Bo Dallas et Adam Rose. Le premier est présenté comme étant un jeune amateur de sport extrême qui croit pour rêver. Ou un truc dans le genre, mais vu sa gueule de débile franc comtois, je n’ai pas envie de m’intéresser à ce personnage déjà peu convaincant l’an dernier. L’autre, c’est le fêtard rock’n’roll. Rien compris à ses vignettes. À part qu’il a un pote déguisé en lapin transgénique.

 

 

Oh putain, Miossec s'est laissé pousser les cheveux!

 

 

À vrai dire, j’aurais préféré les arrivées de Sami Zayn ou de Adrian Neville, non ? Il est bon ce Adam Rose, là ? 

 

 

On s'en fout, rêve. Viens, on est bien en bas, on flotte.

 

 

Enfin, à la suite du discours d’AJ affirmant qu’elle n’avait plus d’adversaire digne de ce nom, Paige arrive. Je ne l’avais jamais vue, son teint blafard me fait penser à Mercredi Addams à vingt et un ans. 

 

Soit, elle arrive en toute sympathie, félicite AJ de sa victoire à WrestleMania, déclare que son règne de presque 300 jours est impressionnant. Sûrement par esprit de contradiction, AJ provoque la rookie et se booke pour un match pour le titre, tout de suite ! Boum. Troisième match de la soirée où les ceintures sont en jeu. 

 

Et, en moins de temps qu’il en faut pour l’écrire, Mercredi Addams remporte le match clean avec son drôle de finisher. Quel choc! C’est la première fois depuis Santino Marrella qu’un catcheur remporte le titre pour sa première apparition. J’espère qu’on part sur une grosse et belle rivalité entre AJ et Paige, plutôt que sur une succession de demis feuds moisies avec le roster heel, comme a subi l’ex-championne pendant une bonne période de son règne.

 

 

WWE Diva? Vous êtes sûrs, père et mère ? Je comptais devenir attach commerciale chez Descours et Cabaud.

 

 

Parlons un peu des derniers matchs quand même. Déjà, autant vous le dire tout de suite, le main event annoncé, HHH vs Daniel Bryan, n’est qu’un prétexte à tamponner sévèrement le Shield comme stable face et non tweener. 

 

Sincèrement ? Est-ce qu’on ne l’avait pas compris à Mania quand R-A-R (oui, j’invente des acronymes pour le Shield, là, c’est Rollins – Ambrose – Reigns ou Reigns – Ambrose – Rollins, à vous de voir) avaient piétiné l’Académie des croulants. Bien, de toute façon, en intervenant en faveur de Daniel Bryan, maintenant on est sûrs.

 

 

Tiens, le Shield a recruté les Bellas…

 

 

Dernier match à évoquer, celui entre la Wyatt Family et un assemblage de face, John Cena, Sheamus et Big E. Donc Big E est là parce qu’il fallait un mec suffisamment faible pour prendre le tombé ? C’est ça ? Ça me paraît étrange quand même, il n’est sensiblement pas au même niveau que l’Irlandais ou le poster boy, mais si c’est juste pour prendre le pin, ça en dit long sur le statut de l’intercontinental championship. C’est un peu comme foutre Bafétimbi Gomis en équipe de France de foot juste sur son nom rigolo.

 

 

Mississippi Burning 2

 

 

Enfin, pour conclure la nalyse, il me faut parler de ce qui a été un climax assez inédit dans l’histoire de la WWE. Donc, l’Ultimate Warrior vient à son tour sur le ring et balance une promo complètement folle également, qui avec l’écho de sa mort résonne étrangement. Je remercie donc ici Axl, de l’avoir l’a traduit en double vitesse afin que vous en profitiez. 

 

"Aucun catcheur de la WWE ne devient une légende tout seul. Le cœur de chaque homme s’arrête un jour de battre. Ses poumons exhalent un dernier souffle. Et si ce que cet homme a accompli dans son existence fait que son sang coule dans les veines d’autres et rend leur vie plus profond et plus intense, alors son essence, son esprit seront immortalisés. Par ceux qui raconteront son histoire, par la loyauté et la mémoire de ceux qui l’honoreront et qui feront vivre éternellement le souvenir de son parcours. Vous, vous, vous, vous perpétuerez tous la légende de l’Ultimate Warrior. Dans le vestiaire, je vois de nombreux catcheurs qui ont le potentiel de devenir des légendes. Certains d’entre eux on l’esprit du guerrier. Et vous ferez la même chose pour eux. Vous déciderez s’ils ont vécu avec passion et intensité. Vous raconterez leur histoire et vous en ferez des légendes, comme vous le ferez pour moi. Vous êtes des fans de l’Ultimate Warrior. Et l’esprit de l’Ultimate Warrior vivra pour toujours !"

 

 

War…rior, come out… to play y ai.

 

 

On notera qu’il a enlevé tous les grognements. Par ailleurs, et c’est la raison d’absence de lien youtube comme je l’ai fait auparavant pour Paulo, vous pouvez également lire et commenter la nécrologie faite par notre Spanish Announce table. 

 

Voilà pour la nalyse, mais, concrètement, on est bien d’accord que, si on fait un parallèle avec les séries TV, que ce n’est qu’un season premiere. Le prochain PPV, Extreme Rules, arrive très vite et seul Cesaro semble se diriger vers quelque chose d’intéressant et je le redis : oui, je veux le voir dans une vraie rivalité et surtout avec un objectif final.

 

 

PADAVI !

 

 

Les autres, il faut être sérieux, mais y a peu de chances d’avoir un développement inédit. Ça sent le triple threat dans une cage. Et les Wyatts, je ne sais que leur donner. Si on part sur l’idée d’une team Ortista, quid de Luke Harper et d’Erick Rowan ? Ne devraient-ils pas, à terme, toucher les ceintures dégueulasses du tag team ? Si, elles sont laides, on dirait du fan art de Gladiator. 

 

 

hey, t'es passé dans le champ alors que je filmais ! Viens pour la bagarre ! Et je ne suis pas ta Sheryll bribri !

 

 

Ma nalyse manque de jazz et de trombone, alors, pour la fin, je vais vous faire un solo de trompette. À vous de reconnaître le theme song.

POINPOIN POIN POIIIIIIN POIN POIN

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