Catch

Plusieurs êtres vous manquent, et tout est vraiment dépeuplé

This capacity crowd is stunned, it’s like the streak has ended ! Look at their look on their faces, they can’t believe what they’ve just seen !

John Bradshaw Layfield.

 

Cette semaine, l’ensemble des gros noms de la troupe s’est envolé vers le Moyen-Orient pour une lucrative tournée en house show. Il en résulte un roster très affaibli pour assurer les festivités du vendredi soir. Le SmackDown de cette semaine n’en est pas pour autant mauvais, et quelques séquences valent le coup d’œil.

 

Méthode Coué ? Mais non, pourquoi vous dites ça ?

 

 

Nalyse de SmackDown du 19 avril

 

 

On reprend les bonnes vieilles habitudes avec l’arrivée de Triple H pour débuter le show et réagir sur le beatdown infligé au Shield au dernier Raw. Triple H incorpora une fois de plus des éléments réels dans son discours, en évoquant les lascars comme trois des plus grandes réussites de son travail de recrutement à la WWE. Il leur a donc donné du pouvoir, en référence à leur emploi comme garde rapprochée de l’autorité. Un peu trop, pense-t-il, puisqu’ils ont franchi les limites (crossed the line in the sand, en anglais dans le texte, subtile référence au titre de la musique d’entrée d’Evolution) en désobéissant au roi des rois. Comme il ne faut pas le chercher deux fois, Triple H s’empressera de leur donner une leçon au prochain PPV, et d’officialiser ce que nous attendons tous : un match Evolution contre The Shield ! Un match attendu avec impatience pour ce qui pourrait être la dernière feud de haut profil avant la séparation du Shield. Mais avec quelle issue ? Vont-ils procéder à une séparation à l’amiable après avoir vaincu l’autorité, ou devons-nous nous attendre à une trahison qui sera la goutte faisant déborder le vase ? En tout cas le match devrait tenir ses promesses sur le ring, Triple H, et Orton ayant rassuré avec leurs excellentes prestations à WrestleMania, et Batista, qui comme nous le verrons en fin de nalyse, reprend du poil de la bête après des débuts lamentables.

 

 

Et à la fin, j’enterrerai The Sh… la hache de guerre avec The Shield.

 

 

Plus tard, Paul Heyman vint également dire coucou au public, pour rappeler brièvement qu’il a recruté un nouveau client, en la personne de Cesaro, puis remuer le couteau dans la plaie des fans en évoquant la victoire de Brock Lesnar sur l’Undertaker. Pendant 90 secondes, il répéta la phrase « Brock Lesnar conquered the Streak » sous les huées du public. Si le souvenir de ce résultat vous est encore douloureux, évitez ce segment, au risque de fondre en larmes, et d’être pris par l’envie de vous taillader les veines.

 

Et vous savez quoi ? Vous allez tous mourir un jour ! TOUS !

 

 

Puisqu’on parle du manager de Cesaro, on enchaîne avec le très alléchant tournoi pour le titre intercontinental détenu par Big E. Les demi-finales annoncées pour le prochain Raw sont Rob Van Dam contre Cesaro, et Sheamus contre Bad News Barrett.  Big E s’en fout. En bon face sûr de lui, il se montre déjà content d’avoir des compétiteurs aussi prestigieux courant après son titre. Et après avoir défendu son trophée à Elimination Chamber, dans un match de bonne facture, sa confrontation contre le vainqueur du tournoi va constituer un révélateur pour la suite de sa carrière : si une victoire pérennisait son statut de upper midcarder, une défaite risquerait d’être néfaste tant la midcard ne regorge d’aucune autre storyline intéressante (voire storyline tout court). En tout cas, il affronte un adversaire familier, Alberto Del Rio, dans un combat classique ou le trapu fait étalage de son explosivité. Del Rio finit par porter son cross armbreaker, suite auquel Big E réussit à attraper les cordes. Le Mexicain refuse de lâcher la prise avant le compte de 5, et se fait donc disqualifier comme une merde, avant d’être puni par un Big Ending. Pas glorieux pour Del Rio, qui en outre semble en pilotage automatique depuis la perte de sa ceinture de champion poids lourds.

 

 

Désabusé, Del Rio n’a toujours pas regagné les 60 points de QI qu’il a perdus après son face turn.

 

 

De son côté, Paige continue son petit bonhomme de chemin en affrontant Aksana, et son élocution de robot. Le match est assez court, la jeune Anglaise faisant étalage d’un bon selling pour mettre en valeur la puissance de son adversaire. Le match se termine par une séquence come-back identique au dernier Raw, et un impressionnant Scorpion Cross Lock sur la Lituanienne. Pour rappel, Paige devra affronter Tamina, qui a remporté une bataille royale à Main Event mardi dernier, lui donnant le droit de la défier. L’affrontement devrait être intéressant, Tamina faisant partie des divas les plus dangereuses de la division. Aussi, il serait intéressant de voir quelle sera son interaction avec les Total Divas, dont il est difficile de penser qu’aucune d’entre elles ne touchera à la ceinture cette année.

 

 

Le saviez-vous ? Paige est la première à gagner un titre à la WWE en étant née dans les années 90. Le genre d’info à vous donner un méchant coup de vieux.

 

 

Passons maintenant à la curiosité de la soirée, le main event officieux du show : Hornswoggle contre Tororigolo ! Rendons une nouvelle fois hommage aux monteurs vidéo de la WWE, qui sont parvenus à rendre épique, un match opposant les deux nains de la fédération, et qui part d’une histoire à la con. Pour résumer, Hornswoggle est devenu jaloux du Torito parce qu’il est la mascotte de l’équipe la plus prestigieuse de l’histoire de la WWE, alors que lui ne sert plus à rien. Les 3MB (en fait, Drew McIntyre et Jinder Mahal, Heath Slater étant parti en tournée) ont donc eu l’idée de le recruter dans leur équipe, et de l’intégrer à la feud entre les rockers et les toréadors. Tant qu’on est dans le WTF total, l’affrontement est carrément vendu comme le match du siècle par les commentateurs, avec notamment un JBL déchaîné.

 

 

Et tant qu’on y est :

Personnage historique préféré :

Nicolas Sarkozy / Sitting Bull

 

 

Au-delà de l’absurde de la situation, deux données intéressantes : d’une part, c’est le premier heel turn d’Hornswoggle depuis qu’il a retrouvé sa parole, et le bougre a déjà prouvé qu’il est loin d’être ridicule au micro, et d’autre part, Tororigolo a déjà montré d’étonnantes qualités athlétiques pour son gabarit, notamment au Royal Rumble. Le match en lui-même était très sympathique, chacun ayant eu sa période de temps forts. Notons même le sens du détail des deux catcheurs, avec Hornswoggle travaillant sur les cornes de son adversaire, qui vendit bien la prise.

 

 

Et ça, c’est encore pour avoir sali la ceinture cruiserweight, hijo de puta !

 

 

Le court match s’achève sur un humiliant Bronco Buster de Tororigolo, puis un moonsault exécuté avec aisance pour le compte de trois. Un très bon comedy match, qui gagnerait à être reconduit en PPV comme filler. N’en déplaise à Bad News Barrett, qui est apparu pour nous dire que si on a aimé ce spectacle, c’est qu’on n’est pas très fute-fute.

 

Sans transition :

 

 

Gné gné gné. Super athlète. Alexander Rusev.

 

 

Musique d’entrée intimidante

 

 

– Rusev pas content. Rusev très méchant.

– Aïe, mes Christophe lombaires, j’abandonne!

– Faut le comprendre, il n’est plus le même depuis que Lana l’a mis dans sa friend zone!

 

 

Bref, vous l’aurez compris, même si on a eu droit à de nouvelles images de la pulpeuse Lana, on a encore assisté à un squash sans intérêt de Rusev sur R-Truth. L’insignifiant Xavier Woods a bien tenté de le secourir, mais s’est aussi fait exploser en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire. Expédions aussi le 24877e affrontement entre Santino et Fandango, conclu en une minute par un sunset flip de Santino pour la victoire, Fandango étant distrait par une attaque de Emma sur Layla à l’extérieur du ring. Santino célèbre ensuite avec Emma sur le ring en lui faisant un high five avec son cobra, lui paralysant le bras sur le coup. Emma n’a pu faire sa danse débiloïde qu’avec un seul bras. N’importe quoi.

 

Ce n’était peut-être pas une bonne idée de lui filer du GHB juste avant mon match…

 

 

Notons qu’une annonce a été faite sur le retour de Daniel Bryan, et sur celui de Kane dans sa version Big Red Monster. Il semblerait que nous tenions notre match pour le titre au prochain PPV, et même si Kane n’est pas exactement un catcheur dont nous pouvons attendre un match 5 étoiles, la confrontation qui fera inévitablement référence à l’alliance Team Hell No, devrait valoir son pesant de cacahuètes. Finissons donc par le main event, qui oppose Sheamus à Batista. Il s’agit d’une redite de leur premier affrontement avorté, qui s’est terminé par une disqualification de l’Animal. Une fois n’est pas coutume, bon match de Batista, bien aidé il est vrai, par un adversaire incapable de fournir un mauvais match (à ce sujet, je trouve les huées vis-à-vis de Sheamus assez injustifiées. Car même si son personnage s’est montré horripilant l’année dernière, il s’est bien calmé depuis son retour, et sur le ring, c’est peut-être l’un des meilleurs workers de la fédération). Le combat était brutal,  et pas dénué de suspense, sachant que Sheamus n’avait pas perdu de match clean à SmackDown depuis novembre 2011. Et c’est ce qui s’est passé, Batista déséquilibrant un Sheamus debout sur le coin du ring, avant de l’achever par un Sitdown powerbomb. Victoire logique pour le main eventer de WrestleMania XXX. Pour Sheamus, son salut passerait par un heel turn, comme suggéré sur le forum des CDC, et un affrontement contre Daniel Bryan pour le titre mondial, pourquoi pas après Extreme Rules.

 

 

Rien à battre, mon club préféré Liverpool va enfin redevenir champion d’Angleterre, et ça, ça vaut tout l’or du monde, fella.

 

 

Pour conclure, je n’ai même pas l’occasion de lancer une pique à She Mamuse, en terminant par un « le show du vendredi a trouvé sa vitesse de croisière, bien mais pas top ». Parce que cet épisode est parfaitement dispensable, la seule avancée mineure au niveau des storylines étant l’officialisation du très attendu Shield vs Evolution à Extreme Rules. Entre les cordes, seul le main event est à sauver, et Tororigolo vs Hornswoggle reste un moment bien fun. Rien à signaler pour le reste, en attendant un Raw plus excitant la semaine prochaine. Entre-temps, je vous souhaite à tous de Joyeuses Pâques !

 

 

Ayé, Edinson Cavani s’est enfin remis de son divorce.

 

 

 

14 commentaires

Copyright © 2011 — 2018 Kayfabe Media. Tout droits réservés.

En haut