Catch

La goutte d’eau ou le feu aux poudres ?

On juge l’arbre à ses fruits

Saint Mathieu, extrait de La Bible

Voilà des semaines que la compagnie floridienne avançait à un rythme de sénateur, minée par les départs successifs et l’absence de nombreuses têtes d’affiche, lorsque soudain vint le coup d’accélérateur que l’on n’attendait plus, avec en point d’orgue le sacre du TNA Original Eric Young. Décisions à la va-vite pour booster les audiences ou volonté d’affirmer une nouvelle identité ?

Et pour se démarquer du leader du marché rien de tel que de choisir un petit gabarit barbu, traité comme un catcheur de seconde zone depuis des années et victorieux de deux combats la même soirée, pour devenir Champion.

Nalyse-Synthèse TNA Impact du 3 au 17 avril 2014

En premier lieu les résultats rapides des combats disputés à l’antenne lors des trois shows concernés :

 

3 avril

1-Bobby Roode & Ethan Carter III battent Bully Ray & Willow dans un Tables Match.

2-Samuel Shaw bat Mr Anderson dans un match de la camisole.

3-Seiya Sanada © bat Tigre Uno par tombé (1er d’une série au meilleur des trois manches pour le X-Division Championship).

4-Beautiful People (Angelina Love & Velvet Sky) battent Madison Rayne © & Brittany par tombé.

5-Le match MVP vs Kenny King se clôt sur une double DQ.

6-Magnus © bat Samoa Joe, Abyss, Eric Young par tombé dans un 4-way (TNA Heavyweight Championship).

 

10 avril

1-Eric Young remporte une bataille royale de type gauntlet qui lui permet de devenir challenger numéro un. Elle comportait James Storm, Gunner, Bobby Roode, Bully Ray, Ethan Carter III, Bobby Lashley, Seiya Sanada, Willow et Abyss.

2-Angelina Love bat Gail Kim, ODB, Brittany par tombé dans un 4-way pour devenir prétendante numéro un au titre des knockouts.

3-The Wolves battent BroMans © par DQ (TNA Tag Team Championship).

4-Eric Young bat Magnus © par tombé et devient Champion Heavyweight de la TNA.

 

17 avril

1-Madison Rayne © bat Velvet Sky par tombé dans un street fight (no-title match).

2-The Wolves battent BroMans © par DQ (TNA Tag Team Championship).

3-Willow bat Ethan Carter III & Rockstar Spud par tombé sur ce dernier (Handicap Match).

4-Tigre Uno bat Seiya Sanada par tombé (2e d’une série au meilleur des trois manches pour le X-Division Championship) et égalise ainsi à 1-1.

5-Bobby Roode bat Gunner dans un Tables Match.

6-Eric Young © bat Abyss dans un Monster’s Ball (TNA Heavyweight Championship).

 

Thème par thème, les faits saillants et perspectives apparues :

 

En bref

 

Lors de l’édition du 17 avril, Austin Aries s’est soudain rendu compte que le nouveau GM du show l’a délaissé depuis sa prise de pouvoir. Aussi interrompt-il un speech et annonce une vengeance toute proche, car il s’estime victime de son choix d’avoir intégrer la team rivale de MVP pour le Lethal LockDown. Un affrontement entre les deux protagonistes est promis pour la semaine suivante.

 

Knux poursuit sa gimmick de retour invisible. On l’a cette fois aperçu en grande conversation avec son père, dans le garage familial. Ce dernier lui réclame son aide pour l’intérêt de leur business (sans qu’on comprenne vraiment s’il s’agit de BTP ou de Mini Market), ce à quoi le rejeton interjette un délai de réflexion avant de se prononcer.

Visiblement les interrogations sont infructueuses puisqu’on n’a plus entendu parler du bougre les deux shows suivants. Comment cette histoire rurale va-t-elle pouvoir se rattacher à l’ensemble et offrir une feud entre quatre cordes à Knux ? Si quelqu’un peut anticiper cette idée de booking, qu’il se manifeste.

 

Les BroMans repoussent l’inéluctable en usant de tous les stratagèmes pour conserver leurs titres. Une semaine, ils mettent en avant un certificat médical attestant de l’incapacité à lutter de Jessie, la suivante, ils invoquent le retard de l’avion de Robbie E, mais MVP force la tenue du match, avec DJ Zema Ion en remplaçant de fortune. Comme de coutume, l’absent originel débarque opportunément pour provoquer une disqualification. Nouveau match de championnat dans la foulée : même scénario, rôles inversés, Zema s’immisce dans la rencontre pour assurer une énième défaite sans conséquences de ses alliés.

Si la TNA voulait pointer la faiblesse de son roster tag team et de ses deux équipes en activité, c’est réussi. La solution viendra-t-elle d’un match sans DQ lors de Sacrifice ?

 

 

On tient déjà un candidat solide pour le prix de la storyline incompréhensible de l’année.

 

 

Kenny King contre l’Autorité

 

Faute de temps d’antenne nécessaire, le retour du King of the Night s’était jusqu’ici illustré par des clips promos. Or, MVP lui avait précédemment promis qu’il lui réserverait un spot particulier pour la première édition d’avril. King débarque enfin dans l’arène à cette occasion, réclame de s’entretenir avec le GM, qui le repousse poliment. Plus tard dans le même show, l’ancienne star de la X-Division décide de s’octroyer l’antenne en interrompant le match Sanada/Uno ; il déclare être l’âme de cette catégorie, son passé et son avenir. MVP vient remettre de l’ordre dans le déroulé du show et voit sa légitimité de décisionnaire contestée par l’ancien. Selon King, Mr. 305 n’a rien accompli qui justifie qu’il appelle Impact « son » show. Les deux s’accordent finalement sur la tenue d’un match « exhibition ». En gros, une opposition qui ne comprendrait que des saisies proches de la lutte. Au bout de cinq minutes de ce simulacre de combat, la stipulation lasse les protagonistes et une séquence de brawl démarre, s’ensuit disqualification et séparation par des officiels. Une nouvelle échauffourée éclate en backstage, avant que les Wolves ramènent à la raison le directeur des opérations.

 

Lors de l’Impact du 17, Kenny King précise ses intentions. Il dénonce l’incohérence consistant à laisser sur le banc le Lebron James du catch qu’il estime être, puis se contente d’observer l’opposition entre Sanada et Tigre Uno. Le vainqueur lui importe peu, car il est persuadé que la ceinture va lui échoir d’une façon ou d’une autre.

En l’absence des contenders historiques que sont Daniels, Kazarian ou Chris Sabin (voire Austin Aries, à peine passé par là), l’inclusion de sang neuf dans la X-Division se poursuit. La pseudo-feud avec MVP n’est pas de la plus grande utilité, seules les qualités « in ring » de King diront si ce retour a été opportun.

 

 

Clés de bras et headlocks, Flair et Steamboat passionnaient les foules avec ça dans le temps.

 

 

Les Beautiful People font trembler la division knockouts

 

Après avoir fricoté en vain avec Chris Sabin, celle qui ne sait pas être heel par elle-même, aka Velvet Sky, continue son run aux côtés d’Angelina Love. Dans un parfait rôle de faire-valoir, les délicieuses chipies ont vaincu le duo Rayne/Brittany en concentrant leurs attaques sur la récente transfuge. Guère de temps accordé à la division knockouts ces dernières semaines, mais nous avons cependant eu droit à un fatal 4-way pour désigner la prétendante au titre à Sacrifice. Sky ne figurait même pas parmi les participantes et a donc joué les utilités en aspergeant Gail Kim d’un spray, pour mieux garantir la victoire de Love. La semaine suivante la hiérarchie du duo est confirmée quand Rayne domine Sky dans un street fight, malgré une piètre intervention d’Angelina Love.

 

Malgré la faible densité de son roster, le versant féminin du show offre de bonnes perspectives : la jeune Brittany pourrait trahir son idole Rayne, comme Mickie avec Trish Stratus dans le temps, Gail Kim pourrait repasser face pour équilibrer les débats face à la mainmise annoncée des Beautiful People, ODB pourrait disparaitre à tout jamais des écrans… Bref plusieurs bonnes nouvelles à ne pas exclure.

 

 

À chaque vague hégémonique son idiote utile.

 

 

Samuel Shaw sur le chemin du traitement psychiatrique

 

Nous avions laissé Mr Anderson et Samuel Shaw sur le score de 1-1, leur feud devait logiquement se poursuivre avec un combat particulier. En vertu de la personnalité particulière de l’accro à Christy Hemme, c’est la rarissime stipulation de la camisole qui a prévalu. Le plan n’a pas fonctionné comme attendu puisque c’est au Roi des Assholes que la tenue a été enfilée. Le psycho s’est par ailleurs défendu des accusations de harcèlement à son encontre, a vanté sa créativité d’artiste et son amour pour Christy. L’annonceuse passe à l’offensive la semaine suivante, déclare comprendre les attentions de Shaw et vouloir y répondre par un engagement. Dans un segment au centre du ring qui aura possiblement provoqué plusieurs érections à Celian Varini, Hemme prend le parti du gentil obsédé et adopte une attitude langoureuse, lui tournant autour pour le manipuler comme une vulgaire marionnette. Elle lui demande de fermer les yeux et continue à le palper avec douceur. L’embuscade prend forme par le biais d’un Anderson conduisant une camionnette médicale. Le public réagit vivement, mais le piégé ne se doute de rien et reste stoïque. Un MicCheck plus tard et Anderson invite la foule à dire au revoir au Creepy Bastard et précise la pensée de Hemme : il s’agit bien d’un engagement… dans un asile psychiatrique. Il traîne Shaw sur toute la rampe et le jette à l’arrière du fourgon, mais ce dernier s’en échappe à la dernière seconde. Un dernier affrontement à stipulation devrait solder le conflit à Sacrifice.

 

Les espoirs de voir Christy passer heel s’envolent en fumée, pas plus mal au vu de ce segment « grosses ficelles » où elle n’a pas convaincu dans le rôle d’une soudaine biatch. Pour paraphraser un fin humoriste français : « Quand on pense avec la b*** on ne pense pas grand-chose, mais on en est sûr ! », ainsi Shaw a pu tomber dans ce piège grossier. Sans conséquences. Pourvu que toute cette construction n’aboutisse pas à buried son personnage sitôt apparu.

 

 

Un doigt reste plus dur à couper qu’une mèche de cheveux.

 

 

Willow trouve un renfort inattendu

 

Jeff Hardy ne va toujours pas très loin depuis LockDown, mais il faut reconnaitre qu’il y fonce ! Pour ce qui est d’être présente, l’ancienne Charismatic Enigma remplit sa tâche à merveille. En ouverture de la première semaine, il débarque sans préavis en tag team partner aux côtés de Bully Ray, sous le principe fallacieux du « Les ennemis de mes ennemis sont mes amis », en l’occurrence le duo Roode/EC3. Le masqué hystérique ne s’avère pas un équipier modèle puisqu’il concentre son courroux sur Rockstar Spud qu’il part dérouiller en coulisse tandis que Ray subit une cuisante défaite. Inclus à la bataille royale de dix catcheurs pour désigner le challenger numéro un, Willow en est sorti par les deux larrons pourchassés depuis un mois. En représailles, il détruit toute la déco mise en place par Spud dans le bureau de Dixie puis lance un peu plus tard le défi d’un match à handicap, en précisant savoir que cette initiative constitue une folie douce. Chose promise, chose due au show suivant avec une victoire express du face. L’aura d’Ethan Carter III reste intacte puisque le tombé est effectué sur Spud. Les ennuis reprennent cependant pour le neveu préféré qui doit faire face au retour de Kurt Angle. À quand un one an one avec ce dernier en guise de gatekeeper ? Absent depuis l’Impact précédant LockDown, le Champion Olympique rappelle qu’il a toujours combattu dans la douleur durant sa carrière, qu’il en sera à nouveau capable pour bloquer la route au jeune loup. Aux dernières nouvelles c’est hélas un match par équipe qui attend les intéressés à Sacrifice.

 

 

Pas mal le push d’El Torito.

 

 

Dixie passée par ici, repassera par là

 

Au-delà d’un mois de hiatus, un seul être ne vous manque toujours pas. Et pourtant, Dame Carter pointe le bout de son brushing tout le long de l’édition du 10 avril. Elle tance d’abord son ancien larbin préféré, Rockstar Spud, coupable d’un peu trop d’allégeance envers MVP selon elle. S’ensuit une mise au point avec le directeur du show, confirmant que si elle n’est plus aux manettes d’Impact Wrestling elle reste présidente de la compagnie. D’ailleurs, elle juge illégitime le pouvoir actuel de MVP, seulement dû à un catcheur traître. C’est en premier lieu à ce dernier, Bully Ray, qu’elle est venue s’adresser ce soir. Après un vif échange sur le passif de la compagnie sous le contrôle exclusif de Carter, la toujours patronne réclame le remboursement de l’argent investi pour s’assurer une intervention avantageuse de Ray dans le Lethal LockDown. Le nouveau chouchou du public déclare avoir déjà tout brûlé. Peu importe, la vengeance prendra alors la forme d’une nouvelle attaque de Bobby Roode.

 

La semaine suivante Dixie interrompt la célébration d’Eric Young, s’affirme la vraie personne à acclamer pour la consécration improbable du barbu. Elle rappelle à ce titre son intervention pour sauver sa place durant le « Don’t fire Eric movement » il y a huit ans, s’honore même d’être l’instigatrice de sa barbe. Aussi lui propose-t-elle en vain une vie de Champion corporate. L’échec de la négociation est patent, d’autant que Bully Ray vient enfoncer le clou en vantant le mérite de Young d’avoir survécu à une décennie de Dixie Carter. La patronne finit par se replier sous les chants « nanananaheyheygoodbye ».

 

Est-ce le début d’un angle qui verrait Dixie monter une écurie parallèle pour la représenter et siphonner le show de l’intérieur ? Ses interventions n’ont eu aucune portée à court terme, alors qui sait…

 

 

Si la barbe n’est pas postiche, Dixie ne serait-elle pas potiche ?

 

 

Sanada/Uno, un challenge en trompe-l’œil

 

Équipiers de luxe lors de leur arrivée conjointe à la fédération, les deux cautions internationales de la compagnie sont à présent opposées dans une série au meilleur des trois matchs, ceinture de la X-Division en jeu. Evidemment les deux rencontres livrées à Impact ont été courtes et ont débouché sur le score de 1-1. Quatre minutes de duel le 3 avril, à peine plus de trois minutes le 17. Malgré cela, les deux artistes nous ont offert un bel équilibre entre catch technique et high fly, on ose à peine imaginer ce que leur opposition, sans doute agrémentée d’une poignée de minutes, donnera à Sacrifice. Les deux transfuges sont les arbres cachant la forêt abandonnée d’une X-Division de plus en plus déconsidérée. Kenny King pointe à l’horizon, mais il est bien le seul. Quid des anciens Champions de la catégorie ? À commencer par Aries, soucieux d’en découdre avant tout avec MVP comme vu précédemment, ou Zema Ion, un sous BroMans, eux-mêmes si peu de chose.

 

 

Comme quoi on peut porter une tenue bleue, ne pas être issu du circuit américain et voler haut.

 

 

Bully Ray/Bobby Roode à tables tirées

 

Bien dur de s’habituer au rôle de face tenu par l’ancien leader des Aces & Eights. L’espoir de le voir livrer une feud à Dixie (et les sbires lui restant fidèles) tout en gardant une attitude Bad Ass est resté lettre morte. Ray est bel et bien un bon gars, plutôt du genre faiblard, celui qui tombe volontiers dans les pièges de ses ennemis et subit rouste sur rouste d’une semaine à l’autre. Déjà passé à travers plusieurs tables durant le mois de mars, Bully commence avril en  en explosant deux autres, sous les coups de boutoir de Bobby Roode et Ethan Carter III dans un Tag Team Table Match. Parallèlement à leurs règlements de comptes avec Dixie (voir par ailleurs), les deux rageurs recroisent le fer au milieu des autres participants de la bataille royale pour désigner un challenger au titre de Magnus. Ils se retrouvent seuls à seuls au milieu du show, Ray esquive de peu l’humiliation de la table perforée sans parvenir à rendre la monnaie de sa pièce à son rival. Dernier épisode en date, la démonstration de force de Roode face à Gunner dans un Open Challenge Table Match, signal fort envoyé à son futur adversaire de Sacrifice. Message reçu par le guerrier New-Yorkais qui lui promet un aperçu enfin en sa faveur pour l’Impact du 24 où en équipe avec Gunner il affrontera le X-Factor et James Storm.

 

Feud à la base intéressante mais si redondante que sa conclusion semble trop évidente. Roode domine les débats de A à Z depuis six semaines, selon la logique du booking inversé, il va donc s’incliner durant le PPV. Et ? Un des deux redeviendra-t-il aussitôt un main eventer ? Étonnant aussi d’avoir brisé la winning streak de Gunner en chemin, ce dernier poursuivant petitement son clash avec Storm, sans qu’une interaction majeure ait réuni les deux.

 

 

 

 

Calibrée pour Bully Ray la table fait de la résistance quand on y jette quelqu’un d’autre.

 

 

Eric Young au sommet, doux mirage devenu réalité

 

Sa promo habitée lors de la dernière édition de mars aura donc été prophétique, l’éternel second couteau d’Orlando aka Eric Young aka Super Eric aka Showtime aka EY porte désormais la ceinture poids lourds de l’organisation sur ses épaules. La TNA a profité d’un de ses rares shows en direct, celui du 10 avril, pour étonner son monde. Et disons-le tout net, il n’y a pas de quoi crier au scandale. Magnus a été vendu comme un Champion si faible que de le voir s’incliner devant un des plus fidèles serviteurs de la maison floridienne, dans les conditions posées pour ce match (Abyss banni des abords du ring, aucune autre intervention extérieure possible, disqualification ou décompte extérieur synonymes de perte de titre etc.), n’a rien de contradictoire. Était-ce nécessaire que Young remporte au préalable une bataille royale face à neuf autres têtes d’affiche de la compagnie ? Eh bien oui, car elle a cimentée son statut d’underdog, a permis de le voir accomplir plusieurs sauvetages désespérés à la Shawn Michaels, a donné fière allure à sa récente crédibilité. Celle-ci ne remonte d’ailleurs pas à sa promo enflammée du 27 mars, Young a su prendre des accents de gravité depuis plusieurs mois, notamment lors de la métamorphose finale de Joseph Park en Abyss. Sa dernière incarnation purement comique remonte à Thanksgiving, et même ODB ne parasite plus ses storylines. N’oublions pas que Magnus a déjà défendu victorieusement la ceinture la semaine précédant cette consécration, un fatal 4-way où Abyss lui avait laissé le luxe de réaliser le tombé sur Samoa Joe. La disparition pure et simple de ce dernier laissait le champ libre à un nouveau babyface et EY était le seul déjà impliqué dans la title picture, via sa longue histoire avec le récent garde du corps de Magnus.

 

Bien sûr on peut regretter la brièveté du combat (à peine dix minutes) et pointer par avance le côté éphémère (probable) de ce règne. Cette décision ressemble en tous points à un couronnement type celui de James Storm dans la foulée de Bound for Glory 2011 ou de Chris Sabin l’an dernier, une récompense honorifique pour bons et loyaux services. Reste ce qui a suivi, à savoir une brillante édition du 17 avril où de multiples clips ont mis en valeur l’exploit réalisé par le gentil barbu, insistant sur tous les discours réducteurs auxquels il avait dû faire face dans sa carrière. Le nouveau Champion a aussi eu droit à un segment partagé avec la toujours top heel de la compagnie, alias Dame Dixie Carter, ainsi qu’une reconnaissance publique de Bully Ray. Pour mieux contester son sacre dans la foulée de Sacrifice ? Le choix de l’ambition serait de prolonger un règne ouvrant de plus grandes perspectives qu’une reprise en mains du titre par Magnus.

 

 

Bien joué man ! Tu n’as plus qu’à te marier avec ODB pour boucler la similitude, et pas qu’en kayfabe hein !

Tant que mon père reste en vie !

 

 

En attente d’une nalyse imminente de l’Impact Wrestling en date du 24 avril, voici la carte mise à jour du PPV Sacrifice, étonnamment constellée de stipulations, une semaine avant l’Extreme Rules de la WWE.

 

  • The BroMans © & Zema Ion VS The Wolves (3-on-2 handicap match pour le TNA Tag Team Championship)
  • Mr Anderson VS Samuel Shaw (le perdant est envoyé dans un asile psychiatrique)
  • Sanada © VS Tigre Uno (TNA X-Division Championship, 3e match d’une série de trois)
  • Kurt Angle & Willow VS Ethan Carter III & Rockstar Spud
  • Madison Rayne © VS Angelina Love (TNA Knockouts Championship)
  • Gunner VS James Storm (“I quit” match)
  • Bully Ray VS Bobby Roode (tables match)
  • Eric Young © VS Magnus (TNA World Heavyweight Championship)

 

2 commentaires

Copyright © 2011 — 2018 Kayfabe Media. Tout droits réservés.

En haut