Catch

Rien de nouveau sous le soleil

Non, non, rien n'a changé ! Tout, tout a continué…

Les Poppys

On a toujours dit que c'était le premier pas qui comptait et bien évidemment, le premier paragraphe d'une première nalyse ressemble à cela. Les premières fois sont toujours les plus dures et ce SmackDown ne déroge pas à la règle, étant le premier après l'opération de Daniel Bryan. Mais comme on va le voir, le show bleu continue d'avoir cette petite subtilité qui le caractérise, et rien de ce qu'il se passe à Raw n'en perturbera le lent chemin tranquille.

 

 

Nous sommes toujours à la recherche de cet homme qui aurait kidnappé Byron Saxton dans son "Exotic Express." Contactez le numéro à la fin de la Nalyse si vous avez la moindre information. 

 

 

Nalyse de SmackDown du 16 mai

 

 

Prenez par exemple le match d'ouverture, un Tag Team entre les Usos et les Rhodes. Match solide s'il en est, les deux équipes se connaissant plutôt bien. Malgré tout une surprenante attitude des Rhodes : je les ai rarement vues jouer une partition de Heel durant un match et je dois avouer que c'était plutôt plaisant. Le finish du match est… bordélique à souhait (avec son lot d'interventions en cascade) et la toute fin continue de laisser planer le doute sur la scission de l’équipe des frangins, avec un Cody qui s'en va seul après avoir beuglé quelque chose d'incompréhensible à JBL, la faute à un Cole qui parle en même temps et qui le couvre. (Si quelqu'un a entendu, je suis preneur.)

 

Cette confrontation sera une des plus longues de la soirée et va pas mal contraster avec le reste des événements catchesques. Car, à part le main event, tous les matchs de la soirée seront soit réglés en moins de temps qu'il n'en faut pour prononcer cette phrase qui commence sérieusement à devenir beaucoup trop longue pour mes pauvres poumons, soit très mous et lents. À ce sujet, l'échange entre Dolph Ziggler et Batista est limite un cas d'école !

 

 

♪ Do you want to build a snowman ? ♪

 

 

Tout part d'un tweet de Dolph, qui décidément n'a toujours pas appris qu'il fallait fermer sa gueule face à l'autorité, présentant Batista comme le membre d'Evolution « n'ayant pas évolué. » Il insiste ensuite sur ce point en interview face à Renée Young, précisant sa pensée en traitant l'Animal de « maillon faible ». Tout ceci aboutit à un match entre les deux, dans lequel, passées les premières questions (mais il n’avait pas une musique à lui, Dave ?), on assiste à un énième mordage de pous… Ah non, Ziggy gagne par DQ suite à un maigre coup bas de Bootista. S'en suit bien évidemment un beatdown, que je qualifierai de « Beatdown Limace, » tant il était mou et baveux.

 

 

Merde, je fais quoi après la Batista Bomb, déjà ?

 

 

Sérieusement, si la WWE voulait donner du crédit au tweet du Show-Off, à mes yeux, c'est réussi : l'Animal était à bout de souffle et ruisselant après même pas trois minutes de match ! Et ce beatdown d'après-match, bon sang… Même le Great Khali aurait pu faire mieux, bon sans doute parce qu'il en impose plus physiquement, mais tout de même. C'était mou, lent, chiant et toute une plâtrée de mots qui se finissent par « en » et que j'ai la flemme de citer. Cependant et à ma grande surprise, j'ai pu constater un sens du timing excellent chez les deux catcheurs. Bon, pour Dolph, ça commence à se savoir, mais pour Dave, c'était une autre paire de manches ! Il ne lui manque plus que la cardio quoi…

 

Bon, le match ne donne aucun bon point au membre de l'Evolution, mais pour son adversaire du jour, c'est carrément le show qui ne donne rien, avec deux victoires où il n'est pas mis en valeur. Non parce que juste avant le match, on a eu le droit à un Raw Rebound montrant sa confrontation avec Fandango, accompagné par Layla. Alors autant ça me fait plaisir de revoir la petite Anglaise, fut-elle manager de l'ex Curtis, autant ce match n'a pas vraiment sa place ici. Sérieusement, on ne voit que Fandango, ce n'est pas génial pour hyper un compétiteur qui va trimer juste après. On retiendra quoi de ce SD ? Dolph Ziggler gagne des matchs et tout le monde s'en fout !

 

 

Belle célébration, son dos en redemande.

 

 

À ce stade de la nalyse, je me dois de parler d'un match que chronologiquement j'ai complètement zappé, c'est à dire Heath Slater contre El Torito… Que dire… Ce n'est pas que le match était mauvais, il était même très drôle en soi, les deux étant des spécialistes, toute proportion gardée, des comedy matchs… C'est juste qu'il était oubliable. C'est du 3,5MB (je ne sais plus qui a dit « three and a half MB » mais j'aime bien) contre Los Matadores, quelque chose que l'on a vu et revu. Malgré tout, le match se laisse regarder.

 

 

*insérer votre blague sur les Quatre Fantastiques…*

 

 

De la même manière, je ferai l'impasse sur le squash entre Titus O'Neil et Sheamus. Titus qui prend le micro pour dire que l'Irlandais n'est pas Américain (no shit Sherlock…), l'aboyeur en profite pour lui dire qu'il a un court instant pour quitter son ring (à O'Neil, hein…) juste avant de se prendre le Brogue Kick des familles et de se prendre un tombé. Mouais, rien de plus à dire. Non, vraiment, rien. On passera aussi sur le Cesaro/R-Truth qui, même s'il est sympa à regarder quoiqu'un peu court, n'est qu'un énième match « Le Swiss Superman vs. The World » avec comme M. Loyal, j'ai nommé Paul « Mon client a battu l'Undertaker » Heyman. (Sinon, c'est Cesaro qui gagne.) Et un petit mot sur le match de Divas, qui se paye le luxe d'être plus construit que les deux matchs que je viens de citer et qui était… Bah, moyen, on peut le dire. Et il faudra que l'on m'explique pourquoi faire d'Eva Marie l'arbitre de ce match…

 

 

Non, je ne pense pas que ça empêchera la pause toilette du CDC… Encore que…

 

 

Le cas de Sandow est plus intéressant. En plein milieu de l'émission, on a une interview en allemand menée par le dernier nom du précédent paragraphe du catcheur qui… Bon, mon allemand est rouillé, mais j'ai cru à une bonne petite blague. Première surprise, Sandow semble avoir une bonne tête de Face, avec le sourire et le côté gentil couillon en prime. Quelques minutes plus tard, le temps d'un squash déjà cité, on retrouve notre même ex-Magneto, lançant un Open Challenge et se faisant rapidement démonter par un Santino Marella toujours présent pour faire le taf et ridiculiser un Heel par un bon coup de Cobra. Se relevant quelques secondes après, il prend le micro pour haranguer le public, lui demandant si c'était vraiment ce qu'il voulait, avant que pour la seconde fois, son micro ne soit coupé. Ce changement forcé était des plus plaisants (Sandow se permettant même de sourire sur son classique Elbow of Disdain) mais est entaché à mon sens par le fait qu'il ait eu besoin de répéter trois fois sa dernière phrase avant que l'on ne coupe effectivement son micro.

 

 

Maintenant, imaginez le dire « You're Welcome ! »

 

 

Et le temps de nous dire que l'opération de Daniel Bryan s'est bien passée, nous arrivons à notre main event, mine de rien. Mais avant toute chose, parlons donc de ce qui s'est passé avant, ce qui fut le fil rouge de ce SmackDown : la suite de l'histoire entre la Wyatt Familly et John Cena. Tout commence en milieu de show avec le Marine qui vient pour une promo sur scène. Après un vœu de prompt rétablissement à son hypothétique futur beau frère, il commence une promo sur Bray Wyatt, insinuant qu'il manque de… Non, Cole, pas de « courage » comme tu sembles le dire, encore que le mot exact commence par la même syllabe. Honnêtement, ça fait combien de fois que Cena se sert d'un humour aussi gamin? C'est tout de même ridicule… Mais ça semble marcher avec le public, en tout cas, lui qui a accordé à Cena une pop plus importante que durant le dernier PPV. Accessoirement, un challenge pour un Last Man Standing pour Payback est lancé par Cena, de même qu'un challenge à n'importe quel membre de la Family pour ce soir. Il va de soi que les deux sont acceptés tout de suite par le taré du Bayou.

 

On arrive donc au main event, où Cena exhibe un T-shirt « Never Give Up » avant de se lancer dans le ring. À peine arrivée, la Familly commence à encercler le ring, avant que les Usos arrivent en renfort, visiblement appelés par Cena. Après un moment d'hésitation, Eric Rowan enlève son masque et relève donc le défi. La pop de Cena dans ce match est impressionnante comparée à tout ce qu'il a pu subir ces derniers temps. Le match ne laisse pas du tout le public indifférent et le traditionnel "Let's Go Cena/Cena Sucks" est amputé de son côté obscur durant quasiment tout le match. Ce n'est sans doute pas le meilleur duel que Cena ait mené, quand bien même il aura été solide, mais la présence du public éclipse une bonne partie des matchs qu'il a pu avoir ces derniers temps, pourtant bons, mais disputés dans l'indifférence générale de l'assistance.

 

 

Papa ! Je peux le garder ?

 

 

Je m'arrête un instant sur le géant roux, que je n'ai pas souvent vu catcher (honte à moi qui ne suit pas toujours les weeklies) : l'impression de puissance qu'il dégage est saisissante. Offrant une variété de prises basés sur la force pure, dont certaines que je n'avais jamais vues ! (par exemple une Vice Grip modifiée en se servant de ses poings comme d’un étau, ou encore ce que j'appellerai un "Claw Slam", où il se "contente" de prendre le visage de Cena et de le faire chuter sur le dos, comme pour planter son crâne au sol). Bien évidemment, on a le droit à une tentative d'intervention de Luke Harper, déjouée par les Usos, bien évidemment Cena gagne sur un AA. Et bien évidemment on se quitte là-dessus.

 

Pour conclure, que dire de ce SmackDown ? C'est sûr, il ne restera pas dans les annales. C'était un show solide, mais noyé dans la masse des autres shows… Mais vous savez quoi ? C'est le premier que j'aurais nalysé et par conséquent, même si tout le monde l'oublie, il restera particulier pour moi… Même si je reconnais que j'aurais aimé avoir quelque chose de plus consistant en matière de catch, mais bon, on ne peut pas tout avoir, pas vrai ?

 

 

ET NON, JE NE PARLERAI PAS DE TOI !

 

 

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