Catch

L’arbre qui cache la forêt

Aucun d’entre nous n’est aussi bon que tous ensemble.

Ray Kroc

Raw s’arrêtait ce lundi en Angleterre, à Londres, pour son traditionnel show européen. À l’approche du PPV, ce Raw devait continuer à baliser le chemin vers Payback, tout en essayant de répondre à certaines questions que nous, suiveurs assidus de la WWE, nous posons depuis certains événements narrés par Julius Ostermark la semaine dernière. Tel est le show que j’ai choisi pour me lancer dans le grand bain de la rédaction de nalyse aux Cahiers du Catch. Attachez vos ceintures, c’est parti !

Ouais, parce que ça va décoiffer !

Nalyse de Raw du 19 mai

C’est donc fébrile que je lance le Raw, préalablement téléchargé, mon petit carnet de prise de notes à mes côtés, prêt à trouver des idées lumineuses pour réaliser une nalyse digne des plus grandes plumes de ce site. Avant le visionnage de ce show, plusieurs questions me viennent en tête. Quel sera l’avenir du titre de Daniel Bryan à la suite de sa blessure ? Comment vont évoluer les luttes entre le Bouclier et l’Évolution, ainsi qu’entre le leader de la Cenation et les tarés du Bayou ? Quelle sera l’exposition de Bad News Barrett dans son pays natal ? Et celle Paige ? Que va-t-il se passer avec Cesaro et Heyman ? Je sais aussi qu’il va falloir malheureusement traiter le cas Russkov (bien que le fait de « devoir » admirer Lana rend la chose plus supportable), voir Rose apparaître (et Zeb Colter), voire quelques autres surprises potentielles… Mais le professionnalisme fait que vous aurez des nouvelles de tout cela, et plus encore, vous aurez mon sentiment sur les derniers événements.

 

 

Les sentiments, c’est surfait…

 

 

Le générique commence, et immédiatement, nous avons droit à la famille Wyatt dans le ring. Le chef est là, entouré de ses frères ; ils se mettent à chanter. La communion avec le public est bonne, les spectateurs reprennent la chanson en cœur avec eux et applaudissent. Bray prend ensuite le micro, pour délivrer une bonne promo. Il parle du futur pay-per-view de Payback, où il affrontera John Cena dans un last man standing match. Il se positionne comme le sauveur des masses, le défenseur de ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir une éducation rose, qui ont dû se faire par eux-mêmes. La foule chante spontanément pour Bray Wyatt. Ce dernier reprend ensuite en insistant sur le fait que dans deux semaines, à Chicago, il sera le dernier homme debout. Quelques irréductibles de la Cenation tentent des « Let’s go Cena », aussitôt couverts par de véhéments « Cena sucks ». Le match entre Luke Harper et le Champ’ sans titre depuis cinq mois est annoncé. My time is now retentit alors sur le titantron… Harper et Rowan vont à sa rencontre, mais l’homme au t-shirt couleur menthe bouillie (sûrement un hommage à la cuisine anglaise traditionnelle) surprend sa Némésis par derrière, lui porte son Attitude Adjustment, avant de fuir vers la rampe pour échapper aux autres membres de la famille.

 

 

Ah ah j’ai gagné à cache-cache Bray, tu ne m’avais pas vu hein !

 

 

Suite à cette attaque pleine de loyauté, nous retrouvons nos amis commentateurs qui nous informent que l’opération du champion du monde poids lourds de la WWE s’est bien déroulée. Nous avons droit à une vidéo de rappel des événements du Raw de la semaine dernière. Après une coupure publicitaire bien méritée, nous retrouvons Cesaro et Paul Heyman dans le ring. Le meilleur manager actuel à Stamford parle de son client, Brock Lesnar, qui a allongé (ATTENTION SPOILER !!!) l’Undertaker à Wrestlemania ; l’homme-mangouste en profite pour se moquer un peu du mort-vivant et des Anglais en s’allongeant sur le ring pour imiter le Deadman lors de la victoire de Brock, dont le nom est largement repris par le peuple londonien. Arrive alors Sheamus, hué comme il convient pour un Irlandais en Angleterre.

 

 

Salut, je suis Irlandais, j’ai une ceinture américaine, et je parle patois…. Huez-moi, j’aime ça !

 

 

Il s’ensuit un combat plutôt bon, entre un Celtic Warrior brutal et le Suisse qui utilise sa tête. Un match assez agréable de weekly, remporté par Cesaro (le titre US n’était pas en jeu) suite à une distraction de Heyman sur Sheamus. Suite au match et à la célébration des vainqueurs, le Grand Blanc s’approche du vainqueur de la bataille royale du dernier Wrestlemania… pour lui serrer la main. Ce dernier le regarde avec circonspection, interroge le public avant de lui tendre la main pour lui mettre un vent digne des cours d’école (c’est à peu près ce que je faisais à huit ans, ou ce que je fais à huit verres).

 

 

– Paul, la prochaine fois, on lui fait la blague à deux balles ?

– La blague à deux balles ???

– Pan Pan!       

                        

                                                                              

Nous avons donc un premier combat assez solide ; la rivalité Dublin/Lucerne commence tranquillement, et devrait logiquement nous mener à un match pour le titre US de Sheamus à Payback, puis lors du PPV suivant. Je dois avouer que cela me plaît, même si j’aurais préféré voir Cesaro viser un autre titre. Voilà une feud de midcard solide, qui promet de bons matchs entre deux grands athlètes, le tout relevé encore par la présence de Paul Heyman, et qui peut mettre en avant une ceinture dite secondaire.

 

Autre ceinture secondaire, le titre intercontinental de Bad News Barrett. Un beat the clock challenge est annoncé, avec trois matchs au programme. Le premier oppose Big E tout court à Ryback ; puis nous aurons Rob Van Dam contre Alberto del Rio. Enfin, Dolph Ziggler affrontera Mark Henry. L’affrontement entre les deux béhémots m’a laissé froid, je l’avoue. On notera que Ryback confirme son personnage de débile, en perdant du temps à chauffer la foule pendant que Big E est au sol. À l’inverse, ce dernier semblait avoir compris le principe, en tentant le tombé dès que possible. C’est fort logiquement qu’il l’emporte, en cinq minutes et deux secondes.

 

 

La Bêtise. Allégorie.

 

 

Un peu plus tard, après des événements que nous verrons plus tard, Alberto del Riooooooo affronte Rob Van Dam, dans le but pour l’un comme pour l’autre de gagner en moins de cinq minutes. Le public est resté très calme au cours du match, avec quelques légers chants RVD. Mais cela est resté bien mou, comme le match auquel nous avons eu droit. Encore une fois, le duel ne m’a pas emballé (oui, je suis difficile), conclu sur un roll-up de Rob Van Dam, en quatre minutes et quinze secondes. À ce point du challenge, je suis assez désespéré par l’action. Deux matchs très moyens, un challenger qui semble à bout de souffle (quand il « court », j’ai l’impression de voir la course de déambulateurs à la maison de retraite…), et le seul Dolph Ziggler comme espoir.

 

 

L’espoir pour Ziggler ? Mec, arrête la fumette hein…

 

 

Et je vais briser le suspense immédiatement, l’espoir a été vite douché. Malgré le soutien de la foule, le Show-Off n’a pas réussi à se débarrasser de l’homme le plus fort au monde dans le temps imparti. Oh, bien sûr, cela s’est joué à peu de choses ; au moment de la sirène, Henry était au sol, après avoir encaissé un ZigZag ; mais trop tardif de quelques secondes pour chiper la place de challenger. RVD vient alors célébrer son succès sous le titantron, en essayant de faire reprendre le chant par le public britannique, sans succès. Il ne récoltera qu’un bon coup par-derrière de Barrett, qui vient profiter du soutien de ses compatriotes. Le Mancunien en profite pour flatter l’ego de nos cousins anglais, en rappelant qu’ils sont le centre du monde et que le temps prend sa source en Angleterre, à Greenwich.

 

 

Et après ce sont les Français qui sont chauvins…

 

 

À Payback, nous aurons donc droit à Barrett contre Rob Van Dam pour la ceinture blanche. J’espère que les officiels laisseront la ceinture au sujet d’Elizabeth II, il la mérite bien plus que Van Dam, qui est le passé, pas l’avenir…  

 

 

Ils nous font suer tous avec leur jeunisme hein !

 

 

L’avenir, c’est également ce dont il est question pour le titre de Daniel Bryan. Après le petit bandeau teasant une annonce, retentit Flight of the Walkyries (ma sonnerie de portable ; si un jour vous croisez dans Paris un beau gosse d’environ vingt-cinq ans qui a cette sonnerie, vous m’avez face à vous). La foule s’emballe, espérant voir son favori arriver malgré la blessure ; enthousiasme vite douché, car en lieu et place du mari de Brie Bella, débarque Stephanie McMahon. Aussitôt, les « yes » se transforment en « no » dans le public, pendant que la Billionaire Princess singe l’entrée de la chèvre. Arrivée sur le ring, elle commence à féliciter Daniel pour ses accomplissements (titre, mariage, les « yes mouvement » qui se développe même en dehors de la WWE).

 

 

Salut, c’est tatie Danielle !

 

 

Elle comprend que Bryan est le champion de la foule, et elle sait que la foule a besoin d’un champion actif. Par conséquent, elle devrait destituer D-Bry de son titre pour l’attribuer à une personne plus méritante. Potentiellement, cela pourrait être Kane (« no » de la foule), ou bien Bad News Barrett (« yes » dans la foule, et la femme de Hunter qui leur dit qu’ils sont tellement prévisibles), ou Batista ou bien encore l’Homme qui mérite le plus le titre, son mari Triple H. Cependant, dans sa grande mansuétude, elle offre à Daniel Bryan l’occasion de faire ce qui est bon pour le business, lundi prochain, en direct à Raw, en restituant lui-même son titre.

 

 

Sinon, je peux aussi nommer Kelly Kelly championne…

 

 

Et ensuite me direz-vous ? Et bien c’est tout. Nous sommes donc toujours dans l’inconnu quant à l’avenir du titre majeur de la fédération, et cela ne semble émouvoir personne. Nous allons donc devoir attendre le go-home show pour savoir quel est l’avenir de la ceinture poids lourds de la WWE. Le pire étant qu’aucun catcheur ne s’est manifesté de la soirée pour récupérer le titre ou essayer de gratter un match pour la ceinture… Rien du tout. Cela s’explique aussi, car la WWE a déjà deux rivalités majeures en cours : celle évoquée précédemment (et avec laquelle nous conclurons) entre la famille Wyatt et John Cena. Et celle entre les deux trios que sont The Shield et Evolution.

 

 

– Et moi alors ?

– J’y viens Zeb, sois patient

 

 

La semaine dernière a vu The Shield triompher des pièges semés par l’Evolution. La séquelle principale étant la blessure à l’œil de Roman Reigns, recousu de neuf points de suture. Suite à l’annonce d’un match entre Seth Rollins et Batista, nous retrouvons les membres du bouclier en coulisse. Chaque membre y va de son petit discours. Dean Ambrose parle du match du 1er juin dans la ville natale de CM Punk. Roman Reigns chambre lui les membres de l’Evolution, en montrant ses neuf points de suture à l’œil, ce qui représente un tribut négligeable. Enfin, Seth Rollins rappelle qu’après leur dernier match à Smackdown, il a appris de ses erreurs et qu’il ne les reproduira pas ce soir.

 

 

Ouais Dave, moi je suis plus intelligent que toi !

 

 

En écho à cette séquence,  nous retrouvons les trois anciens dans le vestiaire. Leur plan est simple, ils comptent détruire les membres du Shield un par un, en commençant par Rollins dès ce soir. Nous retrouvons alors le ring, dans lequel arrive l’homme aux cheveux bicolores, par les tribunes. Puis retentit la musique de Triple H, qui déclare qu’il sera l’annonceur spécial ce soir. De plus, il a un invité spécial pour la cloche ; retentit la musique de Rev Theory, et le legend Killer arrive à sont tour. Enfin, fiers de leur petit plan machiavélique, ils accueillent l’Animal, Dave Batista.

 

 

On a été trop malins !

 

 

Sourire goguenard aux lèvres, ils peuvent voir Seth sortir du ring, s’emparer d’un micro pour annoncer que ce soir, nous allons avoir deux commentateurs supplémentaires (en plus des Allemands invités pour la première fois à avoir leur propre table des commentateurs) : Dean Ambrose et Roman Reigns ! La mine déconfite des membres de l’autorité se suffit à elle-même.

 

Et merde, ils nous ont encore eus…

 

 

Le combat commence alors, action plutôt correcte, portée par Seth Rollins. Le problème avec ce genre de match, c’est qu’on attend l’intervention, car on sait très bien que cela va dégénérer. Et bien sûr, nous avons eu droit à des interventions. Après avoir vu les quatre catcheurs non concernés par le combat s’épier, une intervention de HHH sur Rollins déclenche les hostilités. Il s’en suit un festival de coups portés, avant de finir sur le Shield triomphant encore une fois. Cette feud tourne un peu en rond je trouve, avec toujours les mêmes schémas. Affrontement entre un membre de chaque équipe, interventions extérieures, gros brawl et une des équipes triomphantes. En ce moment, les justiciers sont au-dessus, mais tout peut changer. Néanmoins, dans l’état actuel des choses, il faudrait un nouveau souffle pour redynamiser un peu cela ; soit l’ajout d’un vrai enjeu (le titre de Bryan par exemple…), soit une personne extérieure pour renforcer l’Evolution… Toujours est-il que nous aurons un match à trois contre trois à Payback, match qui sera No Holds Barred (sans disqualification pour les non-anglophones), et malgré tout, j’ai hâte de le voir, pour savoir où cela va, et voir cette formidable équipe évoluer ensemble.

 

 

De toute façon, on sait très bien qu’on gagnera…

 

 

Avant de finir sur la rivalité qui a ouvert et fermé cet épisode, un petit mot rapide sur les autres matchs et segments. Chez les Divas, Paige a affronté Alicia Fox, dans une revanche de la semaine dernière. Et la renarde a gagné, de façon plutôt convaincante ; certainement un match pour le titre au prochain événement payant. De plus son personnage évolue vers un peu de folie, avec son couronnement  et sa douche de coca… J’en profite aussi pour dire tout le bien que je pense de Paige, et le plaisir que je prends à voir des Divas « normales » comme Paige, AJ ; présentes pour leurs qualités catchesques plus que pour leurs qualités plastiques.

 

 

Et tu as oublié leur humilité DWK37…

 

 

Nous avons eu aussi R-Truth, puis Fandango (dont le thème est bien repris par la foule) accompagné de Layla (autre superbe diva) ; suite à un baiser torride entre le danseur et sa partenaire, retour-surprise de Summer Rae, qui embrasse à son tour Fandango (l’heureux homme), avant que cela ne dégénère en crêpage de chignon entre les deux femmes, et avant de voir l’ex-Johnny Curtis prendre la fuite avec Layla, mais ne semblant pas insensible au baiser de son ex-partenaire.

 

 

Et d’une

 

 

Et de deux

 

 

J’en aurais bien fait une troisième…

 

 

Toujours dans le côté léger, nouvelle apparition d’Adam Rose. Le public adhère au personnage, à son thème. Accompagné par ses chers Rosebudds, il est interviewé par la charmante Renee Young. Ils échangent sur ce qu’est un Rosebudd. Adam répond à la jeune femme qu’il ne veut aucun mal à Zebbie et Jackie (les surnoms intimes du All-American American et son managourou), et qu’il veut juste les détendre.

 

 

Et un peu de déodorant à la rose ne serait pas du luxe…

 

 

À l’évocation de leur nom, les deux débarquent ; l’homme à la moustache que Clémenceau lui-même ne renierait pas explique, comme à son habitude, que les gens comme Rose sont les problèmes du pays (en plus d’être celui du XV de France, mais c’est un autre débat). Il en a marre d’être importuné et embarrassé par la troupe du mari d’Eve ; il lui propose de régler leurs différends dans le ring. Swagger en profite alors pour attaquer, chasser du ring l’empereur du fun, et terroriser toute la cohorte. L’empire contre-attaque, fait fuir les nationalistes et lance une grande fête sur le ring.

 

 

Au pire, je tente Danse avec les stars l’an prochain !

 

 

Dernier « match » à noter, celui opposant les 3MB (déguisés en Union Jack pour l’occasion), représentés par Heath Slater, à Rusev.

 

 

C’est bon, à nous de briller ! Une vignette aux CDC, c’est un signe !

 

 

Encore une fois, un match vite expédié par le sujet de Vladimir Poutine. Les semaines se suivent et se ressemblent, et Lana est toujours aussi délicieuse en reine des glaces, froide. Un vrai méchant à l’ancienne, dont la construction est simple (voire simpliste) mais efficace à court terme. Le plus dur sera de confirmer avec le temps, et de savoir se renouveler…

 

 

Pas de soucis pour ça, je connais un producteur de cinéma amateur qui veut de moi.

 

 

Nous avions commencé avec John Cena, nous finirons avec lui aussi. Comme annoncé en début d’émission, nous avons droit à un Cena/Harper en main event. Au cours du programme, le Marine nous a annoncé qu’il serait accompagné par les champions par équipe, The Usos, pour « équilibrer » les débats. Segment conclu par une espèce de beat box représentant le battement du cœur d’un champion… Arrive alors le match, et comme pour le duel entre Batista et Rollins, la configuration est telle qu’on attend juste l’intervention pour que le match se déroule. L’action in-ring est plutôt bonne, avec un John Cena hué comme il se doit.

 

 

Je ne comprends pas, je me suis pourtant habillé le plus mal possible…

 

 

Arrive alors la traditionnelle distraction de Rowan, qui provoque l’intervention des Usos à l’extérieur du ring. Bray Wyatt leur porte son Sister Abigail à chacun. On retrouve Cena et Harper dans le ring ; l’idole des enfants porte son AA au brun barbu, mais est frappée par Rowan qui, tout en sauvant son frère, cause l’arrêt du match et la victoire par disqualification de l’homme du Massachusetts. La fratrie passe alors à tabac Mr Hustle, avant de le traîner le long de la rampe. Sous le titantron, Bray Wyatt le positionne pour lui porter le baiser de la mort, puis sa prise de finition. Et pendant que la foule chante pour lui, le compte de dix est effectué, sans que Cena ne se relève. Le show se conclut par la famille de fous campagnards triomphants, soutenue par la foule.

 

Cette histoire est celle que j’aime le plus. J’étais circonspect au départ sur la famille Wyatt ; mais depuis leur rivalité avec le Shield, et maintenant avec Cena, je suis conquis. J’aime ce côté dérangeant, psychopathe qui en dégage. Je veux voir comment le Marine va se sortir de leurs griffes, ou s’il succombera enfin… Cependant, cette histoire a beau être intéressante, elle ne suffit pas à porter la fédération. La WWE est une compagnie de Sport & Entertainment. Niveau divertissements, nous avons ce qu’il faut. Le côté humour, avec Fandango et Adam Rose, les histoires fortes avec Cena et les Wyatt. Sur le côté sport, le bât blesse par contre. L’affrontement Barrett/RVD ne fait pas rêver, idem pour The Shield contre Evolution (en l’état actuel des choses). Les Divas restent les Divas, on ne construit pas un show autour d’elles (de sport, il s’entend, pour le divertissement, c’est déjà fait). Le match le plus « alléchant » est un affrontement incertain entre Sheamus et Cesaro pour la ceinture US… Et le titre suprême est absent des débats, ce qui est fortement dommageable. La  WWE doit faire face au départ de CM Punk et à la blessure de Bryan, et personne n’est disponible ou ne semble digne de confiance pour prendre le relais. Je rêve d’un Ziggler au sommet, d’un Cesaro, voire d’un Kofi Kingston, Brock Lesnar, le Shield…

 

 

Dude, sérieux, arrête de fumer… C’est la WWE ici, pas le monde des Bisounours.

 

 

Pour conclure, nous avons eu un show qui ne m’a pas beaucoup enthousiasmé. Il y a des choses agréables, comme l’histoire qui continue entre les Wyatt et Cena, la qualité des interventions de Heyman, la bonne humeur de Fandango et Adam Rose. Mais cela ne masque pas les lacunes in-ring des matchs proposés, ni le statu quo pour le titre. L’arrivée annoncée de Bo Dallas ne va pas révolutionner l’ordre des choses, et j’espère que Hulk Hogan pourra donner un petit surplus d’énergie à tout cela lors du prochain SmackDown. Payback arrive à grands pas, et il serait dommage que la WWE paye les conséquences de ses errances…

 

 

No DiDoubleYouKaie, ta blague est trop nulle… Désolé, on va devoir se séparer…

 

 

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