Catch

Coquille vide

Ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit.

Proverbe français

 

Les suiveurs de Smackdown de ces dernières semaines (globalement les volontaires qui se sont dévoués à écrire les nalyses) savent à quel point le show du vendredi est souvent comme un paquet de chips, ça a un bel emballage, mais qu'on ouvre le paquet, c'est plein d'air et les chips c'est sec ! Cette semaine ne fait pas exception à la règle, malgré l'arrêt des rediffusions de matches de Raw (comme ce fut le cas parfois).

 

 

Dis John, Coquille vide, tu penses qu'il parle de moi là ?

-Naaaan, y'a Ryback ce soir !

-Aaaaaah, j'aime mieux ça !

 

 

Nalyse de Smackdown du 8 août

 

 

Alors, faisons donc une nalyse rapide de cette soirée parce qu'il n'y a rien eu de nouveau pas sous le soleil (vu l'hiver du mois d'août qui n'en finit plus de durer). Commençons par les résultats des six matches.

– Seth Rollins a vaincu Dolph Ziggler

– Big Show et Mark Henry sont venus à bout de Rybaxel

– Sin Cara a ridiculisé Damien Sandow

– Paige a fait abandonner Natalya

– Rusev a porté son accolade sur Big E.

– En main event, Dean Ambrose a remporté son match face à Randy Orton par disqualification suite à l'intervention de Seth Rollins.

 

 

Circulez, y'a rien à voir !

 

 

Mais ne soyons pas si mauvaise langue, puisque les matches furent globalement de bonne facture, et le rythme du show fut assez tonique malgré une sorte de tunnel (en télé, un tunnel est la période qui se trouve entre deux périodes de la journée et qui est généralement remplie de pubs et/ou de programmes sponsorisés, le plus significatif étant celui qui suit la fin du journal tv jusqu'au début du film) entre le match russo-bulgaro-américain (à dire avec la voix de Pierre Fulla) et le main event, la faute à un bon quart d'heure rempli seulement de promos vidéos servant à amener les gens à acheter Summerslam qui aura lieu le dimanche 17 août.

 

 

Et tout ça, pour la modique somme de 7 Euros et quelques via le WWE Network !

 

 

Mais ce smackdown aura quand-même vu un élément scénaristique majeur pour la mise en place du prochain PPV, à savoir le choix par Dean Ambrose de la stipulation pour son match l'opposant à son ancien architecte du Shield, Seth Rollins. En effet, lors de l'épisode de Raw de lundi dernier (brillamment nalysé par notre ami zozal, allez-y, lisez si vous ne l'avez pas encore fait, elle vaut craiment le coup), un combat contre la montre a été organisé et l'enjeu était le choix de la stipulation du prochain match en PPV. Dean Ambrose l'avait emporté et il se présenta donc tout fier au début du show, disant que l'Autorité avait beau déclarer avoir toutes les cartes en main, cela ne servait à rien, puisqu'on ne pouvait pas prévoir les actions de Dean Ambrose. Il a donc clairement abusé l'autoproclamé architecte et a donc le choix ce soir ; il a quelques idées : un match du drapeau avec le chapeau de JBL sur un poteau, un match avec gant de mineur de charbon, un match avec des alligators autour du ring, bref, que des choses assez ridicules. Il se fait interrompre par Seth Rollins qui lui demande d'aller droit au but et rapelle que lui était l'architecte du Shield alors que Dean était l'instable, mais il lui accorde que ce qu'il a fait à Raw était intelligent. Il conclut ensuite en disant qu'Ambrose peut choisir ce qu'il veut, il va être détruit à Summerslam ! Le "lunatic fringe" rétorque que Rollins ne pourra pas s'échapper cette fois-ci, un mur d'ennemis barrera sa route, car il choisit un match des bûcherons. Et il va le détruire, il le jure. Rollins, pour avoir le dernier mot, lui annonce qu'il a obtenu de ses chefs la possibilité de choisir l'adversaire de Dean pour ce soir: et puisqu'il aime se battre, il fera face à Randy Orton !

 

 

On m'appelle ?

 

 

Un seul autre segment en coulisse est venu enrichir la soirée (et non pas en scénario, mais bien en remplissage pour la construction sommaire d'un match de la soirée), la bataille de mots entre Dolph Ziggler et Seth Rollins, le second reprochant au premier d'avoir une grande bouche et de trop l'ouvrir, en plus, vu qu'il a pu décider du match entre Orton et Ambrose, il pourra aussi choisir le sien, et qu'il va se charger de rabattre le caquet du blond peroxydé ! Alors oui, c'est sommaire, mais au moins, ce match ne donne pas l'impression d'avoir été rajouté pour remplir la carte du soir. Il faut quand même que j'ajoute la petite intervention de la vipère Randy Orton au micro de la délicieuse Renée Young qui nous dit que même si Seth et Dean sont instables, lui est inarrêtable.

 

 

Je sais pas ce qu'elles ont, les voix dans ma tête ce soir, mais elles n'arrêtent pas de causer !

 

 

Autre moment notable, mais habituel, le segment Damien Sandow (à force de tirer sur l'élastique, va-t-il casser un jour ?) ou, comme d'habitude, il se lève (et me bouscule et je ne me réveille pas) et fait un discours de méchant qui se moque de son adversaire, du public, des téléspectateurs, etc… cette fois-ci, c'est Sandow est déguisé en policier des frontières qui veut renvoyer tous les méchants étrangers en dehors des USA (et les renvoyer dans leur pays, le Padchénou) et Sin Cara, son adversaire du soir, en particulier. Mais comme chaque semaine, il perd de façon ridicule en quelques minutes !

 

 

Y !

 

 

M !

 

 

C !

 

 

A !

 

 

Pour le reste du show, ce fut classique. Bref, cet été, la route qui nous mène à Summerslam est vraiment peu palpitante, et les épisodes du vendredi sont encore moins intéressants que ceux du lundi (heureusement ils sont plus court). Smackdown est devenu une sorte de coquille vide, un ersatz de ce qui nous plaisait il y a quelque temps lorsque les catcheurs étaient affiliés à l'un ou l'autre des shows !

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