Catch

La réinvention de John Cena

Ceux qui n’évolueront pas périront.

Seth Rollins

 

Nous lançons aujourd’hui un nouveau format, dont vos retours et nos propres inspirations décideront de la pérennité. Autrement dit, si ça vous plait et ça nous branche, on en refera (et on vous invitera évidemment à prendre le clavier aussi). La question du jour est la suivante : comment le buildup du match Cena-Lesnar de Night of Champions aurait-il dû être lancé lundi dernier?

 

 

Déjà, fallait pas nous inviter.

 

 

Machine à remonter le temps : Raw du 25 août

 

 

Le principe est le suivant : quand un show, ou un angle particulier, nous semble booké de façon désastreuse ou, à tout le moins, pas aussi brillamment qu’il l’aurait fallu, nous revenons dessus et détaillons ce que nous aurions aimé voir à la place. Il s’agit évidemment d’un exercice de fantasy booking, mais l’idée, ici, n’est pas réellement de développer une storyline à très long terme, mais bien de réécrire un passé récent afin de purger notre cerveau d’un trop-plein de « mais putain c’est pas comme ça qu’il faut gérer cet angle, bordel! » J’avais fait un truc dans le genre il y a quelques années, mais c’était plus dans un esprit « GROSSE RIGOLADE »; là, j’essaie davantage de me mettre dans la peau de cette fameuse creative team que nous agonissons d’injures plus souvent qu’à notre tour.

 

 

– Haha vous allez voir à Night of Champions, brothers, ça va être génial, je viens de parler à Vince et il est enchanté, Cena et Lesnar vont refaire le Fingerpoke of Doom!

Wooo! Ou alors Brock pourrait dire à John « I’m sorry, I love you » avant de lui faire seize atémis de suite! Wooo!

– Moi aussi j’ai une idée, faudrait que Cena fasse équipe avec Dieu!

 

 

L’idée m’est venue d’un échange sur le forum et du sentiment de déception prédominant dans l’IWC, y compris dans nos colonnes, au sujet du Raw de lundi dernier, qui marquait le retour de Cena aux affaires huit jours après l’humiliante défaite subie à Summerslam des mains de Brock Lesnar (le Marine avait zappé le Raw du lendemain du show pour vendre les effets de la raclée). Nous avons été nombreux à juger que la grande promo post-branlée de l’ancien champion ne fut pas aussi réussie qu’attendu. Cena s’est contenté de promettre qu’il ne rendrait pas les armes et qu’à Night of Champions, il reprendrait au gorille du Minnesota sa ceinture et lui kickerait le ass au passage. Au vu du squash total qu’il a encaissé dimanche en huit, une telle déclaration semble complètement hors de propos : en outre, la volonté de la WWE de rappeler la puissance de Cena s’est soldée par une humiliation infligée à Bray Wyatt, un jeune heel prometteur qui avait poussé Cena dans ses derniers retranchements à Wrestlemania et l’avait vaincu au ppv suivant, et qui se serait bien passé d’une déculottée où il n’exista pratiquement jamais.

 

 

Arm?

 

 

Alors, quelle histoire la WWE aurait-elle dû raconter pour nous faire croire que Cena a une chance contre Lesnar sans pour autant jeter en pâture au champion déchu ce pauvre Bray? Eh bien, à peu près ceci, à mon avis.

 

Ouverture de Raw. Pas besoin des Hall of Famers, ça s’ouvre tout seul très bien sans ça. Cena arrive. Il n’est pas joyeux et souriant, mais il n’est pas abattu non plus. Non, il est froidement déterminé. Il marche vers le ring, pas de taunts, ce soir c’est serious business. Il déclare tout de go que jamais de sa vie il n’a subi une correction comparable à celle que Brock Lesnar lui a infligée à Summerslam. Oui, Brock l'a méchamment abîmé. C’était il y a huit jours, et il sent encore l’impact des coups reçus dans son corps, dans ses bras, ses jambes, ses côtes, sa nuque… Mais il y a une partie de lui que Brock n’a pas abîmée, la plus importante (Cena évite une penis joke, tellement il est sérieux). C’est son cerveau. Depuis Summerslam, il n’a pas été en état de combattre ni même de faire réellement de l’exercice, mais son cerveau, lui, a tourné à plein régime. Il n’a cessé de repenser à ce match. Les docteurs lui avaient prescrit un maximum de repos, et il s’est plié à leurs injonctions, car il voulait être rétabli pour Night of Champions, mais il n’a pas passé cette semaine à regarder Haven (qui est ach’ment bien, y a Edge dedans), le Marine III ou Leperchaun. Non, un seul enregistrement a tourné en boucle sur sa télé, et c’est l’enregistrement de son match de Summerslam contre la Bête incarnée.

 

 

Quelle affaire! Pour seulement NINE DOLLARS ET NINETY NINE CENTS John a pu revoir ce film d’horreur deux cents fois de suite!

 

 

Et le déclic s’est fait, à force de revoir le combat et de l’analyser. Cena nous dit qu’il a repensé à sa carrière, à tout ce qu’il a accompli. Il a toujours cru que l’avantage qu’il avait sur les autres, c’était son cœur. Les autres pouvaient être plus forts, plus rapides, plus techniques, lui avait un cœur à toute épreuve. C’est cette détermination sans faille qui l’a toujours guidé, qui lui a permis de renverser des montagnes, qui l’a sauvé dans tant de situations périlleuses. Et dimanche 17 août, à Summerslam, c’est comme toujours avec sa rage de vaincre qu’il s’est présenté sur un ring, qu’il s’est précipité sur Brock Lesnar dès que la cloche a retenti et…

 

Et il a pris un asskicking de proportions bibliques.

 

Il se tourne vers le Titantron, qui diffuse les trente premières secondes du combat. La cloche sonne, Cena se précipite sur Brock, brawl, Brock prend le dessus, colle un F5 à Cena au bout de trente secondes.

 

 

OK, tu sais faire un F5. Mais je suis sûr que t’es pas foutu de faire une manœuvre un peu plus technique, genre une German Suplex!

 

 

Retour au direct, Cena: « J'ai encaissé ce F5 après quelques secondes de combat. J'ai réussi à kickout, mais cela m’a coûté toute mon énergie. J'étais sacrément secoué, et Brock ne m'a pas laissé respirer. Je n'ai jamais pu reprendre pied dans le match. J’ai pris souplesse après souplesse, et j’ai fini par craquer et ne pas me relever du deuxième F5.

 

J'ai analysé ce qui s’est produit. Et j'ai compris que j'avais eu tort de croire que je pouvais vaincre Lesnar avec mes armes habituelles. Il est tellement plus puissant que moi… C’est une montagne d’homme, et tout le cœur que j’ai mis dans mes attaques n’a pas suffi à l’ébranler. Vous l’avez vu quand il s’est relevé de mon Attitude Adjustment? Il souriait. Bon Dieu.

 

Alors, qu’est-ce que je vais faire à Night of Champions? Reprendre la même tactique? Me jeter sur lui à corps perdu et espérer que cette fois ça passe? Ce serait du suicide. Comme je vous l’ai dit, et même si j’ai entendu quelques rires sardoniques dans l’assistance, il y a un cerveau sous cette casquette. J'ai passé ces huit jours à réfléchir et je sais à présent ce que je dois faire. »

 

Cena poursuit. « On m’a souvent dit que je devais changer. On m’a dit que je devais évoluer. J’ai toujours balayé ces propositions. Après tout, si j’étais arrivé là où j’en étais, c’est bien que ma méthode fonctionnait, et comme cette méthode collait à ce que je suis, pourquoi en changer? Mais à présent, la donne n’est plus la même. L’homme que je suis ne changera pas. Mais le catcheur que je suis doit trouver de nouvelles ressources. Je sais que le roster dans son ensemble est réuni dans le vestiaire au moment où je vous parle. Les gars regardent. [Plan de coupe sur le roster, effectivement réuni en coulisse et regardant la promo de John sur une grande télé.] Je voudrais maintenant demander à un homme que je respecte beaucoup de me rejoindre sur le ring. Eh, les gars à la technique? Soyez gentils, passez la musique de Monsieur Mark Henry. »

 

 

Pas que j’aie spécialement envie de le voir, mais j’adore écouter du rap.

 

 

Le themesong de Mark Henry retentit. On nous remontre les images du roster. Henry, l’air surpris, se lève. Il sort de la salle. Quelques instants plus tard, il apparaît sous le Titantron et remonte la rampe jusqu’au ring.

 

Cena lui dit qu’il l’applaudirait bien mais que la dernière fois qu’il l’a fait, il a pris un World’s Strongest Slam, donc il va s’abstenir. Mais c’est précisément pour sa puissance qu’il a convié Henry dans ce ring. Cena veut affronter Henry ce soir.

 

Henry, interloqué, n’est pas très chaud. « John, tu sais que je déteste Brock Lesnar, et j’ai le plus grand respect pour toi. Dans trois semaines à Night of Champions, c’est toi que je soutiendrai, à cent pour cent. Alors je ne comprends pas ce que tu cherches en voulant un match maintenant contre l’homme le plus fort du monde… »

 

Cena réplique que comme il vient de le dire, il a désormais un plan pour vaincre Lesnar, mais qu’il veut se tester au préalable contre un autre gros costaud. Une remarque qui pique Henry au vif : « En fait, tu me prends pour un simple sparring partner? Moi, Mark Henry, tu me prends pour un sparring partner? Tu crois que je suis un sac de frappe ou quoi? » Cena : « Je vais te dire ce que je crois. Je crois que tu es le World’s Strongest Man. Je crois que tu es exactement l’homme que je dois affronter pour savoir si mon Game Plan contre Lesnar est efficace. » Henry répond que Cena n’a pas toute sa tête, que la défaite contre Brock lui a fait perdre le sens commun, mais qu’il le considère comme un ami malgré tout. Il ne veut pas l’affronter entre deux matchs contre Brock Lesnar, déjà que Cena n’a pas beaucoup de chances de le vaincre, il n’en aura plus aucune s’il se coltine Henry ce soir!

 

Cena ne cille pas : « Mark, je vais te dire VRAIMENT ce que je pense. Malgré tes titres, tu n’as pas eu une carrière à la hauteur de ton potentiel. Il ne te reste plus beaucoup d’années à catcher. Cette année est peut-être ta dernière. Vas-tu te retirer sans jamais avoir porté la ceinture suprême, celle de champion WWE unifié? Eh bien, ce soir, je t’offre une chance, probablement la dernière que tu auras de toute ta carrière, de devenir non plus seulement the World’s Strongest Man, mais simplement The Man. Ce soir, je mets en jeu contre toi mon statut de challenger numéro un contre Brock Lesnar. »

 

Henry lui jette un long regard noir. « Tu veux ce match, Champ? Tu l’as. Je ne voulais pas me battre contre toi, mais tu ne me laisses pas le choix. C’est vrai, je ne croyais plus avoir une chance de devenir champion. Cette occasion tombe du ciel, et je vais en profiter. Ce soir, tu vas prendre une raclée telle que celle de Summerslam te semblera un aimable souvenir. Et quand tu seras allongé au milieu de ce ring, contemplant les projecteurs et te demandant s’il te reste un os entier dans le corps, quand tu réaliseras que tu viens de perdre ton Conterdeship, n’oublie pas que tu l’auras voulu. » Henry quitte le ring, sur son themesong. Les caméras s’attardent sur Cena, le visage impénétrable, serrant les dents dans le ring.

 

 

Haha trop cool, du coup j'ai écouté deux fois son themesong! Et j'y aurai droit une fois de plus ce soir avant le combat! Et p't être même une quatrième fois s'il me bat! Tain, j'espère qu'il va gagner!

 

 

Suit un match quelconque, après quoi Renee Young, backstage, s’aventure dans le vestiaire de Cena pour lui demander la raison de son comportement. Cena explique brièvement qu’il croit en son Game Plan mais a besoin de le tester en conditions réelles. Mark Henry est l’homme le plus fort du monde, c’est exactement l’adversaire qu’il lui faut. Mais il voulait affronter un Henry survolté, pas son ami Mark Henry, plein de pitié et de prévenance, mais le monstre surpuissant qu’il sait être quand la situation l’exige. Et s’il échoue ce soir, hé bien il n’aura pas de regret, et sera le premier supporter de Henry face à Lesnar à Night of Champions. Mais cela n’arrivera pas, car ce soir, pour citer l’un des combattants américains les plus fameux de tous les temps, il volera comme un papillon et piquera comme une abeille! 

 

Le show se déroule, les commentateurs discutent de l’attitude nouvelle de Cena et de son défi à Henry. Cole nous explique que la citation sur le papillon et l’abeille est de Mohamed Ali à la veille de son match contre George Foreman à Kinshasa. Ali, qui rendait une tête et quinze kilos à son adversaire, l’avait laissé s’essouffler et l’avait allongé pour le compte dans la dernière reprise. Lawler rétorque que Cena doit être complètement désespéré pour se lancer dans une telle aventure, mais qu’il a raison de dire qu’en ne changeant rien il n’aurait aucune chance face à Lesnar. JBL crie au fou. Renee finit par trouver Henry dans les vestiaires pour une interview. Henry est dans la salle vidéo, un monteur lui remontre des images : celles de la destruction que Lesnar lui a infligée en février. Henry est remonté comme un coucou. Ce soir, il a une chance unique. Il peut devenir number one contender, et pour cela, l’espace d’une soirée, il oubliera qu’il respecte Cena, il oubliera que Cena n’est pas au mieux depuis Summerslam, Cena ne sera qu’un obstacle entre lui et le rêve de sa vie. Ce soir, il ira dans ce ring, il écrasera Cena puis il ira vaincre Lesnar, avec qui a un lourd contentieux, à Night of Champions. Il se vengera de l’attaque en traître subie en février en prenant à Lesnar ce qu’il a de plus précieux, son titre. Que Renee profite bien de ce moment, parce qu’elle est en présence du prochain champion WWE. 

 

Plus tard, avant-dernier match de la soirée : le champion Intercontinental Dolph Ziggler se mesure à Cesaro. Surprise : John Cena s’installe sur une chaise à côté de la table des commentateurs. Interrogé sur les raisons de sa présence, il explique qu’elle est due à sa nouvelle démarche. Auparavant, sûr de lui-même, il n’assistait qu’aux combats de ses prochains adversaires, pour se préparer à leur faire face, mais jamais il n’avait eu la présence d’esprit de s’inspirer de ses collègues. Or il y a énormément à apprendre chez les autres. Et spécialement chez Dolph Ziggler. Ce dernier est un artiste de l’esquive, et ce soir il fait face à un homme beaucoup plus puissant que lui : ça intéresse Cena. Le match voit effectivement Ziggler virevolter autour du Suisse, sans jamais chercher à entrer dans la confrontation physique directe. A plusieurs reprises, Ziggler évite des charges de Cesaro, qu’il finit par pinner d’un roll-up astucieux. Cena, à la table des commentateurs, se fend d’un « Still counts! » et applaudit chaleureusement Dolph.

 

 

Dolph Ziggler est une grande source d’inspiration pour John Cena, qui admire énormément la couleur de ses tshirts.

 

 

Sitôt Dolph et Cesaro partis, la dernière coupure pub nous amène au main event. Cena est dans le ring, Henry, plus sombre que jamais, arrive, André shot, tout ça, tension palpable. La cloche sonne, Henry cherche le contact, Cena le refuse. Il sort même du ring, sous les huées. Henry le suit, Cena fait mine de fuir, Henry le course, Cena l’évite et d’un Step Toehold le fait chuter lourdement sur les marches. Il le fait rentrer dans le ring, le couvre, mais Henry se dégage aisément. La suite du match raconte cette même histoire. Cena évite, Cena esquive, le béhémot s’épuise à frapper dans le vide. Quand Cena l’intercepte et lui porte un Sidewalk Slam, il enchaîne immédiatement avec un Five Knuckle Shuffle, sans perdre de temps pour le You can’t see me. Henry se relève, AA! Mais Henry y survit. Cena lui porte dans la seconde un STF, Henry parvient à accrocher les cordes, Cena ne le lâche qu’au compte de 4. Les commentateurs soulignent la détermination absolue du Marine, à l’extrême limite de se faire disqualifier. Nouvelle attaque d’Henry, Cena l’évite une fois de plus mais en se retournant retombe dans les grosses pattes de l’ours, Henry le met en position pour le World’s Strongest Slam, Cena se débat, sort un Crucifix Pin out of nowhere, 1, 2, 3, il a match gagné! Sur le replay, on voit qu’il avait les pieds sur les cordes, sans qu’on puisse dire avec certitude s’il l’a fait exprès ou si ça s’est fait par hasard dans le feu de l’action. Henry, qui n’a rien vu des images, se relève, après un moment de tension serre la main du Champ et quitte le ring. Plan de coupe : dans une loge, Paul Heyman regarde la scène sur un écran. Il a l’air préoccupé. Fin.

 

 

New and improved, BITCHES!

 

 

Conclusion : on ne pouvait pas, enfin on n’aurait pas dû pouvoir, présenter Cena une fois de plus dans ce rôle vu et revu de type courageux qui va affronter un énième défi colossal avec tout son cœur et overcome the odds. La victoire de Lesnar à Summerslam a été bien trop unilatérale pour cela. S’il veut avoir une chance, Cena doit, comme on dit par là-bas, think outside the box. Un main eventer, surtout d’un tel calibre, qui change profondément son style pour s’adapter à un adversaire a priori intouchable, voilà qui serait à mon avis novateur et plaisant à suivre. Le teasing sur la possible tricherie finale de l’immaculé Champ apporte de l’eau au moulin de l’éternelle discussion sur l’éventualité de son heel turn, ou en tout cas de sa capacité à vraiment TOUT faire pour venir à bout de Lesnar. Si j’avais vu un tel show lundi soir, j’aurais été pris de sympathie et surtout d’un vif regain d’intérêt pour le gars Cena, qui enfin, après toutes ces années, évoluerait — sans pour autant sombrer nécessairement du côté obscur de la force. Parallèlement, un tel booking mettrait en valeur les qualités de Ziggler, qui est un main eventer en puissance, ne plomberait pas un gars comme Wyatt et pourrait même relancer Mark Henry, pour ses derniers mois, vers les sommets. Dans les prochaines semaines, Cena continuerait dans cette veine (avec peut-être une redite de cette même histoire, cette fois contre le Big Show, pour mieux enfoncer le clou) et se présenterait à Night of Champions doté d’une crédibilité nouvelle, au point que sa victoire contre la Bête apparaisse possible. Brock gagnerait tout de même, mais très difficilement, avec peut-être un coup de main décisif de Heyman. Ce qu’il adviendrait par la suite fera l’objet d’un nouveau papier de ce type, si les astres s’alignent bien.

 

A vous de me dire si tout cela vous semble préférable à ce qu’on a vu ce lundi, si c’est au contraire complètement absurde, en quoi c’est perfectible ou encore pourquoi c’est nettement inférieur à votre propre FB!

 

 

– T’as bien compris ce que tu dois faire si tu veux avoir une chance de battre Brock, John?

– Ouais! Je vais lui sauter dessus et lui casser la gueule!

 

 

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