Catch

La première de la saison

Seasons come and go

But I will never change

And I'm on my way

Tinie Tempah, Written in the stars

 

Les Raw sont plutôt médiocres depuis que Summerslam a couronné la Bête sur le toit du monde. Mais cet épisode là marque le début d'une nouvelle saison. Pourtant, tout n'est pas réglé sous le ciel de Stanford et il reste beaucoup de questions en suspens. Cena a-t-il une chance de changer son personnage un jour ? Qui arrêtera Rusev ? Qui renverra Jericho à Fozzy ? La black stable de Big E est-elle morte ? Verra-t-on une amélioration dans la qualité du show ?

 

 

Ne nous emballons pas trop vite…

 

 

Nalyse de Raw du 8 septembre

 

 

Baltimore, Maryland.

 

Ce soir, on nous l’annonce en grande pompe et on ne cessera de nous le répéter durant le show, c’est le premier épisode de la nouvelle saison de Raw. Raw fonctionne donc par saisons, je n’avais jamais entendu ça auparavant depuis le temps que je m’intéresse à la WWE.

 

On commence d’ailleurs la soirée en finissant un travail commencé depuis plusieurs mois. La cage de métal descend lentement autour du ring. Bientôt, Chris Jericho affrontera une troisième et vraisemblablement dernière fois le gourou du bayou Bray Wyatt, au sujet duquel l’opinion des lecteurs des CDC diverge, et diverge, c’est quand même beaucoup pour un seul homme.

 

La structure d’acier descend sur une petite musique inquiétante, histoire qu’on soit bien dans l’ambiance.

 

 

Bray Wyatt Vs Chris Jericho (Steel Cage Match)

 

Un Steel Cage Match me laisse toujours un goût un peu mitigé. Je crois n’avoir jamais assisté à un match historique sous cette stipulation. Je me souviens de l’affrontement qui a coûté sa place à Jeff Hardy, ou encore du récent match de Wyatt contre Cena, perturbé par l’apparition d’un enfant démoniaque échappé de Saint Nicolas du Chardonnet. Mais globalement, je suis souvent déçu. Et je pense que ça tient au principe même du combat, qui foule au pied beaucoup de règles élémentaires de logique. Les mecs qui attendent que leur adversaire se relève alors qu’ils viennent de lui porter une violente prise qui leur donnerait tout le temps de s’enfuir. Ou ceux qui cherchent à s’échapper en escaladant alors qu’il y a une porte, putain ! Ou encore le fait qu’on puisse tenir à deux doigts la cheville de quelqu’un et quand même réussir à le tirer à l’intérieur. Enfin bref, visionnons quand même puisque c’est ma tâche !

 

Bray Wyatt cherche à s’échapper lâchement au bout de deux minutes, ce qui correspond aux règles du match, mais parait étonnant quand on sait que le gourou a promis de mettre fin à la carrière de Chris Jericho. La foule scande le nom des deux stars, sans avoir de favori marqué. La bagarre est intense mais sans déchainer réellement mon intérêt. Jusqu’à ce que Jericho ne réussisse à se hisser au sommet de la cage. Voyant qu’à l’extérieur l’attendent les deux méchants sbires, il fait comme dit ma grand-mère « contre mauvaise fortune bon cœur »… en plongeant sur Bray Wyatt ! What a move ! J’avoue que je ne m’attendais pas à ça, et personne dans l’arène non plus. Voilà qui a le mérite d’augmenter un peu le prestige de Y2J à la WWE, qui est quand même malmené depuis plusieurs mois par son statut de jobber pour les jeunes.

 

 

Je vais éviter de me cogner le bélier…

 

Je vais plutôt écraser la grosse araignée !

 

 

Malheureusement, dans le catch, la beauté ne l’emporte pas toujours. Et c’est Bray qui gagne sur un finish très vilain où les deux belligérants sont empilés l’un sur l’autre à l’ouverture de la porte. Le barbu finit par s’extraire en premier. Victoire donc. Un peu comme ça, au pif, sans que ça lui donne un grand mérite. C’est aussi qui me déplait dans cette stipulation. Soit tu gagnes en réussissant à sortir d’une cage, ce qui est pas forcément hyper valorisant, il suffit de courir vite. Soit tu gagnes par tombé ou soumission classique, et du coup la cage ne sert à rien.

 

Histoire de finir un peu mieux, pour l’honneur, Bray et ses frères passent à tabac Jericho avant de l’envoyer au pays des rêves par le biais de Sister Abigaïl. C’est plus propre. La rivalité semble se finir ainsi, elle aura quand même donné trois matchs, dont le meilleur pour moi aura été celui de Summerslam.

 

 

Naked Pix

 

Place désormais à un peu plus de légèreté. Dolph Ziggler arrive en costume avec une coiffure que je trouve personnellement  immonde. Il n’est donc pas là pour catcher, mais pour rebondir sur l’actualité people,  l’affaire des photos volées de stars d’Hollywood qui ont circulé sur le net la semaine dernière. D’après Dolph, dévoiler ainsi l’intimité des gens est immoral, et aucune célébrité ne mérite un tel traitement. Sauf une peut-être… Vous l’avez deviné, il parle du Miz, son futur adversaire pour le trophée intercontinental. Et figurez-vous que Ziggie possède des photos volées de son rival ! Bon, on aurait tous préféré des nude photos de sa femme, mais tant pis. On se contentera du Miz qui s’épile le torse ou qui se fait un masque de beauté. Je trouve pas ça si humiliant que ça, mais ça fait beaucoup rire le Show Off.

 

 

On n'avait pas prévenu le Miz qu’il commencerait Raw par une conférence Skype.

 

 

Très énervé, le most must-see superstar vient interrompre la partie de rigolade, accompagné de Damien Sandow qui, tel un miroir un peu décalé, reproduit ses moindres gestes. Mizou n’est pas content de cette violation de son intimité et promet les pires souffrances à Dolph. Pas plus impressionné que ça, ce dernier nous envoie quand même l’ultime photo… Où l’on voit le Miz cul nu se faire aider dans sa toilette intime par l’ancien sauveur intellectuel des masses.

 

 

Intellectual Savior of The Asses.

 

 

Ha ha ha, que c’est drôle, Mike est tout déconfit, Damien écarquille yeux et bouche, et Dolph rit comme une banane… Sandow tente de laver l’affront de son maître, mais abandonne rapidement tout espoir en encaissant un Zig Zag. Alors, le Miz recule pendant que Ziggler le provoque. Je suis un peu déçu de voir le blondinet se Cena-iser à coup de blagues potaches. Jaloux, va. Mais il est vrai que le personnage du Miz se prête facilement à ce genre d’attaques sur le physique. Au moins il nous a épargné les photomontages…

 

 

Spice girls

 

Les frienemies sont en équipe ce soir. La blanche Anglaise et la belle AJ s’allient pour affronter Natalya et la diva que je ne reconnais jamais tellement elle est transparente et qui est en fait Rosa Mendes. Une fille (et encore, j’ai des doutes) qui a commencé en servant de potiche pour les frères Colon et qui n’a plus jamais rien fait depuis, en fait. Les deux rivales pour la ceinture féminine commencent cordialement la rencontre, sous les « CM Punk ! » scandés par la foule. C’est d’ailleurs plutôt courageux de la part de la WWE de garder la petite Crazy Chick au plus haut niveau, car le nom de son désormais mari est systématiquement chanté par le public lors de ses apparitions. Natalya sort quelques prises très aériennes du chapeau, nous prouvant qu’elle est à la fois l’une des plus talentueuses femmes du roster et l’un des plus grands gâchis, avant de laisser son tour à Rosa. Paige, quand à elle, refuse le tag à AJ. En même temps, Mendes est tellement nulle qu’elle peut très bien la battre toute seule, mais AJ réussit à se tagguer de force. Une Black Widow, et c’est plié. Rosa abandonne, AJ n’aura même pas besoin d’aller à la douche ce soir.

 

 

– C’est à moi de catcher ?

– Euh non je crois que c’est déjà fini.

 

 

Bien sûr, un tel comportement agace la championne qui s’estime volée dans sa victoire, même si techniquement elle a autant gagné que sa partenaire. Sa fureur décuple quand la challenger lui dérobe la ceinture papillon pour y déposer un doux baiser. Pour prouver qu’elle est la seule légitime, la rookie lui rend la pareille.

 

 

Ha, si j’avais pu être une ceinture papillon ce soir là…

 

 

Les deux lutteuses sont engagées depuis plusieurs mois dans ce qui n’est rien d’autre que  la plus forte rivalité féminine depuis des années. En termes de talking ou même in ring, ça n’atteint pas les grandes rivalités masculines, mais tout en restant simple, c’est crédible, progressif, et relativement réfléchi. On a pas forcément envie de zapper le match des filles, ce qui est déjà énorme en soir. Pour NoC, je ne sais vraiment pas ce que foutra Nikki dans le match de championnat, mais je pense et j’espère bien qu’elle n’a aucune chance de gagner. Je lance un rêve : AJ vs Paige à Hell in a Cell, en cage et pendant 15 minutes ?

 

 

Temps de violence

 

Pendant ce temps, Jericho qui pansait ses blessures se fait attaquer et détruire par Orton dans les coulisses. Comme ça, juste parce que c’est la Season Première. Sûrement le signe que le run de Y2J est fini, en attendant le prochain ? Venir trois mois, repartir six mois, c’est un peu le rythme du Canadien désormais. Ce coup-ci, il aura fait encore plus court que d’habitude, en ne menant qu’une seule rivalité, mais d’un certain prestige. Au vu de sa carrière légendaire et du niveau in ring encore bon, je lui donnerai quand même un peu plus d’importance que jobber to the rookies. Y2J pourrait aller chercher un ten-time Intercontinental Champion, un de ces jours, par exemple ! Voire revenir en janvier pour gagner enfin un Rumble, et affronter Lesnar à WrestleMania ! Bon là, je rêve peut être totalement… Mais au moins la WWE pourrait lui donner une place plus importante.

 

 

Paul Bomb

 

Paul Heyman, qui est si vous ne le saviez pas l’avocat officiel du champion actuel de la WWE Brock Lesnar, est venu avec l’autorisation de son client délivrer quelques informations à John Cena. Celui-ci arrive pour mieux écouter.

 

 

Qu’est-ce qu’il y a, qu’est-ce qui se passe, on m’appelle ?

 

 

Il fait bien, puisque Heyman vient tout simplement lui livrer le moyen de vaincre Lesnar à Night Of Champions. Sauf que Cena affirme connaître le secret de la victoire, et ça tient en trois mots : Never Give Up. Même après la tatane du siècle, venir en redemander, ne jamais s’avouer vaincu, contrairement à l’Undertaker qu’on a plus revu depuis sa défaite, la vieille tafiole.

 

 

Le secret pour battre Lesnar, c’est de voir tous les côtés à la fois !

 

 

C’est la première fois que Cena se trouve face à un adversaire vraiment plus fort que lui. Et il veut quand même tenter une nouvelle fois l’épreuve de force, cet idiot là. Heureusement, Heyman va nous dire de quoi il en retourne. En fait, tout est une question de concentration. Brock Lesnar écoute seulement trois personnes lorsqu’il est sur le ring : l’arbitre qui peut le disqualifier, Paul Heyman qui le conseille, et son adversaire qui souffre. Cena perd trop de temps à écouter le public, chercher son affection et vouloir être populaire. N’a-t-il jamais eu envie d’envoyer bouler cette assemblée de gros chômeurs qui osent crier, confortablement assis sur leur fessier porcin, « Cena sucks ! » ? N’a-t-il jamais voulu arrêter de faire sourire les enfants et vociférer leurs pères ? N’a-t-il jamais eu envie de tourner le dos à ces boulets qui le ralentissent sur la voie du succès ?

 

 

– Allez Cena, dévergonde toi, je vais t’apprendre à dire des gros mots. Répète après moi : connard !

– Lesnar !

 

 

Mais oui John, lâche toi, oublie les fans, oublie les enfants, cesse d’être obnubilé par l’image que tu renvoies, jette-toi dans l’arène, et bats-toi, tout simplement ! C’est ainsi que tu pourras redevenir le champion que tu étais.

 

 

– Lâche toi John, laisse tomber la casquette, laisse tomber le T shirt, laisse tomber les chaussures…

– Il veut prendre une naked pix, lui aussi ?

 

 

John hésite, il fait mine de suivre les conseils du créateur de l’ECW qui lui propose une fois, rien qu’une fois, de se tourner vers le public et de leur crier de se taire. Et Cena s'écrie…

 

« Shut up… Paul Heyman ! »

 

Encore raté. Le Marine ne tournera pas le dos à tous ceux qui ont fait ce qu’il est aujourd’hui, un multiple champion adulé et respecté. Il ne renoncera pas aux fans, il ne renoncera pas aux T-shirts, il ne renoncera pas aux enfants malades qui font le vœu de le rencontrer. Un simple match de catch ne vaut pas tous ces sacrifices.

 

 

Par contre, toi, j’te casserais bien la gueule.

 

 

John en a marre de traiter avec le manager, il veut voir son adversaire, à Raw, la semaine prochaine. Sans quoi il s’en prendra physiquement au un derrière le un de vingt-et-un à un.

 

Mine de rien, Cena évoque et critique ouvertement ce qui était pour le moment tacitement accepté, à savoir les très longues périodes de repos de Lesnar. Celui-ci a rapidement réagi, et sera bien présent lundi prochain.

 

Le bilan de cet affrontement verbal, c’est que Paul Heyman est définitivement un génie, et je me demande encore comment la WWE a pu s’en passer. Son speech était exceptionnel. Et même si Cena ne bouge pas d’un iota son personnage, il aura eu au moins le mérite de donner une réponse logique et convaincante (un peu plus que de se limiter à « je vais lui botter les fesses »). Moi le Cena au grand cœur de superhéros ne me dérange pas plus que ça, moins que le Cena-Ribéry qui fait des photomontages de Luke Harper sur un corps de bébé par exemple.

 

 

Sheamus vs Rollins

 

Après le temps des paroles, un peu de combat. Sheamus, qui défend son championnat des Etats-Unis à Night of Champions contre Cesaro, affronte ce soir Seth Rollins. Ce dernier est toujours le complice du pouvoir et balade sa mallette dorée, sans avoir visiblement l’intention d’en faire quoi que ce soit dans l’immédiat. Plan B à vie !

 

 

– Coucou qui c’est ?

– Ca pue le roux, c’est trop facile.

 

 

Alors que le match se déroule, la force de l’Irlandais trouvant réponse dans la vivacité du chacal, la sirène retentit pour signaler l’arrivée du Suisse. Cesaro vient faire mumuse avec la ceinture qui attend sur le bord du ring. Sheamus aime pas ça, normal, c’est à lui, alors il cherche à la récupérer. Malheureusement pour lui, c’était prévisible, cette distraction profite à Rollins qui l’emporte.

 

 

Rends-la moi putain, t’es même pas Américain !

 

La Madjer.

 

 

Une fois Rollins parti, le Suisse monte sur le ring pour humilier le champion, lui porter son Neutralizer, et fanfaronner avec la breloque. Les deux rivaux ont déjà donné quelques bons affrontements cette année, et les revoir croiser le fer est plaisant. Mais pour quelle issue ? Depuis l’unification des titres mondiaux, les ceintures intermédiaires ont pris plus d’importance, mais restent quand même en midcard. Je pense que Sheamus, après avoir atteint les sommets pendant quelques années, mérite un peu de « repos » au niveau intermédiaire, et donc de conserver le titre quelque temps. Cesaro est appelé à un grand avenir, et cette feud peut servir à l’occuper brillamment avant de le mettre sur la route de main eventers comme Cena ou pourquoi pas Lesnar, en tant qu’ancien Heyman guy ?

 

 

Night of Champions preview… Ou pas ?

 

 

A Russian film

 

Voici venir Lana et Rusev. Comme d’hab, seule la première parle, et comme d’hab, elle ne dit pas grand-chose de plus que « les USA c’est caca, la Russie c’est bien. » On a même droit à un coup d’hymne national. Et ? C’est tout. Pas de match, juste un petit coucou histoire de pas les oublier. Pas de Mark Henry en vue, drôle de rivalité par intermittence. Heureusement ils se défieront à Smackdown dans un bras de fer.

 

 

Bonjour. Vive la Russie. Au revoir.

 

 

The Next Superstars are here

 

Une promo nous vante le prochain PPV d’NXT, Takeover, où auront lieu plein de matchs pour des ceintures, et sera présentée la nouvelle grande recrue internationale, Kenta. Ca donne envie. Mais ce n’est pas tout ! Les protagonistes du futur Fatal Four Way qui désignera le nouveau NXT Champion s’affrontent ce soir dans un match par équipes. Bienvenue donc à Adrian Neville (champion en titre) et Sami Zayn d’un côté, de l'autre à Tyler Breeze et au pas vraiment nouveau Tyson Kidd. Les deux équipes font du bon travail sur le ring, les quatre étant des poids légers, le rythme est rapide et aérien, les méchants arrivent facilement à se faire détester, surtout Breeze et sa tête d’andouille. Je trouve quand même étrange que certains catcheurs en échec dans les shows principaux puissent revenir parmi les jeunes. Kidd est à NXT, Natalya aussi tout en étant dans le roster principal, c’est un peu ambigu tout ça !

 

 

– Haha, je suis la future star de la WWE, la valeur montante, attendez de me voir dans un show principal !

– Mais Tyson, t’as pas déjà été champion par équipes il y a quatre ans ?

– Hein ? Quoi ? Non c’était pas moi, j’étais au cinéma.

 

 

Si le but de ce match était de faire la pub d’NXT, c’est réussi ! Je retiens surtout Sami Zayn, que je découvrais comme ses deux collègues rookies, et qui m’a fait bonne impression. Le finisher de Neville est spectaculaire, mais je lui trouve plus une tête de méchant que de gentil. En tout cas, peut-être bien que je vais mater Takeover !

 

 

T’as un finisher aussi spectaculaire que ceux de JoMo ou d’Evan Bourne. Courage, mon gars.

 

 

Jerry Springer Show !

 

C’est le moment du talk show que l’on attend tous, car il va être mené par le spécialiste de l’exercice, Jerry Springer, introduit par Stephanie McMahon elle-même sous les vivats du public. Le grand magnat de la télépoubelle américaine a été missionné pour résoudre le conflit familial qui dévore la famille Bella.

 

 

Ne vous en faites pas, tout va se régler dans le calme, la dignité et l’écoute. J’ai l’habitude.

 

 

Il invite d’abord Brie qui, après avoir levé la main sur sa jumelle lors du Raw précédent, s’est entre-temps excusée via le petit oiseau bleu qui gazouille. Puis arrive Nikki, qui a comme convenu gardé le thème musical initial des deux sœurs. Comme d’hab, alors que Brie vient en jean-Tshirt façon girl next door, Nikki arbore une robe rouge au décolleté terrifiant et les cheveux savamment négligés. Les détails comptent et l’on comprend bien que la gentille cherche à se faire discrète alors que la gonflée veut voler toute l’attention. Même si elle affirme être très heureuse grâce au succès de Total Divas et à l’approche de son match de championnat, Nikki ne perd pas de temps pour balancer sur sa sœur, qui l’aurait donc écartée de la lumière pendant si longtemps.

 

 

Elle m’a tout piqué cette hypocrite ! C’est pour ça que maintenant je vis dans une luxueuse villa avec John Cena dans mon lit. T’as ruiné ma vie, salope !

 

 

Comme nous sommes dans un show de Jerry Springer, des témoignages vidéo interviennent. Nous avons d’abord droit à un message récité de la part du père des deux jeunes filles, qui regrette la situation. J’espère bien que c’est leur vrai père car s’ils ont engagé un comédien, il est lamentable. Vient ensuite la mère des jeunes femmes, qui s’adressent plus particulièrement à Brie, la mature de la fratrie, pour qu’elle règle ça rapidement. Pour finir, Jerry convoque sur la scène ni plus ni moins que le petit frère des jumelles, Jay-Jay. C’est la première fois que je vois un mec qui a le même prénom qu’Okocha.

 

 

Les réunions de famille, c’est sympa quand ça commence…

 

Mais un peu moins quand ça finit !

 

 

Eh oui, l’implication de toute la famille Bella n’y change rien, pas même le petit frère qui prend parti pour Brie. Les jumelles finissent par en venir aux mains, et dans leur bagarre, emportent au sol le malheureux Jerry Springer qui se blesse en tombant ! Pagaille, les arbitres essayent de séparer les furies, Steph elle-même en profite pour venir mettre un p’tit coup à Brie, et ça finit en bordel monstre. Enfin du coup, on imagine bien que tout ça n’est pas fini. Sauf pour Springer qui repart en civière.

 

 

Et ça ce soir, ça va se savoir !

 

 

Dusteam

 

Les frères Dust affrontent ce soir les Matadores, à nouveau au complet donc. En introduisant le match, il me semble que Michael Cole commet une erreur en disant qu’il y a quelques jours, Cody Rhodes avait violenté El Torito. Or, à ma connaissance, Stardust et Cody n’ont jamais été officialisés comme étant une seule et même personne. JBL lui s’interroge :Can you imagine Stardust and Goldust TagTeam Champions ? Moi je me demande si quelqu’un imagine que les Colons regagneront un jour quelque chose. Et c’est bien les deux frangins or et noir qui l’emportent, en ayant rendu leur catch un peu plus vicieux.

 

 

Je suis le mal. Gni.

 

 

Pendant leur célébration, ils se font attaquer à coup de béquilles par les Usos qui se rappellent à leur bon souvenir. La bagarre promet d’être belle entre les deux équipes. Les Usos n’ont sorti que des excellents matchs depuis qu’ils sont couronnés. Avec une telle opposition, nul doute que le combat vaudra le coup. Mais la ceinture changera-t-elle de mains ? Qui sait, mais le règne des Samoans me plaît bien.

 

 

Opa Gangnam style.

 

 

S’ensuit un hommage touchant à une actrice proche de la WWE et récemment décédée, Joan Rivers. Qu’elle repose en paix.

 

 

Party Time

 

Party Time ensuite, avec Adam Rose et sa bande d’anciens alcooliques anonymes qui envahissent l’arène, sous le regard incrédule de Titus O’Neil et Heath Slater.

 

 

Embarquez les voyageurs, la chenille part toujours à l’heure.

 

 

Rose se farcit le noir ce soir. Je l’ai sûrement déjà dit en chroniques ou en commentaires mais l’ancien participant de NXT est quand même un des physiques qui m’impressionnent le plus du roster. Est-il si mauvais que ça pour être confiné à la lowcard ?

 

Son adversaire non plus n’arrive pas vraiment à percer. Balancé dans le show principal sûrement grâce à sa gimmick populaire, Rose ne trouve pas de réelle rivalité qui pourrait le lancer. Il a un temps tenu tête à Swagger, mais depuis, sa présence est très aléatoire. Le match est marqué par la présence du lapin de Rose aux abords du ring, qui participe carrément au scénario puisqu’il envoie un impressionnant Superkick dans la tronche de Slater, ce qui cause distraction et défaite à son camarade, et finit par un Splash sur Titus. Alors, HBK, Rey Mysterio, Darren Young ? Qui peut bien se cacher dans ce gros lapin rose ? Peut-être saura-t-on prochainement, ou peut-être que le lapin restera un lapin, comme l’aigle de Swagger était resté un aigle.

 

 

Rabbit de Titus O’Neil.

 

 

Reigns vs Orton

 

Le show touche à sa fin, il est l’heure du main event. Orton et Reigns se retrouvent pour la revanche de leur affrontement à Summerslam, remporté par le Samoan. Ça n’a pas plu à la Vipère qui espère bien laver l’affront. D’ailleurs, pour un match du natif de St Louis, le rythme du combat est soutenu, les prises des deux ennemis s’enchainant avec une certaine rapidité.

 

 

Prends ça et ça et ça ! Oulà, faut que je me calme moi… Comment il fait Batista déjà ?

 

 

Le match est équilibré entre les deux forces. Mais l’équité ne dure qu’un temps. Soudain, les deux autres sbires de l’Autorité que sont Kane et Seth Rollins débarquent aux abords du ring, accompagnés de toute une équipe de techniciens. Pendant que les catcheurs s’acharnent à trois contre un sur Reigns, le personnel s’active à préparer quelque chose autour du tablier…

 

 

Armement des toboggans, déclenchement des réacteurs, on va pouvoir décoller !

 

 

Tout à coup, la petite musique angoissante du début de show retentit. La cage redescend ! La voilà la combine de l’équipe félonne. Ils cherchent à enfermer Roman dans la structure métallique pour le détruire ! Et malgré une belle résistance du Superman, les méchants réussissent leur coup. Ils ont aussi apporté une chaise, qui leur permet de bien massacrer leur opposant.

 

 

Ha ben voilà, en fait pour le détruire il suffisait d’une chaise, d’une cage, et de deux mecs en plus. C’était pas si compliqué !

 

 

Raw s’achève ainsi à la gloire des vendus de l’Autorité.

 

Ce show suivait un spectacle désigné comme le plus mauvais de tous les temps, qui lui-même suivait un épisode plutôt médiocre que j’avais commenté. Qu’en est-il de cet épisode, alors ?

 c

J’attends vos avis car je remarque que je suis en général plus indulgent que certains de mes collègues. Mais personnellement, même si aucune grosse avancée marquante n’a ponctué la soirée vu que tous les principaux matchs semblent bookés pour Night of Champions, j’ai trouvé le rendu final plaisant. Un bon match d’ouverture en cage, des rivalités pour les ceintures intermédiaires et par équipes qui sont toutes très différentes et sympathiques à suivre, un grand numéro de Paul Heyman, la découverte rafraichissante des futurs talents, et pour finir une belle bagarre finie par un bon beatdown des familles. Un rythme de croisière, sans grandes émotions mais qui m’apparait comme un bon standard. Qu’en dites-vous ?

 

 

C’était au poil.

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