Catch

Le grand mirage

Nos premières impressions sont les seules ineffaçables. Le reste n'est qu'une répétition, un effet de l'habitude.

Jules Renard, Journal 1887-1892

 

La dernière fois que j'ai regardé un épisode d'un des shows hebdomadaires de la WWE, vous avez pu lire ce que j'ai pu en penser, dans un article que j'avais eu du mal à écrire et qui s'intitulait "Coquille vide". J'ai donc coché avec appréhension la petite case me désignant comme volontaire pour la chronique du show de vendredi dernier. Je me suis installé samedi soir à 20h50 sur mon canapé et j'ai regardé un spectacle qui dépassa mes attentes (pas difficile, me direz vous), un peu vide mais divertissant et bien mené, et c'est déjà pas mal.

 

 

Eh oui, il suffit de Bo-lieve !

 

 

Smackdown du 12 septembre

 

 

Après le segment vidéo d'ouverture, consacré à la rivalité qui oppose l'Autorité à Roman Reigns, l'hommage à Teddy Long se poursuit, et on commence la soirée proprement dite avec un affrontement qu'il n'aurait pas renié, puisqu'il s'agit d'un match à huit, playa ! Et comme d'habitude, quand il s'agit de matchs par équipes, les Usos, les Wyatt et les Dust sont de la partie, et ils sont rejoints par une "nouvelle" équipe – Big Show et Mark Henry – avec d'un côté les Samoans et les poids lourds, et de l'autres les fous du bayou et les cinglés de l'espace. Le match est comme d'habitude assez sympa (malgré la présence des deux vétérans), avec une belle partition déroulée et des mouvements bien amenés comme lorsque Luke Harper envoie un Big Foot bien senti à Mark ou encore quand Star et Goldust contrent un chokeslam du Big Show en une double souplesse. Victoire finale des Usos et des béhémoths qui étalent le pauvre Stardust pour le compte de trois (il avait pourtant porté un très beau Disaster Kick au Gros Spectacle mais se fit cueillir juste après par un coup de poing dévastateur du géant, qui put tranquillement passer la main à Jey Uso qui porta un Splash sur le plus jeune frère Dust étendu assomé sur le ring).

 

 

Stardust, Stardust, il aurait du faire équipe avec Ziggy !

 

 

Après un clip promotionnel rappelant le combat verbal entre Paul Heyman et John Cena lors du Raw du lundi précédent, on retrouve Kane discutant le bout de gras avec Randy Orton et Seth Rollins : ils sont fiers de ce qu'ils ont infligé à Roman Reigns à Raw. L'architraitre leur dit qu'il est dans la tête de l'église (Roman, suivez un petit peu) et qu'il a tout en tête, Orton aime bien leur plan, en ajoutant que ce qu'il avait infligé à Chris Jericho n'était rien à côté.

 

La soirée continue avec le Bo passage du soir, avec en préambule du combat qui l'oppose à Justin Gabriel une joute verbale avec Zeb Colter, comme d'habitude accompagné de son protégé Jack Swagger, où Bo rappela au All American American quel déchet il était, ce à quoi l'homme à la moustache qui ferait pâlir d'envie notre Frédéric Thiriez lui répondit qu'il n'était qu'un vulgaire vendeur de télé-achat pire que Pierre Dhostel, échange qui laissa le Sudaf totalement sans réaction, avec un air encore plus benêt qu’à l’accoutumée. Finalement le match commença et le jeune Dallas infligea une sévère correction au beau gosse du Cap, qui ne vit pas le jour et se fit étendre pour le compte de trois en moins de temps qu’il ne me faut pour écrire mes phrases alambiquées. Après le match, le patriote voulut défier le BOnimenteur, mais ce dernier préféra battre en retraite.

 

 

Je ne bats pas en retraite, je temBOrise !

 

 

AJ s'installe ensuite à la table des commentateurs pour ajouter du mordant à la rencontre sur le ring entre Paige et Summer Rae (qui a viré sa cuti, puisqu'elle n'accompagne plus Fandango, mais se fait escorter par la pulpeuse Layla). Match court, dominé par la championne, qui se permet d'infliger une veuve noire (prise de finition de la Crazy Chick je vous le rappelle), ce qui a le don d'énerver AJ. Après le match, la pâle Anglaise célèbre sa victoire dans le ring sans s'apercevoir que Layla s'approche par derrière. AJ en profite pour porter le Paige Turner (la prise de finition de la jeune femme) sur la pauvre Anglaise bronzée, puis retourne en coulisses en sautillant, devant une Paige médusée.

 

 

Sympa, la nouvelle tenue de Paige !

 

 

Mais passons maintenant aux choses qui fâchent ! On retrouve Michael Cole sur le ring : il va être l'hôte de l'événement de ce soir, un "tournoi" de bras de fer entre Mark Henry et Rusev. Et c'est l'élancée Lana qui se charge de planter la première banderille en rappelant le passé peu glorieux d'athlète haltérophile olympique qui a terminé seulement 10ème à Barcelone et 14ème à Atlanta (une douleur au dos le handicapait pour cette compétition), et lui propose de s'éviter une humiliation en déclarant forfait. L'homme le plus fort du monde refuse tout net ce qui incite la blonde à rendre hommage à un grand homme, Vladimir Poutine. L'opposition pouvait commencer, avec néanmoins un petit retard à l'allumage lorsque le Bulgare voulut ajouter sur ses mains de la magnésie; la manoeuvre ne perturba pas Mark qui gagna assez facilement la manche. Rusev, vexé, voulut sa revanche et demanda à changer de main (utiliser la gauche). Ainsi fut fait, et malgré un peu plus de résistance le bon Américain était proche de rafler encore la mise et se permit de chambrer ses antagonistes du regard ! C'en était trop pour la longiligne manager qui décida de balancer la magnésie sur son adversaire, et la brute en profita pour infliger plusieurs coups de pied pour faire choir le vétéran.

 

 

Moi être chien de Valls, moi pisser sur les vieux !

 

 

On revient en coulisses avec la sémillante Renee Young, qui interroge un vieux beau sur la fin de son retour, Chris Jericho. Ce dernier, toujours modeste, trouve que le match en cage qui l'a mis aux prises avec Bray Wyatt fut l'un des meilleurs de l'histoire de Raw… Il a tenté des choses qui ont fonctionné, d'autres non, mais il est satisfait quand même car il a perdu avec panache (il devrait relire Cyrano, ce bélître). Il est maintenant concentré sur Randy Orton (il aurait mieux fait de l'être lundi, ça lui aurait évité de gros problèmes) et son futur combat contre lui.

 

 

– T'as vu ce qu'il lui met à Chris ?

– Et encore t'as pas vu ce qui conclut l'article !

 

 

Mais venons-en au sourire de cette soirée, puisque nous retrouvons l'équipe composée du Miz et de Damien Mizdow (géniale trouvaille et ce dernier donne vraiment l'impression d'aimer ce rôle de comedy wrestler que lui a légué Santino) qui se prépare à combattre contre Dolph Ziggler. L'ami Dolph se moque des deux hommes et nous présente sa doublure à lui aussi, et c'est R'Ziggler qui fait son apparition devant le titantron m'arrachant de bon cœur un rire dont j'avais bien besoin après ce petit tunnel moins intéressant. Le match fut de bon niveau, avec de chaque côté les "deux mêmes" lutteurs, combat qui se termina par la victoire de Dolph par tombé sur le pauvre Damien.

 

 

Pauvre, pauvre, y'a quelques mois, j'étais déguisé en Davy Crockett !

Là au moins, j'ai la classe !

 

 

Mon dieu, mon dieu, mon dieu ! Sérieusement ? Vous allez nous repasser Jerry Springer (boycottez Jerry Springer et lisez Jerry Spring par le maitre Jigé plutôt) en entier ? Bref, passons vite ce passage narré avec brio par notre ami Rapha-Hell dans la précédente nalyse de Raw mais évoquons quand même l'entrevue entre Byron et Nikki, dans laquelle elle déclare avoir été la victime de Brie dans cette histoire, et Raw l'a montré. Elle pense que gagner le titre des divas lui fera même oublier qu'elle a une sœur. AJ, puis Paige, apparaissent pour se chercher noise en ignorant en quelque sorte la Bella puisque le titre se jouera entre elles deux et Paige ajoute qu'ensuite elles pourront redevenir amies une fois qu'elle aura fait taper la Crazy Chick !

 

 

C'est moi qui suis la Crazy Chick !

 

 

Mais finissons donc par le clou du spectacle, un match Teddy Long mettant aux prises Randy Orton et Seth Rollins d'un côté et de l'autre Chris Jericho et Roman Reigns. Le match fut assez long mais classique avec quelques beaux mouvements, mais je ne peux plus voir le style chiant lent et méthodique de la vipère en peinture, et le vieux beau Y2J ne provoque chez moi plus rien que de l'indifférence (le gars revendiquait ne revenir dans la compagnie que s'il apportait quelque chose de neuf dans ses retours, alors qu'au final, il revient deux fois par an perdre trois PPV pour compenser les pertes économiques de la tournée de son groupe de merde). Donc le match, même bon, ne m'a tenu en haleine que par les deux anciens alliés du Shield qui continuent à se déchirer. Malgré tout, l'Ayatollah of Rock'N'Rolla a obtenu cette fois-ci une victoire notable puisqu'il a réussi à river les épaules d'Orton pour le compte de trois.

 

 

– Ah ouais ! Quand même ! T'avais raison !

– Heureusement que nous on l'a rire !

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