Catch

Putain, 15 ans

Ce n'est pas qu'elles se dégonflent, c'est qu'elles font "pschitt"

Jacques Chirac, à propos des histoires de la WWE en ce moment.

 

Pour fêter dignement son quinzième anniversaire, Smackdown a voulu mettre les petits plats dans les grands, en invitant des anciennes gloires du show bleu comme John Laurinaitis ou Teddy Long, en faisant apparaitre les têtes d'affiche que sont l'Autorité (Triple H et Stephanie McMahon) et John Cena, en multipliant les hommages pendant les phases de promo. Malheureusement, et pour reprendre un mot de notre cher ancien président, ça a fait pschitt !

 

 

Mangez des pommes !

 

 

Nalyse de Smackdown du 10 octobre

 

 

Car oui, soyons clair, cet anniversaire était un peu comme celui que l'on fête vers 16h30 au travail parce que son supérieur trouve que c'est une bonne idée, mais où l'on s'observe un peu gêné avec les quelques collègues qui ont interrompu leur travail en cours en buvant un petit gobelet de cidre et en mangeant une part de quatre-quart de marque distributeur, tout en se demandant à quel moment on pourrait retourner travailler sans que ce soit mal vu, parce que quand même son dossier n'avancera pas tout seul, et que si on tarde trop, on va se faire engueuler par sa femme !

 

Mais je suis peut-être un peu mauvaise langue car on y a vu du catch, des promos sympas, Kane détruire l'ignoble Adam Rose, et des personnalités marquantes du show du vendredi soir.

 

 

Capitaine Evidence est dans la place, playa !

 

 

Commençons par résumer rapidement les quelques combats du jour, car aucun n'avait d'enjeu réel dans la Grande Histoire que nous conte la WWE (pas d'avancées dans les scénarios principaux ou secondaires).

 

– Kane a détruit Adam Rose, puis tous les rosebuds (punaise, j'en ai mal à mon cinéma), à l'exception du lapin (sûrement un vieux fan de la pub Total)

– AJ Lee a fait abandonner Alicia Fox avec son Black Widow.

– Seth Rollins (accompagné par les larbins Joey Mercury et Jamie Noble) est venu à bout de Kofi Kingston

– Rusev, comme toujours accompagné par Lana porta son accolade à Dolph Ziggler

– Team Teddy (Sheamus, Jack Swagger, Mark Henry, Jey Uso, Jimmy Uso, Fernando, Diego et Tororigolo) a battu Team John Laurinaitis (Cesaro, Bo Dallas, Damien Sandow, Stardust, Goldust, Heath Slater, Titus O’Neil et un crocodile dont je viens d'apprendre que c'était Hornswoggle)

 

 

– Viande… Manger…

– Euh, calme toi Kane, c'est moi Justin Gabriel !

 

 

Seulement cinq matches pour cette soirée, mais on n'a pas été en reste au niveau promo, que ce soit sur le ring ou en coulisses. Commençons donc par le début, le show s'ouvre comme d'habitude par une vidéo promo – un récapitulatif des grands moments – puis la réalisation laisse apparaitre la salle puis le ring, et c'est Stephanie McMahon en personne qui se dresse en son milieu: elle fut la première General Manager de l'histoire de Smackdown et rappelle que ce mot (inclus dans le dictionnaire quelques années après) est issu d'une phrase du Rock qui se fit battre par son mari le soir de la première ! Une musique que l'on n'avait plus entendue depuis longtemps à la WWE interrompt la Billion Dollar Princess et John Laurinaitis fait son entrée dans la salle sous les "applaudissements" de la foule qui scande "People Power" ! Il évoque (après Stephanie qui l'avait fait quelques minutes auparavant) le network, si abordable pour le pékin moyen, puisqu'on peut l'obtenir partout dans le monde pour la modique somme de 9,99$, et se fait interrompre à son tour par le GM qui aura exercé le plus longtemps, et qui en est l'incarnation pour nos cerveaux malades, Theodore Robert Rufus "Teddy" Long (oui, pour l'occasion, je lui donne son patronyme complet).

 

Ce bon vieux Teddy reçoit l'acclamation qu'il mérite du public de Philadelphie, ce qui provoque instantanément l'ire de l'homme à la voix cassée, qui annonce donc un match pour ce soir, un match par équipes "playa". L'ancien éconduit d'Aksana ne peut laisser une telle provocation impunie, il enchérit donc avec un match à six; John ne peut laisser Teddy avoir le dernier mot et demande un match à 10. Long l'emporte finalement avec un match à quinze qui emporte l'accord de Steph (le quinze étant obtenu en faisant deux équipes de 7 plus un nain chacun) qui ajoute même que le vainqueur de l'affrontement sera consacré meilleur General Manager de tous les temps. Adam Rose interrompt tous ce monde à la fin du segment en interpellant la femme de Triple H et en lui demandant de faire la fête et de ne pas être un citron. Il se voit imposer un match contre Kane en représailles.

 

 

Ah, on fait moins les malins, hein !

 

 

Deuxième moment notable du show, le segment enregistré en coulisses après Raw avec le Rock, Triple H et sa femme. Ils se remémorent leurs souvenirs de l'époque (assez mis en avant dans les vidéos pendant le show) puisque Hunter avait battu le Great One pour le titre poids lourds lors de la première et ce dernier avait répondu la semaine suivante en reprenant son titre. Ils ont eu de grands affrontements, à Raw, à Smackdown, en PPV, mais jamais à Wrestlemania, alors Hunter lui en propose un ! Les deux se retrouvent le visage collé, ce qui ne manque pas de les gêner, mais leur amour -propre leur empêche de se reculer. Sérieux ? Vous nous faites le coup des amoureux transis qui ne veulent pas raccrocher car leur cher et tendre bigorneau est encore à l'autre bout du fil, ce qui donne des échanges énamourés et gnangnan du type "nan, c'est toi qui raccroche", "nan c'est toi", puis "bah nan j'ai pas raccroché, toi d'abord" ! Après avoir reculé en même temps, après moult atermoiements, Stephanie les sépare en leur proposant d'aller acheter à manger, le Rock demande qu'ils paient car il est fauché. Ça énerve Hunter qui le traite de radin ! Ce segment n'était pas mauvais en soi, malgré la façon dont je le raconte, mais je l'ai trouvé trop long et surjoué, et surtout la perspective d'un affrontement entre les deux lors du plus grand show de l'année est loin de me plaire !

 

 

Mais il est fou, ce Bastoune, y a des millions de personnes qui veulent que ça arrive !

– Clair, surtout grâce à moi, vieux débris !

 

 

Le dernier segment de promo a eu lieu sur le ring, avec le Miz en intervieweur de Cena en Ambrose. Le natif de Cleveland nous rappela les enjeux de la rivalité entre les deux lutteurs, à savoir le droit d'affronter Seth Rollins dans un Hell In A Cell lors du PPV éponyme (vidéos de Raw à l'appui). Puis il nous présenta les deux protagonistes. Ambrose expliqua qu'il avait fait ce qu'il avait fait à John pour montrer que qui que tu sois (quoi que tu fasses, faut qu'tu craches, faut qu'tu payes, pas possible que t'en réchappe), si tu veux le doubler ou si tu veux lui chercher les poux, il te castagnera et te le fera payer ! Seth Rollins, qui était son frère, l'a poignardé dans le dos, il veut se venger et demande à Cena de ne plus se mettre en travers de son chemin. John, lui, dit respecter le lunatique, pour avoir depuis toujours été une sorte de poil à gratter dans le dos de l'autorité par ses actions non attendues (prends en de la graine, cher Marine), pour aimer la lutte et avoir le facteur X que Triple H et Stephanie McMahon continuent de chercher. Il lui dit qu'il a des couilles (en montrant deux balles de baseball au Miz qui lui ne sait pas ce que c'est), et que du coup, quand il aura battu Dean au top de sa forme, il aura vraiment mérité sa victoire et son bla-bla habituel: j'aime le business, je me bats depuis 12 ans, je n'ai jamais baissé les bras et j'en ai ! (John Cena, c'est vraiment "Happy" de Pharell Williams, il répète tellement toujours la même chose qui n'a pas vraiment d'intérêt au départ et n'est pas dite joliment, qu'il en devient insupportable).

 

 

Yep !

 

 

À tout ce laïus, Ambrose répondit donc d'un laconique et génial "Yep" qui montre bien qu'il se fiche complètement de ce que pense Cena, il ajoute qu'il ne pense pas qu'il va  battre, mais qu'il sait qu'il va le battre. Le Miz voulut reprendre la main, mais l'homme du Massachussetts lui demanda "poliment" de fermer sa gueule sinon il lui imprimera ses ray-ban sur le visage puis se prépare à partir, ce qui gâcha totalement le segment aux yeux du Fantastique (ne rigolez pas, ils ont donné cette appellation sur WWE.com), qui voulait que les deux futurs adversaires se battent ! John prit à partie les spectateurs pour leur faire dire qu'ils préféraient que ce soir, les deux hommes tabassent le présentateur ! Aussitôt dit, aussitôt fait et le pauvre Miz se prit une raclée. Ce qui est dommage car tout ça gâche le segment entier, on a deux faces qui s'opposent pour une raison x et tout en s'affrontant dans des joutes verbales et physiques, trouvent le moyen de s'allier pour casser la gueule à un méchant qui n'avait rien fait de plus que son boulot d'intervieweur (cette tendance Biouman généralement m'insupporte) !

 

 

Mais c'est pas possible, je vais me réveiller, et ce sera beau !

 

 

Bref, toutes ces promos et combats ont été aérés la plupart du temps par des vidéos commémoratives des anciens shows, ce qui donnait un petit côté nostalgique à la chose, ce qui n'était peut-être pas la meilleure idée car en voyant ces vignettes, on se dit c'était mieux avant, ce qui est dommage quand tu veux faire prendre la mayonnaise aux histoires actuelles ! Les seules vidéos actuelles étaient consacrées à Luke Harper et Eric Rowan qui seraient libérés par Bray Wyatt (ne suivant plus grand-chose aux shows hebdomadaires, je n'ai pas tout compris, mais bon, dans ce cas-ci, ce n'est pas très grave puisque c'est censé être cryptique).

 

Finalement, cet épisode était loin d'être marquant, et j'y ai même préféré le sorte de Best-Of proposé par Edge et Christian sur le Network (disponible, je le rappelle, pour la modique somme de 9.99$).

 

 

Coucou, tu veux voir ma queue ?

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