Catch

Bound Night Only

La crainte aguerrit contre les maux et en évite les surprises.

Chevalier de Méré

Qui a un poil de mémoire se souvient de l'édition précédente, catastrophique à souhait, du plus grand show de la « petite » compagnie qui monte au ralenti. Au moins ne laissait-elle pas indifférent. Le spectacle proposé durant ce partenariat insolite W-1/TNA ne peut être décrit comme mauvais. Plutôt comme insipide sur les bords.

Bon on s'est peut-être bien amusés, mais je ne pleurerai pas à l'idée que ce soit la dernière édition de l'histoire.

 

 

Nalyse de TNA Bound For Glory 2014

 

Tokyo, Japon (Korakuen Hall)

Résultats rapides du show

1-Minoru Tanaka s'impose par clé de bras devant Manik.

2-Ethan Carter III bat Ryota Hama grâce à son One Percenter.

3-MVP obtient le tombé face à Kazma Sakamoto avec un Shining Wizard.

4-Samoa Joe (c) remporte le triple threat le mettant aux prises avec Low-Ki et Kaz Hayashi (X-Division Championship).

5-Jiro Kuroshi & Yusuke Kodama battent Andy Wu & Hijo Del Pantera avec un Moonsault de Kodama pour conclure.

6-Team 3D viennent à bout de Tommy Dreamer & Abyss à l'aide de leur finish incontournable.

7-Havok (c) pousse Velvet Sky à l'abandon avec un Bear Hug des familles (TNA Knockouts Championship).

8-Great Muta & Tajiri dominent James Storm & Great Sanada suite à un Shining Wizzard du maître japonais sur son ancien élève.

 

 

Aquaman était de sortie pour cette nuit des héros.

 

 

Clip d'introduction fadasse, il met en avant la consécration de la Team 3D et la trahison de Sanada envers le Great Muta. Deux angles seulement pour un total de huit combats, le côté iconoclaste du PPV est posé d'emblée. Autre symbole à pointer, l'absence de la table de commentateurs au bord du ring, Taz et Mike Tenay n'ont tout simplement pas fait le voyage et livrent leurs impressions depuis les studios de Nashville. Jeremy Borash, lui, est dans la place. Il tente bien de nous vendre le caractère événementiel du spectacle, mais le peu de profondeur de la rampe d'accès a tôt fait de briser le kayfabe. L'impression d'être revenu à l'Impact Zone, voire d'être devant un show régulier de la RoH domine.

 

MATCH 1 : Minoru Tanaka vs Manik

Une étrange image m'est apparue lors de la présentation par Jeremy Borash des deux protagonistes façon boxe, procédé réservé aux matchs de championnat habituellement. Sans que je comprenne pourquoi, ce formalisme soudain m'a renvoyé à WrestleMania… Le premier WrestleMania hein! À savoir cet opener entre Tito Santana et The Executioner. Bref en 2014 la TNA m'évoque de célèbres prémisses datant de 1985. Peut-être est-ce lié à la sensation prégnante que la compagnie redémarre à zéro, retourne à une naïveté originelle: donner un show de catch sans fioriture, pour sa stricte qualité technique. Les choses débutent plutôt bien avec ce duel rythmé, composé en grande partie de voltiges et d'enchaînements vivaces, roulades désuètes incluses. Malgré le manque de charisme transpirant derrière son masque, Manik porte l'opposition sur ses épaules, multiplie les tentatives de tombé, avant de rendre les armes sur une clé de bras de type juji-gatamé. Ce match pose les fondamentaux de la soirée : les catcheurs de la W-1 auront tous le rôle de babyfaces tandis que la TNA envoie son cortège de heels à leur chasse.

 

Durée : 9 minutes et 53 secondes.

 

Note : **1/2

 

Commentaire : L'affrontement dont on n'imagine pas la présence ailleurs qu'en opener.

 

 

Et dire qu'il y en a pour dire que le show manquait de stars…

 

 

Rétrospective d'un moment de gloire de la Team 3D. Nous sommes à SlammiVersary 2007 et les frères Dudley défendent les titres contre l'association événementielle de Rick Steiner & Animal. Les deux représentants d'équipes emblématiques des années 1990 (Steiner Brothers et Legion Of Doom) s'inclinent logiquement devant un des duos phares de la décennie suivante.

 

Lors d'un segment enregistré plus tôt dans la journée, EC3 revient sur le congédiement de Rockstar Spud, acté lors de l'Impact précédant le PPV. Il se réjouit d'être débarrassé de ce petit blond pleurnichard, mais il faudra bien un remplaçant pour devenir son homme de coin. Il a arpenté le monde à la recherche d'un nouveau sbire et dévoilera son identité lors de la prochaine édition d'Impact. Il rappelle la convergence de Bound For Glory avec son propre calendrier, ainsi sommes-nous au début de l'an II d'Ethan Carter. Ce millésime pourrait bien être celui de la course à l'or suprême, suggère-t-il. Ce soir il va répondre au défi du plus imposant athlète du circuit, ce qui constituera l'occasion d'obtenir une victoire des plus impressionnantes, hors de question de lâcher son invincibilité.

 

Promo plutôt dispensable, même incongrue dans son renvoi à la continuité des shows hebdomadaires quand tout le reste tend à nous la faire oublier. Elle fait surtout regretter l'absence de build up, preuve que celui-ci était possible, serait-ce seulement via satellite entre W-1 et TNA.

 

Clip récapitulant les accomplissements d'EC3 depuis ses débuts presque jour pour jour l'an dernier.

 

MATCH 2 : Ryota Hama vs Ethan Carter III

En préambule le neveu Carter joue avec le public nippon, s'adressant à lui comme s'il venait de débarquer sur une île sauvage où les résidents ne parleraient pas un mot d'anglais. Après un speech en mode Tarzan et Cheetah, il entame un discours plus classique pour étaler ses plus grandes victoires, notamment celles obtenues devant les Hall of Famers de la compagnie, sur leur propre terrain qui plus est : il a vaincu Sting avec cœur et détermination, Kurt Angle grâce à sa lutte et Bully Ray par la voie du hardcore. Ce soir il promet de vaincre Hama par la puissance, notamment de réussir un slam. En l'occurrence il en exécute un, slam verbal sans aucun sens pour le plaisir du jeu de mots. Arrive enfin le Japonais, sosie non officiel de Rikishi. L'avant-match a sauvé la mise d'une rencontre loin d'être passionnante sur le papier. La perspective d'un bodyslam (jamais venu), le positionnement du combat sous l'angle force brute contre roublardise, la parodie de sumotori par l'Américain, autant d'ingrédients qui n'auraient eu de sens si une contextualisation n'avait eu lieu. À part ça Hama possède une vitesse et une souplesse bluffantes pour son poids et il exécute comme Rikishi « le frottage de fessier sur face » (c'était la minute Raymond Rougeau, RIP « Coup de pied de mule » et autres « Fond de Pierre »).

 

Inutile d'insister sur mon adoration pour le personnage d'EC3, sans doute le deuxième meilleur homme de la compagnie au micro derrière Bobby Roode. Une feud entre les deux laisse rêveur. Et la direction actuelle des storylines voudrait qu'on y ait droit.

 

Durée : 5 minutes et 50 secondes.

 

Note : **1/2

 

Commentaire : L'affrontement dont la note est largement gonflée par smarkisme d'EC3.

 

 

Contrairement aux apparences, les trois personnes visibles sur ce plan ont bien vécu la même soirée.

 

 

Nouvel extrait d'un combat important de la Team 3D dans la fédération de Panda Energy. Nous nous retrouvons cette fois-ci à LockDown 2009, les brothers unifient les titres TNA/NJPW en dominant Beer Money.

 

Promo backstage de MVP. Il explique ce qui le pousse à continuer à relever des défis alors que son compte en banque est copieusement rempli. Le discours est teinté d'allusions à sa pige dans le puroresu, il est de retour pour marquer l'Histoire et ne se retirera qu'une fois au sommet de la pyramide.

 

Ce speech témoigne de la même visée que pour le match précédent, mais fonctionne moins bien. Le public japonais garde une forte impression de MVP, d'où de larges acclamations d'une partie de la salle.

 

MATCH 3 : Kazma Sakamoto vs MVP

En vertu du soutien envers l'Américain, Sakamoto multiplie les réactions outragées et finit par se comporter en heel. L'échange est feutré en début de rencontre, essentiellement des projections et saisies basiques. Petite private joke au passage de MVP qui se demande à voix haute où se trouve Tensai (là je décroche, au rayon smart cette référence est placée sur une étagère beaucoup trop haute pour moi). Effet garanti sur les spectateurs en tout cas puisque des chants réclamant Tensai retentissent à plusieurs reprises. Techniquement le duel est assez pauvre, le Japonais se contente d'attaquer en mode feu follet tandis que MVP récite son moveset habituel. Climat étrange durant ces huit minutes d'opposition, belle complicité et interaction avec le public ont côtoyé un produit « in ring » passable.

 

Durée : 8 minutes et 7 secondes.

 

Note : *1/2

 

Commentaire : L'affrontement dont la note est sans doute sous-estimée par manque de connaissance de la culture puroresu.

 

 

Où est Tensai ?

Demande-toi plutôt où est Lashley, idiot.

 

 

Promo à présent de Samoa Joe, « redevenu » Champion X-Division sur la carte officielle à une semaine du show alors qu'il était cité au début comme challenger de Low-Ki (oui oui ça revient à spoiler, j'en conviens). Le Samoan est très populaire au pays du Soleil Levant et aurait sans doute connu une acclamation si son speech n'avait pas été enregistré la veille devant un mur de briques. Au niveau du contenu rien, ou si peu. En gros il promet une belle prestation et de repartir avec la ceinture. Pour le coup on est forcé de le croire, vive les tapings !

 

MATCH 4 : Samoa Joe © vs Low-Ki vs Kaz Hayashi (TNA X-Division Championship)

La marchandise est livrée sans esbrouffe ici. Une utilisation intelligente des possibilités qu'offre un triple threat avec des beaux spots collectifs, prises simultanées ou surgissement spectaculaire from nowhere du troisième larron quand les deux autres échangent des mandales. Joe est censé revenir de blessure, pourtant on ne l'avait pas vu aussi affûté depuis le début de l'année. Quelques séquences bien stiff égayent aussi l'ensemble, bataille d'atémis puis gifles cinglantes. Le finish surgit un peu comme un cheveu sur la soupe, sans la moindre amorce préalable. Qu'importe, on tient d'ores et déjà le match à retenir de la soirée. Joe réalise une promo en after, pousse un cri en japonais, rappelle ses attaches à cette salle, ce public. Il termine par la promesse que le partenariat TNA/W-1 constituera une révolution, insiste sur son métier de « professionnal wrestler » (pique à peine voilée à l'empire WWE?). Voilà une star qui devrait rester fidèle à la fédération ou se diriger vers l'indy.

 

Durée : 10 minutes et 32 secondes.

 

Note : ***1/2

 

Commentaire : L'affrontement dont on excuse l'absence de build up.

 

 

Bon alors, est-ce que je continue à m'arracher pour défendre une ceinture que j'ai déjà perdue ?

 

 

Récapitulatif de la guerre larvée entre Dixie Carter et Bully Ray une bonne partie de cette année, avec le #Ithappens moment en guise de conclusion. Hors sujet ? Prémisse d'une apparition de la patronne ce soir ? Que nenni, la poursuite du focus sur l'intronisation de Team 3D au Hall of Fame. Le fil rouge est de plus en plus tendu, mais ne se rompt pas.

 

Speech cordial et admiratif de Tommy Dreamer envers Team 3D, là aussi enregistré la veille, semble-t-il dans le sillage d'une conférence de presse. Si on en doutait encore, l'homme qui ne fait plus rêver grand monde confirme que le match par équipe de plus tard opposera des gens qui sont potes comme cochons.

 

MATCH 5 : Jiro Kuroshio & Yusuke Kodama vs Andy Wu & El Hijo del Pantera

L'heure du fameux combat 100 % W-1. Peur sourde que le manque de références quant aux gimmicks de chacun n'éveille l'ennui. Beaucoup de poses et de palabres pour commencer, Andy Wu en leader grimaçant et bruitiste avec ses cris rappelant son modèle Ric Flair, les deux catcheurs masqués sautant dans tous les sens et un Kodama jouant le rôle de celui qui amène une touche technique. Dans le fond rien de gênant, même sympa à voir par moments, mais comment faire abstraction du fait que l'on se trouve à BFG ? La sensation est la même que l'an dernier avec le risible Norv Fernum pour lancer EC3 dans le grand bain, une petite pointe d'amusement en plus.

 

Durée : 9 minutes et 15 secondes.

 

Note : *1/2

 

Commentaire : L'affrontement dont on n'attendait vraiment mais vraiment rien.

 

 

Andy who ?

 

 

Nouveau clip de sacralisation des frères Dudley, cette fois-ci de forme bande-annonce cinématographique. Les 23 fois tag team champions, toutes fédérations confondues, ont été intronisés au Hall of Fame la veille dans un salon privé.

 

La cérémonie donne donc prétexte à une nouvelle vidéo enregistrée. Introduction du Innovator of Violence Tommy Dreamer puis remerciements classiques par la Team 3D. Nouvelle insistance sur le statut de meilleur ami de celui qu'ils affronteront le lendemain au PPV.

Vraiment peu évident d'adhérer à ce montage qui dilue nettement la valeur du moment.

 

MATCH 6 : Team 3D vs Tommy Dreamer & Abyss

Arrivée des deux frères au milieu du public, histoire d'électriser davantage la salle. Bully s'attarde tout particulièrement dans ce bain de foule, nous fait oublier un instant que le match à suivre n'aura ni enjeu sportif, ni même celui de résoudre un antagonisme. Et c'est bien là le problème. Imaginons la valeur ajoutée d'une Team 3D livrant bataille, lors de son dernier tour de piste à la TNA, pour se retirer en champions du monde, ça aurait eu bien plus de gueule ! Je reste convaincu que les fans avaient droit au Full Metal Mayhem pour boucler la boucle, pas à ce match amical avec ses figures imposées du style hardcore. Le public japonais n'en a pas pris ombrage, grâce sans doute à sa culture catchesque ne plaçant pas les storylines au centre des débats. Mais ayant été biberonné au catch mainstream américain, j'ai du mal à faire preuve du même relativisme, je l'avoue.

 

Même en regardant ça avec les yeux de Chimène, on ne peut ignorer la lenteur globale de ce brawl, uniquement rehaussé par l'accumulation d'armes lancées sur le ring dans sa dernière partie. Abyss s'écroule – mille fois n'est pas coutume – sur ses punaises et Dreamer survend la douleur suite au finish exécuté par les frangins. La team 3D clôt le chapitre comme il se doit avec une ultime promo de plusieurs minutes. Il serait intéressant de décompter le temps dévolu aux Dudley sur un show d'environ 2h40, à vue de nez je l'estimerai à quarante-cinq minutes. Ici Bully répète en gros son speech de la veille, y ajoute juste une ode à Tokyo comme meilleure ville présumée pour le catch.

 

Durée : 12 minutes et 53 secondes.

 

Note : *1/2

 

Commentaire : L'affrontement dont on voudrait tout juste en house show.

 

 

It's a thing who has never been seen before.

 

 

Une Velvet Sky sortie de sa gimmick de Beautiful People répond à une interview. Il s'agit de sa première venue au Japon, elle est contente d'être là (bien entendu), salue l'intronisation méritée de la Team 3D. Concernant son match avec Havok, elle se sait largement underdog mais reculer devant un défi n'a jamais été dans ses principes.

 

Sympa de voir Velvet sortir légèrement du kayfabe, parler avec sobriété, sans Angelina Love, sans même référence à sa place de challenger due à son statut de playmate choisie pour poser sur les calendriers de la compagnie. L'occasion d'un face-turn dans la foulée du PPV ou une attitude elle aussi one night only ?

 

Retour sur la récente prise du titre knockouts par Havok.

 

MATCH 7 : Havok © vs Velvet Sky (TNA Knockouts Championship)

Malgré les efforts louables de Sky pour interagir avec le public, ce combat laisse une impression gênante et manque terriblement de fluidité d'une prise à l'autre. Faute imputable à un manque d'inspiration caractérisé, notamment la prédominance d'attaques old school chez la championne, telles les brise-reins ou la prise de l'ours (sur laquelle se conclut d'ailleurs le duel). Alors que la division féminine est une valeur sûre de la compagnie depuis des années, elle trouve le moyen de nous pondre un Leïlani Kaï/Wendi Richter bis pour son plus gros show de l'année.

 

Durée : 6 minutes.

 

Note : *

 

Commentaire : L'affrontement dont il est permis de douter de la portée sur la vente de calendriers 2015 de la TNA.

 

 

Par pitié applaudissez pendant qu'il en est encore temps.

 

 

Segment de nature religieuse de James Storm. Il adresse une prière à destination de ceux n'ayant pas trouvé leur chemin. Sanada était de ceux-là, parmi ces égarés. Heureusement, il a compris que son salut passait par un changement de cap. La révolution est en marche et Storm compte bien la poursuivre ce soir.

 

Certes, Storm est captivant en gourou new age, réussissant presque à nous faire oublier les incohérences originelles de cette storyline où un mec en pleine losing streak est venu dire à un Champion X-Division en titre qu'il devait trouver sa voie.

 

Clip récapitulatif de la façon dont Storm a monté son petit clan.

 

MATCH 8 : Great Muta & Tajiri vs James Storm & Great Sanada

James Storm se présente à la foule en amont comme une légende du business, dit se moquer des huées à son encontre tant ses accomplissements sont grands. Il incite ensuite les Japonais à acclamer sa création: The Great Sanada, qui a donc droit à une entrée séparée pour une fois. Bien vu mais le public faiblit à l'approche de ce main event. Les réactions sont assez mitigées concernant le duo de papys nippons. L'action est timidement applaudie par une assistance plus prompte à s'enflammer sur l'accumulation de mists (crachats colorés sans bave). Guère autre chose à se mettre sous la dent il est vrai : les phases avec Tajiri sont correctes, Storm donne une tonalité stiff, Sanada se montre cannibale puis vicieux (partie de cache-cache sous le ring), Muta altère hélas ces bonnes intentions par sa lenteur. Le rythme manque d'ailleurs cruellement à l'ensemble, silences multiples du public compris. Combat tout aussi gênant que le précédent, avec un résultat allant à contre-sens de la hype construite autour de Storm.

 

Durée : 10 minutes et 56 secondes.

 

Note : *1/2

 

Commentaire : L'affrontement dont les créateurs du magnétoscope auraient pu s'inspirer pour inventer la touche fast-forward.

 

Ah oui cela ne pouvait se terminer ainsi, alors le clan Storm au complet (Manik déboulant des vestiaires) s'attaqua à Muta pour le lyncher. Heureusement Team 3D n'en avait pas eu assez et vint réaliser le sauvetage. Le show se conclut avec la musique d'entrée des frangins. Fin de la souffrance.

 

 

La meilleure manoeuvre collective du match, si si.

 

 

Domine au final la sensation d'avoir assisté au plus grand auto-sabordage d'une société de sport/spectacle ces dernières années. De la trempe de WWE/ECW December to Dismember, jusqu'ici référence absolue du PPV de mauvais goût. Mais une question surnage : à quoi bon les PPV après tout ? Pourquoi ne pas se contenter d'être un feuilleton hebdomadaire dont les épisodes avancent à une allure modulable, indépendamment de devoir construire un buzz pour vendre un programme plus riche en temps et en action ? Si les prochaines sessions d'Impact Wrestling restent à la hauteur des émissions présentées depuis l'été on oubliera très vite ce BFG mal pensé. L'amélioration du produit passe peut-être par cette acceptation de boxer dans une cour secondaire, laisser le côté Hollywood à ceux qui en ont les moyens et se concentrer sur Sundance et Deauville.

 

 

Plus dur sera le chemin du retour.

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