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Survivor Series 2014 : le récit

Les faits sont têtus.

Lénine

 

C'est ce dimanche que se tenaient les Survivor Series 2014, à St Louis dans le Missouri, onzième et avant-dernier pay-per-view de l'année, et l'un des quatre plus importants du cycle de la WWE, avec le Royal Rumble, Wrestlemania et Summerslam. Quelques heures après sa diffusion, le moins que l'on puisse dire c'est que ce show a tenu son rang et la plupart des promesses qu'il avait fait naître dans sa construction, et planté le décor pour les mois à venir dans l'antre de la fédération de Stamford. Mais avant d'entrer dans l'analyse, commençons par narrer le déroulement du show !

 

 

Ici, le déroulement du patin.

 

 

Nalyse des Survivor Series 2014

 

L'action commençait en pré-show par un sympatique affrontement entre Fandango — accompagné de la plantureuse Rosa —  et Justin Gabriel, que les non-suiveurs de NXT, dont je suis, seront ravis de savoir en vie. De la victoire du danseur, on retiendra surtout qu'il semble repackagé —  d'où ladite association avec Rosa "105-F" Mendes — sous les traits d'un danseur plus mexicain, accompagné d'une nouvelle musique et de nouveaux oripeaux. Dommage pour le cha-cha la-la.

 

La narration se poursuit en coulisses, avec Miz et Mizdow dans leur célèbre sketch du miroir, Miz rappelant combien il était important pour lui/eux de gagner les titres par équipes, garantie de futurs rôles de cinéma. On en aurait ri jusqu'aux succès récents du Rock et de Batista non ?

 

Premier revenant de la soirée, Bad News Barrett est heureux d'être de retour aux affaires après cinq mois de convalescence, d'autant plus qu'il est porteur de mauvaises nouvelles pour John Cena, dont il prédit que la défaite de son équipe lui ferait envier le sort de ses camarades virés, tant l'autorité lui compliquera l'existence. Histoire de ne pas faire de jaloux, le porteur de mauvaises nouvelles précise que l'autorité, si elle venait à perdre, ne manquerait pas tant que ça à la WWE, qui entrerait alors dans une nouvelle ère : celle de Bad News Barrett.

 

 

Entre deux blessures je règnerai en despote !

 

 

La suite des événements constituera à promouvoir le match pour le titre féminin, dont nous verrons qu'il sera finalement plus court que les quelques minutes qui lui furent accordées en pré-show. Le panel en profita également pour proférer quelques inepties autour du main event, histoire de meubler gentiment.

 

Il était temps de faire entrer un nouveau catcheur, en la personne de Cesaro, affirmant sa fierté d'être Suisse et neutre, alors que se profilait une grande bataille dans l'univers de la WWE avec l'affrontement du soir entre Cena et ses potos d'une part, HHH et ses sbires de l'autre. Et puis d'ailleurs, pas si neutre que ça, il ré-affirmait sa sympathie pour l'autorité, en cinq langues différentes. Vintage Cesaro. Sur ces paroles, Swagger et Zeb Colter faisaient leur apparition, histoire d'en découdre avec leur ancien pote entre les cordes. Ce match, de courte durée mais d'assez bonne facture, verra la victoire de l'American american, forçant le compatriote de Guillaume Tell à s'avouer vaincu, coincé qu'il était dans le Patriot lock. On notera au passage la douteuse blague des annonceurs de la WWE, raillant la perspective même d'être fier d'être Suisse. Moquer le patriotisme helvète, c'est un coup à recevoir des courriers pleins de chocolat avarié ou de raclette piégée… C'est en tout cas sur ce match que se concluait le pré-show.

 

 

Ah cool, on passe aux choses sérieuses, parce que c'est pas que je m'emmerde mais…

 

 

Tout juste arrivé en limousine, Vince McMahon ouvrait le vrai PPV de son entrée légendaire, avant de s'emparer d'un micro pour nous vendre combien ce show marquerait l'histoire. HHH et Stéphanie, qui en profitaient pour faire eux-aussi leur apparition, tentèrent d'amadouer le patriarche avec force mondanités que d'aucun eussent qualifiées de génuflexions à visées obséquieuses…

 

 

Des lèches-culs, ouais !

 

 

C'est en effet un peu plus clair dit comme ça. Le vioque en tout cas ne s'en laissait pas conter, tant et si bien que John Cena, opportunément apparu, se permit quelques piques à l'encontre du couple infernal. Et si ces derniers répliquaient avec leur morgue habituelle, Vince rappela qui était le patron en ajoutant une règle pour l'affrontement du soir : si l'équipe du Marine venait à l'emporter, non seulement sa fille et son gendre devraient rendre les clés du General Management pour ne conserver que leur emploi de bureau, mais en plus il serait du bon vouloir de John Cena et de lui seul de les réintégrer ou non dans leurs attributions passées. Cela permit à l'idole des jeunes et de Jyskal de placer un jeu de mot fort à propos : il n'y avait "No Chance in Hell" (aucune chance quoi, mais avec une référence courtisane au thème d'entrée du vieux sachem) que Steph et son mari ne reviennent aux affaires.

 

 

– Des habitués de la Fistinière !

– C'est bon Roman, on a compris.

 

 

Sur ces bonnes paroles, place à l'action in ring avec le Fatal 4-Way pour le titre par équipes, opposant les frangins Rhodes, champions en titre, aux Usos, aux Matadores — accompagnés de Tororigolo — et aux jumeaux Miz et Mizdow. Le bon quart d'heure d'action qui s'en suivit fut des plus agréables, avec des spots intelligents, entre et en dehors des cordes, et des petits couacs bien rattrapés, comme l'attaque aérienne de Tororigolo aussi inoffensive qu'une morsure de chaton, sauvée par l'enchainement similaire d'un frangin au bandana pour donner le change. Le fait à retenir de ce match, c'est l'incroyable et méritée popularité de Mizdow, qui poussera son avantage jusqu'à se taguer lui-même en remplacement de son "original" star de cinema, afin d'obtenir le tombé sur un Goldust précédemment mis KO par un Uso. Victoire de Miz et Mizdow donc, mais avec une micro-trahison de Mizdow qui pourrait être une amorce de rupture entre le double et l'original. Notons la séquence fort amusante de célébration, avec un Miz brandissant les ceintures sur les temps sous les huées, tandis que Mizdow l'imitait – les mains vides – sur les contre-temps sous les vivas de la foule. Si les bookers avaient la bonne idée d'écrire une suite pour ces deux là dans la veine de l'amour vache des Hell No, on tient un très intéressant filon de midcard !

 

 

– Devine ce que je lui mets dans le fion à la midcard.

– C'est bon, t'es lourd maintenant !

 

 

Petite incise promotionelle : la fédération de Stamford enrichit son network du podcast de Steve Austin, qui reviendra lundi en huit sur sa feud historique avec Vince McMahon, ce dernier étant pour l'occasion l'invité de l'émission.

 

Pendant ce temps, en coulisses, Adam Rose joue avec des figurines WWE – dont il explique fort utilement le fonctionnement, maman je les veux pour Noël ! – contre son Lapin. Celui-ci semble vouloir s'affranchir de la tutelle de son gourou de la fête, sans que les Rosebuds n'y voient grand chose à redire. Preuve en est : il se permet de gagner la bataille de figurines. Mais avant que Rose ne se fâche réellement, Slater Gator fait son apparition pour placer deux ou trois vannes assez ratées. Qu'à cela ne tienne, Adam Rose — qui a décidément de grands pouvoirs — décrète qu'ils s'affronteront ce soir en équipe, Slater Gator contre son lapin et lui.

 

 

Viens on fait la partie de Shifumi la plus chère de l'histoire !

 

 

– Tu veux que je t'explique ce que la WWE lui met, au budget des ménages?

– ROMAN !!!

 

 

Nous voici de retour dans le ring, pour le premier match en format traditionnel des Survivor Series, entre Alicia Fox, Natalya, Naomi et Emma d'une part, Paige, Cameron, Summer Rae et Layla de l'autre. Disons-le tout de go, ce fut là le seul mauvais match de la soirée, Cameron étant toujours aussi calamiteuse, Summer Rae et Layla cantonnées dans leur rôle et Emma peu inspirée dans le camp d'en face. Toujours est-il qu'après l'élimination intégrale de son équipe, Paige — qui sut habilement transformer le début de soutien du public à son endroit en huées — se retrouva prise dans un enchaînement de prises portées par Alicia Fox et le postérieur de Naomi, qui obtint le tombé sur la pale anglaise, et par la même la victoire pour les gentilles.

 

> Pour aller plus loin : les Divas, un cas désespéré ?

 

On remonte de quelques crans dans la qualité des matchs avec un  Bray Wyatt / Dean Ambrose fort solide. Les deux hommes offrirent quantité de spots d'excellente facture, même s'il semble assez clair qu'ils en gardèrent un peu sous la pédale histoire d'avoir encore des choses à raconter dans un prochain match qui paraît tout indiqué, étant donné l'identité du PPV restant au programme en 2014, Tables, Ladders and Chairs.

 

En effet, après un bon quart d'heure d'un duel indécis, Bray offrait une inhabituelle promo au micro pendant le match pour expliquer à Ambrose combien celui-ci faisait de mauvais choix, le frappait avec le micro et envoyait deux chaises sur le ring. Malgré les suppliques de l'arbitre à l'ex-capitaine du Shield, l'enjoignant à ne point utiliser cet artifice pour refaire la géométrie du visage de Wyatt, Dean n'est pas Cena, et puisque le gourou du Bayou voulait se faire démolir à coups de chaise, Ambrose lui donnait ce qu'il attendait. Si cela offrait la victoire par disqualification au barbu à cheveux luisants, le lunatic fringe poussait l'exercice plus avant en portant son finisher sur une chaise à son adversaire, avant de le faire passer à travers une table et de l'enterrer sous une autre table et une demi-douzaine de chaises. Enfin, il fit entrer une échelle sur le ring, pour poser à son sommet au son de son theme song. Le message est clair : rendez-vous à TLC !

 

 

♫ It's raining chairs ♪

 

 

En coulisses, Triple H travaillait à la motivation de ses troupes, en leur assénant un discours plein de lendemains qui chantent, conclu d'un appel au combat et à la lutte acharnée.

 

Cet intermède passé, on retrouvait Titus O'Neil et Heath Slater dans le ring, opposés à Adam Rose et son lapin. Ce dernier tentait d'abord de voler l'entrée de son chef qui le reprenait in extremis. Finalement, c'était le lapin qui démarrait le match, pour ne jamais transmettre le relais à un Anglais à sucette de plus en plus dépité. Lorsque, quelques poignées de secondes plus tard, le léoporidé envoyait Heath Slater au pays des songes d'un dropkick suivi du tombé réglementaire, il célébrait sa victoire en reprenant tous les attributs de son maître, quittant la salle porté en triomphe par les Rosebuds, tandis qu'Adam restait prostré et la main tendue, attendant un tag qui ne viendrait jamais.

 

 

*voix de la petite fille de la pub knacki*

Mais, t'avais dit qu'on faisait équipe !

 

 

Dans la grande lignée des interventions par satellite, la WWE nous proposait ce mois-ci une interview de Roman Reigns par les commentateurs, qui permit au nouveau maître du Spear d'annoncer son retour pour le mois prochain, rappelant au passage qu'il était toujours aussi remonté contre Seth Rollins.

 

Nous voici dans le vestiaire, en compagnie de l'équipe de John Cena, qui semble plus motivée que jamais à défendre la carrière de chacun de ses membres. Tous confirment qu'ils ont signé pour ce combat en connaissance de cause, et Rowan — interrompant sa partie de Rubik's Cube — conclut d'un "win" repris en choeur par ses petits camarades.

 

Retour au ring pour moins d'une minute, le temps pour Brie de détourner la vigilance d'AJ Lee d'un fugace baiser, que Nikki Bella mettra à profit pour castagner la geekette et obtenir le tombé provoquant un énigmatique sourire de sa soeur prétendument ennemie.

 

> Pour aller plus loin : les Divas, un cas désespéré ?

 

 

Toi là-bas, je te vois. Arrête. Stop. Remonte ton calebut, merde !

 

 

Considérez-moi comme un prophète, ou admettons ensemble que c'était l'évidence même : une revanche entre Bray Wyatt et Dean Ambrose est d'ores et déjà programmée pour Tables, Ladders and Chairs.

 

Nous voici en tout cas au Main Event tant attendu, ouvert par l'entrée des méchants, Kane, Mark Henry, Rusev, Luke Harper (dont le titantron est à la fois flippant et très mauvais) et Rollins, clairement présenté comme le capitaine de l'équipe de Triple H. Postés dans le ring, ceux-ci assistent à l'entrée des gentils, Ziggler, Big Show, Rowan, Ryback et John Cena, qui une fois réunis prennent à leur tour place entre les cordes.

 

Les deux premiers hommes à en découdre sont Big Show et Mark Henry. Celui-ci se fait coacher énergiquement par Trips en bordure de ring, sautille, répète sa motivation, se frappe le torse, crie encore une fois sa détermination et s'élance… vers un KO Punch de son ex-meilleur ami. Le Big Show enchaîne sur un tombé, nous avons notre premier éliminé en la personne du World's Strongest Man.

 

 

Tu vois Hunter, c'est pour ça que je l'avais largué : il fait tout le temps l'étoile de mer !

 

 

Je tenais à dire que je suis content qu'on ait pris un mec qui jobbe encore plus que moi dans l'équipe !

 

 

Harper semble prendre le relais, mais uniquement pour mieux laisser Rollins entrer en fourbe et attaquer le géant par derrière, sans lui causer de tort bien conséquent. Quelques mandales encaissées plus tard, le porteur de la mallette transmettait la patate chaude à Kane, qui se faisait à son tour maltraiter par Big Show. Peut-être lassé par une si faible opposition, le World's Largest Athlete faisait entrer son capitaine dans le match, pour poursuivre la domination des gentils. Après un tag des deux côtés, on se retrouvait avec Harper et Rowan face à face pour la première fois. Sentant une charge émotionnelle risquant de nuire à leur cause, Rollins agissait en capitaine sage et prenait d'autorité le relais. S'ensuivait l'entrée de Ryback contre Kane puis Rusev, alors que Rollins profitait d'une opportunité pour porter son Curb stomp sur le Big Hungry, ouvrant la porte à un Superkick de Rusev qui éliminait un Ryback finalement pas montré si monstrueusement puissant dans ce match.

 

Avec quatre hommes restants de part et d'autre, les tags s'enchaînaient aux tags jusqu'à la première entrée de Dolph Ziggler. Ce dernier allait souffrir les assauts concertés et successifs d'une bonne partie de l'équipe adverse pendant une longue période de domination heel et de partition magnifiée du face en péril. Néanmoins il parvenait à surprendre Rusev pour obtenir un tombé qui eut pu éliminer le Russo-Bulgare si Harper ne l'avait pas opportunément tiré d'affaire. Pouvant enfin passer le relais à Cena, le blond pensait panser ses blessures en bordure de ring, mais c'était compter sans la première séquence de bordel général où tout le monde tapait sur tout le monde, séquence conclue sur une domination nette de Rusev, provisoirement le dernier homme debout. Il poussait son avantage en dénudant la table des commentateurs hispaniques avec l'aide des larbins de HHH, pour y placer un Ziggler inanimé et apparemment redevenu l'homme légal. Le sbire de Poutine prenait alors son élan depuis l'autre table de commentaires pour… fracasser tout seul la Spanish Announce Table, Dolph s'étant intelligemment dérobé au dernier instant. Remontant dans le ring au compte de huit, l'homme d'Hollywood, Florida, n'y était pas rejoint dans les temps par Rusev, pourtant porté par Noble et Mercury : l'Autorité voyait son soldat invaincu éliminé par décompte extérieur, quatre à trois en faveur de Cena et des siens.

 

 

C'est l'histoire de mec qui tombe d'un immeuble de cinquante étages. Au fur et à mesure de sa chute, pour se rassurer, il se répète : "jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien". Mais l'important, c'est pas la chute, c'est l'atterrissage.

 

 

Ziggler ayant passé le relais à Cena, celui-ci engageait sa routine face à Kane, pour être stoppé aux portes du tombé par Seth Rollins qui lui assénait son propre finisher. Les deux hommes passaient alors le relais à Rowan et Harper qui en venaient enfin aux mains. Après une période de domination du gentil barbu, le méchant barbu reprenait le dessus, avantage augmenté par des relais successifs de Kane et Rollins, avant qu'Harper ne revienne finir le travail d'une puissante Clothesline qui envoyait Rowan ad patres : trois contre trois !

 

Faisons un point sur la situation. Nous avons à présent Kane, Rollins et Harper d'un côté du ring, gaillards et remontés, se dressant solidement sur leurs jambes. De l'autre nous avons Dolph Ziggler agonisant le long des barricades, et John Cena titubant dans un coin du ring, toujours sonné par le Curb Stomp porté par Rollins. Le seul gentil encore gaillard est donc Big Show, qui a, se dit-on, les épaules pour porter le match à lui tout seul le temps que ses camarades récupèrent.

 

 

– SURPRISE !

– Ca c'est clair, je m'attendais jamais à ce que tu tiennes aussi longtemps avant de turner !

 

 

Sauf qu'apparemment, Big Show n'a pas la même lecture des évènements que nous autres, simples suiveurs. Il porte donc un violent KO Punch à… son capitaine, John Cena ! Incrédule, Rollins ne peut pas manquer l'opportunité, et élimine son homologue trahi par la 13 769ème saute d'humeur du géant versatile. Ce dernier s'en va serrer la main de HHH et quitte l'arène, abandonnant le camp des gentils au seul Ziggler, toujours inanimé le long de sa barricade. À ce stade, le match est plié : achever Ziggler n'est qu'une question de secondes, alors qu'en face on a encore trois gaillards bien frais.

 

Ils s'en vont donc cueillir le blondinet en bordure de ring pour se faire des passes avec sa carcasse, tandis que HHH exulte en se moquant ouvertement de lui. Mais le coeur d'un champion meurt en dernier : les tentatives de tombé se succèdent aux tentatives, inlassablement Dolph se relève entre 2,7 et 2,9. Le public entre dans la danse et commence à soutenir intensément le dernier membre de l'équipe des gentils. Au delà de sa résistance héroïque, Ziggler saisit la première opportunité qui se présente pour porter son Zig Zag sur Kane, et éliminer le Big Red Monster !

 

 

Et merde, ça faisait si longtemps que j'avais pas été aussi près de gagner un match…

 

 

Harper ayant pris le relais pour le camp de l'Autorité, c'est à son tour de souffrir de la pénible habitude du blond préféré de ces dames de ne pas vouloir s'avouer vaincu. Après une poignée de nearfalls supplémentaires, ce dernier place un roll up sur l'ancien comparse de Bray Wyatt et l'élimine ! Cette fois, la peur a changé de camp, alors que l'on est désormais à un contre un : le prochain tombé donnera définitivement la victoire à l'une des deux équipes.

 

Clairement plus frais, Rollins reprend l'ouvrage collectif de destruction du dernier souffle de Ziggler, mais c'est à son tour de se heurter à l'extraordinaire résistance du blond qui se relève de tout. Mieux, une nouvelle fois, il renverse la situation, et place un Zig Zag qui va lui offrir le tombé lorsque… Triple H éjecte et fracasse l'arbitre qui allait taper une troisième fois, alors que Ziggler maintient le tombé sur Rollins jusqu'à un compte de cinq ou six si l'on en croit le public.

 

 

Putain, je croyais m'être débarrassé du nain barbu, mais il s'est réincarné en blond ce con…

 

 

Profitant du chaos laissé par l'absence d'homme en t-shirt zebré, Noble et Mercury entrent en scène pour passer Ziggler à tabac. D'abord submergé, celui-ci trouve son neuvième souffle pour envoyer les deux bodyguards loin de ses préoccupations de quelques coups de pied bien sentis. L'un des sbires tombe d'ailleurs sur Stéphanie, qui dans un jeu de dominos tombe sur HHH, laissant tout le monde à terre. Rollins rate alors un nouveau Curb Stomp qui se transforme en un nouveau Zig Zag pour un nouveau tombé compté par un nouvel arbitre… qui s'arrête à deux, en raison de la nouvelle intervention de Triple H qui l'envoie valdinguer hors du ring. Ziggler aura beau atteindre le compte de huit selon le public, le match n'est toujours pas fini !

 

Cette fois, le tenant de l'Autorité ne laisse le soin à personne d'autre d'en finir avec l'homme d'Hollywood, Florida, et lui assène lui-même quelques droites et un Pedigree. Plaçant un Rollins inanimé par dessus le cadavre de Ziggler, il fait signe à un troisième arbitre de venir entériner cette fin si cruelle, arbitre qui se révèle être Scott Armstrong. Celui-ci s'apprête à conclure tout celà lorsque…

 

 

Non je déconne, c'est pas moi…

 

 

Eh non, on a beau être dans ma ville natale, c'est pas moi non plus

 

 

Surprise, Motherfuckers !

 

 

Eh oui messieurs dames, comme je vous l'avais sauvagement spoilé sans y croire dans la nalyse du dernier SmackDown, Sting est là ! En chemin vers le ring, il envoie Armstrong réfléchir à ses actes d'une mandale bien sentie, pour s'offrir un face à face tout en tension avec HHH au milieu du ring. Sous les chants d'un public conquis, les deux légendes — n'ayons pas peur des mots — font monter la température de quelques crans d'un simple affrontement de regards. C'est Triple H qui attaque le premier, se faisant directement cueillir par le finisher du Stinger. Dernier homme debout, le peinturluré historique inverse les positions des cadavres de Rollins et Ziggler, permettant au quatrième arbitre intervenant dans ce match d'enfin compter jusqu'à trois : Dolph vient d'éliminer Seth à titre posthume, donnant la victoire à l'équipe de John Cena !

 

La clameur de la foule ressuscite le blond, qui, tout à sa joie est ovationné pour une prestation qui n'est pas sans rappeler celle de Daniel Bryan à Wrestlemania. Rejoint sous le titantron par son capitaine revenu du vestiaire, il nous laisse en clôture de ce Pay Per View sur la certitude que l'Autorité vient de vivre ses dernières heures, ce que le public ne manque pas de lui rappeler par des chants "hey hey, goodbye" descendant des travées tandis que Steph pique une crise de nerfs digne de Vickie Guerrero. C'est ainsi que se termine à la fois la retransmission et ce récit.

 

> Pour aller plus loin : Dolph Ziggler, le futur de la WWE ?

 

 

– C'est fini? Comment ça? Noooon!

– Mais non, c'est pas fini, suffit de cliquer sur les liens qui vont bien et ça continue!

 

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