Catch

Raw du 1er décembre

Ce n'fut pas Waterloo, mais ce n'fut pas Arcole

Ce fut l'heure où l'on r'grette d'avoir manqué l'école
Au suivant, au suivant,
Mais je jure que d'entendre, cet AGM d'mes fesses,
C'est des coups à vous faire, des armées d'impuissants
Au suivant, au suivant.

Jacques Brel Bastoune devant Raw, Au suivant

 

Comme She Mamuse l'a déjà fait la semaine dernière avec ses nalyses de Survivor Series (entre nous, il mérite vraiment un tonnerre d'applaudissements pour le travail gargantuesque qu'il a livré pour nous la semaine dernière avec ces nalyses et la transcription de l'interview de CM Punk), je vais vous écrire plusieurs papiers sur le Raw de cette semaine. Voici tout d'abord un résumé de la soirée relativement succinct; je reviendrai un peu plus tard sur les éléments marquants. Et ça ne sera pas de gaieté de coeur!

 

 

Bastoune tentant de se suicider en voyant la nullité du show !

 

 

Au suivant !

 

 

La soirée s'ouvre par une longue vidéo récapitulative des événements impliquant les deux équipes de l'Authority et de John Cena lors du dernier PPV puis du Raw du lendemain.

 

Puis le Général Manager Anonyme manifeste sa présence par un tugudum tugudum de sinistre mémoire, et c'est Michael Cole qui reprend sa phrase de l'époque "Can I have your attention please, I've just received an e-mail from the anonymous Raw General Manager. And I quote…" ll continue en disant qu'il n'est pas content car il n'y a plus d'autorité et donc que le show a besoin de lui, et il va donc annoncer… Il ne peut aller plus loin car John Cena l'interrompt, fait une mauvaise blague sur sa présence aussi rare que celle de Brock Lesnar, déclare qu'il ne l'aime pas, etc… le GMA ne doit pas faire partie de la Cenation puisqu'il tente par ses tugudum tugudum frénétiques de reprendre la parole, mais le natif de West Newbury Massachusetts ne l'entend pas de cette oreille: il ne va pas se laisser dicter sa conduite par un ordinateur et ferme le clapet du portable.

 

 

Si cette vignette vous afflige, dites vous que ce n'est que pour ce soir !

(À l'époque, ça avait duré plus d'un an !)

 

 

Rollins débarque alors et accorde à John du talent et des capacités mais lui reproche de voler la lumière d'autres superstars au moment où elles arrivent à se la procurer (par exemple Zack Ryder fin 2011). Et pour appuyer ses propos, il rappelle à Cena qu'il a perdu il y a huit jours, les épaules rivées par lui-même, et que sans Sting, c'est Seth qui serait le survivant !

 

Le chacal sodomite essaie de persuader le Marine de faire revenir l'Autorité, mais le héros lui rétorque qu'il n'a plus de soutiens en coulisse maintenant et qu'il doit demander gentiment (en clair, se mettre à genoux dans une séquence pénible qui rappellera à tous les spectacles de Guignol de nos enfances). Bref, Cole fait finalement entendre la voix de l'ordi en annonçant entre les deux opposants un match de tables pour TLC (tiens, comme au Live Event de Paris Bercy !) ou Cena perdra son title shot contre Brock "Godot" Lesnar s'il est vaincu.

 

 

Bon, j'ai mis une référence théatrale, Henri Death me mettra une bonne note au contrôle que j'ai raté !

 

 

Vu qu'à la WWE, on ne peut pas finir un segment dans le ring sans se bastonner, Rollins attaque Cena par derrière et s'ensuivent de longues minutes voyant les différents membres des deux équipes des Series qui s'affrontent avec l'enchainement habituel du dernier arrivant passant à tabac le précédent pour mieux se faire cueillir à froid par le suivant, mais puisque Big Show nous a ressorti son turn habituel (on l'appelle l'Arlésienne dans le métier, puisqu'il a fait plus d'un turn par an passé dans la compagnie), ce sont les équipiers du chacal sodomite qui prennent le dessus et célèbrent dans le ring. Puis le GM nous annonce un très Teddylonguesque match à six entre les belligérants pour le main event de ce soir ! (Tout ça pour ça, oui)

 

Le main event, forcément, finira en bagarre générale, et pour ne pas répéter la fin du segment d'ouverture, ce sont cette fois les "gentils" camarades de John Cena qui pourront célébrer leur victoire avec leurs opposants gisant au sol.

 

 

Bastoune, en joie, après ce main event.

 

 

Après cette rapide description de la principale "avancée" scénaristique, passons aux autres éléments qui nous ont permis de préparer le prochain PPV. Éléments qui ont toujours été montrés de la même façon: d'abord un rappel des événements précédents, puis un segment dans le ring ou backstage. Je reviendrai sur cette façon de construire un scénario dans un papier séparé qui sera fait un peu plus tard. C'est le cas aujourd'hui pour les futures oppositions entre Jack Swagger et Rusev, et entre Bray Wyatt et Dean Ambrose lors de TLC.

 

 

– Bon, tu as une idée pour vendre TLC, toi ?

– Bof, on fait la bouse de dernière minute ?

 

 

Pour Bray et Dean, ce fut simple, promo hallucinée de Bray après sa victoire contre R-Truth que je n'ai pas cherché à comprendre tellement c'est toujours pareil, puis Ambrose le rejoint dans le ring pour le frapper, mais les arbitres interviennent pour les séparer et, pour se venger et continuer à blesser le taré du bayou, le Lunatic Fringe se met à fracasser à coups de chaise sa chaise à bascule ce qui met en émoi le pauvre homme à la chemise à fleurs ! (je ne crois même pas ce que j'écris tellement c'est naze)

 

 

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux…

 

 

Dans le cas du Russo-Bulgare, c'est une autre façon de procéder puisque le manager de Swagger, Zeb Colter, est retrouvé gisant dans les couloirs, ce qui empêche le Real American de participer à son match prévu contre Fandango (qui, accompagné de l'ignoble Rosa Mendes, gagne par forfait). Plus tard, nous retrouvons Lana et Rusev sur le ring (après un rappel, faut pas déconner non plus) qui se plaignent qu'on leur a demandé de prêter serment sur le drapeau américain, insultent les natifs du pays de l'Oncle Sam et demandent à la foule de plutôt préter serment à la Grande Russie ! Le natif de l'Okhlahoma (Swagger, suivez un peu) arrive alors et boute le sale étranger hors du ring… Et paf, match de PPV !

 

 

– Bon, et cette bouse de dernière minute ?

– M'en parle pas, j'ai même pas d'idées !

 

 

Sinon, dans les autres matches, on a vu un affrontement entre le Big Show et Erik Rowan qu'il va falloir vous habituer à appeler Big Red (puisque les commentateurs américains nous l'ont seriné durant tout le match) se terminer par la disqualification du géant chauve. Les divas ont vu leur temps d'antenne limité à la portion congrue (avec quand même un rappel vidéo, faut bien meubler les deux heures vingt de Raw),  AJ Lee et Naomi affrontant les soeurs Bella et la première faisant abandonner la championne Nikki avec sa prise de soumission.

 

 

De toute façon, je m'en fous, je suis une star à Hollywood moi !

 

 

Nous avons eu aussi un match simple entre Mizdow et Fernando (ce qui a permis un semblant de construction pour le futur match des champions par équipe) où la plus célèbre des doublures s'est imposée facilement. Et  au début de la soirée, la compagnie de Stamford nous a proposé un concept de match par équipe au nom barbare de Tag Team Turmoil, basé en fait sur le célèbre "je prends le gagnant" de nos parties de ping pong. Deux équipes commencent à s'affronter, celui qui gagne a le droit de voir de nouveaux opposants et ainsi de suite jusqu'aux derniers participants. Sans surprise, c'est la dernière arrivée, l'équipe des Usos, qui a gagné le droit d'affronter le Miz et Mizdow, et le Miz en a profité pour pertuber Naomi (la femme de Jey Uso dans la vraie vie et surtout dans Total Divas) en coulisse en lui proposant de contacter des gens haut placés pour lancer sa carrère musicale, ce qui n'a pas plu du tout au jaloux Uso (regardez Total Divas si vous voulez vous en rendre compte) qui s'en est pris physiquement au natif de Cleveland après le match entre Mizdow et Fernando. Le traitement de la division par équipe lors de ce lundi soir mérite qu'on lui consacre un article séparé, tellement il y a de choses à dire sur le ridicule de ce match.

 

 

Scénariste de la WWE cherchant ses idées en ce mois de décembre, allégorie !

 

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