Catch

La littérature telle qu’on en rêve, acte II

La couverture d'un livre est son principal vendeur, et c'est le plus souvent le seul.

Philippe Roy, Recommandations pour la mise en page d'un livre de fiction

 

Après un premier tome qui vous a permis de découvrir 50 Nuances de Bray, Le Jaune et le Noir, Le Mizanthrope, Au Bonheur de Van Dam, Le Suicide Américain et La Dame au Camel Toe, voici la présentation de six autres monuments de la littérature mondiale qui constitueront, nous n’en doutons pas, autant de cadeaux de Noël que vous offrirez à vos proches dans deux semaines!

 

 

Et alors, les enfants… Gulliver se précipita sur les Lilliputiens et les piétina à mort! Ce fut un carnage total. Il les réduisit littéralement en bouillie, ces petits enfoirés! Il y avait du sang, des tripes et de la cervelle partout!

– Waaah, super cette version!

 

 

Catch et littérature : rencontre au sommet (tome 2)

 

 

Vous connaissez désormais le principe : un clic sur notre couverture et vous découvrez l’extrait détourné (ou à défaut le texte complet). Ca peut aider si les originaux ne vous disent rien, ou simplement si vous avez envie de lire de la vraie littérature qui déchire sa race.

 

 

 

 

 

Résumé : Le Nom de l’Ambrose se présente à la fois comme pastiche du genre policier et comme un exposé de la philosophie post-moderne et de la réflexion morale. Au-delà de l’enquête conduite au sein de l’Abbaye de Stamford par l’Inquisiteur Dean Ambrose, on peut lire ce roman comme un vibrant plaidoyer pour la justice. L'auteur ajoute une série de réflexions sur le symbole romanesque de la quête de l’équité — Ambrose se référant régulièrement à un « bouclier » allégorique qui représente la protection des faibles contre l’arbitraire. En parallèle, l'auteur donne libre cours à de nombreuses réflexions sur notre époque, le rôle de la Fédération et des stables, les tenues de commando, le langage morse et l'art en général.

 

Extrait : (L’Inquisiteur Dean Ambrose s’adresse au grand abbé de Stamford, Vincent de Mahon, et tente de l’inciter à rendre justice aux travailleurs les plus modestes de l’abbaye)

– Les local jobbers ne sont pas des catcheurs à part entière, parce qu'ils n'ont pas de contrat ou parce que celui qu'ils ont ne les nourrit pas. Ils sont le menu fretin, la proie de tous. Tu as vu parfois dans les vestiaires des groupes de local jobbers, tremblants de peur et d’espoir mêlés, piteusement serviles envers le moindre road agent, tétanisés à ton apparition ? Ils sont pour le public les autres, ceux qui se trouvent en marge du roster. Le roster les méprise, eux haïssent le roster. Ils nous voudraient tous morts, pis : ils nous voudraient tous local jobbers comme eux. Les exclus voudraient entraîner tout le monde dans leur ruine. Et ils deviendront d'autant plus méchants que tu les excluras davantage, et plus tu te les représentes comme une cour de cloportes qui veulent ta ruine puisqu’ils t’implorent de leur donner des contrats, plus ils seront exclus. CM Punk le comprit parfaitement, et son choix fut d'aller vivre parmi ces lépreux.

– Mais ce ne sont pas les local jobbers qui composent les mouvements hérétiques de l’IWC…

– L’IWC est comme une série de cercles concentriques, depuis les plus larges distances du WWE Universe jusqu'à la périphérie immédiate du ring. L’IWC a pénétré le monde et aujourd’hui, elle s’élève contre ton règne, qu’elle voit tyrannique; pour cela, elle fait feu de tout bois. Les local jobbers sont le signe de l'exclusion en général. Leurs efforts ne sont pas moindres que ceux des membres du roster; pourtant, ils restent désespérément hors du Grand Récit. L’IWC le constate; et, toute à sa soif de justice, les érige en martyrs. Les local jobbers ne constituent pas le foyer de la contestation : ils ne sont que des bûches parmi d’autres… Mais le feu qu’ils produisent alimente l’incendie de l’hérésie.

– Suis-je en danger?

– Ma fidélité à la vérité me force à admettre que non ; l’IWC, quel que soit le mécontentement qu’elle affiche, reste à jamais prisonnière de la foi et la foi, c’est toi qui l’incarnes. Ton administration suscite la contestation des esprits nobles ; ils n’en demeurent pas moins tes fidèles adeptes, les plus fidèles peut-être car, désireux chaque jour de découvrir de nouveaux reproches à t’adresser, ils ne détourneront jamais le regard de ta chaire; aussi la justice est-elle, pour toi, un luxe dont tu peux aisément te passer. Tu seras haï, mais tu n’auras point dépensé tes deniers et ne perdras guère plus que le peu de considération que te porte ton troupeau. Believe that.

 

 

 

 

 

 

Résumé : Drôle et romanesque, le chef-d'œuvre de Stone Cold Jane Austen continue à jouir d'une popularité considérable, par ses personnages bien campés, son intrigue soigneusement construite et prenante, ses rebondissements nombreux, et son humour plein d'imprévu. Derrière les aventures sentimentales de la famille McMahon, Stone Cold Jane Austen dépeint fidèlement les rigidités de la WWF à une époque charnière de son histoire : l’Attitude Era, au tournant des XXe et XXIe siècles. L’ouvrage est notamment connu pour son incipit, l’un des plus célèbres de la littérature mondiale : « C'est une vérité universellement reconnue qu'un catcheur pourvu d'une belle paire de burnes doit avoir envie de devenir champion, et, si peu que l'on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu'il arrive dans une nouvelle fédération, cette idée est si bien fixée dans l'esprit de ses collègues qu'ils le considèrent sur-le-champ comme un prétendant légitime à l'un ou l'autre de leurs titres. »

 

Extrait :

– Arrivez ici, mademoiselle, lui cria son père dès qu'elle parut. Je vous ai envoyé chercher pour une affaire d'importance. L’Undertaker, maître des Ténèbres, Éviscérateur en chef du ministère de l’Obscurité, mort-vivant ayant vendu l’âme à Satan, me dit-on, vous aurait demandée en mariage. Est-ce exact ?

– Très exact, répondit Stephanie.

– Vous avez repoussé cette demande ?

– Oui, mon père.

– Fort bien. Votre mère insiste pour que vous l'acceptiez. C'est bien cela, Linda ?

– Parfaitement ; si elle s'obstine dans son refus, je ne la reverrai de ma vie.

– Ma pauvre enfant, vous voilà dans une cruelle alternative. A partir de ce jour, vous allez devenir étrangère à l'un de nous deux. Votre mère refuse de vous revoir si vous n'épousez pas l’Undertaker, et je vous défends de reparaître devant moi si vous l'épousez.

 

 

 

 

 

 

Résumé : Une jeune fille rangée tombe par mégarde dans le monde absurde, grotesque et pourtant étrangement poétique du catch. Elle part à la découverte de cet univers invraisemblable et de ses habitants tous plus saugrenus les uns que les autres.

 

Extrait : Alicia, assise auprès de sa sœur sur le gazon, commençait à s’ennuyer de rester là à ne rien faire ; une ou deux fois elle avait jeté les yeux sur le livre que lisait sa sœur, un gros ouvrage intitulé Tough Enough : le guide du candidat, signé de William Dermott, esq. ; mais quoi ! pas d’images, pas de dialogues ! « La belle avance, » pensait Alice, « qu’un livre sans images, sans causeries ! » Elle s’était mise à réfléchir (tant bien que mal, car la chaleur du jour l’endormait et la rendait lourde), se demandant si le plaisir de faire une couronne de marguerites valait bien la peine de se lever et de cueillir les fleurs, quand tout à coup un lapin blanc aux yeux roses passa près d’elle.

Il n’y avait rien là de bien étonnant, et Alicia ne trouva même pas très extraordinaire d’entendre parler le Lapin qui se disait : « Ah ! j’arriverai trop tard pour la fête de l’Exotic Express ! » (En y songeant après, il lui sembla bien qu’elle aurait dû s’en étonner, mais sur le moment cela lui avait paru tout naturel). Cependant, quand le Lapin vint à tirer un téléphone portable de sa basket droite, le consulta, puis se prit à courir de plus belle, Alicia sauta sur ses pieds, frappée de cette idée que jamais elle n’avait vu de lapin avec un iPhone et une énorme paire de baskets. Entraînée par la curiosité elle s’élança sur ses traces à travers le champ, et arriva tout juste à temps pour le voir disparaître par la porte d’un grand bus bleu dont jaillissait une forte musique techno.

 

 

 

 

 

Résumé : L’impétueux don Shawn, surnommé le Cid, vole de conquête en conquête et se distingue par son impertinence et son égoïsme, au point d’ulcérer le roi Vince, qui exige sa tête. Mais le Royal Rumble Match, en 1995, lui donnera l’occasion de prouver sa valeur et d’obtenir le pardon du roi, qui en fera son plus fidèle chevalier.

 

Extrait :

Don Shawn

En premier, sautillant, sur le ring je m’avance,

Et porte sur le front une mâle assurance.

Je suis seul pour l’instant ; mais par un prompt renfort

Nous serons bientôt trente, dont plusieurs gros porcs,

Une ride inquiète me déforme le visage,

Au-dedans, je tressaille, mais je reprends courage !

Car le drapeau anglais annonce l’arrivée,

Du British Bulldog, combattant éprouvé

Mais brute impatiente, dont la noble ardeur

Obscurcit le jugement, et causera le malheur

Il se jette sur moi, je m’écarte de lui

La foule me conspue : je ne me bats pas, je fuis!

Trois fois, je l’évite : de rage, il est blême

Mais je demeure fidèle à mon stratagème ;

J’esquive, je louvoie, je refuse le combat

Furieux, le Bulldog bave et aboie

Peu m’importe qu’il grogne et me hurle son mépris

J’ai tenu une minute, voici d’autres nervis

Cette obscure clarté qui tombe des projos

Signifie que débarquent plusieurs sacrés barjots

Les frères Blu, Duke Droese, Doink le Clown, Rick Martel

Et soudain, le ring tremble! Un séisme? Non, Mabel!

La montagne faite homme, invincible à ce qu’on dit

Le voilà qui projette l’immense King Kong Bundy

Tel un fétu de paille; et chacun, ébahi,

S’arrête, le regarde, en silence déglutit.

Qui saura arrêter ce titan destructeur?

Un homme, seul, s’avance. Son nom : Lex Luger.

Il empoigne le géant et sous les yeux de la horde

Le bascule par-dessus la troisième corde!

La mêlée reprend, la bataille fait rage

Je me cache dans un coin, laissant passer l’orage

Ô combien d'actions, combien d'exploits célèbres

Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres,

Où chacun, seul témoin des grands coups qu'il donnait,

Ne pouvait discerner où le sort inclinait !

De partout, les corps volent et s’écrasent au sol

Adam Bomb resplendit, mais Crush l’attrape au col

Et d’une puissante poussée, aisément l’élimine

Luger en fait de même avec Henry Godwinn

Les frères Gunn, Montoya, le terrifiant Mantaur

Tous gisent désormais, tombés par-dessus bord

Ne restent plus que quatre hommes, après ce long prologue

Crush, Luger, moi… et le British Bulldog!

Je me prends de respect pour le chien britannique

Il ahane, épuisé, mais rejette la supplique

Du grand Crush, qui propose d’unir leurs efforts

Pour nous agripper et nous jeter dehors

Je n’ai pas, quant à moi, de tels principes moraux

La règle, ici, est claire : c’est chacun pour sa peau!

Je fais signe au colosse et avec vigueur

Nous allions nos forces et sortons Lex Luger!

Le Bulldog s’ébroue et d’un surpassement

Envoie Crush hors du ring; nous soufflons un moment.

Il y a dans nos regards un respect mutuel

Nous serons les héros de la joute annuelle

Nous étions les premiers; qu’il est inusuel

Que nous nous retrouvions dans le dernier duel!

Sous les cris extatiques d’un public hystérique

Qui comprend qu’il assiste à un choc historique

Nous nous précipitons, tels deux clones, l’un sur l’autre

Je le frappe, le harcèle, le martèle, il se vautre

Se relève, toutefois, et me montre les canines

Est-ce un homme? Un démon? Le public s’agglutine

Sur les barrières; à la table j’entends Vince qui vocifère

Je chancelle de fatigue et mon adversaire

Se lance vers moi pour me faire mon affaire

Il m’atteint en pleine tête d’une robuste corde à linge

Je culbute vers ma fin mais, agile tel un singe

Je m’agrippe d’une main à la corde salvatrice

Et d’un pied je touche terre…

Mais l’autre est encore suspendu en l’air!

Le Bulldog l’ignore, il croit en sa victoire

Monte sur le turnbuckle, crie sa joie sans me voir

Me hisser vers le ring où il pense être seul

Le pousser dans le dos… Il se casse la gueule!!!

C’est fini. J’ai vaincu. Je m’étends, suffoquant.

Le combat a cessé, faute de combattants.

 

 

 

 

 

Résumé : L’ouvrage, souvent considéré comme l’un des plus grands chefs d’œuvre de l’histoire de la littérature mondiale et le plus beau roman d’amour jamais écrit, raconte la passion absolue et tragique que voue Lana Karénine, une aristocrate russe, au comte Rusev, un officier bulgare brillant mais frivole.

 

Extrait : Tandis qu'elle parlait, sa beauté prenait une expression nouvelle, toute spirituelle, dont Rusev fut frappé. Il sentait qu'elle s'efforçait de dire une chose, mais qu'elle en souhaitait une autre.

– Si vous m'aimez comme vous le dites, murmura-t-elle, prouvez-le en faisant allégeance au tsar de toutes les Russies.

Le visage de Rusev s'éclaircit.

– Dabrouchka samovar isba matriochka !, s’écria-t-il. Kazatchok vodka troïka balalaïka!

Lana, qui avait depuis le début de la conversation gardé les yeux baissés, se redressa. Elle voulut prononcer quelques mots solennels afin d’accueillir en bonne et due forme l’ardent Bulgare dans la grande nation russe; mais elle ne put que poser sur lui un regard chargé d'amour.

 

 

 

 

 

Résumé : Dix hommes de race noire sont réunis sous le prétexte d’un séminaire dans les bureaux de la WWE. Ils sont mystérieusement assassinés les uns après les autres…

 

Extrait : Le dîner touchait à sa fin.

Les ailes de poulet avaient été excellentes, le coca parfaitement frais. Le maître d’hôtel, Patterson,  s’acquittait admirablement de son service.

Tous les convives étaient de bonne humeur et les langues commençaient à se délier.

Mark Henry, attendri par le délicieux sundae au chocolat, devenait spirituel et pétillant d’ironie ; JTG et Shad Gaspard l’écoutaient avec plaisir, Booker T. bavardait avec D-Lo Brown ; ils s’étaient découvert des amis communs. Papa Shango posait à Kamala des questions très pertinentes sur les jungles d’Afrique. Kamala connaissait ce sujet à fond. Le Rock suivait leur conversation. Une ou deux fois, il leva brusquement les yeux et ses paupières se rétrécirent. De temps à autre, il promenait discrètement son regard autour de la table et étudiait les autres convives, inventant pour chacun une insulte bien sentie.

Soudain, Booker T. s’exclama :

– Whaiddaminute, c’est drôle, ces petites statuettes, hein ?

Au centre de la table ronde, sur un plateau de verre, étaient placées de petites figurines en porcelaine.

– Des nègres, dit le Rock. Comme « la salle des nègres », l’inscription sur la porte de ce réfectoire. Voilà d’où vient l’idée, je suppose. Même si on s'en fout de ce que je suppose! Vous sentez ce que je mijote? Lalalalalalala!

Papa Shango se pencha en avant.

– En effet, c’est amusant. Combien sont-ils ? Dix ?

– Oui… il y en a dix.

David Otunga s’exclama :

– Ils sont comiques. Ce sont les dix négrillons de la chanson du Ku Klux Klan (1).

Ron Simmons, le dos tourné à la cheminée, tirait sur sa courte moustache blanche. Le dîner avait été succulent et il se félicitait d’avoir répondu à l’invitation.

Henry feuilletait les pages du BLACK FLEX MUSCLE POWERLIFTING MAGAZINE posé avec d’autres journaux sur une table près du mur.

Patterson servit à la ronde un café noir fort et brûlant. Comme Naomi.

En somme, tous les invités, après ce copieux et fin repas, étaient heureux de la vie et d’eux-mêmes. Les aiguilles de la pendule marquaient neuf heures vingt. Dans le salon régnait en silence… un silence de confortable béatitude.

Au milieu de ce silence, s’éleva une voix… inattendue… surnaturelle et incisive…

 

Bande de sales nègres. Fermez tous vos gueules !

 

Tous sursautèrent. Chacun regarda autour de soi, observa ses voisins et scruta les murs. Qui donc parlait ?

La Voix poursuivit, haute et claire :

 

Négros ! Je vous accuse des crimes suivants :

Mark Jerrod Henry, vous avez, le 19 août 1999, eu un rapport sexuel avec une femme blanche âgée de 76 ans, Johnny Mae Young, ce qui a résulté en la naissance d’une main métisse.

Ronald « Ron » Simmons et Julius « D-Lo Brown » Connor, vous avez, le 18 novembre 1996, créé une organisation nègre séditieuse, la Nation of Domination, dont le but était de remettre en cause la supériorité de la race blanche.

Charles « Papa Shango » Wright, vous vous êtes rendu coupable du même crime que les précédents; en outre, entre août 1998 et décembre 2000, vous avez commis des actes de proxénétisme aggravé à l’encontre de cent huit femmes, dont trente-quatre Blanches.

James « Kamala » Harris, le 11 octobre 1988, vous avez tué et mangé un missionnaire et deux nonnes britanniques dans le village zoulou de Badumburubara.

Shad Javier Gaspard et Jayson « JTG » Paul, le 7 février 2007, vous avez, lors d’un cambriolage à main armée, abattu le tenancier blanc d’une supérette de South Brooklyn. Vous avez également dérobé le produit de sa caisse, s’élevant à 12 dollars et 28 cents, ainsi que quatre emballages de bonbons Slim Jim.

David Daniel Otunga, le 4 janvier 2011, vous avez de sang-froid envoyé à la chaise électrique le client blanc dont vous aviez la charge d’assurer la défense, Kevin « Nailz » Wacholz, car il vous avait irrité en renversant accidentellement votre thermos de café.

Dwayne « The Rock » Johnson, le 14 novembre 1999, vous avez payé votre co-Nègre Rikishi afin qu'il écrase en voiture le Blanc Stone Cold Steve Austin.

Robert « Booker T. » Huffman, en date du 26 mai 2006, vous vous êtes proclamé « roi », plaçant de fait les hommes blancs William Regal et David Finlay à votre service, contrevenant ainsi à toutes les lois de la nature.

 

Négros, ce soir, vous allez payer pour vos crimes. Et si vous croyez que vous pouvez vous en sortir, sachez que c’est parfaitement illusoire. Vous avez No Chance in Hell de quitter cet immeuble vivants.

 

La Voix se tut.

 

Le silence se fit, total, pendant quelques courts instants qui semblèrent à tous une éternité. Puis Ron Simmons s’éclaircit la gorge et murmura tout bas un seul mot : « Damn. »

 

 

(1)  La ronde des dix gros nègres

 

     Dix gros nègres s’en allèrent dîner.

     L’un d’eux étouffa et il n’en resta plus que

     Neuf.

 

     Neuf gros nègres veillèrent très tard.

     L’un d’eux oublia de se réveiller et il n’en resta plus que

     Huit.

 

     Huit gros nègres voyagèrent dans l’Alabama.

     L’un d’eux voulut y demeurer et il n’en resta plus que

     Sept.

 

     Sept gros nègres cassèrent du bois avec une hachette.

     Un se coupa en deux et il n’en resta plus que

     Six.

 

     Six gros nègres jouèrent avec une ruche.

     Un bourdon piqua l’un d’eux et il n’en resta plus que

     Cinq.

 

     Cinq gros nègres étudièrent le droit.

     L’un d’eux devint avocat et il n’en resta plus que

     Quatre.

 

     Quatre gros nègres s’en allèrent en mer.

     Un hareng saur avala l’un d’eux et il n’en resta plus que

     Trois.

 

     Trois gros nègres se promenèrent au zoo.

     Un gros ours en étouffa un et il n’en resta plus que

     Deux.

 

     Deux gros nègres s’assirent au soleil.

     L’un d’eux fut grillé et il n’en resta plus que

     Un.

 

     Un gros nègre se trouva tout seul.

     Il alla se pendre et il n’en resta plus

     Aucun !

 

 

 

Faites comme les Bella, likez les noces du catch et de la littérature!

 

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