Catch

Big Ryck ou la belle vie

You'll find someone true

Down in the underground

A land serene

A crystal moon

David Bowie, Underground

 

Il est temps d’enfiler son masque et de replonger dans le merveilleux monde de l’underground californien. Oui, c’est vrai, on peut dire que depuis ses débuts, je suis dithyrambique sur la fédération naissante. Mais ne vous méprenez pas, je ne suis pas aveuglé par l’effet de nouveauté. Quand il y aura du moins bon, je le dirai. Pas plus tard que tout de suite.

 

 

Not impressed.

 

Nalyse de Lucha Underground du 19 et du 26 novembre

 

 

Le quatrième épisode débute par un combat féminin. Sexy Star entre la première sur le ring et prend le micro. Sa promo sera en espagnol sous-titré… Bon pourquoi pas, après tout. Mais sur le moment c’est assez déstabilisant. Bref, Chavo va payer pour ce qu’il a fait à Blue Demon, qui pour l’instant dort toujours à l’hôpital, au petit Mascarita et bien sûr pour le coup de chaise qu’il lui a portée à elle quinze jours auparavant. Mais elle va devoir d’abord se débarrasser de la ravissante Ivelisse, avec qui elle est plus en moins en rivalité depuis le premier jour. Ce soir, c’est la première fois que les deux femmes s’affrontent en un contre un. Évidemment, ça nous change de la WWE. Le combat est bon, propre, divertissant et surtout les deux lutteuses disposent du même temps d’exposition que les combats masculins. Sexy Star l’emporte sur celle qui se définit comme la « baddest bitch » de la fédé. Je souhaite que le programme entre ces deux-là se poursuive encore, je suis sûr qu’elles en ont encore pas mal sous la pédale.

 

 

Heu, en fait, pas vraiment. Elle est morte.

 

 

Avec Pentagon Jr et Fenix réunis dans un ring, on a peu de chance de s’ennuyer. Le match qui les oppose ce soir le confirme encore une fois. L’esprit Lucha Libre inonde le combat et c’est un pur régal, bien que bon nombre de spots soient une redite du main event de la semaine dernière. Fenix gagne sur un C-4 depuis le turnbuckle et semble bien parti pour tutoyer les sommets. Pentagon, qui s’était prêté au jeu de la promo en espagnol avant le début du match, rate le coche une deuxième fois.

 

 

En boi oiseau mythologique mexicain, Fénix n’oublie jamais de faire son taï-chi.

 

 

 

Ce soir, ce ne sont pas trois mais bien quatre matches qui sont programmés. Pour introduire le suivant, on a d’abord vu Dario Cueto rencontrer Drago en coulisse. La semaine dernière, il ne l’a pas convaincu. Drago n’a pas perdu, mais n’a pas non plus gagné le triple threat. Cueto n’aime pas perdre son temps. Ce soir, pour être certain qu’il a l’étoffe de Lucha Underground, Drago devra affronter King Cuerno.

 

La vignette diffusée plus tard dans la soirée nous en apprend un peu plus sur le personnage. Il est présenté comme un prédateur, en quête du prochain trophée à accrocher à son mur. La courte vidéo prend fin avec la mention « King Cuerno part chasser ce soir ».

 

Cuerno est le fils d’un célèbre luchador, El Fantasma. Il a d’ailleurs travaillé durant la plus grande partie de sa carrière sous le nom Hijo del Fantasma à la CMLL puis à la AAA depuis 2013. Aux dernières nouvelles, il est toujours le AAA Cruiserweight Champion en titre depuis Triplemania en août dernier. Mais ce soir, sous le masque de son nouveau personnage, c’est une tête de dragon qu’il aimerait exposer dans sa vitrine. Malheureusement pour lui, c’est un échec cuisant. Malgré une bonne domination du chasseur, Drago s’en sort sur un tombé tout en finesse. Le match est encore une fois d’une excellente qualité. Drago a fait preuve d’une remarquable rapidité et a sorti des mouvements de haute voltige pour contrer la puissance du King. Ce gars-là me plait beaucoup avec son look de mythologie japonaise et la feud amorcée entre les deux hommes peut être très amusante.

 

You can’t see me.

 

 

Rappelez-vous, la semaine dernière Mundo avait obtenu un match contre Big Ryck ce soir. Avant le début du main event, Konnan s’inquiète auprès de Puma. Une fois de plus il lui demande de se tenir à distance du contentieux entre Johnny et le Crenshaw Crew. Ce n’est pas son combat et il n’a rien à y gagner. Peu importe qui intervient dans le match.

 

A partir de là, le déroulement du combat n’a que peu d’importance et Puma est dans tous les esprits. Que va-t-il faire ? La réponse survient assez rapidement, après un début d’affrontement qui tournait à l’avantage du Guru of Greatness. Je pensais que le gros Ryck allait faire étalage de toute sa force mais la rapidité d’exécution de Mundo l’a laissé impuissant. Bref, une caméra en coulisse nous montre Cisco et Castro passer Puma à tabac et le laisser gisant au sol. Retour au match, alors que Mundo s’apprête à porter son Starship Pain End of the World. Mais les deux acolytes de Big Ryck interviennent à temps. Puma inconscient en coulisse, le brave Johnny est livré à lui-même face au trio et finira la soirée projeté à travers une table.

 

 

Histoire que tu regrettes pas trop de ne pas participer à TLC.

 

 

Je vous recommande fortement de visionner ce quatrième épisode qui vient parachever les débuts en fanfare de Lucha Underground. Niveau in-ring on a été servis ce soir, avec un niveau très homogène qui a frisé l’excellence. Les personnages principaux sont maintenant bien établis et les storylines, bien que modestes, se développent avec une cohérence qui ferait rougir les scénaristes de Stamford. Il est à noter — et c’était mon interrogation — que les stars en provenance de la AAA s’expriment en espagnol ou pas du tout. Le résultat est assez singulier quand par exemple Sexy Star fait une promo dans sa langue natale puis Ivelisse lui répond en anglais.

 

 

En tout cas le sous-titrage est au top.

 

 

 

Difficile de passer derrière un show d’un tel niveau. L’épisode de la semaine suivante l’a parfaitement illustré.

 

Pour ouvrir la soirée, Mil Muertes affronte Drago. Le premier m’ennuie depuis sa première apparition. Certes, Drago est parvenu à le rendre un peu plus intéressant mais les quatre petites minutes de combat ne suffiront pas à me faire changer d’avis. Chez moi, c’est les bâillements qu’il apporte par milliers. Le combat est observé depuis le haut des gradins par King Cuerno. Il profite de la victoire du prince de la mort pour achever Drago avec son finisher. Bonne nouvelle, la feud continue bel et bien. Mauvaise nouvelle, Mil Muertes est toujours invaincu.

 

 

Ben ouais, faut faire des efforts pour emballer des nanas.

 

 

On le retrouve d’ailleurs en coulisse après le match accompagné par sa nympho de service. Dario Cueto leur tombe dessus par hasard et n’a pas l’air serein. Catrina s’approche et lui murmure que les ténèbres ne peuvent être gardées enfermées pour toujours, désignant la clé qu’il porte autour du cou… Là je dois avouer que je n’ai aucune idée de ce que ça peut vouloir dire. Nous verrons donc en temps voulu.

 

Pendant ce temps-là, Son of Havoc est aux prises avec le petit Mascarita Sagrada. Bon, son premier match m’a amusé mais là, les cabrioles du lilliputien, tout talentueux soit-il, me laissent de marbre. Le match est encore une fois très court et tourne limite au squash, ridiculisant un peu plus Son of Havoc qui n’a pour l’instant pas une victoire au compteur. Durant la rencontre, une mystérieuse femme est apparue dans les gradins, sans que personne ne se préoccupe de son identité.

 

 

Cool, on a retrouvé Jetman.

 

 

On enchaîne avec Sexy Star qui affronte légitimement Chavo après les récents incidents. Malheureusement, de match il n'y en aura quasiment pas, une fois de plus, puisque la luchadora décide rapidement que vengeance sera faite. Elle se saisit d'une chaise mais l'arbitre s'interpose. La donzelle n'est pas de cet avis. Coup de pied dans les noix, ça lui apprendra ! Alors qu'elle va enfin pouvoir régler son compte à cette raclure de Chavo, Pentagon Jr intervient et lui arrache la chaise des mains. De quoi se mêle-t-il celui-là ? Sexy Star est en bien mauvaise posture et s'apprête à recevoir un nouveau chair shot dans la face. Mais c'est Fenix qui se précipite maintenant sur le ring, faisant fuir les deux vilains. Ce crossover de rivalités devrait nous amener à un très bon tag team match la semaine prochaine.

 

 

Tu n’as pas le droit de me frapper, femme. Parce que je suis bien plus faible que toi.

 

 

C'est l'heure du main event. En début de show, Cueto et Konnan s'expliquaient sur les évènements de la semaine précédente. Konnan n'a pas du tout apprécié que les hommes de Cueto s'en prennent à son protégé. Ce soir il propose donc une revanche où tout est permis. Un Boyle Heights Street Fight entre Prince Puma et le boss de la bande, Big Ryck.

 

Les deux autres membres de la Crew sont en ringside et interviennent rapidement. Puma se défend bien mais la supériorité numérique fait son œuvre. Ryck décide alors de prendre une pause et regarde, assis sur une chaise, ses deux hommes de main s’occuper de son adversaire. Mais Puma n’abdique pas et grâce à un double DDT, parvient à reprendre le dessus. Il se saisit d’un Kendo Stick et fait le ménage. Face à face avec l’imposant big man, Puma ne parvient pas à lui porter un coup de bâton et se fait sécher par une énorme clothesline. A partir de là, Puma est à la merci du trio qui a apporté sur le ring poubelles et échelles. Cependant, un homme apparaît sur une plateforme au sommet des gradins. Johnny Mundo arrive à la rescousse en s’élançant dans le ring tel un Yamakasi. Visuellement impressionnant ! Mundo ne fait littéralement qu’une bouchée de la Crew. Il s’empare d’une chaise pour en finir avec Big Ryck mais celui-ci esquive le coup… et c’est Puma qui reçoit l’objet en pleine tête. Mundo est déboussolé et se fait dégager du ring. La Crew projette Puma à travers une table et Big Ryck s’offre la victoire.

 

 

Prince Puma… mon fidèle allié est à terre, vaincu ! Bon, faut que je me retienne de lui coller un Starship Pain là maintenant tout de suite.

 

 

Il y a eu des armes, un peu de sang et des moves impressionnants. Ce Street Fight remplie son contrat. Néanmoins, il ne sauve pas le niveau in-ring famélique de cet épisode. On est clairement redescendus d’un cran voire de deux ou trois car c’est pour moi la moins bonne émission depuis le début. Cela n’atténue pas cependant mon impatience d’assister aux prochains épisodes d’autant que la feud principale tient pour l’instant toutes ses promesses.

 

 

Heu… Icideub ?

 

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