Catch

L’année 2014 en mots: de Wrestlemania à Money in the Bank

There’s always a plan B.

Triple H, Raw, 2 juin

 

Après la période de dingue qu’a été le premier trimestre, on retourne dans les mois suivants à un rythme moins échevelé. Triple H, Orton et Batista ont échoué à Mania face à Bryan ; la blessure du Dragon le soustrait à l’ire des trois anciens, qui du coup reforment Evolution et livrent au Shield une guerre acharnée qui ne prendra fin qu’avec la trahison de Rollins. Pendant ce temps-là, John Cena tente de se dépêtrer des manigances de Bray Wyatt…

 

 

He’s got the whole Cenation in his hands.

 

 

Retour sur l’année 2014 : Deuxième trimestre

 

 

De Wrestlemania à Extreme Rules

 

Le monde du catch n’est pas encore revenu des multiples coups de tonnerre qui se sont produits à Wrestlemania qu’une nouvelle terrible le plonge dans le deuil : le Warrior, tête de gondole de la promotion 2014 au Hall of Fame, auteur d’un discours poignant lors de la cérémonie, lui qu’on avait cru, des lustres durant, à jamais brouillé avec la WWE, apparaît le 7 avril à Raw, pour la première fois depuis une quinzaine d’années… et décède brutalement le lendemain, le 8 avril. Alors qu’en compagnie de son épouse il quittait son hôtel, le guerrier ultime tomba raide, victime d’une crise cardiaque à 54 ans. Un final en forme de coup de théâtre qu’on croirait scripté, tant le timing est « parfait ». La compagnie lui rendra un dernier hommage lors du Raw suivant.

 

 

Rhaaaa, grrrrrrrr, gniiiiiiii, kouik.

 

 

Pendant le deuil, cependant, les affaires continuent. La WWE s’est réveillée après Mania XXX dans un monde nouveau. Un monde, avant tout, où la Streak n’existe plus. Un monde, aussi, où Daniel Bryan est le champion suprême après avoir surmonté tous les obstacles, kayfabe ou non, placés sur son chemin. Le Dragon se souviendra de cette semaine : le 6 avril, il gagne deux matchs à Wrestlemania XXX, dont le main event, pour devenir champion du monde unifié ; le 7, à Raw, il est accueilli par une foule en fusion et défend sa ceinture contre Triple H. Un beatdown infligé avant le combat par Kane, Orton et Batista semble annoncer que le règne de la Chèvre aura été de courte durée mais l’affrontement sera interrompu par le Shield, qui vole à la rescousse du champion et lui sauve la mise. Et le 11 avril, Bryan Danielson épouse Brianna Garcia, plus connue sous le nom de Brie Bella.

 

Bon, comme le karma est une pute, le 21 avril, le bien-aimé champion du peuple apprend la mort de son père. Il se fera un devoir de catcher tout de même à Raw ce soir-là avant d’aller rejoindre sa famille.

 

L’heure est décidément à l’émotion. La fin de la Streak suscite un flux ininterrompu de débats enflammés dans toute l’IWC, dont il ressort que chaque fan de catch est brusquement devenu adulte. Comme quand, enfant, on a découvert le concept de mort (et l’inexistence du père Noël), on vient de se rendre compte que rien dans ce monde n’est immuable, pas même les plus grandes certitudes. Tout est possible, à présent que le Taker a perdu à Mania. Cena peut turner, Shane peut revenir, Sting peut débarquer, nous ne savons plus que croire, que penser, que redouter. Non, pardon, nous savons que redouter : Brrrrrrock Lesnar. La Bête a abattu le plus grand monument jamais érigé dans le catch… et ne semble pas rassasiée. Dès le Raw du 7 avril, Paul Heyman vient célébrer le triomphe de son client avec sa modestie coutumière, répétant à peu près deux cents fois de suite « Brrrrrock Lesnar has conquered the Undertaker’s undefeated Streak » et se proclamant, en l’une de ces formules miraculeuses dont il a le secret, qu’il est « the one behind the one in twenty-one to one ». L’aura du monstre est encore rehaussée quand on apprend que l’Undertaker a dû être brièvement hospitalisé après leur match. Lesnar a non seulement vaincu la légende mais aussi détruit l’homme. Brrr. D’ailleurs, on n’a toujours pas revu le Taker depuis, même s’il n’a jamais annoncé une retraite qui, pour de nombreux observateurs, coule désormais de source. Fin décembre, dans une interview accordée à Steve Austin pour son podcast, Vince McMahon déclarera avoir pris seul la décision de mettre fin à la Streak, estimant que rien ne doit être éternel en matière de catch et que de tout le roster, seul Lesnar possédait l’aura nécessaire pour accomplir cet exploit.

 

Quoi qu’il en soit, la Bête se tourne à présent vers le titre WWE, annonce Heyman. Mais Extreme Rules, le prochain ppv, n’est pas suffisamment prestigieux pour être la prochaine étape de l’épopée du gorille albinos, qui disparaît des écrans pendant un certain temps.

 

Les semaines suivant Mania voient l’Autorité panser ses plaies et se remettre en ordre de bataille. Déçu par les défaites concédées sur le Grandest Stage, le couple McMahon-Helmsley mobilise ses troupes. Stephanie veut revoir le Kane destructeur de sa grande époque, pas le directeur des opérations : le démon s’exécute, remet son masque et obtient en contrepartie un Title Shot à Extreme Rules contre son ancien camarade de tag team Bryan, qu’il se met à harceler et à Tombstoner; en quelques séquences qui rappellent sa vieille feud contre Ryder, Kane poursuit Bryan et sa femme à la ville comme à l’écran, Brie Bella… Autant dire que la première feud post-couronnement du champion ne sera pas inoubliable.

 

 HHH, de son côté, reforme officiellement Evolution pour faire face à ce Shield décidément trop envahissant. L’affrontement entre deux des plus grandes stables de l’histoire de la WWE est acté pour le ppv.

 

Wyatt, lui, n’en a pas fini avec Cena. Malgré sa déconvenue à Mania, le gourou est persuadé de plus que jamais tenir le monde entier entre les mains, et le public commence réellement à adhérer, sans doute en partie par hostilité envers cet inaltérable Marine qui refuse obstinément d’évoluer. Wyatt décide, en bon gourou, de mettre la main sur la Cenation, ce qui nous vaut un moment marquant lors du Raw du 28 avril, quand un chœur d’enfants tout de noir vêtus entonne le themesong du fou du bayou avant de se parer de masques de mouton, sous le regard ahuri d’un Cena qui prend conscience que même sa cible démographique favorite est en passe de se détourner de lui… A Extreme Rules, un Cage Match devra solder tout cela. Parce que la cage empêchera Harper et Rowan d’entrer, évidemment!

 

Derrière Bryan et Lesnar, le troisième grand vainqueur de Mania est Cesaro, lui qui a remporté la bataille royale à trente après avoir mis fin d’un Giant Swing à son association avec Jack Swagger. Le Superman Suisse semble parti pour un push stratosphérique. Le lendemain du Grandaddy, à Raw, Hogan en personne lui remet le trophée André le Géant. Le face turn paraît acté mais, curieusement, Cesaro déclare alors qu’il change de manager, passant de Zeb Colter à… Paul Heyman! Grosse surprise. On attendait le Suisse en solo ou, en tout cas, en face ; le voici dans un rôle de Lesnar par procuration. Swagger, toujours heel, ne cesse de le harceler, mais comme Cesaro est à présent associé à Heyman, son image est brouillée. Il tente sa chance dans un tournoi visant à désigner le premier prétendant au titre Intercontinental, mais une intervention de Swagger dans le match qui l’oppose à RVD aboutit à la proclamation d’un Triple Threat Cesaro-Swagger-RVD à Extreme Rules. Le tournoi est remporté par un homme qu’on n’attendait plus à pareille fête : Bad News Barrett, dont le gimmick a fini par prendre et qui part donc à l’assaut du champion Big E.

 

Le Raw du 7 avril, décidément riche en grands moments, a également été marqué par la fin du règne historique d’AJ Lee. La championne, venue se la péter à raison pour avoir survécu à un Title Match à quatorze, reçoit les félicitations de son homologue de NXT, la jeune et bien pâle Paige. Sans aucune raison, AJ lui offre un Title Match immédiat, qu’elle perd! Au bout de 295 jours, le règne le plus long de l’histoire du catch féminin moderne a donc pris fin sans le moindre build. L’explication de ce brusque tournant des événements est à chercher en coulisse : AJ a demandé et obtenu un congé en vue de préparer son mariage avec CM Punk, qui n’a plus été vu à la WWE depuis le Rumble mais que la direction rêve toujours de ramener au bercail. Ce n’était donc pas le moment de l’irriter en refusant à sa fiancée quelques semaines de vacances en prévision de leur union… En attendant le retour de la geekette, Paige, dont le gimmick n’est pas vraiment clair, devra faire face à Extreme Rules l’ancienne gardienne du corps d’AJ, Tamina, qui remporte à Main Event une bataille royale désignant la prochaine candidate.

 

Quiz : qui était le dernier catcheur à avoir gagné un titre le jour de sa première apparition dans le roster principal ?

 

 

Lors de ce même Raw un autre rookie fait parler de lui. Alexander Rusev, déjà vu au Rumble, revient, accompagne d’une sublime créature venue du froid, pour tuer le pauvre Zack Ryder. Quelques squashs plus tard, le « Super Athlete » obtient un premier combat en ppv qui annonce la couleur : à Extreme Rules, il fera face dans un Handicap Match au duo R-Truth – Xavier Woods.

 

Enfin, comment oublier dans le buildup d’Extreme Rules la feud la plus gnah de l’année? Plusieurs affrontements de lowcard entre les Matadores et les 3MB se sont focalisés sur les nains, si bien que le préshow sera un historique TLC, pardon WeeLC, entre Hornswoggle et Tororigolo!

 

Et cet improbable affrontement sera l’un des highlights de l’année! Les deux nains s’en donnent à cœur joie avec leur mini-chaises, tables et échelles, sous les encouragements de leurs potes jobbers respectifs. Le taureau l’emporte, rappelant au passage qu’il est « pound for pound » (c’est-à-dire à poids égal) l’un des meilleurs catcheurs du monde, tout simplement.

 

Le reste de la card confirme qu’un vent de changement souffle sur la compagnie depuis Mania. Cesaro, avec son aura de tweener, gagne le Triple Threat contre RVD et Swagger. Rusev démarre fort en squashant Truth et Woods en deux minutes. Barrett confirme son grand retour en dépossédant Big E. de sa ceinture intercontinentale, mettant fin à un règne de 167 jours, le plus long depuis celui de Cody Rhodes en 2011-2012, mine de rien. Survient un candidat sérieux au match de l’année : le Shield vient brillamment à bout de l’Evolution reformée, après vingt minutes furieuses. Plus que jamais, la stable en noir s’impose comme le trio le plus efficace depuis des lustres.

 

La jeune garde au pouvoir, c’est plus que jamais le mot d’ordre du ppv, comprend-on quand Bray Wyatt vainc Cena dans leur Steel Cage Match grâce à l’intervention… non pas d’Harper et Rowan, qui échouent évidemment à mettre le Marine HS, mais d’un gamin d’une dizaine d’années qui bloque la sortie de la cage au « leader de la Cenation » et lui chante d’une voix distordue par quelque brouilleur « He’s got the whole world in his hands ». Moment ridicule pour les uns, génial pour les autres : face à l’incarnation de sa fanbase qui se détourne de lui, le héros tressaille, doute et perd comme une grosse deurm! Toujours sur le thème du changement de la garde, Paige (21 ans) survit à sa première défense de titre en ppv en faisant abandonner Tamina. Et évidemment, Bryan vient à bout de Kane dans un match sans règles (mais avec un chariot élévateur) pour bien lancer un règne qu’on imagine alors bien long…

 

 

Oups Daniel… On n’a pas encore versé l’eau dans la piscine !

 

 

 

D’Extreme Rules à Payback

 

Le renouvellement se confirme le lendemain, avec l’arrivée en fanfare d’Adam Rose, que plusieurs vignettes diffusées les semaines précédentes avaient présenté comme une sorte de roi de la nuit complètement foncedé. Gimmick qu’il embrasse sans souci en venant, en compagnie d’un entourage hétéroclite tout droit sorti d’un trip sous LSD, demander à Swagger et Colter de ne pas être des citrons mais plutôt des « rosebuds » (terme qui signifie en anglais « bouton de rose » mais aussi… plug anal; prometteur).

 

Renouvellement toujours dans la US Title Picture. Ambrose, qui porte le titre sans trop le défendre depuis 351 jours (plus long règne depuis Rick Rude à la WCW au début des années 1990), est forcé par Triple H, enragé après la défaite du Shield contre Evolution, à défendre son bien dans une bataille royale à vingt. Malgré une résistance acharnée du Lunatic (que ses camarades du Shield ne songent pas à un instant à aller aider), il finit par succomber à un Brogue Kick de Sheamus, au grand déplaisir d’un public qui a pris fait et cause pour les hommes en noir (et qui fait également valoir son mécontentement quand Ziggler est éliminé par… Santino). La foule aura la possibilité de soutenir de nouveau les rebelles à Payback, puisqu’une revanche contre Evolution est bookée, avec une stipulation No Holds Barred et Elimination Match, on en salive d’avance.

 

Autre revanche décidée au cours de cette période, celle de Cena face à Wyatt, qui décide de clore leur feud par un Last Man Standing. Si vous avez cru que les « mind games » du gourou allaient avoir un quelconque effet sur le granitique Cena, vous en êtes pour vos frais. Le héros des enfants n’est guère ébranlé par le spectacle de tous ces mioches qui soutiennent son adversaire, et revient à son insupportable business as usual (I’m gonna kick your ass et tes petits copains sentent pas bon).

 

La grande tragédie, c’est l’annonce surprise par Bryan, le 12 mai, qu’il doit subir une intervention chirurgicale au cou — blessure attribuée en kayfabe aux tombstones infligés par Kane. Le champion sera incapable de catcher pendant une durée non spécifiée. La gestion du statut de son titre sera pour le moins curieuse. Blessé pour une longue durée, un champion, surtout face, doit normalement rendre sa ceinture vacante; mais Bryan s’y refuse, et Stephanie McMahon, au nom de l’Autorité, va tout faire pour le forcer à renoncer à son bien. Difficile, ici, de prendre parti pour le dragon. T’es blessé pour des mois, tu ne vas quand même pas prendre le titre en otage et le garder loin de la WWE pendant un laps de temps infini! (Oui, ça se passe avant la fin de l’année, quand Lesnar disparaîtra longuement, ceinture en poche…). Le 26 mai, Steph convoque Bryan dans le ring et lui met un marché entre les mains : s’il n’abandonne pas son titre à Payback, son épouse Brie sera virée.

 

 

Et pour montrer qu’elle déconne pas, l’Autorité vire Maddox ! Ouais, le mec dont personne ne savait qu’il avait encore un contrat.

 

 

Quand le ppv arrive, le 1er juin, Brie détruit le deal en démissionnant d’elle-même, prélude à une étrange feud qui l’opposera à la Billion Dollar Princess. Le titre est toujours sur Bryan, mais combien de temps peut-il le conserver s’il est hors d’état de combattre?

 

Le reste répète assez largement Extreme Rules. Comme un mois plus tôt, le Torito bat Horny en pré-show, cette fois dans un Mask vs Hair qui aboutit à un rasage forcé de la tête du Leperchaun. Si on avait favorablement accueilli leur précédent affrontement, on commence à en avoir un peu marre…

 

 

Ah putain, depuis le temps que je rêvais d’intégrer la Straight Edge Society !

 

 

 Sheamus défend avec succès son titre US face à Cesaro, qui peut commencer à se demander ce que lui apporte son association avec Heyman, lequel passe bien plus de temps à parler des exploits de Lesnar que de ceux du King of Swing. Barrett et Paige, eux aussi champions depuis peu, gardent leurs breloques respectives face à RVD et Alicia Fox. Les Uso, champions par équipes, servent de force d’appoint à John Cena face à Wyatt, et ne défendent donc pas leurs ceintures. Leur aide sera précieuse pour neutraliser Harper et Rowan, et Cena se débarrasse définitivement du dévoreur des mondes en l’immobilisant pour le compte sous un nombre impressionnant de meubles divers. Rybaxel battent les Rhodes, dans l’indifférence générale. Rusev poursuit sa marche en avant en infligeant à Big E. sa première défaite par abandon. Le PPV voit également le premier match dominical de Bo Dallas depuis le Rumble 2013 : revenu avec un drôle de gimmick de motivateur, le frangin replet de Bray Wyatt réussit on ne sait comment à vaincre Kofi Kingston, qu’il relève après le combat, le félicitant pour avoir tout donné et lui assurant qu’il doit Bo-Lieve en lui-même. Début d’un run de midcard plutôt réussi qui durera quelques mois.

 

Enfin, le main event est, comme toujours quand le Shield est concerné, un morceau de bravoure qui se conclut par une défaite cinglante d’Evolution, balayée trois à zéro : Rollins élimine Batista, puis Ambrose pinne Orton avant que Reigns ne démantibule Triple H.

 

 

Le dernier salut commun du Shield avant la reformation dans vingt-cinq ans.

 

 

 

De Payback à Money in the Bank

 

La saga autour du titre de Bryan prend fin le 9 juin. L’Autorité en a assez de cette comédie, et lui retire son titre (et il est difficile de l’en blâmer : avoir un titre de champion du monde en circulation est effectivement best for business). Il est décidé que la ceinture sera suspendue au-dessus du ring à Money in the Bank, qui sera donc le théâtre de deux Ladder Matchs : un pour le titre, un autre pour la mallette. Le buildup de ces deux combats majeurs sera au cœur de cette période, mais le moment le plus notable survient le 2 juin, au lendemain de Payback.

 

Batista en a assez de jouer les bons petits soldats. Voilà deux ppv qu’avec ses anciens comparses d’Evolution, il prend des raclées contre le Shield. Or en gagnant le Rumble, il s’était garanti, lui semblait-il, un match de championnat en un contre un à Mania. Mais ce combat avait été transformé en Triple Threat, c’est pas juste, du coup l’Animal réclame un Title Match en solo. HHH refuse, Batista l’envoie chier et quitte la WWE (en réalité, y a la promo des Gardiens de la Galaxie à aller assurer). L’Autorité semble terriblement affaiblie, puisqu’il ne reste à Triple H qu’un seul allié, Orton, qui lui-même rappelle de temps en temps qu’il n’a pas eu son rematch après avoir perdu le titre à Mania… Mais reformer Evolution pour détruire le Shield n’était que le plan A, et il y a toujours un plan B. C’est ce que le Cerebral Assassin annonce aux trois hommes en noir réunis dans le ring en ce 2 juin, une seconde avant que Seth Rollins détruise littéralement ses deux comparses à coups de chaise!

 

 

Ils voulaient toujours être collés à la fenêtre quand on prenait l’hélico.

 

 

L’Architecte, l’homme qui avait toujours réussi à consolider le Shield quand des failles sont apparues dans la cuirasse, devient, selon la formule inventée par notre rédacteur Rapha-Hell, l’archi-traître. Et rejoint un Triplache plus machiavélique que jamais. Les semaines suivantes verront Ambrose chercher vengeance à tout prix tandis que, assez curieusement, Reigns se dirigera vers une carrière solo bien éloignée de ses deux anciens comparses.

 

À côté d’un tel séisme, le reste fait pâle figure. Le plus important, c’est la charrette de renvois annoncée le 12 juin : tout un tas de jobbers quittent la compagnie. Il y a là Drew McIntyre, Jinder Mahal, Brodus Clay, Curt Hawkins, Camacho, Yoshi Tatsu, JTG, l’incomparable Aksana et… son ancien soupirant, le playa Teddy Long. Adios amigos, on ne vous oubliera pas (en faisant la liste des nominés à la Ceinture de Plomb).

 

Cody Rhodes se met à douter de sa capacité à aider réellement son frère et lui offre plusieurs camarades (Sin Cara, R-Truth, Kofi Kingston) qui ne suffisent pas à permettre à Goldie de vaincre les terribles Rybaxel. Cody comprend enfin que Goldust ne sera jamais aussi fort qu’allié à un être tel que lui-même et se mue le 16 juin en… Stardust, une version déjantée, clownesque et très fun de son aîné. Les Rhodes claquent alors quelques vignettes bien barrées où ils apparaissent en quête d’une mystérieuse clé cosmique…

 

 

Bonjour et bienvenue à mon émission, je vous ai préparé un Gromming Tips pas piqué des vers!

 

 

Le 29 juin, Money in the Bank propose un menu particulièrement appétissant. Le projet de l’Autorité est clair : on place le catcheur alpha, Randy Orton, dans le match pour le titre, tandis que le numéro deux, Seth Rollins, ira conquérir la mallette. Le reste est secondaire, alors évacuons le rapidement. Les Uso gardent leurs ceintures après un excellent match contre Harper et Rowan. Paige écarte une nouvelle concurrente en la personne de Naomi. Adam Rose, pour son premier match en ppv, bat Damien Sandow qui, un an après avoir remporté la mallette dans ce même ppv, s’est mué en jobber imitateur de stars (gimmick lancé à Raw le 28 avril quand il s’est déguisé en Magneto pour narguer Hugh Jackman, guest host d’un soir). Sandow apparaît à ce stade comme un candidat sérieux à la ceinture de plomb, mais comme on le verra, l’homme a de la ressource… Rusev, à présent booké comme un super-patriote russe, remet une cartouche à Big E., qui a voulu défendre l’honneur de la bannière étoilée — ce ne sera pas le premier héros américain à subir l’Accolade. Les frères Rhodes, dans leur gimmick déjanté, battent le duo de Plomb Ryback – Curtis Axel. Ah oui, et Layla bat Summer Rae dans un match arbitré par l’objet commun de leur passion, Fandango.

 

Le match pour la mallette met en présence, outre le grand favori Seth Rollins, son grand ennemi Dean Ambrose, mais aussi Ziggler, Kingston, RVD et Jack Swagger, venus faire le nombre. Une intervention de Kane (dont le déclenchement des feux d’artifice aux quatre coins du ring manque de tuer Zeb Colter, mal placé) offre comme attendu la victoire au décoloré du Shield.

 

 

– Non mais si tu veux, Seth, je monte te la chercher moi-même.

Tu vois Kane, je commence à me demander si t’as bien capté le principe du Money in the Bank Ladder Match, en fait.

 

 

En main event, Orton aura fort à faire puisque se sont qualifiés pour le match Cena, Reigns (vainqueur pour la peine d’une bataille royale où il avait forcé Vickie Guerrero à l’incorporer, ce qui a valu à la GM de Smackdown un licenciement lors du go-home Raw à la suite d’un combat dans la boue contre Steph,  au revoir et merci pour tout Mamacita!), Del Rio, le champion US Sheamus, Bray Wyatt désormais déterminé à régner sur la WWE, Cesaro, toujours accompagné d’Heyman, et Kane, venu servir les intérêts de RKO.

 

Résultat : Cenawinslol.

 

567ème titre de champion pour le Marine, hourra! Ce premier semestre s’achève donc avec le tableau d’honneur suivant : Cena est champion WWEWHC, Barrett (blessé par l’inévitable Swagger peu avant le ppv, auquel il aurait d’ailleurs dû participer dans le match pour la mallette) est champion IC, Sheamus champion US, les Usos champions tag team, Paige championne des Divas. Le Shield est démantelé, Bryan est out, CM Punk est porté disparu, Rusev monte en puissance, et l’ombre du retour de l’homme qui a conquis la Streak plane alors qu’on se prépare à lancer la road to Summerslam…

 

 

Ca compte double non ?

 

 

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