Catch

CDC Awards 2014: meilleur moment

Je me souviens d'un instant merveilleux…

Alexandre Pouchkine

 

On a été assez négatifs ces derniers temps, avec la mise en route du WTF Award et le papier retraçant la période maudite qu’aura été 2014 pour la WWE. Entamons donc la nouvelle année de la meilleure des façons en nous rappelant des meilleurs moments de l’année écoulée !

 

 

Spoiler : sur les dix-sept moments listés, quatre se passent à Mania. Mais celui-ci n’y est pas car il était hors concours.

 

 

CDC Awards : meilleur moment

 

 

Comme je suis un gros flemmard, je recolle ici telle quelle la définition de ce que nous considérerons comme un « moment » éligible à ce vote que j’avais rédigée l’année dernière.

 

Un « moment ». C’est quoi un moment ?

 

Une flagrance fugace d’effluve évanescente ? Ce clin d’œil entre la naissance et la mort qui s’appelle la vie ? Un bref intervalle de temps, nous dit le dictionnaire.

 

Quant à nous, nous nous en tenons au principe suivant : un moment, pour être inclus dans notre sélection des meilleurs de l’année, doit être « Youtubisable » (comprendre : pas une sensation générale du genre « la renaissance de la division par équipes » mais une séquence datée et précise) et nous avoir apporté une grande satisfaction ou nous avoir surpris en bien. Il y a dans la liste que nous avons finalement élaborée des « mark out moments » comme on dit, mais aussi des segments qui nous ont simplement remplis d’une joie pure, enfantine, un peu niaise même. Vous retrouverez donc dans ce best of de 2014 des victoires héroïques, des promos d’anthologie, des visuels impressionnants, des évolutions de storyline salutaires, et ainsi de suite. Vous avez sans doute vos propres moments préférés, alors n’hésitez pas à nous en faire part en comms !

 

(à la relecture, je vois que ça ne colle pas exactement au moment qui remporte l’Award cette année, mais more on that later comme on dit au pays de Michael Cole).

 

 

Merci pour ce moment.

 

 

Histoire de rappeler un peu à quoi ça ressemble, un moment, voici le top 5 des années passées. Je vous engage par ailleurs à aller voir les posts que nous avons consacrés aux meilleurs moments lors des années précédentes (cliquez sur les années ci-dessous), car ils sont truffés de liens youtube qui vous feront revivre ces moments magiques. Bien entendu, le même procédé est à l’œuvre ici : non seulement nous listons les moments et en décrivons la substantifique moëlle, mais en plus nous vous en donnons le lien, elle est pas belle la vie ?

 

 

 

Top 5 des années précédentes

 

2013

1. La fausse retraite de Mark Henry, Raw, 17 juin, 38 points sur 60 possibles

2. Daniel Bryan devient champion WWE à Summerslam, 31 points

3. Cash-in de Dolph Ziggler, Raw, 8 avril, 25 points

4. Réintégration des Rhodes après leur victoire sur le Shield, Battleground, 12 points

5. Promo d’AJ sur les Total Divas, Raw, 26 août, 10 points

 

2012

1. Le retour de Brock Lesnar, 28 points sur 60 possibles

2. Le retour de Chris Jericho, 27 points

3. Kane chez le psy, 21 points

4. Le triomphe des "Yes !" au lendemain de Wrestlemania, 17 points

5. CM Punk attaque le Rock et rejoint le côté obscur, 15 points

 

2011

1. CM Punk gagne à Money in the Bank et s’enfuit avec le titre WWE, 18 points

2. La promo shoot de CM Punk, 16

3. L’annonce de la retraite d’Edge et sa célébration, 13

4. Christian devient champion du monde poids lourds, 10

5. Le retour du Rock, 7

 

2010

1. L'invasion du Nexus, 21 points

2. Le discours de départ de HBK, 15

3.ex. Evil Miz Girl, 5

3.ex. Le retour de Daniel Bryan à Summerslam, 5

3.ex. Les faux adieux de Cena, 5

 

2009

1.ex. Jericho déguisé en fan attaque Mysterio, 9 points

1.ex. Orton DDT et embrasse Stephanie, 9

3. CM Punk arrive déguisé en Jeff Hardy, 8

4.ex. Edge entre dans l’Elimination Chamber de Raw, 7

4.ex. Chris Jericho démasque Rey Mysterio à Extreme Rules, 7

 

 

C’est comme ça qu’il faut faire, Daniel, sinon personne ne te croira.

 

 

Avant de passer au classement 2014, une précision : les votes étaient clos avant le dernier Raw de l’année, qui aurait pu être représenté ici pour un ou deux segments…

 

Bien compris Mark, merci.

 

 

Classement 2014

 

16. Cesaro remporte la Andre the Giant Memorial Battle Royale (Wrestlemania, 6 avril);

Vickie Guerrero rend hommage à Eddie au moment de quitter la WWE (Raw, 23 juin), 1 point sur 60 possibles

 

Il FAUT cliquer sur le lien ci-dessus pour revoir la victoire de Cesaro. Pour voir une démonstration de force du vainqueur, pour apprécier un nouveau spot incroyable de Kofi Kingston, Mister Battle Royale par excellence, et pour entendre la pop tonitruante qui a accompagné la victoire du Suisse en une séquence qui adressait un joli clin d’œil au fameux Bodyslam infligé à Wrestlemania III par Hulk Hogan à André le Géant, figure tutélaire de ce match. A ce moment-là, nous étions nombreux à croire que le roi du swing, l’un des grands chouchous de l’IWC, allait connaître une année météorique. La suite, hélas, ne fut pas du même tonneau…

 

De suite, il n’y eut pas pour Vickie Guerrero après le Raw du 23 juin, en tout cas pas à la WWE. Après une décennie à arpenter les rings dans des rôles divers, celle qui par le passé fut le plus grand aimant à heat de la fédération est partie sur un ultime coup d’éclat, dans son style si caractéristique. Couverte de boue à l’issue de son match contre Stephanie McMahon, elle aussi précipitée dans la cuve à purin, la Mamacita recula vers le Titantron, souriante, et effectua, alors que résonnait le thème d’entrée de son défunt mari, le taunt favori de ce dernier. Belle et sincère émotion, et adieu touchant d’une très grande dame du catch, dont nous vous recommandons chaudement de lire ou relire la bio détaillée par McOcee.

 

 

Aux grandes femmes, la patrie reconnaissante.

 

 

 

14. La promo actant le heel turn de Batista (Smackdown, 28 février);

La célébration de Daniel Bryan le lendemain de Wrestlemania (Raw, 7 avril), 2 points

 

Deux promos à l’opposé l’une de l’autre, chacune incarnant un type de discours très particulier. D’abord, le 28 février, ce heel turn classique mais parfaitement effectué de la part de Batista, qui constitue un soulagement énorme pour tous ceux qui redoutaient de voir la WWE s’entêter à vendre comme un top face un type haï par toutes les salles. Revenant à l’excellente période de sa fin de premier règne, en 2010, quand il avait campé un heel extrêmement naturel, l’Animal cracha une promo de surhomme ulcéré de ne pas être adoré par les sous-êtres que nous sommes. Rageant contre les petits gabarits favoris de la foule, au premier rang desquels Bryan, il assuma publiquement tout ce qu’on pensait de lui : voilà un colosse qui ne vaut que par sa force brute, qui est revenu pour le pognon et se fout éperdument de notre opinion. Il est dans la place, il va gagner à Mania… DEAL WITH IT — annonce pleine de panache de son passage du mauvais côté de la force, qu’il n’aurait jamais dû quitter. Batista est très sous-estimé au micro : s’il est vrai qu’en tant que face, il a du mal à sortir d’un registre de balaise intimidant sympa mais que faut pas trop faire chier, en heel il s’en donne à cœur joie, et pour le coup on regrette son départ, survenu une fois de plus, comme en 2010, en tant que heel restant sur une série de défaites cuisantes.

 

Ensuite, au lendemain de son triomphe de Mania, Daniel Bryan vient dérouler la partition du face qui remercie les fans de son soutien, et obtient une échange une colossale vague d’amour et de respect exprimée par les cris YOU DESERVE IT qui refusent de s’éteindre. Un très beau moment de communion et de célébration entre le champion du peuple et ses innombrables fans.

 

 

Vous êtes venus communier?

Non connard, on est venus lancer le moment classé douzième.

 

 

 

13. La réaction du public lors de l’entrée de Rey Mysterio puis du face à face Reigns-Batista au Royal Rumble, 3 points

 

Alors là, cliquez sur ce lien, je vous en conjure : voici une vidéo réalisée par l’indispensable Botchamania qui met en évidence cette soirée extraordinaire, quand le public, furieux de ne pas voir Bryan dans le Rumble, et donc plus que soupçonneux de ne pas le voir dans le main event de Mania deux mois plus tard, conspue copieusement le pauvre Rey Mysterio, entré en dernier, puis prend fait et cause pour le méchant Reigns contre le gentil Batista. Devant un rejet aussi total de ses projets, Vince n’aura d’autre choix que d’obtempérer et de se rendre à la vox populi. Certains en veulent encore aux spectateurs du soir d’avoir hué un Mysterio qui n’avait rien fait de mal, mais la Big Picture est claire : NOUS avons fait plier la fédération à nos désirs, et ça n’arrive pas tous les jours…

 

 

Et tant pis pour les victimes collatérales.

 

 

 

12. Le Shield sauve Daniel Bryan (Raw, 7 avril), 4 points

 

Ce même soir, les méchants sont bien décidés à en finir avec cette chèvre insaisissable qui les a fait tourner en bourrique plus souvent qu’à leur tour mais… Sierra Echo Lima etc, le Shield, avec ses masques bien badass, est dans la place, pour un superbe moment de solidarité entre faces et qui rend enfin… justice au gimmick des Hounds of Justice. La confrontation annonce les grands matchs Shield-Evolution malgré une tentative désespérée de médiation de la part de Triple H. Les gentils prennent facilement l’ascendant, sous les This is Awesome et Yes Yes Yes d’un public qui n’en peut plus d’exulter. Bryan exécute le patron et les quatre héros communient dans le ring tandis que HHH, Orton, Batista et Kane pansent leurs plaies au sol, que demander de plus?

 

 

Chef, chef, c’est maintenant que je leur fous des coups de chaise?

 

 

Ta gueule Seth, tu vas te faire griller! Et attends, c’est pas pour maintenant, on a déjà assuré un classement dans l’Award du moment de l’année, tu trahiras plus tard et ça sera classé quatrième!

 

 

 

10. La dernière promo de l’Ultimate Warrior (Raw, 7 avril);

Seth Rollins envoie la tête de Dean Ambrose dans les parpaings (Raw, 18 août), 5 points

 

Décidément, ce Raw post-Mania aura été épique puisqu’on y retrouve le moment qui, a posteriori, apparaît comme le plus tragique de l’année. Pour la première fois depuis des lustres, la musique du Warrior retentit à Raw et le guerrier lui-même, frais émoulu membre du Hall of Fame, vient livrer une promo qui résonne étrangement comme sa propre eulogie… Quand on regarde cette promo, peut-on ne pas penser que cet homme (et quel homme) sera mort vingt-quatre heures plus tard? Every man's heart one day beats its final beat. His lungs breathe a final breath. And if what that man did in his life makes the blood pulse through the body of others and makes them bleed deeper and something larger than life then his essence, his spirit, will be immortalized.

 

Autre séquence mortelle, l’assassinat de Dean Ambrose par Seth Rollins, d’un Curb Stomp dans les parpaings, sans doute le moment le plus hardcore de 2014, et on a tenu à le saluer, petits sadiques friands d’ultra-violence que nous sommes!

 

 

Et bien le bonjour au Warrior, hein!

 

 

 

8. Occupy Raw (Raw, 10 mars); Le début de Wrestlemania avec Hulk Hogan, Steve Austin et le Rock, 10 points

 

Après Elimination Chamber, Daniel Bryan n’est toujours pas prévu sur la carte de Wrestlemania, et surtout pas dans le main event, qui doit toujours être Orton-Batista. Mais le barbu, et ses millions de fans, ne l’entendent pas de cette oreille, et occupent Raw comme d’autres militants occupent Wall Street, avec la même exigence : la justice! L’écoute des désirs des masses par le pouvoir! Et ce projet va être magnifiquement mis en œuvre quand des dizaines de fans rejoignent Bryan dans le ring lorsqu’il exige d’obtenir un match contre HHH à Mania — exigence qui sera satisfaite, et même mieux que cela…

 

Mais si certains aiment voir le peuple écrire l’Histoire, d’autres apprécient quand c’est le pouvoir qui le fait. Le segment d’ouverture de Mania, où pour la première fois Hogan, Austin et le Rock furent réunis dans le même ring, fut du fan service total en provenance de la Tour Noire de Stamford. Et si l’on est fan de ces grands moments de légende voulus comme tels, on appréciera. Ouais, matez la vidéo mise en lien et dites-nous en comms ce que vous en pensez.

 

 

– Et une binouze pour Ze Great One!

Deux binouzes cause Stone Cold said so!

– Et un p’tit Viagra pour Hulky, hop.

 

 

 

7. Brock Lesnar atomise John Cena (Summerslam), 12 points

 

On s’attendait à tout de ce match entre la Bête qui venait de mettre fin à la Streak et l’inamovible Champion. À tout sauf à ça : un énorme squash d’un gros quart d’heure, où Cena n’exista pas. Lesnar l’a proprement massacré de ses souplesses allemandes (seize au total), s’est relevé « à la Taker » et en rigolant d’un AA et quand il en a eu marre de jouer avec cette poupée de chiffon, lui a collé un dernier F5 pour le tombé. Tous ceux qui souffrent depuis des années de voir le Marine repousser chaque nouvelle menace ont alors ressenti un énorme coup de Schandenfreude, et on adore ça en ces lieux!

 

 

– Hustle… Loyalty… Respect…

– BLOOD URINE AND VOMIT!

Mazette, je sens que je vais perdre ce concours d’éloquence.

 

 

 

6. La chorale de la Braynation (Raw, 28 avril), 13 points

 

Nous sommes lors du go-home Raw d’Extreme Rules et la feud entre Cena et Wyatt va soudain prendre un tournant sidérant. Fidèle à sa promesse de renverser le monde, le gourou fait apparaître une centaine de gosses qui coupent le Marine au milieu d’une promo peu inspirée pour chanter, en chœur et en noir, « He’s got the whole world in his hands ». Le taré prend alors la tête d’une procession scandant « He’s got the whole Cenation in his hands » à son adversaire, proprement effondré. Les enfants, cœur de cible de toujours du Champ, lui sont ôtés en un tour de passe-passe original, couillu et franchement réussi. Le match du dimanche suivant sera plutôt grotesque mais quand même, cette séquence-là, on ne l’oubliera pas, qu’il s’agisse du visuel (tous ces gosses en longues robes noires et finalement en masques de mouton) ou de cet entêtant refrain…

 

 

Avec cette idée simple mais géniale, Bray Wyatt va écraser John Cena sur le plan du merchandising.

 

 

 

4. Daniel Bryan, au sommet de la cage, rejette les Wyatt et communie avec les siens (Raw, 13 janvier); Seth Rollins trahit ses camarades du Shield (Raw, 2 juin); 14 points

 

Décidément, il nous aura drôlement fait vibrer, ce petit Daniel Bryan, pendant les cinq premiers mois de l’année, avant la blessure qui le mit sur le flanc jusqu’en décembre. On le retrouve ici, mal embarqué dans une curieuse histoire de soumission aux Wyatt. Tout cela ne semble rien lui promettre de bien palpitant en vue de Mania, mais le public se rebelle et les bookers comprennent le message, qui leur sera répété de façon encore plus nette au Rumble : le peuple veut Bryan au sommet. Celui-ci renonce donc à son sacerdoce auprès des enculeurs de porcs, les démantèle de quelques kicks bien sentis et vient yesser comme un damné assis sur la cage de fer, devant une foule à l’unisson (segment récurrent dans cet Award, comme on l’a vu et le verra encore).

 

Si ce passage montre le rejet par le public des décisions des bookers, celui qui a remporté le même nombre de points indique l’inverse. Il était à la fois nécessaire et extrêmement compliqué de démanteler le Shield. Nécessaire, parce qu’en un an et demi le trio avait accompli tout ce qu’il était humainement possible (à part aller quérir le titre suprême, c’est vrai); compliqué, parce qu’il ne fallait pas se rater dans la réalisation d’un moment aussi crucial. Les rumeurs annonçaient un turn d’Ambrose, voire de Reigns, mais c’est Rollins, le plus calme et secret des trois, qui allait surprendre le monde et ses camarades en les exécutant à coups de chaise sous les yeux de Triple H et Orton. Le regard d’Ambrose, quand il comprend que Rollins vient d’agresser Reigns, vaut son pesant de pains dans la gueule. Turn surprise très réussi, récompensé ici sans doute aussi parce que la suite a montré que les bookers n’avaient aucune intention de laisser un seul des membres du trio en rase campagne, chacun ayant par la suite droit à une belle exposition.

 

Believe in the chacal.

 

 

 

3. La fin des Survivor Series, 16 points

 

Nous avons réuni ici plusieurs « moments » comme « Ziggler réalise quatre éliminations et gagne les Series », « Sting débarque à la WWE » ou encore « La tête de the Authority après la défaite de leur équipe », car tout cela s’inscrit dans une séquence unique qui réunit à peu près tout ce qu’on aime dans le catch : une perf maousse d’un de nos favoris, l’apparition d’une légende du business et la déroute des méchants. On peut trouver à ergoter sur les six minutes que Rollins et Ziggler ont dû passer évanouis pour laisser l’ancienne star de la WCW effectuer son entrée et porter son finisher sur Triple H mais si l’on suspend son incrédulité assez haut, on ne peut que kiffer à donf la conjonction de plusieurs éléments clés du kiff catchesque!

 

– J’en reviens pas! Grâce à Sting et à moi, l’Autorité a été vaincue!

Ouais machin, encore une grande victoire de la Team CENA.

 

 

 

2. Le triomphe de Daniel Bryan à Wrestlemania, 29 points

 

C’est le miracle de Bourbon Street. La Nouvelle-Orléans restera dans l’histoire comme le lieu où Daniel Bryan a accompli le plus grand exploit depuis David, Frodon et Calais en Coupe de France. On avait souffert depuis Summerslam 2013 pour notre chèvre préférée (à noter que sa prise de titre à cette occasion avait déjà fini deuxième au classement de l’Award du meileur moment cette année-là), on l’avait accompagnée tout au long des avanies qu’il a eues à subir, on l’a vu rallier les foules, prendre en otage Raw et la fédération elle-même jusqu’à s’imposer à Mania, d’abord dans un match contre Triple H, puis une fois celui-ci vaincu dans le main event contre Orton et Batista — et malgré l’aide apportée par le Cerebral Assassin, les deux anciens d’Evolution ne purent rien faire pour contrecarrer la destinée manifeste de l’incarnation la plus parfaite du rêve américain. Un énorme feelgood moment, sans doute le plus massif pour ce qui nous concerne depuis la naissance des Cahiers du Catch, le catch dans ce qu’il a de plus pur et enfantin : la victoire de l’outsider sur des forces du mal apparemment invincibles. Même la chevauchée des Walkyries ne semblait pas de taille à transcrire la gloire divine de ce moment!

 

 

Chéreau et Agius, le photobomb du millénaire.

 

 

 

1. La fin de la Streak, 39 points sur 60 possibles

 

Que l’on ne s’y méprenne pas. La large victoire de ce moment (cité par dix rédacteurs sur douze, quatre fois à la première place, trois fois à la deuxième) ne signifie pas nécessairement qu’on aurait tous sauté de joie en le découvrant. En réalité, nous fûmes plutôt plongés dans une stupéfaction totale, à l’image de ce fameux black du premier rang dont l’expression d’hébétude absolue pourrait lui valoir, un jour, de rejoindre la Miz Girl sur notre bannière. Car avant même la joie pure qu’a pu représenter le couronnement de Bryan, ce que nous apprécions dans le catch c’est sa capacité à nous faire ressentir les sentiments les plus variés, et on a peine à imaginer ce qu’il faudrait, dans la vraie vie, pour nous coller à notre écran, l’œil et la bouche ouverts, tétanisés, aussi bien que l’a fait la fin de la Streak. Peut-être une invasion d’aliens, un selfie porno de Lana ou une invitation à rejoindre son réseau Linkedin de la part de Vince McMahon… En attendant, la fin du monument le plus immuable de l’histoire du catch trône en haut de notre palmarès. Adultes, smarts, Iwcistes, nous ne pensions jamais nous retrouver à ce point pris au dépourvu, nos certitudes en lambeaux, notre assurance évaporée. Si le Taker peut perdre à Mania, alors tout est possible. C’est effrayant, c’est vertigineux, c’est peut-être aussi porteur d’espoirs fous… C’est le catch, c’est la vie. Comment il disait le monsieur, déjà?

 

 

Le catch, c’est pas une question de vie ou de mort. C’est bien plus important que ça.

 

 

Voilà guys, on espère que la lecture de ce post et le visionnage des vidéos associées vous aura fait passer un bon moment, dites-nous en comms, ce que vous avez pour votre part gardé de plus positif de cette année 2014, et on vous souhaite une année 2015 aussi riche en séquences inoubliables que sa devancière!

 

 

C’a l’air d’être bien parti pour.

 

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