Catch

La promesse de l’aube

1921 is gonna be a good year… Especially if you and me see it in together!

The Who, 1921

 

Bienvenue en 2015 ! Au programme : de beaux combats de bourrins, des tag teams à foison, DE LA COHÉRENCE (enfin, un peu) et pas de gonzesses. Prometteur, non ?

 

 

Ouais enfin vous enflammez pas, on sera pas en charge du show tous les soirs non plus.

 

 

Nalyse de Smackdown du 2 janvier

 

 

Avant de se lancer à corps perdu dans l’année nouvelle, un mot pour dire qu’on va tenter, à partir de maintenant, d’adopter un fonctionnement un peu différent. Au lieu de faire une nalyse longue et élaborée par show, paraissant souvent quatre ou cinq jours après le show, nous nous efforcerons de publier au plus vite un papier relativement court, allant à l’essentiel, une sorte de récapitulatif des principaux événements, survenus lors du weekly. Et si, par la suite, l’un de nous a envie de consacrer un article plus détaillé à tel ou tel aspect de la WWE actuelle, il en a évidemment toute latitude. Il s’agit d’une tentative de relance d’un projet fort ancien, qui n’avait pas réellement été suivi d’effets en son temps ; mais si le catch nous a appris quelque chose, c’est bien qu’un concept lancé sans succès une première fois peut, plus tard, rencontrer le succès !

 

 

– Comme tes runs face, Christian, par exemple.

Je sais pas comment le prendre.

– Tu sais comment prendre, pourtant, en général.

– La WWE est devenue PG, mec, oublie pas.

– Ah ouais merde, viens on va faire tour à la LU.

 

 

Ce vendredi, donc, à Smackdown, nous avons eu le grand soulagement de découvrir qu’Edge et Christian avaient survécu à la sauvage agression dont ces gentils retraités ont fait l’objet à Raw. Mais comme tous les vieux, ils sont rancuniers et ont donc… porté plainte contre la WWE, la menaçant de dommages et intérêts s’élevant à des trillions de dollars. Sans déconner, les bookers vont arrêter un jour d’employer cette ficelle pourrie du procès devant la justice civile ? Chaque show sans exception pourrait en justifier des dizaines, bordel…

 

 

– Vous voulez faire à la compagnie un procès qui vous rapportera des millions de dollars ?

Ouais !

Abandonnez ce procès et on vous nomme guest hosts du soir.

– OK!

– … C'est complètement con hein?

Ouais. Content de voir que y a des constantes dans cette compagnie.

 

 

 

Débarquent ensuite, en limo s’il vous plaît, Noble et Mercury. Leur chauffeur marche dans la merde, c’est drôle, parce que le caca c’est drôle. Oh, Vince McMahon, la littérature a perdu un prince de l’humour quand tu as décidé de te consacrer à l’entreprise foraine familiale… Les deux nabots viennent lire une déclaration de l’Autorité : HHH et consorts ne sauraient être tenus pour responsables des agissements de Seth Rollins et du Big Show à Raw, car ils n’étaient pas au courant. Ouais, c’est sans doute pour ça qu’ils traînaient en coulisse, une coupe de champagne à la main.

 

J&J sont censés surveiller les agissements d’E&C, guest hosts de Smackdown — pour quelle raison, on l’ignore, vu que E&C se recasseront après le show. Sur ces entrefaites, les deux Canadiens les plus drôles depuis Terrence and Philip décident d’organiser un Ryback vs Big Show et un Reigns vs Rusev (on apprécie le penchant des deux anciens champions tag team pour le catch technique, rapide et acrobatique).

 

 

Ouais enfin c'est pas comme si vous avez des masses de main eventers à la Shawn Michaels en stock hein!

 

 

En attendant ces affrontements de ballerines, on a droit à un hors d’œuvre qui nous met dans le ton bourrin de la soirée, puisque Bray Wyatt affronte son ancien disciple Erick Rowan. Heureusement, les bookers n’ont pas oublié leur passé commun (ils en seraient capables, les bougres) et Wyatt exige que son ex-clave (c’est un néologisme affreux que je viens d’inventer pour dire ex-esclave, vous pouvez l’utiliser mais ne me citez pas, je veux pas me taper la honte) se couche bien gentiment. Rowan, qui a goûté à l’héroïsme et au courage lors de son passage dans la team Cena, refuse d’abandonner son libre-arbitre et se bat — mais évidemment, quand il prend l’avantage, le tatoué l’implore de cesser de le frapper, Rowan perd tous ses moyens intellectuels (déjà qu’il était pas spécialement bien pourvu de ce côté-là), relève le gourou délaissé en s’excusant d’avoir osé lever la main sur lui et se prend un Sister Abigail pour le compte. Bonne gestion des retrouvailles entre deux types qui ont quand même passé côté à côté la totalité de leur première année à la WWE.

 

 

– Mon père, pourquoi m'as-tu abandonné?

– Parce que t'es un gros rouquin qui pue!

– Ah oui, pas faux.

 

 

Et la cohérence continue avec une promo post-match où Wyatt explique que s’il a pu défoncer ainsi son « propre fils », on ne peut qu’imaginer toutes les saloperies qu’il fera à Ambrose. La feud est partie sur des bases plus que moyennes, mais à présent qu’on a oublié le début et qu’on a intégré que ces deux-là se haïssaient, ça roule tout seul et l’Ambulance Match prévu à Raw devrait être fun.

 

D’ailleurs, Ambrose embraye un peu plus tard dans la soirée, en défonçant le pauvre Curtis Axel avant même que leur match ait le temps de débuter, puis en racontant à son tour qu’il sait ce qu’il va faire avec l’ambulance lundi à Raw : il va prendre le volant et écraser Wyatt avec. Pourquoi pas, après tout, ça ferait un spot novateur.

 

 

Je vais t'enfoncer cette ambulance dans le cul! (Dean Ambrose, entertainer)

 

 

 

 

Un match à trois contre trois, ça faisait longtemps : les Usos associés à R-Truth affrontent les Rhodes et… Adam Rose. OK. Le match est ce qu’il est, gagné évidemment par les gentils, et vaut essentiellement par ce qui se passe après, quand les Rosebuds passent à l’attaque ! J’adorerais voir Rose mener à la bataille une foule de lemmings décérébrés semaine après semaine, mais ça ne commence pas très bien, faut bien l’admettre, puisque les teufeurs se firent promptement renvoyer dans l’Exotic Express à grands coups de pied dans la gueule, comme quand ils veulent entrer en after dans une boîte branchée le dimanche matin.

 

 

La candidature spontanée du jour: Jey Uso voudrait bien devenir un Rosebud un jour.

 

 

Les équipes sont à l’honneur ce soir puisqu’après les Usos et les Rhodes on découvre en action Cesaro & Kidd, qui viennent aisément à bout des Matadores. L’alliance de ces deux fabuleux catcheurs est carrément de nature à faire saliver l’IWC, et même si on pourrait espérer bien mieux pour Cesaro (après sa victoire à la Andre the Giant Battle Royale Brother à Wrestlemania, il apparaissait comme un favori en puissance du Rumble suivant, ce qui n’est plus tout à fait le cas…), on pourrait se contenter, pour l’heure, de le voir en duo — à condition que cette équipe de heels soit bien pushée comme il faut dans les prochaines semaines. Ce qui pourrait bien être le cas puisque le Suisse et le Canadien déclarent ensuite leur joie au vu du retour de l’Autorité (on peut pourtant pas dire que celle-ci les ait particulièrement bien traités jusqu’ici) et annoncent viser les titres par équipes. Cool, non ?

 

Une équipe qui est partie pour un push, c’est bien sûr l’Ascension, qui dans une vignette pré-enregistrée assume pleinement la filiation avec la Legion of Doom et les Road Warriors (on l’avait un peu deviné à vrai dire) avant de démolir deux jobbers locaux, bonne vieille tradition qu’on n’avait plus vue depuis le push de Ryback il y a deux bonnes années de ça.

 

 

Cool! Des loccal jobbers!

– Ouais! Ca veut dire qu'on peut les tuer!

 

 

Terminons, après avoir évoqué une séquence backstage om Edge et Christian, rebelles comme jamais, tagguent la couv d’un magazine Muscle and Fitness dont Triple H et Stephanie font la couverture (ce vent de liberté qui souffle d’un coup sur la WWE, pfiou, c’est ébouriffant), par les matchs de brutes bookés lors du segment d’intro. Exactement comme il fallait s’y attendre puisque les deux matchs mettent en lumière deux feuds croisées, ils s'achèveront tous deux par une intervention extérieure et donc par une DQ.

 

C’est d’abord l’arrivée de Rusev, déploiement du drapeau russe au-dessus du ring compris, qui déconcerte Ryback dans son match face au Big Show, qui lui colle une droite fatale (mais le plus petit big guy des deux tombe à l’extérieur et s’en sort donc avec une simple défaite par décompte à l’extérieur). Suit une attaque de Rusev que son probable adversaire du Rumble parvient à contrer malgré le KO qu’il vient de subir, OK…

 

 

Tain! Le drapeau de la France! C'est André le Géant qui arrive!

 

 

Et en main event, confrontation des invincibles Rusev et Reigns. Si quelqu’un se dit « oh je suis sûr que l’un des deux va encaisser une défaite indiscutable ce soir », eh ben ce quelqu’un a trop mis de coups de tête dans un mur dans son enfance. Evidemment, au bout de douze minutes d’un fight plutôt sympa, les deux costauds émargeant à la catégorie des hercules très mobiles pour leur gabarit, Big Show vient casser un tombé de Reigns, DQ, bagarre en ringside entre Show et Reigns dont le Samoan sort vainqueur, finissant par renverser la table des annonceurs sur son massif ennemi du moment, en une scène reflétant leur rencontre précédente à Raw.

 

 

Yes si avec ça je gagne pas ce Last Man Standing!

 

 

Fin du show, merci à tous d’être passés, et big up à E&C, vous revenez quand vous voulez les gars, comme vous avez pu le constater l’ambiance est toujours au top à la WWE !

 

 

– Ah ah, ils t'ont cru quand tu leur as dit que tu renonçais au procès en échange du droit à être guest host?

– Ils sont encore plus teubés qu'avant, mec! MILLIONS OF DOLLARS, MILLIONS OF DOLLARS!

 

 

 

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