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CDC Awards 2014: meilleur catcheur

I don't have the list of accomplishments that Brock Lesnar does. But guess what? He doesn't have mine.

Seth Rollins

 

Avant de ranger pour de bon l'année 2014 au rang des vieux souvenirs, il nous reste encore un Award à décerner avant de pouvoir conclure cette cérémonie. Et quel Award mes amis: celui du meilleur catcheur de l'année! Dans un dodu roster qui compte une bonne cinquantaine de catcheurs, les prétendants potentiels semblent donc a priori très nombreux, sur le papier. Mais en réalité, une fois le papier retiré, combien de bonshommes – des vrais, des durs, des crédibles – reste t-il pour prétendre raisonnablement à cette récompense?

 

 

La WWE a rendu son verdict. A présent, laissons la rédaction des Cahiers rétablir la vérité.

 

 

CDC Awards 2014: meilleur catcheur

 

Parce que, comme allez pouvoir le constater dans quelques lignes, la vision que la WWE a d'elle-même ne correspond pas exactement à l'avis que les treize votants ont exprimé.

 

Avant de voir tout cela en détail, replongeons-nous un instant dans les classements passés:

 

 

Top 5 des années précédentes

 

2013

1. Daniel Bryan, 59 points sur 75 possibles

2. CM Punk, 55

3. Cody Rhodes, 25

4. John Cena, 16

5. Dolph Ziggler, 14

 

 

2012

1. CM Punk, 67 points sur 75 possibles

2. Daniel Bryan, 59

3. Sheamus, 45

4. Dolph Ziggler, 20

5. John Cena, 16

 

 

2011

1. CM Punk, 29 points sur 30 possibles

2. John Cena, 14

3. Christian, 11

4. Randy Orton, Alberto Del Rio, 7

 

 

2010

1. John Cena, 20 points sur 25 possibles

2. Randy Orton, 13

3. The Miz, 9

4. Sheamus, 8

5. Jack Swagger, 7

 

2009

1. Chris Jericho, 30 points sur 35 possibles

2. CM Punk, 23

3. Randy Orton, 13

4. Christian, 11

5. Jeff Hardy, 10

 

J'espère que vous n'avez rien contre le changement parce que quelque chose me dit que pour cette cuvée 2014, pas mal de nouveaux noms sont venus s'immiscer ça et là histoire de bousculer un peu les traditionnels piliers désormais habitués à faire partie de ce classement annuel.

 

 

 

Classement 2014

 

 

12ème avec 1 point sur 65

 

Triple H

 

La dernière fois que ce bon vieux Trips a été aperçu dans notre classement du meilleur catcheur, c'était il y a cinq ans et il n'avait alors réussi à atteindre qu'une modeste septième place avec seulement trois petits points. Depuis, plus rien. Cette année, il reçoit un modeste et unique point de la part du généreux Major Tom. De son côté, Jyskal (qui ne lui attribue pourtant aucun point) tient tout de même à lui remettre une honorifique mention « pour son match contre Bryan, absolument magnifique. »

 

 

En trois matchs de ppv en 2014, j'ai encaissé trois défaites d'affilée contre des p'tits jeunes. C'est bon? Maintenant vous allez arrêter de me traiter de sale égoïste narcissique?

 

 

9èmes ex-æquo avec 3 points sur 65

 

Randy Orton

 

Piètre récompense pour celui dont l'année fut loin d'être aussi mauvaise que ce que ces trois pauvres petits points pourraient laisser imaginer. La Vipère en 2014, c'est tout de même un règne de Champion WWE pendant tout le premier trimestre de l'année, une participation au main-event du plus sidérant des WrestleMania, une implication de premier ordre dans la rivalité de l'année face au Shield et enfin une rébellion bien sentie contre une Authority devenue moins attentionnée. Sans doute la rédaction l'a t-elle sanctionné pour avoir joué avec trop de conviction son rôle de chouchou ultra favorisé mais n'arrivant pourtant presque jamais à s'imposer proprement alors même que le chemin semblait dégagé et pavé d'or? Jyskal reconnaît cependant que « comme d'habitude, le mec a fait une année sans bruit mais ultra solide » avec « un règne de champion bien vicelard. » Propos pleinement partagés par Seifer qui estime que « Randy fut propre et haïssable à souhait. »

 

Rusev

Le rookie au gimmick anachronique peut se féliciter d'avoir réussi en beauté son entrée dans la cour des grands et ce n'est pas SpanishAnnounceTable qui dira le contraire, lui qui voit en Rusev un « personnage totalement caricatural mais excellemment interprété et bien booké », ce qui a fait passer au Bulgare « une très bonne première année. »

Cesaro

Il est indéniable que nous avons tous vu en lui un potentiel colossal. Alors pourquoi la WWE s'obstine t-elle à le faire végéter si bas dans la hiérarchie? Le mystère reste entier, et a valu au Suisse l'Award de catcheur le plus sous-utilisé, mais en attendant mieux, quelques rédacteurs lui attribuent une petite poignée de points en espérant pouvoir lui en balancer une avalanche l'an prochain. Yerem, probablement très frustré (et on le comprend), tient à récompenser « la qualité technique, l'inventivité et la patience de Cesaro » tout en déplorant qu'il n'ait pas réussi « à sortir la tête de l'eau en termes de storyline ou de push ».

 

 

Assisterons-nous à cette image en 2015?

 

8ème avec 4 points sur 65

 

Damien Mizdow

Au vu de son année en dents de scie, qui aurait cru que la doublure hollywoodienne puisse être finalement mieux classée que Randy Orton? Surprenant, assurément. Ce que nous retiendrons tous de Damien en 2014, c'est sa formidable reconversion en sosie officiel du Miz en fin d'année après avoir touché le fond en se pervertissant quelques mois plus tôt dans des segments pseudo comiques qui laissaient craindre le pire pour la carrière du barbu. Une véritable renaissance donc. Axl en arrive même à s'excuser auprès de Cena, Orton, Ambrose, Reigns, Cesaro et Ziggler (auxquels il n'attribue pas un seul point), tellement il est admiratif de l'ex-Sandow qui l'« a complètement scotché depuis son Miz-turn. » Même appréciation pour Big Botch Man qui le trouve « vraiment excellent dans son rôle. »

 

 

Nul besoin de cet encombrant bagage pour atteindre le firmament de la WWE!

 

7ème avec 10 points sur 65

 

Bray Wyatt

Celui qui aura le plus divisé le CdC Universe cette année récolte une dizaine de points, une preuve de plus que certains sont conquis, là où d'autres préfèrent le snober proprement. Parmi ses partisans, Rapha-Hell semble assez convaincu par son « énorme victoire contre Bryan en début d'année, [sa] rivalité magnifique contre le Shield et [ses] trois mois de guerre contre Cena » reconnaissant même que « le mec a le thème d'entrée le plus classe du roster. »

 

He's got the whole world on his arm.

 

 

6ème avec 11 points sur 65

 

Dolph Ziggler

Malgré une année en demi-teinte, le blondinet se voit récompensé par cette honorable sixième position. Bien qu'assez courts, ses trois règnes de Champion Intercontinental auront sans doute pesé dans la balance au moment de l'attribution des points. Fidèle à lui-même, Dolph aura livré des prestations toujours solides, voire ébouriffantes comme ce fut le cas à Survivor Series ou encore à TLC. Si 2015 se poursuit de la même manière que 2014 s'est conclue alors il ne fait aucun doute que Ziggler intégrera le top 3 dans un an. En l'état, Major Tom apprécie de l'avoir « retrouvé brillant après une assez longue période de disette. » Big Botch Man de son côté déplore que « seule sa fin d'année soit réussie » mais le « soutient quel que soit son booking. »

Bref, on a vraiment envie de le voir plus haut!

 

 

Là c'est déjà pas mal haut mais encore plus haut serait grandement apprécié.

 

 

5ème avec 14 points sur 65

 

John Cena

Toujours fidèle au poste, difficile de faire sans celui qui demeure le visage de la compagnie même s'il a su prendre cette année pas mal de distance avec le main-event de WrestleMania, lui qui fut si souvent le squatteur attitré des grosses affiches du plus gros show de l'année. Même si certains n'en peuvent plus d'être exaspérés par son attitude parfois litigieuse, SpanishAnnounceTable se montre bienveillant à son égard en affirmant, plein de lucidité, que l'« on dira ce qu'on voudra du bonhomme et de son omniprésence mais il parvient toujours à être là, quand d'autres se blessent, démissionnent, prennent un congé sabbatique, ont un planning de part-timer. »

 

Je vois pas de qui il est question.

 

 

4ème avec 16 points sur 65

 

Brock Lesnar

Dire de Lesnar qu'il est utilisé avec parcimonie par la WWE est un véritable euphémisme. Ses apparitions à Raw ne se produisent qu'au compte-gouttes et ses participations aux pay-per-view relèvent quasiment du miracle tant elles sont rares. Dans ces conditions, le bilan de la Bête en 2014 ne peut que diviser: d'un côté certains estimeront qu'autant d'absences ne peuvent que l'empêcher d'obtenir un meilleur classement alors que d'autres loueront bien volontiers les prouesses historiques accomplies par le client de Paul Heyman. Jyskal fait partie de cette seconde catégorie, allant même jusqu'à considérer que « la streak atomisée mérite presque à elle seule le podium », conforté par Seifer qui se réjouit du fait que « ses (rares) prestations dégagent un sentiment de dangerosité. »

John Cena, lui, il le connait bien « le sentiment de dangerosité ».

 

2èmes ex-æquo avec 36 points sur 65

 

Daniel Bryan

Si seulement… Si seulement la Chèvre n'avait pas souffert de cette interminable blessure… Nul doute que Bryan aurait terminé largement premier, écrasant sans difficulté toute forme de concurrence. Il lui aurait suffi de continuer sur la lancée de son incroyable premier trimestre au cours duquel il aura brillamment illustré l'expression « marcher sur l'eau » et le tour aurait été joué. Mais un cou en miettes ne pardonne pas et finir deuxième en ayant passé les trois quarts de l'année à l'infirmerie est assez notable et montre bien à quel point son triomphe à WrestleMania aura considérablement marqué les esprits. SpanishAnnounceTable résume parfaitement tout cela en ces quelques mots: « Peu présent cette année mais étincelant pendant la road to WrestleMania et très largement au-dessus de tous les autres. Être le Money Guy pendant le Money Time c'est l'essentiel. »

Dean Ambrose

L'adhésion du public est totale et la carrière solo du Lunatic Fringe est lancée de la plus belle des manières. Même s'il enchaine les défaites en pay-per-view, la foule ne lui en tient pas rigueur et semble apprécier avant tout le côté tête-brûlée de son personnage. Parmi ses fans, Ambrose peut compter sur le soutien de Seifer qui relève que « le foufou du Shield a su s'imposer comme une valeur sûre. » Plus admiratif encore, Rapha-Hell le considère comme « un génie fou. »

 

« Génie » je sais pas. Mais « fou »… Ouais, à donf!

 

 

1er avec 58 points sur 65

 

Seth Rollins

 

Quel plébiscite! Classé neuf fois premier et deux fois deuxième par l'écrasante majorité de la rédac', l'Architraître fait un tabac. Seuls Axl et Jyskal se montrent « sévères » en ne lui attribuant respectivement qu'une troisième et quatrième place. Jyskal se justifie d'un « faut pas charrier », reprochant au chacal sodomite de ne pas lui avoir encore donné « le frisson en solo sur LE match de référence. »

 

Comme le précise Major Tom, « dans une année que personne n'aura vraiment écrasée, il a été partout. » Partout certainement mais surtout absolument convaincant à tous les niveaux. Et ce somptueux parcours est parfaitement résumé par Yerem qui juge que Rollins a tout simplement été « le seul mec à rester en orbite du début à la fin. »

 

En 2014, c'est peu dire que Seth Rollins aura été au dessus du lot!

 

Voilà, c'est fini. A l'année prochaine.

 

 

Comment ça c'est fini?

 

Si si, je te promets Roman, c'est fini et tu n'as pas été cité une seule fois.

 

 

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