Catch

Ceinture de Plomb 2014: liste et module de vote

La moquerie est souvent indigence d'esprit.

Jean de La Bruyère

 

Il est temps de se moquer de ces catcheurs auxquels on vient de tresser tout un tas de lauirers avec les remises de nos Awards. Les débats ont été cette année encore plus acharnés qu’à l’accoutumée, mais on a fini par l’établir, cette liste de quinze zouaves qui ont été, en 2014, lamentables, pathétiques, déplorables, ridicules et scandaleux. Mais pour les classer, c’est une autre affaire. Et ça, c’est une tâche pour, VOUS, lecteurs! Cliquez ici pour voter.

 

 

– Coucou, c'est bien ici la Ceinture de Plomb 2015 ?

– Non, ici c'est la cuvée 2014.

– Tant pis, on repassera. Vous verrez.

 

 

Ceinture de Plomb 2014 : Présentation des candidats et module de vote

 

 

Ce qui est pratique, quand on réalise le même exercice de destruction chaque année, c’est qu’on peut tranquillement couper-coller la présentation du concept rédigée il y a un, deux, trois ans : le principe n’a pas évolué, seuls les candidats changent, même s’il y a des récidivistes. Alors, la Ceinture de Plomb (CDP), c’est quoi, au juste?

 

Voilà : cette récompense symbolique vise à désigner le catcheur le plus désastreux de l’année écoulée. La rédaction établit une liste de quinze noms, vous les classez de 1 à 15 (en mettant en premier celui qui selon vous mérite le plus la CDP, en quinzième celui qui la mérite le moins), le module calcule et on obtient les résultats, youpi !

 

Le catch ayant ceci de magique que chaque suiveur établit sa propre hiérarchie selon ses propres critères, la liste de quinze nominés que nous vous présentons ci-bas est par nature discutable. Comme on le dit à chaque fois, si nous demandions à cent fans de la WWE d’établir une telle liste, on obtiendrait sans doute cent listes différentes. Vous considérerez probablement qu’il y a là de braves Superstars qui n’ont rien à y foutre et qu’a contrario il manque tel ou tel tocard qui vous a hérissé le poil tout au long de l’année. Votre avis est évidemment recevable, et nous serons ravis d’en discuter dans les commentaires ; sachez seulement que la liste présentée ci-dessous a été constituée après d’âpres (allitération t’as vu) discussions intra-rédactines, et qu’elle correspond à une forme de consensus entre nous, c’est déjà ça.

 

 

Ha. Il a dit "suce".

 

 

Nous sommes donc réunis cette semaine — vous avez jusqu’à vendredi minuit pour voter — afin de désigner le classement de la Ceinture de Plomb 2014. 2014, hein, pas les années précédentes : nous avons tâché d’établir notre liste en vertu des événements survenus à la WWE entre le 1er janvier dernier et aujourd’hui, et nous vous prions de tenir compte de ce principe au moment de voter. Il ne s’agit pas d’un concours de popularité global, mais d’une consultation ne portant que sur l’année calendaire passée. Etaient éligibles tous les catcheurs, mâles comme femelles, ayant catché dans le roster principal (Raw, Smackdown, PPV) au cours de cette année.

 

N’étaient pas éligibles tous ceux qui ne sont pas avant tout des catcheurs (figures d’autorité, managers, arbitres, annonceurs, bookers, etc.), ainsi que les cinq héros ayant déjà remporté la CDP (on appliquera le principe dit du Goncourt jusqu’à ce qu’on se retrouve avec un roster constitué uniquement de Ceintures de Plomb).

 

Il est toujours compliqué de juger des performances des acteurs d’un show scripté. Naturellement, il est impossible de ne pas tenir compte du kayfabe, c’est-à-dire des caractéristiques conférées à nos stars par les bookers, ainsi que de leur ratio victoires-défaites; mais nous tâchons également d’intégrer des critères plus subjectifs, comme les capacités des catcheurs à répondre aux attentes placées en eux, la qualité de leur travail entre les cordes et au micro, le comportement hors des rings, sans oublier cet élément fondamental de toutes les récompenses de ce type qu’est la scoumoune.

 

 

– Cet award… Je le veux aussi !

– Heu t'as pas dû bien lire la description ci-dessus, Seth.

– M'en fous, je les veux tous !

 

 

En tout état de cause, chaque votant a ses propres principes, et se prononcera en fonction de ce qui lui importe le plus. Dans notre liste, vous trouverez de tout : de bons catcheurs jetés aux oubliettes, des incompétents notoires, des gimmicks impossibles, des gonzesses paumées et même des main eventers patentés qui nous ont particulièrement ulcérés cette année. Pour chacun, nous vous fournissons un court argumentaire, mais nous vous invitons solennellement à continuer le débat dans les commentaires. N’oubliez pas que vous pouvez à tout moment modifier vos votes jusqu’à la date fatidique.

 

Pour mémoire, et pour l’éternité, voici un rappel des top 5 des années précédentes (les chiffres sont indisponibles pour 2009 et on ne vous donne que ceux du podium pour les années suivantes) :

 

 

Classement des années passées

 

2013

1. Ryback, 10,43 points de moyenne sur 15 possibles

2. Curtis Axel, 9,61

3. The Miz, 9,10

4. Eva Marie

5. Wade Barrett

 

 

2012

1. The Great Khali, 9,68 points sur 15 possibles

2. Aksana, 9,10

3. Tensai, 9,09

4. Ted DiBiase

5. Evan Bourne

 

2011

1. Sin Cara, 9,78 points sur 15 possibles

2. The Great Khali, 8,23

3. Jinder Mahal, 8,09

 

2010

1. Matt Hardy, 9,24 points sur 15 possibles

2. The Great Khali, 8,07

3. Shad Gaspard, 7,60

4. David Otunga

5. Titus O’Neil

 

2009 :

1. Hornswoggle

2. The Great Khali

3. Eric Escobar

4. Les Bella Twins

5. Matt Hardy

 

 

Je me suis fait plomber bien avant les mecs de Charlie, et pourtant personne n'est sorti dans la rue pour dire "je suis Ryback". Monde de merde.

 

 

Une grosse trentaine de noms ont été évoqués cette année. Comme il n’en fallait que quinze, nous avons laissé sur le bord de la route plusieurs beaux candidats (si vous voulez savoir pourquoi nous avons finalement décidé de ne pas les sélectionner, indiquez-nous vos étonnements en comms). En vrac, il y avait là Brock Lesnar, l’Undertaker, John Cena, Roman Reigns, Batista, Rey Mysterio, RVD, mais aussi Curtis Axel, Bo Dallas, Kofi Kingston, Brodus Clay, Eva Marie, Rosa Mendes, Titus O’Neil, Darren Young…

 

 

Catcheurs de tout l'univers ! Prêtez-moi votre pop, afin que je puisse vaincre Brock Lesnar !

 

 

Hey ça fait quinze noms de plus! On pourrait les sélectionner pour une sorte de CDP bis, une ceinture d’étain, un truc comme ça? Ouais bon OK.

 

 

Voici enfin, par ordre alphabétique, les candidats de cette année, sous vos huées !

 

 

SÉLECTION 2014

 

Aksana

 

C’est la dernière occasion de voter pour celle qui a réussi l’exploit insensé d’obtenir la deuxième place du classement de la CDP en 2012 ! La dernière puisque la Chyna/Elvira la sorcière du pauvre a été virée en juin, après trois années proprement pathétiques. Auparavant, très peu de temps d’antenne, mais elle en a tiré le maximum puisque le 3 février à Raw, elle a réussi à blesser sérieusement Naomi à l’œil. Inexistante au micro, incarnation d'un stéréotype éculé, nulle et dangereuse in ring, Aksana c’est tout ce qu’on hait dans le catch! Adieu, gourdasse, et à jamais!

 

 

Oui je me fairrre enculer parrr types en stérrréo, et alorrrs ? Rapporrte beaucoup arrrgent !

 

 

Big E.

 

La hype s’est dégonflée aussi vite qu’il se dégonflerait lui-même si on ouvrait la valve qui lui obture le cul. Dire que ce mec a été notre rookie de l’année 2013 ! Une fois paré de la ceinture Intercontinentale le 18 novembre 2013, et donc forcé à fournir des matchs relativement longs, Big E. a exposé toutes ses limites, fournissant une série de matchs oubliables jusqu’à ce qu’enfin, à Extreme Rules, Bad News Barrett le soulage de la breloque. Celui qui avait déjà perdu son nom de famille, Langston, en février, se retrouve alors à poil et décide de se draper dans la bannière américaine. En effet, y a un certain Rusev qui sème le dawa sur les terres de l’Oncle Sam. Pas de bol, l’haltérophile sera balayé par le superathlète venu de l’est, à Payback puis à Money in the Bank.

 

Paumé, Big E. se rappelle qu’il a démarré dans le business aux côtés de Dolph Ziggler et s’associe à un autre super midcarder, Kofi Kingston. Suivent une série de défaites pour le duo, que le jobber Xavier Woods tente de remobiliser en juillet. On croit les trois hommes partis pour une resucée de la Nation of Domination, mais les événements de Ferguson passent par là et le projet est mis sous le boisseau jusqu’à la fin novembre : New Day apparaît enfin, mais pas du tout sous les oripeaux du Black Power… Le trio est réduit à sautiller en gueulant New Day et à se faire torcher par la première équipe de heels qui passe dans le coin. Big E. n’est plus le balaise intimidant dont Cena cherchait les faveurs il y a un an, loin de là, juste un lowcarder sans entrain malgré son gimmick. Probablement la plus grosse déception individuelle de l’année, lui à qui on promettait à tort monts et merveilles…

 

 

– NEW DAY !!!

– NEW DAY !!!

– Ouais, new day. Ouais…

– Bah alors Big E ? T'as pas l'air dans ton assiette.

– Je veux juste redevenir la pute d'AJ !

 

 

Big Show

 

Les années se suivent et se ressemblent pour le Big Show : des turns incohérents, des matchs très lourds, des pushs injustifiés et beaucoup de temps d’antenne pour pas grand chose d’intéressant.

 

En 2014, le colosse démarre l’année, mal lui en prend, par une feud avec le revenant Brock Lesnar, qui le dégomme impitoyablement au Rumble, en un squash annonçant celui que la Bête infligera à Cena à Summerslam. Le géant se concentre ensuite sur la bataille royale dédiée à André le Géant à Wrestlemania, dont il apparaît comme le grand favori, d’autant que la « filiation » entre notre défunt compatriote et lui est largement soulignée… mais il finit éliminé par Cesaro. Déçu il s’accorde un break de quatre mois, revient fin août allié à Mark Henry, mais ce duo a priori inarrêtable ne rencontrera jamais le succès. Henry humilié par Rusev, Show décide de venger son camarade et l’AMÉRIQUE, verse de grosses larmes sur les soldats et drapeaux souillés par l’affreux Bulgare, mais se fait ratatiner comme les autres, à Hell in a Cell. Suit une feud contre Mark Henry, qui turne heel, feud tellement misérable qu’elle n’aura même pas les honneurs d’un ppv. Les deux hommes se retrouvent cependant dans des équipes opposées aux Series, où Show se rappelle soudain que ça va faire un an qu’il n’a plus turné! Bingo, il turne en plein match en faveur de l’Autorité, ce qui ne suffit cependant pas à apporter la victoire aux méchants. Il en retirera une feud immédiatement oubliée contre Erick Rowan, achevée par un… Stairs Match à TLC. Avant de partir en guerre, sans enthousiasme, contre Roman Reigns, qu’il peine énormément à mettre sur orbite. Résumons : des défaites à foison, un turn qui se solde par un échec retentissant, un positionnement de patriote américain larmoyant et un match à escaliers. Merci pour rien, gros!

 

 

Si on me file la ceinture de plomb, je vais choper le saTURNisme.

 

 

Brie Bella

 

Les Bella, quand elles avaient été nominées, l’avaient jusqu’ici été ensemble, glanant même une remarquable cinquième place en 2009, à leur grande époque « putes à guest hosts ». Cette année, elles ont pour la première fois été sérieusement opposées dans ce qui se voulait une feud familiale déchirante, comparable par exemple à celle des frères Hardy en 2009. Le résultat a été proprement cauchemardesque, les jumelles se retrouvant dans trois segments retenus pour la sélection du WTF Award. Mais si Nikki a su tirer son épingle du jeu en incarnant la heel de l’histoire, tous faux nichons dehors, au point même de monter sur le podium féminin de l’année, Brie, elle, a été absolument affreuse dans un rôle de face censément courageuse et rebelle.

 

Son jeu d’actrice calamiteux, déjà gênant au printemps quand elle hurlait à la mort tandis que son époux à l’écran comme à la ville Daniel Bryan était agressé par Kane, s’est révélé cet été dans toute sa nullité. Sans aucune vergogne, elle a tenté de compenser ses lacunes en hurlant "YES! Yes! Yes!" deux cents fois par minute, se nourrissant telle une sangsue de l'immense popularité de son mari. Ca ne l'a pas sauvée. Pas aidée par un booking désastreux (elle n’a jamais contesté les accusations de Nikki), elle s’est retrouvée l’esclave de sa sista, avant de la rejoindre du côté obscur dans un rôle de valet qu’elle n’aurait jamais dû abandonner. Brie Bella a eu dix fois plus de temps d’antenne cette année que dans l’ensemble de sa carrière, a été un personnage clé de la feud opposant l’Autorité à Daniel Bryan, a clos un Raw avec sa sœur, a été arrêtée par la police en plein show, a été licenciée en kayfabe, a affronté Stephanie McMahon à Summerslam… et n’a cessé de montrer, à chaque occasion, qu’elle n’avait vraiment rien à proposer en dehors de son joli minois. Et puis, sérieusement… le Brie Mode, c’est quoi? Juste un accès d’hystérie, non?

 

 

– BRIE MOOOOOODE !

– Ta gueule. Juste ta gueule.

 

 

Cameron

 

Savez-vous que cette année Cameron a eu un Title Match pour la ceinture des filles en ppv contre AJ Lee, et que ce match, elle l’a gagné? Hé ouais. Ca s’est passé à Elimination Chamber, et la victoire est allée à la danseuse après une intervention de Tamina, garde du corps de la championne. Le title shot était initialement destiné à Naomi mais celle-ci avait été blessée par Aksana à Raw, d’où ce plan B. Hélas on ne peut pas dire que la performance fut inoubliable, la challengeuse se montrant totalement incapable de montrer à quel point ce match, la chance de sa vie pourtant, représentait pour elle un sommet d’intensité. Malgré tout, les bookers décident trois mois plus tard de la lancer en solo, puisqu’elle se détourne de Naomi. Suit une feud où Cameron s’efforce de se créer un personnage mégalo obsédé par son apparence, mais hormis le fait qu’elle passe son temps à se remaquiller et à faire des Duckface, elle n’a pas changé, toujours aussi inconséquente dans le ring. Les expérimentations prennent rapidement fin et c’est désormais exclusivement dans Total Divas que les masochistes peuvent s’infliger le triste spectacle d’une performeuse qui a toujours paru aussi impliquée et talentueuse qu’une serpillière.

 

 

Big up quand même au styliste fou qui lui concocte ses tenues.

 

 

Emma

 

Elle était la coqueluche de NXT, une catcheuse très douée, dotée d’une personnalité radieuse, qui allait tout casser à l’échelon supérieur. Eh ben ça ne s’est pas passé exactement comme ça. Collée dans ses premiers mois à Santino Marella, feudant contre Fandango et Summer, Emma vit rapidement s’éteindre le vague intérêt suscité au départ par sa danse grotesque. Vint ensuite l’épisode surréaliste du vol à l’étalage d’une coque d’iPhone. Conséquence : arrestation, rumeurs de renvoi, travaux d’intérêt général et disparition quasi totale des écrans. Jobbeuse parmi les jobbeuses, dotée d’un gimmick ultra-restrictif de party girl complètement niaise, Emma peut encore espérer une place au fond du bus de l’Exotic Express, et encore…

 

 

– Il est où le mec qui s'est fait enculer par un lapin ?

– Là-bas, au fond de l'Exotic Express !

– On va voir s'il aime se faire fister par un cobra !

 

 

Mark Henry

 

Mark Henry a eu la même année que le Big Show, mais en pire. Lui aussi a été défoncé par Brock Lesnar en janvier et par Rusev quelques mois plus tard, mais de façon encore plus définitive. Lui aussi a effectué un heel turn dénué de justification. Mais il y ajoute plusieurs défaites contre le freluquet Bo Dallas, une blessure réelle infligée par maladresse à Sheamus et une élimination en une seconde aux Survivor Series. Mais où est passé l’homme qui nous avait offert le moment de l’année en 2013?

 

 

Mark Henry observe le Big Show afin de lui voler sa technique du turn de merde.

 

 

Chris Jericho

 

Alors disons le clairement, Chris Jericho est l’une de nos icônes. Premier vainqueur de l’Award du meilleur catcheur, en 2009, célébré dans une multiplicité d’Awards, d’articles et de concours de popularité, considéré comme un modèle à la fois dans le ring et au micro, le Canadien a sa place réservée dans notre panthéon. Mais même les idoles doivent rendre des comptes à leurs fans, bordel, et la vérité nue nous force à admettre qu’en 2014, le rocker aura été extrêmement décevant. S’il nous a autant consternés, c’est avant tout par un positionnement de face « impertinent » qui se résume à un mélange inspide de cheap pop et d’insultes homophobes ou fécaloïdes adressées aux heels. Le Jericho qui nous rivait à l’écran chaque fois qu’il s’emparait d’un micro n’est plus, hélas.

 

Alors, il reste quoi? Un catcheur compétent, sans aucun doute, mais qui paraît réciter son catch sans la passion qui l’animait autrefois. C’est très bien de repasser pour pusher les jeunes, mais encore faut-il montrer qu'on est déterminé, pas qu'on est là en touriste… Revenu à la WWE le 30 juin après une énième tournée avec son (très mauvais) groupe de rock FM, Jericho semble se lancer dans une feud contre le Miz mais est immédiatement attaqué par la famille Wyatt. L’alchimie entre le vétéran madré et le jeune gourou ne prendra guère, pas plus entre les cordes qu’en promo. La guéguerre dure quand même deux mois, après quoi, toujours sans raison valable, Y2J se retrouve face à Randy Orton, pour ce qui aurait été une feud de rêve en 2009 mais ne déclenche aucune passion cinq ans plus tard. Vaincu par Orton à Night of Champions, démantibulé par Brock Lesnar lors d’un Highlight Reel le 15 décembre à Raw, Jericho a pour l’heure remballé ses « baybay » et ses vestes scintillantes de rocker vieillissant et il ne viendrait à personne l’idée de s’en plaindre…

 

 

– Dis-donc, youpin, tu me dois du fric !

– Mais enfin…

– Ta gueule gros feuj ! Je vais t'éclater ton nez crochu ! Yeah Baybayyy !

 

 

Kane

 

C’est le boss de 411Mania, Larry Csonka, qui a lancé le meme « Kane ruins everything fun in wrestling in 2014 » et force est de constater que les faits n’ont cessé de lui donner raison. Le directeur des opérations n’a cessé d’intervenir dans de bons matchs pour provoquer des disqualifications, d’imposer sa vieille carcasse dans des combats à plusieurs qui perdaient immédiatement en qualité et plus généralement de nous pourrir les shows.

 

En janvier, c’est lui qui, déjà éliminé (par Punk) sort Punk du Rumble pour ce qui sera la dernière apparition à la WWE du Straightedge. Il intervient en février dans la chambre d’élimination pour ruiner un très beau match en cognant Daniel Bryan. Il ruine à Wrestlemania l’apparition très attendue du Shield, puisque c’est lui, accompagné des pathétiques New Age Outlaws (qui ont fait savoir que tout vote en leur faveur à la CDP devait être réorienté sur Kane, qui transmettra), qui occupe le trio en or sur le Grandest Stage.

 

Masqué de nouveau, celui qui est redevenu le « démon Kane » ruine la première (et unique) défense de titre de Bryan à Extreme Rules, dans un match qu’il passe en bonne partie allongé sur un transpalette. Il ruine le superbe combat pour la mallette à MITB en arrivant sur la fin pour défoncer Dean Ambrose et offrir la victoire à Seth Rollins. Il ruine le match à quatre pour le titre à Battleground, sa seule présence en ralentissant nettement le rythme. Puis il renlève son masque, sans qu’on en ait quoi que ce soit à foutre, et redevient tout naturellement Directeur des opérations comme s’il ne s’était rien passé. Et à la fin de l’année, il est dans l’équipe Authority qui perd aux Series, puis se retrouve à plusieurs reprises face à Ryback, Ceinture de Plomb 2013, dans une feud qui a pas mal ressemblé à un passage de flambeau…

 

 

– Je te tiens !

– Non ! Pitié, ne m'emmène pas en enfer !

– Ne crains rien, tu vas simplement…

– Oui ?

– … entrer en feud avec moi !

– NOOOOOOOOOON !!!!!

 

 

Drew McIntyre

 

Les pages Wiki sur le catch en français sont nulles, ce qui constitue une excellente raison pour citer celle de l'Elu de Vince McMahon en personne. L'année 2014 de Drew est résumée en trois phrases : « En 2014, il effectue de nombreux combats avec les 3MB, sans aucune réelle rivalité. Le 26 mai à RAW, il perd contre El Torito.  Le 12 juin 2014, la WWE annonce son départ de la fédération. » Fin de citation.

 

 

– Oh putain, Drew, ce nain déguisé en taureau veut nous couper les couilles avec un sécateur.

– Ok je me casse. C'est pas des façons de traiter le Chosen One.

 

 

CM Punk

 

CM Punk n’aura catché qu’un petit mois en 2014, mais il aura probablement été le catcheur qui a le plus fait parler de lui au cours de cette année. Une capacité à déclencher les passions qui s’est évidemment manifestée lors de nos débats internes sur l’opportunité d’inclure dans la liste de la CDP le « best in the world », deux fois vainqueur et deux fois deuxième de notre Award de meilleur catcheur, un vrai pionnier qui a été scandaleusement viré par une WWE effarante de mépris envers l'un de ses performers les plus dévoués…

 

Mais cette vision irénique d’un Punk qui n’aurait été qu’une pure et innocente victime d’un Vince maléfique est violemment contestée par tous ceux qui voient en lui un manipulateur hors pair doublé d’une pleureuse de compétition. Punk, en quelques années de carrière, a gagné à peu près tout ce qui peut se gagner à la WWE et établi le règne de champion le plus long de l’ère moderne… mais continue de se plaindre d’un traitement qui n’aurait pas été conforme à son talent — lequel talent, pour colossal qu’il soit, semble tout de même inférieur à son ego.

 

Lui qui a bouffé la soupe de Vince à grandes lampées pendant des années crache maintenant dedans à gros glaviots… et tout ça pour, profitant du fait que tous les projecteurs sont braqués sur sa petite personne, annoncer qu’il se lance dans l’octogone (exactement le genre de repos qu’on prescrirait naturellement au grand malade qu’il prétend être). Punk nous a lâchés (il aurait très bien pu aller jusqu’à Mania ou au moins partir sur une vraie belle storyline), il ne rêve que de montagnes de fric (une bonne partie de son fameux podcast à Cabana est centrée sur sa soif quasi pathologique de pognon) et il nous prend pour des cons (sans même parler de la façon méprisante dont il traite les fans qu’il croise dans la vraie vie). Le catcheur CM Punk ne mérite évidemment pas la Ceinture de Plomb, mais l’homme CM Punk cent fois oui!

 

 

Y a trop de tracas et trop de blabla, dans cette boîte de merde. Je vais faire du MMA.

 

 

Adam Rose

 

Le plus cool, chez Adam Rose, c’est son entrée en ring. Sorti de ça, il reste quoi? Du rimmel, une sucette et un arsenal de prises ultra basique. Conséquence? Un début moyen (feud molle contre Swagger et Colter, pas assez souriants selon le teufeur), une suite médiocre (c’est lui qui accompagne les deux affreuses de Today vers le WTF Moment 2014) et une fin abominable où, comme Latrell dans un bad trip à l’acide en 2002, il finit sodomisé par son propre lapin.

 

 

Mignonne, allons voir si la rose boude.

 

 

Jack Swagger

 

2014 est l’année où le grand Jack aura finalement turné face. Le premier hic, c’est qu’il l'a fait sans renoncer à son gimmick de connard du Tea Party – tendance Minuteman tueur de chicanos. En effet, il n’a turné que pour faire la guerre à Rusev, ce sale métèque qui ose se montrer fier de son pays de merde, namého épikoiencore! Le second hic, c’est que ce turn ne s’est produit que pour ajouter un nom au tableau de chasse du Bulgarusse, Jack ayant été promptement réduit en charpie par l’Accoleur. Le troisième hic, c’est qu’il en a remis une couche en fin d’année, pour exactement le même résultat. À tous ces hics, on peut ajouter qu’il a été largement éclipsé par Cesaro dans la tag team des Real Americans, avant d’être carrément humilié par le Suisse à Wrestlemania, et qu’il a servi de punching ball à Bo Dallas — ouais, Bo Dallas. Bref, une année bien pourrie, des matchs médiocres et une chute sans doute définitive dans les tréfonds de la card pour un type qui n’a jamais su capitaliser sur son très beau début de carrière…

 

 

La Liberté guidant le we the people.

 

 

Xavier Woods

 

Si ses comparses de New Day peuvent se targuer de quelques succès individuels ou beaux spots individuels datant d’avant la naissance de l’association, Woods ne peut guère en dire autant, lui dont le premier semestre a essentiellement consisté à ne rien faire ou à prendre Rusev dans les gencives. Surtout, c’est lui qui est à l’origine de la cata New Day, qui semble partie pour entraîner vers les profondeurs deux catcheurs en lesquels on fondait quand même quelque espoir. Lui-même, dans le ring, n’apporte pas grand chose, et ce n’est pas plus brillant au micro. Un jobber à la tête d’une stable : Heath Slater a fait ça mieux que toi, mec.

 

 

Mes frères ! Mettons fin à l'oppression ! Levons-nous tous et gueulons "NEW DAY" comme des cons !

 

 

Bray Wyatt

 

Encore un nominé polémique. 7ème au classement du meilleur catcheur de l’année, 5ème à celui de la meilleure progression, Bray Wyatt compte en effet pas mal de fervents défenseurs au sein de notre rédac. Ceux-ci mettent l’accent sur l’originalité de son personnage et le dévouement qu’il met à l’incarner, et soulignent sa présence, tout au long de l’année, dans de nombreuses feuds de haut niveau, dont certaines ont été carrément marquantes, à commencer par celle qui a opposé sa Family au Shield et a été couronnée par nos soins meilleure feud de 2014, raflant également l’Award du meilleur match. Hormis le Shield, le frangin d’Abigail a également été confronté à Daniel Bryan, John Cena, Chris Jericho et Dean Ambrose, excusez du peu, et catché dans dix ppv cette année (plus une irruption déterminante dans le main event de Hell in a Cell).

 

Il n’empêche que tout cela peut se retourner contre lui. Car une exposition aussi énorme nous a permis de l’examiner sous toutes les coutures et de constater 1) que son gimmick, prétendument sombre et complexe, est en réalité complètement bidon, ses tirades interminables étant non pas mystérieuses et menaçantes mais simplement grotesques et dénuées de la moindre signification ; 2) que ses promesses de s’emparer du monde et de lui mettre la misère n’ont jamais été suivies d’effet, puisqu’il n’a pas su laver le cerveau de Bryan, Cena et Ambrose et a perdu pas mal de matchs décisifs, notamment à Mania contre le Marine mais aussi à Battleground contre Jericho ou à Money in the Bank quand il fut, pour la seule fois de l’année, en lice pour le titre mondial ; 3) qu’il a ruiné le très attendu main event de Hell in a Cell entre Rollins et Ambrose en un segment parfaitement ridicule ; 4) que ses adeptes sont bien mieux sans lui, spécialement Luke Harper ; et 5) qu’il reste un catcheur très moyen, dont le catch consiste essentiellement en quelques taunts dont il est permis de se gausser (les grimaces, la marche du crabe, le bisou sur le front…). Bref, Wyatt ne laisse pas indifférent, on aime ou on déteste, et si vous êtes dans cette dernière catégorie, vous serez ravis de vérifier si une grosse ceinture de plomb colle bien avec une chemise hawaienne!

 

 

Ah ! Enfin un titre à ma portée ! Follow the Nullards !

 

 

Voilà, la liste est complète, le module de vote est là (rappel : en 1 vous mettez le candidat que vous souhaitez voir gagner la CDP, en deux le deuxième et ainsi de suite jusqu’au dernier), discutons de la liste, du classement et des absents dans les comms, votez et faites voter, c’est un droit pour lequel vos ancêtres se sont battus jusqu’à la mort!

 

 

Et notamment ce catcheur, jeune, bouche ouverte, tête nue,

et la nuque reposant sur la fraîche échelle grise, qui dort.

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