Catch

Explosion initiale

Unravelling the mystery

That all started with a Big Bang ! Bang !

Générique de la série The Big Bang Theory

Dans moins d’une semaine, c’est le Rumble. Dans moins d’une semaine, la route vers Wrestlemania commence officiellement lors de la plus grande bataille générale de l’année. Mais tout ça c’est officiellement. Car en vrai, et de façon surprenante, les premières lignes du futur proche de la WWE ont été dessinées dès ce lundi soir, lors d’un go-home Raw riche en événements et annonces officielles.

Et haut en couleurs.

Nalyse de Raw du 19 janvier

 

 

Deux événements ce soir à Dallas : premièrement, ce 19 janvier est célébré comme le Martin Luther King Day, qui met à l’honneur le combat pour l’égalité entre les ethnies. Le sujet est particulièrement sensible cette année après les nombreuses bavures policières qui ont ému la communauté noire et l’Amérique toute entière. Mais à vrai dire, à part au générique, plus rien n’y fera référence lors ce ce show. Deuxièmement, c’est un événement purement catchesque auquel on assistera ce soir : un Raw Reunion où se retrouveront Hulk Hogan, Shawn Michaels, Ric Flair, Scott Hall, Kevin Nash, X-Pac et les New Age Outlaws. Rien que ça.

175 ans sur le ring. Et Byron Saxton.

Pour commencer ce show, Brock Lesnar et Paul Heyman gagnent le ring. Le champion est fou furieux et ne laisse pas son avocat parler. Il vient pour se battre et réclame la tête de Seth Rollins qui l’a humilié la semaine dernière. Je me désole au passage, comme à chaque fois, du ridicule de la voix de la Bête. Quelle idée de génie de lui avoir adjoint un orateur. Triple H rapplique pour calmer tout le monde, mais son intervention ne sert qu’à énerver encore plus Brock. Heyman perd le contrôle de son étalon qui veut même démolir Hunter. Stephanie McMahon, Kane et le Big Show viennent soutenir le COO. La situation se tend encore plus lorsque Seth Rollins apparait sur le Titantron pour se moquer courageusement et à distance de Lesnar.

 

Généreux, Brock propose à ses adversaires une partie de colin maillard.

Pour en rajouter une couche, Cena débarque avec un horrible nouveau T-shirt aux couleurs vomitives et nous sort la promo classique comme quoi il va battre tout le monde au Rumble parce que le Champ-is-here. Stephanie lui rétorque qu’il n’est plus un vainqueur depuis longtemps, la preuve : il a causé le licenciement de trois de ses amis. Les joutes verbales s’enchainent,  sans grande nouveauté dans le discours. Jusqu’à ce qu’enfin les choses deviennent intéressantes : l’Autorité propose un match à Cena ce soir. S’il gagne, Ryback, Ziggler et Rowan sont réintégrés mais s’il perd, il sort du match de championnat de dimanche.

 

En fait la proposition n'est pas faite à Cena : Triple H demande au public de voter sur le WWE App pour décider si ce match à enjeu aura lieu ou pas, histoire de voir si le WWE universe fait confiance à son héros. Mais le résultat semble tellement prévisible qu’on aurait largement pu se passer du vote à mon sens. C’est ainsi que finit ce long segment introductif.

I wanna win beause I’m the best etc !

 

 

– Tu es tout bleu, Marine.

– Show, épargne-nous tes blagues aussi lourdes que toi.

 

La première affiche du soir oppose Bray Wyatt à Daniel Bryan, revanche du superbe affrontement d’il y a presque un an. Kane observe la scène depuis le bord du ring pendant que le gourou travaille la nuque de son ancien disciple, notamment par une impressionnante clothesline. Le match est équilibré, dominé même par le récent bourreau d’Ambrose. La foule va jusqu’à chanter des « This is awesome » peut-être un peu indulgents mais on sent que les deux hommes prennent plaisir à donner leur meilleur. Grâce à une intervention de Kane, et par une violente Sister Abigail, Bray Wyatt remporte à nouveau l’affrontement.

Si vous voulez je remets ça l’an prochain, je suis libre.

Je trouve intelligent de ne pas faire trop vite de Bryan une sorte de Superman impossible à vaincre clean, tant il est ensuite difficile scénaristiquement d'occuper ce genre de personnage. La défaite du Yes Man, qui reprend à peine après neuf mois d’arrêt, est somme toute logique et va permettre une montée en puissance. L’ancien démon en profite pour lui coller un Chokeslam et ainsi prendre l’ascendant psychologique sur son futur adversaire de jeudi. Bon, là, on sent quand même venir le résultat.

 

En coulisses, Triple H retrouve ses anciens amis désormais retraités. Scott Hall et Kevin Nash ont arrêté de se teindre les cheveux et font leur âge. HBK sautille comme à la belle époque, et tous se moquent du costume cravate du Game. La meilleure apparition est incontestablement celle de Damien Mizdow grimé en un X-Pac plus vrai que nature.

 

Comme au lendemain de Summerslam, que j’avais déjà commenté, la WWE organise un « Hall of Fame Panel » avec Hulk Hogan, Ric Flair et Shawn Michaels, interrogés par Byron Saxton. Malheureusement, les trois légendes n’ont pas grand-chose d’intéressant à dire, à part rappeler leurs victoires respectives au Rumble. Pour cette année, HBK voit bien une victoire de Bray Wyatt. Hulk Hogan pronostique Daniel Bryan tandis que Ric Flair soutient Dean Ambrose. Enfin de ce que j'ai compris.

 

Le débat est interrompu par l’arrivée du Big Show, copieusement hué. Furieux de ne pas avoir été cité, le géant promet sa propre victoire lors de la bataille royale. Le comble de l’irrespect est atteint lorsqu’il colle un coup de poing dans la face de Ric Flair qui finit étendu sur le ring.

Légitime défense.

Comme attendu, les légendes sont sauvées par l’intervention de Roman Reigns qui vient frapper et expulser du ring le plus large athlète du monde. On peut logiquement parier au Rumble sur une élimination du géant par son rival.

Image exclusive de dimanche soir ?

La nouvelle coiffure de Renee Young confirme que la foule veut voir Cena se battre pour la carrière de ses amis ce soir, à 85%. Cena n’a pas peur, comme d’hab, même s’il ne connait pas encore son adversaire.

Dean Ambrose affronte Bad News Barrett sans que le titre Intercontinental de ce dernier soit en jeu. J’aime beaucoup ces deux garçons. Ambrose est en train de remplacer CM Punk dans mon cœur, et j’ai accroché au charisme de l’Anglais depuis ses débuts. L’affrontement est plaisant, et malgré un genou blessé, le Lunatic Fringe l’emporte. Il fallait bien une victoire pour le chien fou qui sort d'une rivalité où il n'a jamais pris l'avantage. Difficile règne pour le nouveau champion qui s’incline une nouvelle fois après avoir perdu contre Sin Cara. Mais l’important, c’est de répondre présent lors des matchs à enjeu après tout.

Le selling de Dean Ambrose est hors du commun.

New Day débarque. Ça y est, enfin les trois compères parlent un peu au micro et arrivent ainsi plus facilement à gagner le soutien de la foule. Face à eux, Kidd et Cesaro qui sont liés à toute la troupe de l’Exotic Express. Les New Day gagnent, mais ce sont bien leurs adversaires qui font la meilleure impression. J’aimerais voir Xavier Woods récupérer la gimmick d’Abraham Washington en manager qui commente en direct les matchs avec un micro. Mon dieu que je regrette ce mec, et je me demande encore jusqu’où les Prime Time Players auraient pu aller avec lui…

Quant à Tyson Kidd, je lui conseille de surveiller sa femme.

Allez, c’est l’instant nostalgie avec X-Pac, Kevin Nash et Scott Hall qui n’ont plus vraiment une tête de nouvel ordre mondial. Ils sont interrompus par ceux qui rêvent de leur succéder : l’Ascension. Conspués par la foule, les deux rookies sont également rapidement interrompus par JBL, furieux de leur irrespect envers les légendes. Il est rejoint par son ancien partenaire Ron Simmons. Pour compléter le tableau historique, les New Age Outlaws se joignent à la bande et tout ce beau monde inflige une rouste aux Illuminatis.

À sept contre deux, c’est comme ça qu’on forge les légendes.

 

 

Voilà le genre de segment qui, je le sais, va diviser la communauté des CDC ! D’aucuns diront que ce segment humilie voire enterre les rookies qui n’ont même pas su dominer un groupe de retraités, d’autres souligneront l'honneur qui leur est fait quand les bookers leur permettent de partager le ring avec tant de légendes. Pour ma part, je dirai un truc à propos de ces récurrents affrontements vieux-jeunes : on s'en souvient. J'ai finalement peu de souvenirs de la team Rhodes Scholars hormis leur joute verbale face au Rock. Damien Sandow a peu de moments plus marquants que son tabassage par DX. Je pense sincèrement que ce genre de séquence sert à installer les jeunes dans la place.

Le match féminin oppose l’équipe de Paige et Natalya à Alicia Fox et Summer Rae. Le seul attrait de ce match est la belle Anglaise qui obtient la victoire. Nous apprenons que les deux partenaires affronteront les Bella Twins au Rumble. Il me semblait que Natalya avait gagné un match de championnat, ai-je rêvé ?

C’est une belle soirée pour JBL.

 

 

Pour moi aussi d’ailleurs.

Dans les autres annonces, le kickoff du PPV sera un match par équipes à éliminations entre New Day et Kidd-Cesaro-Rose. Est-ce à dire que ces six-là seront privés de bataille royale ? Je ne le souhaite pas pour tous… Triple H et Stephanie révèlent l’adversaire de Cena pour son match capital de ce soir. Il s’agira de Seth Rollins… et du Big Show… et de Kane. Le Marine se retrouve donc dans un trois contre un.

Rusev exécute R-Truth. Personne ne semble sérieusement menacer le Bulgare. Miz affronte Jey Uso et perd, mais il a promis qu’au Rumble, sa doublure l’aidera à gagner.

Main event time, Cena est face à une rude adversité : en plus de ses trois adversaires, le couple royal a pris place aux abords du ring. Pourtant, la tension règne du côté des méchants. La même que celle qui entourait le ring à la fin des Survivor Series, même si l’enjeu est moins important. Travaillant en bonne alchimie, les membres de l’Autorité ne sont pourtant jamais à la merci d’un sursaut de l’indestructible Cena qui les met en danger à plusieurs reprises. Le Marine se relève d’un Chokeslam destructeur mais il est en mauvaise posture. Rollins entre sur le ring, se poste dans un coin, prêt à porter l’estocade finale…

Seth Rollins est très confiant : son Funambule Curb Stomp va faire des ravages.

Quand apparait sur le Titantron un visage rarement vu à la WWE : celui de Sting !

À peine arrivé à la WWE, déjà au musée Grévin.

Le TNA Hall of famer débarque dans la salle devant une foule qui n’en croit pas ses yeux ! L’attention générale est concentrée sur le vétéran maquillé… Et Cena en profite pour voler la victoire en couchant Rollins au sol avant de courageusement s’enfuir dans les tribunes.

1-2-3, merci au revoir laissez-moi passer j’ai un avion.

Triple H et Stephanie ont beau être furieux, c’est trop tard. Cena a gagné et rempli son engagement. Sting, lui, a disparu mais il semble bien que le Game ne veuille pas en rester là. Deux fois le même camouflet, c’est trop pour le couple dominant. Ils n’ont pas vraiment le temps d’agir qu’un autre problème survient : Brock Lesnar déchainé détruit Rollins, Kane et le Big Show, faisant preuve s’il le fallait de sa domination.

Quelqu’un d’autre ? Ou tout le monde a compris ?

Voilà un Raw spectaculaire, je n’ai pas peur de le dire, en plein dans l’esprit Rumble et qui lance véritablement la route pour Wrestlemania. Toutes les cartes sont remaniées. Paul Heyman semble ne plus maîtriser le monstre qu’est Brock Lesnar, qui se rebelle contre l’Autorité. Toute alliance avec Seth Rollins parait impossible et le match de championnat en sera passionnant. De retour depuis un mois, l’Autorité parait bien fragile. Neutralisée quand il le faut par Sting, elle n’a pas réussi à écarter Cena ni à se venger de la mutinerie. Si la domination de Reigns plane sur le Rumble, difficile de certifier sa victoire. Souvent, ce qui paraît le plus évident ne se réalise pas. Le show a été rempli de potentiels vainqueurs et la bagarre promet d’être belle. Une nouvelle année commence, il est temps d’être optimiste !

 

Et opti'z'oignons.

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