Catch

Le sacre du Prince

Born to be kings,

Princes of the universe. Fighting and free,

Got the world in my hands. I'm here for your love,

And I'll make my stand!

Prince Puma, le matin dans sa douche

 

La castagne reprend de plus belle à Lucha Underground. Contrairement à ceux de la WWE, les bookers n’ont pas fait de folie pendant les fêtes et l’année 2015 commence sous les meilleurs auspices, avec rien de moins que l’introduction du Lucha Undergound Championship. Découvrez qui s’est octroyé la ceinture et ce qu’il s’est passé durant ce mois de janvier.

 

 

Bon, OK, le titre de l’article vous a peut-être légèrement spoilé le nom du champion.

 

 

Nalyse Lucha Underground janvier 2015

 

 

Il faut remonter au dernier épisode de Lucha Underground avant les vacances de Noël pour resituer un peu les événements. Ce soir-là, c’est soirée de gala. Dario Cueto, le véreux propriétaire de la fédé, annonce que l’on verra deux matchs opposant dix adversaires. Et le vainqueur de chacun de ces deux affrontements se verra offrir une récompense unique.

 

Le premier acte de ce diptyque est un combat à éliminations composé de Fenix, Drago, King Cuerno, Big Ryck, Prince Puma, Pentagon Jr., Super Fly, Son of Havoc, El Mariachi Loco et Mascarita Sagrada. Dès que la cloche sonne, le chaos s’installe sur le ring, puis très rapidement les spots s’enchaînent à une vitesse folle, plus ahurissants les uns que les autres. Le revers de cette spectaculaire médaille – et c’est ma réserve sur la lucha en général –, c’est que l’impression d’assister à une grande représentation de cirque s’installe assez vite. Cet opener est quand même une sacrée mise en bouche pour quiconque un tant soit peu sensible à la voltige. Finalement, les grands favoris sont au rendez-vous puisque Puma, Ryck et Fenix se disputent la victoire finale. Puma parvient à placer son 630° Splash sur Ryck mais Fenix l’exécute d’un pile driver après un petit quart d’heure de match.

 

Le second acte prend la forme d’une bataille royale comprenant Cisco, Cortez, Johnny Mundo, Sexy Star, Pimpinela Escarlata, Mil Muertes, Famous B, Ricky Mandel, Bael et Chavo Guerrero. Les participants ainsi que la stipulation du match limitent beaucoup plus le « spotfest » et j’ai d’autant plus accroché à cet affrontement. Très classiquement, les jobbers sont éliminés les premiers (Famous B, Mandel, Pimpinela), puis Sexy Star se fait sortir par Chavo, prolongeant leur rivalité. Enfin toute la Crew se fait décimer avant que Chavo ne succombe juste avant la finale. C’est donc Johnny Mundo et Mil Muertes qui vont se disputer la gagne. Muertes est booké très puissant et les efforts de Mundo rencontrent chaque fois un mur. Sa tentative de End of the World le perdra et Mil Muertes s’adjuge la victoire. C’est fou comme une victoire sur un candidat de haut rang, et non le premier jobber venu, fait gonfler sa crédibilité. Alors qu’il ne me faisait ni chaud ni froid, je me surprends dès lors à le prendre très au sérieux.

 

 

Nouvelle stipulation : le Royal Rumble où on n’a pas le droit de toucher ses adversaires!

 

 

Cueto rentre alors sur le ring et présente au monde le Lucha Underground Championship. Pour mériter ce prix ultime, il faudra survivre à l’« Aztec Warfare » — un royal rumble avec tombé — qui se tiendra à la rentrée de janvier. En attendant, les deux vainqueurs du soir vont, comme promis, recevoir leur récompense : un match qui déterminera leur numéro d’entrée dans l’Aztec Warfare, à savoir la position de dernier entrant pour celui qui gagnera et de premier entrant pour le perdant.

 

Une stipulation bien vicieuse et un match test pour le seigneur de la mort, son premier un contre un face à une top star de la fédé. Après s’être débarrassé de Johnny Mundo, une nouvelle victoire contre Fenix parachèverait son invincibilité qui court toujours, et ferait de lui un sacré favori pour le titre. Un succès qui se concrétisera quelques minutes et un Flatliner plus tard.

 

 

Vénérez moi. J’ai accompli tout cela vêtu uniquement d’un masque et de mon pantalon de pyjama.

 

 

Le mois de janvier commence donc en fanfare avec ce match tant attendu. Le roster a jusque-là été très bien géré et chacun des participants a eu son exposition au cours des précédentes émissions. Cet Aztec Warfare mettra donc aux prises par ordre d’entrée Fenix, Johnny Mundo, Mr. Cisco, King Cuerno, Drago, Son of Havoc, Prince Puma, Ivelisse, Pimpinela, Drago, Bael, Cortez Castro, Big Ryck, Ricky Mandel, Pentagon, Chavo Guerrero Jr., Super Fly, Mascarita Sagrada Jr, Sexy Star, Mariachi Loco et Mil Muertes.

 

A tous ceux qui ont versé de chaudes larmes en regardant le Royal Rumble 2015, réconfortez-vous en visionnant cet affrontement qui évite tous les écueils sur lesquels s’est écorchée la WWE. Un opening de qualité avec, si vous avez bien suivi, Fenix et le deuxième entrant Johnny Mundo. Ce qui, en plus, a du sens. Striker nous explique que l’ordre d’entrée, excepté donc le premier et le dernier, est tiré au sort. Or, en voyant débarquer Mundo, il émet un sérieux doute sur l’impartialité du tirage et ça permet de rebondir sur sa feud avec l’Autorité. Bien vu.

 

D’ailleurs, l’ensemble du match a parfaitement surfé sur toutes les rivalités lancées au cours des premiers mois. On a même vu le retour de Blue Demon Jr., qui a pris sa revanche en permettant à Sexy Star d’éliminer Chavo. Enfin, Pimpinela et Mascarita ont assuré les segments comiques. Je noterai également la participation des deux lutteuses, Sexy Star et la belle Ivelisse, signifiant dans l’absolu qu’une femme aurait très bien pu remporter le titre suprême et ça me plait. D’ailleurs, la luchadora fait partie du Final Four avec Johnny Mundo, Prince Puma et bien sûr Mil Muertes. Après un joli baroud d’honneur, elle se fait éliminer après un SPEAR du faucheur d’âme. Finalement l’invincibilité de ce dernier tombera quelques minutes plus tard après un double tombé de l’alliance Mundo/Puma. Le duel final est à consommer sans modération. Et après plus de 53 minutes d’affrontement, Prince Puma décroche le graal sur son traditionnel 630. Mundo congratule son adversaire et Konnan vient célébrer avec son protégé. Clap de fin, merci messieurs.

 

 

Bon, ç’a l’air un peu trop compliqué ici aussi, je vais voir si je peux essayer de gratter un titre à la ICWA.

 

 

Un nouveau jour se lève sur Lucha Underground. Un champion a été couronné et celui-ci va maintenant devoir défendre son bien. D’abord dès la semaine suivante (14 janvier) face à Fenix. En effet, lors du 10-man match qu’il avait remporté en décembre, c’est lui qui avait éliminé Puma. Dario Cueto invoque cette raison pour le booker dans un title match. L’affrontement est très bon et se termine sur un finish impressionnant où Fenix court littéralement sur la troisième corde en direction de Puma qui l’intercepte d’un Superkick.

 

Puma a à peine le temps de célébrer qu’un homme surgit sur le ring pour le passer à tabac. Il s’agit d’un colosse nommé Cage, plus connu sous le nom de Brian Cage à la Pro-Guerilla Wrestling, qui a fait ses débuts plus tôt dans l’émission en détruisant trois luchadors de la AAA. Des débuts qui ont impressionné le boss en personne au point que celui-ci l’envoie directement face au champion dans l’épisode du 28 janvier. Cage est présenté en vignette comme une machine. Il faut dire que le bonhomme en impose. On le voit par exemple se faire briser des bouteilles sur la tête par une bande de voyous de LA sans broncher, avant de les démembrer un par un. Autant dire que le match n’est pas une partie de plaisir pour Puma qui souffre face à la puissance de Cage. Le Big Guy est franchement bon et se permet même quelques prises aériennes. Pourtant Puma résiste. Cage s’agace et envoie son pied dans les parties de son adversaire. Puma l’emporte donc par disqualification mais subit les foudres de Cage. Konnan tente de s’interposer et se fait ouvrir le crâne. Cage déchire la ceinture en deux, la feud ne fait que commencer.

 

 

Ah, merci de ramener une serviette, il a déjà perdu deux litres de sang là!

C’est pas une serviette. C’est un linceul.

 

 

La deuxième grosse rivalité qui a agité ce mois de janvier est celle opposant King Cuerno à Drago. Les deux lutteurs en étaient resté à un partout avant les vacances, il fallait donc remettre ça. Le 14 janvier ils s’affrontent dans une joute qui culmine par un splash de Drago à travers une table, depuis le toit du bureau de Dario Cueto. L’arbitre les décompte à l’extérieur et prononce une égalité. La belle aura lieu en main event de l’épisode du 21 janvier dans un Last Lucha Standing Match. Le style lucha est un peu abandonné au profit de coups plus stiff illustrant bien la haine que se vouent les deux catcheurs. Drago passe à travers une table pour rappeler le spot de la semaine précédente. Voyant que même cela ne suffit pas, Cuerno décide de se la jouer à la Cena. Il s’empare d’une corde et attache son adversaire au turnbuckle afin de remporter la victoire. Mouais, pas terrible comme finish. J’espère que la feud ne prendra pas fin de cette manière.

 

 

Je comprends pas. J’ai sauté dix fois sur lui depuis le turnbuckle et cette foutue table refuse toujours de ce rompre. (…) Oh merde, je viens de percuter que c’est pas un Tables Match mais un Casket Match. Heu, ça va, vieux?

 

 

Venons-en maintenant à Chavo. Si vous avez bien suivi mes excellentes nalyses de LU, vous connaissez donc les odieux agissements qu’il a commis, notamment sur Blue Demon Jr, une légende mexicaine. Comme je le disais plus haut, celui-ci a fait son retour surprise lors de l’Aztec Warfare pour régler ses comptes avec Chavo. Dans l’épisode du 14 janvier, le représentant de la famille Guerrero invite le démon bleu à venir discuter sur le ring. Il veut s’excuser pour ses actes… mais avec un poing américain dans la poche, le fourbe. Blue Demon qui avait flairé l’embrouille à deux kilomètres le contre et le calme à coups de chaise. Un petit segment sans prétention qui n’est là que pour nous faire patienter avant le début des vraies hostilités.

 

 

Diantre, ce vieillard est encore en état de soulever une chaise. C’est un adversaire bien trop dangereux. Fuyons.

 

 

Dernier fait qui mérite un peu d’attention : l’explosion de la Crenshaw Crew. Le 21 janvier, Mr Cisco et Cortez Castro ouvrent le show en s’imposant face à Mascarita Sagrada & Pimpinela Escarlata. Après le match, Big Ryck monte sur le ring pour avertir tout le monde que tôt ou tard, il sera dans la course au titre. Mais sa Crew se retourne contre lui à coup de kendo sticks. Bale va même lui enfoncer son cigare dans l’œil. Pour eux, obéir aux ordres et faire le sale boulot c’est fini. On les retrouve d’ailleurs plus tard dans le bureau de Dario Cueto, des liasses de billets à la main. Désormais, ils prennent leurs ordres directement auprès du big boss en personne. Voilà qui amorce probablement un face turn de Ryck.

 

 

– Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous boss? Vous voulez qu’on bute un mec, qu’on kidnappe le gouverneur, qu’on achemine une cargaison de drogue à travers le pays?

Hein? Non. Vous allez passer un coup de serpillière dans les travées et les vestiaires, y a des restes de tacos partout.

Mais on croyait que…

Vous me coûtez moins cher que les femmes de ménage, depuis que ce con d’Obama a instauré un salaire minimum. Allez, au boulot les feignasses.

 

 

Enfin pour être tout à fait complet, Pentagon Jr a vaincu Super Fly (21 -janvier) et annoncé que quelqu’un viendra bientôt joindre ses forces aux siennes; Sexy Star s’est imposée face à El Mariachi Loco (21 janvier) qui n’est certes qu’un jobber mais ce résultat montre tout de même que la luchadora fait partie des meilleurs combattant(e)s de la fédé ; Fenix a battu Mil Muertes (28 janvier) qui concède sa deuxième défaite. Etrange comme booking après l’avoir monté à de tels sommets. On a également vu du sang neuf à LU puisqu’en plus de Cage, Argenis, AeroStar et Angelico ont rejoint le temple. Après avoir servi de paillasson à Cage, les deux premiers cités se sont à nouveau inclinés en équipe face à la Crew (28 janvier).

 

En définitive, j’ai adoré ce mois de janvier. L’Aztec Warfare est un potentiel MOTY, l’arrivée de la ceinture donne un nouveau relief à la fédé, le roster tourne bien et les nouvelles têtes se succèdent tout en douceur. Quand on sait que le temple s’apprête à recevoir la visite d’un certain Alberto El Patron, on a hâte d’être en février pour voir l’accueil qui lui sera réservé…

 

 

Ouais ramène-toi Alberto machin! Toi aussi je vais te foutre un coup de pied dans les couilles, comme à Prince Puma!

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