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Smackdown du 26/02/2015 : On file la métaphore

Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge sur le bouton rouge…

Le colonel Blanchet, On a retrouvé la septième compagnie

 

Comme tous les jeudis soir, la WWE nous propose un épisode de Smackdown, qui, comme la plupart du temps, est assez plaisant à regarder, malgré quelques longueurs (surtout liées à Adam Rose ou Fandango en fait, dont tout le monde se fout). De toute façon, c'est la route vers Wrestlemania et la plupart des scénarios sont développés à Raw, le jeudi n'étant qu'une redite bien construite qui peut parfois apporter quelques précisions : ici, grâce au fil rouge de la soirée, le titre intercontinental.

 

 

La guerre, p'tit, on la fait ou on la fait pas.

 

 

Nalyse de Smackdown du 26 février

 

 

Daniel Bryan ouvre la soirée sous les "Yes" de la foule en délire, mais lui réplique de son "NO" qu'il utilisait, nous dit-il, il y a quelques années quand il se sentait frustré à l'intérieur de la WWE, quand il avait l'impression d'être isolé et de ne pas recevoir les opportunités qu'il méritait. Il avait tort car le public était derrière lui : et tellement qu'il a pu gagner le titre suprême en main event de Wrestlemania 30 malgré tous les obstacles que l'Autorité a dressé contre lui. Malheureusement, il s'est ensuite blessé et a dû abandonner son titre, et à son retour, malgré une seconde chance donnée à Fastlane de gagner le droit de catcher lors du match pour le WWE World Heavyweight Championship à Wrestlemania 31, il n'a pas réussi, et les fans se demandent si le "yes movement" est mort (un débat un peu similaire fait rage ici aussi sur le forum). Il réfute ces allégations et annonce qu'il n'abandonne pas et qu'il a un plan pour le plus gros PPV de l'année…

 

Bad News Barrett l'interrompt, demande combien de temps Daniel va continuer à chouiner sur son triste sort dont tout le monde se fout et qui ne mérite pas une place à Wrestlemania. Barrett, lui, a un bien plus gros problème : Dean Ambrose, qui lui a volé sa ceinture intercontinentale alors qu'il détient le titre. Le Lunatic Fringe apparaît alors et commence à se battre avec l'Anglais : Daniel en profite pour prendre la ceinture blanche (première étape du fil rouge du show) mais la rend à Barrett quand celui-ci lui demande (pour une fois qu'un face agit comme tel, il prend la ceinture comme défi, mais ne la détient pas, donc la rend) avant d'être surpris par l'attaque combinée d'Ambrose (qui récupère la ceinture) et du barbu (qui superkicke le Britannique) qui se défient ensuite du regard.

 

 

Ah, ce que j'en ai marre, moi, ce que j'en ai marre !

 

 

Puis, le Miz monte sur le ring pour son match contre Dean, match de moins de trois minutes qui voit la "star" du cinéma se faire surclasser par le lunatique qui n'a pas vu Barrett reprendre la ceinture. Retour en coulisses avec Blondie (Renee Young) qui tente d'interviewer Wade (je commence à être à court de périphrases moi) qui lui rétorque que la ceinture est revenue à son vrai propriétaire, que ni Dean Ambrose, ni Daniel Bryan ne sont capables de s'élever à son niveau et qu'il ne perdra jamais ce titre.

 

 

J'ai glissé, chef !

 

 

La soirée continue avec un match de Divas illustrant la rivalité mixée entre Équipes et Divas, avec d'un côté les champions du monde Cesaro et Tyson Kidd (qui n'ont toujours pas de nom officiel à ma connaissance) et Natalya, la femme du Canadien, et de l'autre leurs challengers, les jumeaux Usos et la femme de Jimmy, Naomi. Le match fut rythmé par les interventions diverses et Natalya l'emporta d'une corde à linge en moins de trois minutes. Total Divas est comme toujours avec les divas (et Tyson Kidd et Jimmy Uso qui ont eu beaucoup d'apparitions dans le programme de E!) partie prenante de la storyline mais ne rentre pas vraiment en compte dans la narration du show car la temporalité n'est pas du tout la même (Total Divas peut avoir jusqu'à six mois de retard sur les évènements de la WWE). Pour les champions par équipe, suite aux évènements de lundi dernier et ceux du soir, on se dirige tout droit vers un match revanche à Wrestlemania contre les Samoans qui le méritent bien pour avoir porté haut les couleurs des équipes à la WWE depuis deux ans maintenant.

 

 

C'est une femme d'intérieur, c'est tout !

 

 

Passons maintenant à mon moment préféré de la soirée, le discours de Lana et de Rusev (qui prend de plus en plus d'assurance au micro, je trouve), puant à souhait pour les oreilles des américains peu avares de patriotisme exacerbé. Cena, comme tous les américains, a abandonné dès la première difficulté et Lana ne comprend pas pourquoi Cena en redemande. Rusev ne voit même pas pourquoi il accorderait au Marine le droit à une revanche. Lana montre ensuite un mail de Vladimir Poutine a la foule et le traduit pour les ignares qui ne lisent pas le russe (donc tout le monde ici, sauf notre grand maitre à tous, Axl, que son nom soit sanctifié et que sa descendance soit nombreuse et talentueuse) : Poutine est fier du Bulgare, c'est un vrai héros, et loue sa victoire. Rusev veut défendre le titre à Wrestlemania contre un adversaire qui le mérite (pas Cena donc), et Swagger l'interrompt (ce qui m'a fait hurler de rire tellement le Real American n'est pas crédible en menace pour le champion) pour lui dire qu'il a peur de Cena et qu'il est entouré, ici à Atlanta, de vrais américains. Puis il rentre dans le ring et Rusev peut rapidement porter son coup de pied puis son accolade pour une victoire évidente.

 

 

Y vont nous payer ça, les russkofs, c'est moi qui vous le dis !

 

 

Retour avec le fil rouge de la soirée, puisque cette fois, Barrett est opposé à Daniel Bryan pour un match simple. R-Truth a rejoint la table des commentateurs et appelle durant tout le match Byron Saxton "Coach", le prenant sans doute pour Jonathan Coachman (parti de la WWE en 2008 pour une carrière de journaliste à ESPN) malgré les tentatives désespérées de ce dernier de lui rappeler son nom. Le match fut assez long et vit la victoire de Bryan après un Running Knee empêchant le Bull Hammer du britannique en neuf minutes. Pendant le match, le père-la-vertu R-Truth qui n'a jamais volé, va s'approcher façon Tex Avery du coin du ring ou l'Anglais avait déposé sa ceinture pour la prendre et la cacher sous sa veste. Après sa défaite, Bad News recherche sa ceinture et se dirige vers Truth (qui a eu le temps de la cacher) et l'accuse. Il repart donc sans son bien.

 

 

Ah, ce que j'en ai marre, moi, ce que j'en ai marre !

 

 

Longue interview de Roman Reigns par Saxton, où l'on apprend que le samoan sait qu'il peut battre Lesnar à Wrestlemania, contrairement à ce que Paul Heyman a affirmé à Raw, mais qu'il ne doit pas être idiot et se préparer comme jamais il l'a fait en regardant des matches de Brock, et en s'entrainant très dur. Il a même pensé demander conseil à sa famille qui a réalisé de grandes choses lors de la grand-messe annuelle de la WWE, mais il préfère faire à sa façon : il peut battre la Bête, et le prouvera lors de Wrestlemania 31.

 

 

P'us qu'tu tues, p'us qu'tu gagnes !

 

 

Pendant que Fandango et Rosa font leur entrée, on nous montre R-Truth en coulisses (ce qui montre à quel point le public et la WWE se fout de ces deux jobbers) qui fanfaronne avec sa ceinture blanche (toujours ce fil rouge) et qui croise Dean Ambrose. Ce dernier lui demande de la lui rendre, et R s'exécute en tenant des propos incohérents à propos d'un second changement de titre dans la soirée. Au final, le plus bronzé des deux paraît le plus fou : je pense que Little Jimmy a dû lui bouffer la cervelle parce que Truth est totalement à l'ouest ! Et on se demande vraiment ce qui arrive à Ambrose qui trouve le moyen de perdre toutes les rivalités qu'on lui propose depuis son départ du Shield.

 

 

Pour l'instant que la situation est pas encore retournée, on est comme une espèce d'épine que les boches auraient dans les fesses, hein Barrett ?

 

 

Mais si Fandango est dans le ring, c'est parce qu'il a un match, et pas contre n'importe qui : Curtis Axel qui s'autoproclame le plus long participant du Rumble (avec plus de 30 jours) car il n'a jamais été éliminé ! Il tente de lancer le mouvement Axelmania mais échoue lamentablement… En fait, il donne l'impression de reprendre le flambeau laissé vacant par Bo Dallas et son Bolieve. Le match est court, sans intérêt et se termine par une victoire du danseur en une minute.

 

 

Attention, che fais me fachir !

 

 

Autre match court et autre purge, l'ignoble Adam Rose nous impose ses rosebuds et sa musique de merde et est opposé à Goldust. Victoire de l'aîné des Rhodes en une minute, qui se fait attaquer à sa sortie du ring par un des rosebud qui n'est autre que Stardust. La rivalité entre les deux frères continue, débouchera sur un match à Wrestlemania et Goldust pourra raccrocher les paillettes suite à sa défaite.

 

Puis Bray Wyatt délire encore sur l'Undertaker (et ne dit pas autre chose qu'à Raw) et il n'y a pas grand-chose à en dire, à part que pour moi, faire combattre le Deadman a Wrestlemania revient à tuer encore plus sa légende : le gars a axé ses dernières années à sa streak à Wrestlemania, si après sa défaite, on continue comme si de rien n'était, ça diminue sa portée et sa légende.

 

 

Dites donc, les gars, vous croyez pas que…

 

 

Si, si, ça suffit !

 

 

Un clip nous informe de l'avancée de la feud entre Seth Rollins et Jon Stewart (le présentateur du Daily Show, fan de catch depuis longtemps et qui a souvent parlé de la WWE dans ses émissions, comme par exemple ici) qui débouchera sûrement par un combat à Wrestlemania (soit contre Jon, soit plus probablement contre un poulain que Stewart aura choisi).

 

Puis nous passons au main event de la soirée, un match à six entre Ryback, Erick Rowan et Dolph Ziggler contre Big Show, Kane et Seth Rollins (accompagné de J&J Security) qu'on a beaucoup trop vu ces derniers temps. Bref, le match ne fut pas mauvais, mais je ne peux m'enthousiasmer quand deux des combattants (Kane et Big Show) me font vomir, deux me laissent indifférent (Ryback et Rowan) et deux seulement sont pour moi à haut niveau (Rollins et dans une moindre mesure Ziggler). Dix minutes plus tard, nous avons pu assister à la victoire des gentils sur les méchants, après la foire aux finishers qui sont habituels à ces matches à six en main event de shows hebdomadaires ! C'est sur ces images et ce résultat que se termine ce Smackdown et cette nalyse.

 

 

Groupir, il faut rester groupir !

 

 

P.S.: je n'ai pas parlé du segment affligeant du Miz qui vire Mizdow du tournage d'une pub, parce que ça n'a jamais existé.

 

 

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