Catch

R-Truth ou l’incompréhension du génie

Il y en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler.

Hervé Christiani

 

Dans quelques jours aura lieu WrestleMania. Lors de cet événement planétaire, la WWE a programmé un Ladder match épique pour le gain de la ceinture Intercontinentale. Tout le monde se réjouit du retour en grâce du trophée, mais le choix du casting est sujet à de nombreux débats dans la communauté des fans. Si le champion Barrett et les deux espoirs Ambrose et Harper semblent à leur place, beaucoup de gens auraient souhaité voir Bryan ou Ziggler plus haut dans la carte. Dans toutes ces discussions, il est un participant qui fait l’unanimité. Mais contre lui. Il s’agit de R-Truth. Le rappeur, qui n’avait plus eu de Title Shot depuis octobre 2013, semble projeté dans cette histoire sans vraie justification. Ron Killings ne mériterait donc pas un tel honneur ? Faut-il vouer l’homme du « What’s up ? » aux gémonies ? Petit résumé des faits et tentative de réponse objective.

 

 

Brock Lesnar découvre qu’un rédacteur des Cahiers du Catch trouve du temps pour écrire un article sur R-Truth.

 

 

Retour sur la carrière de R-Truth

 

 

Avant toute chose et pour ceux qui ont raté le début, je vous propose un rappel de la carrière de l’homme qui nous intéresse aujourd’hui.

 

 

L'histoire

 

Relater le parcours du rappeur d’Atlanta est assez aisé pour moi puisque nous avons débuté sensiblement au même moment. En effet, R-Truth fait ses débuts officiels à la WWE à l’été 2008, peu après ma découverte du monde du catch lors de WrestleMania XXIV. En fait, si le personnage de R-Truth est totalement nouveau, son interprète, l’athlète Ron Killings, a déjà connu une courte carrière à la WWF entre 2000 et 2002 où il a lutté sous le ridicule nom de K-Kwik et remporté deux fois la ceinture Hardcore. Mais fi du passé, lorsqu’il revient en cette année 2008 après un passage à la TNA, c’est un recommencement à zéro pour lui. Rapidement, il devient challenger au titre US de Shelton Benjamin, sans succès. Puis le push des débutants s’éteint, il enchaîne les petites rivalités, les matchs de qualification qu’il ne gagne pas, et les places dans les batailles royales.

 

 

J’ai bien fait de revenir à la WWE, moi. La TNA, quand même, ça manque de sérieux.

 

 

Il faut attendre début 2010 pour le voir au haut niveau. Il intègre cette année-là l’infernale structure de l’Elimination Chamber et commence le combat face à un CM Punk transcendé par son statut de leader straithedge, qui l’élimine en trois minutes. Dans la foulée, il s’associe à John Morrison et le duo participe à son premier WrestleMania en tant que challengers au titre par équipes, qu’ils ne réussiront pas à ravir à ShowMiz. Tant pis, la Vérité sera entré le premier ce soir-là sur la plus grande scène du monde.

 

 

 

 

Si, si.

 

 

Le couronnement de cette belle série est sa prise du titre US fin mai. La joie est courte : il le perd face au Miz trois semaines plus tard.  R-Truth retourne en bas de carte pendant de longs mois, mais le meilleur est à venir pour lui en 2011.

 

Tout décolle peu après WrestleMania XVII, où il est cantonné à la bataille royale du préshow. Le 11 avril à Raw, il obtient une place de championnat WWE face à John Cena et au Miz pour Extreme Rules suite à sa victoire lors d’un Gauntlet match qualificatif.

 

 

– Un match pour le titre WWE ? Contre toi ? Mais où est la ceinture ?

– Non, non, je suis challenger moi aussi. Le champion c’est le Miz. Depuis six mois.

– J’avais préféré oublier.

 

 

Au lieu de profiter de cette chance inouïe, le rappeur ne trouve rien de mieux à faire que de la mettre en jeu une semaine plus tard face à John Morrison qui lui demande poliment. Le Guru of Greatness ne laisse pas passer l’occasion et bat son ami, récupérant son statut de challenger. Alors qu’il ne peut s’en prendre qu’à lui-même, R-Truth pète complètement les plombs suite à cette défaite.

 

 

Mais t’es malade ou quoi ? Quand je te donne un match de contender, c’est comme quand on te propose du rab de dessert à la cantine, tu acceptes poliment mais sans abuser !

 

 

Devenu fou furieux, il intervient dans le fameux match d’Extreme Rules en tabassant Morrison qu’il blessera quelques jours plus tard.

 

 

Non, ch’ai pas touchéou !

 

 

Envahi par la rancœur, le rappeur se lance dans les semaines qui suivent dans de violentes diatribes contre la foule, et notamment les enfants. Il accuse ceux-ci de l’avoir trop longtemps restreint au rôle de bouffon et d’avoir ainsi freiné sa carrière. Il cible précisément Little Jimmy, un bambin qu’il invente pour personnifier cette frange ingrate du public.

 

 

– Je suis même pas au top des ventes de T-shirts, c’est un putain de scandale.

– Mais Truth, tu ne portes que des blousons…

– Et alors ?

 

 

Comme la violence est souvent encouragée à Stamford, Truth se voit obtenir un title shot contre John Cena à Capitol Punishment. C’est son premier et seul match individuel pour le titre WWE à ce jour. Il le perd suite à une déconcentration causée par un enfant du public qui lui jette de l’eau au visage, ce qui, bien sûr, n’est pas considéré comme un acte disqualifiant.

 

 

Mon dieu mais… C’est excessivement froid !

 

 

Durant tout l’été, il traine sa démence et sa colère sur les rings, réclamant on ne sait trop quoi, mais se considérant comme lésé et injustement traité.

 

 

Ça va renoi ? T’es peinard à encourager John Cena au lieu de moi ? T’as pas mal à tes ancêtres ?

 

 

Or, on le sait, un fou n’est jamais plus dangereux que lorsqu’il est manipulé par quelqu’un d’intelligent. R-Truth tombe sous la coupe du Miz. Les deux compères, désormais nommés The Awesome Truth, s’estiment floués par les dirigeants de la WWE et sont persuadés d’être victimes d’une conspiration contre leur carrière.

 

 

Mec, tu vois pas que c’est évident ? On est trop bons pour la WWE, on cherche à nous brimer !

 

 

Mais oui c’est vrai c’est une conspiration ! Je suis avec toi, Mike !

– Too easy.

 

 

Leur paranoïa les pousse à accomplir des actes de violence gratuite qui causent leur licenciement par Triple H. A Hell in a Cell, les deux chômeurs réussissent un coup d’éclat. A la fin du match en cage comptant pour le titre suprême, ils débarquent vêtus en civil et s’enferment dans la structure d’acier où ils passent à tabac catcheurs (Cena, CM Punk et Del Rio), arbitres et cameramen. C’est le chaos total dans la salle de la Nouvelle-Orléans, malgré l’intervention de tout le roster. Finalement, Truth et Miz quittent l’arène menottés grâce à l’intervention des forces de l’ordre.

 

 

Fut une époque où la WWE ne confiait pas sa sécurité à deux nabots d’1m60.

 

 

Cet évènement chamboule toute la hiérarchie de Stamford. Triple H, qui s'était montré incapable de juguler le bordel semé par les deux impétrants, est remplacé par au sommet de la hiérarchie par John Laurinatis. Le spécialiste du People Power réengage les deux rebelles qui ont entretemps présenté leur mea culpa via Youtube. Après une victoire acquise contre le Game et CM Punk à Vengeance, Awesome Truth commet l’erreur de s’en prendre à John Cena. Ce dernier décide alors d'une alliance impensable avec le Rock pour affronter la paire d’énervés aux Survivor Series. Le Brahma Bull et le Marine sortent vainqueurs de la bataille.

 

 

Bon, je vous rappelle les règles, nous on a un match à WrestleMania donc vous y allez mollo, pas de blessures, pas de coups bas, vous nous laissez gentiment nous échauffer et tout ira bien.

 

 

Cette défaite sonne le glas de l’équipe des barjots : le lendemain à Raw, Mike se débarrasse de son partenaire par la violence. Cette séparation est en fait précipitée par la suspension du porteur de dreadlocks. R-Truth, alors en pleine gloire, s’est fait gauler par la Wellness Policy.

 

Lorsqu’il revient début 2012, il est à nouveau gentil. Le personnage de Little Jimmy devient son ami imaginaire à qui il s'adresse directement.

 

 

Et il a enfin un T-shirt à vendre.

 

 

Après s’être vengé du Miz, il s’allie avec le bondissant Ghanéen Kofi Kingston. Ils trouvent alors le chemin du succès et deviennent champions Tag team en avril. Ils ne céderont les ceintures qu’en septembre face à Hell No. Truth ne le sait pas encore, mais il vient de laisser échapper son dernier titre.

 

 

Ha voilà, en fait il fallait juste trouver un copain qui me ressemble !

 

 

Suit une longue période de midcard vacillante. Peu de rivalités le concernent et on ne retrouve la trace de la Vérité qu’occasionnellement. Fin 2012, il s’intéresse sans succès à la ceinture US d’Antonio Cesaro. Fin 2013, il s’associe au nouveau venu Xavier Woods et entre en rivalité contre Brodus Clay, qu’il bat à TLC. Quelques mois plus tard, les deux acolytes sont détruits par Rusev. Le seul fait de gloire d’R-Truth en 2014 est d’être le premier à vaincre le rookie Bo Dallas, qui était sur une série de 16 victoires dans le roster principal.

 

 

Ce qui ne lui a pas trop réussi non plus.

 

 

C’est donc un catcheur plongé depuis plus de trois ans dans les méandres de la midcard, voire dans la lowcard, qui joue presque le rôle principal dans la rivalité actuelle autour de la ceinture Intercontinentale. Est-ce un scandale pour autant ?

 

 

Le personnage

 

Vous me direz que tout ce long paragraphe n’était qu’une reprise un peu plus étoffée de la page Wikipédia du catcheur. C’est vrai, mais il me semblait important de rappeler l’histoire et la place du personnage de R-Truth au sein de la WWE. Car le bonhomme est présent déjà depuis un petit moment et n’a jamais semblé proche de la sortie, contrairement à beaucoup d’anciens seconds rôles qui ont été virés pour restrictions budgétaires ou qui ont préféré trouver une meilleure place ailleurs, à l’instar de son ancien partenaire Morrison.

 

 

Dolph, JoMo, nous sommes l’avenir, unissons nos forces et d’ici quelques années nous serons tous les trois des main-eventers établis, je le garantis !

 

 

En relisant tout son parcours depuis 2008, il est un fait impossible à contester : R-Truth a un palmarès ridicule à la WWE.

 

Depuis son retour dans la fédération de Stamford, la Vérité n’a inscrit que deux lignes à son tableau de chasse : le titre de champion des Etats-Unis durant à peine un mois en 2010 (pour lequel il succède au désespérant « règne » de… Bret Hart) et un run de quatre mois de champion par équipes avec Kofi Kingston en 2012. Difficile de trouver pire score pour une si longue période. Même Santino Marella a fait mieux.

 

 

Avec ma ceinture et tes Airbags, nous sommes faits l’un pour l’autre, Eve.

– Tu l’as eue sur Ebay ?

 

 

Autre constat difficilement discutable : R-Truth n’a jamais impressionné entre les cordes. Il m’est impossible de citer un match référence qu’aurait réalisé l’homme, un affrontement durant lequel le rappeur d’Atlanta aurait brillé. La Vérité, la voici : Ron Killings est un catcheur médiocre. Le main event des Survivor Series où il partage le ring avec The Rock et Cena est un raté total. En trois participations à la structure infernale de l’Elimination Chamber, il a effectué au total moins de cinq minutes de combat. Au Showcase of the Immortals, son bilan est tout aussi maigre : deux batailles royales, une place dans l’équipe Teddy Long, et un match par équipes perdu. Son title shot contre Cena à Capitol Punishment ne restera pas dans les annales, mais est sûrement l’un de ses très rares affrontements dépassant les dix minutes.

 

 

Dix minutes de combat ? Attends hé ho, pouce, le temps de prendre un verre quand même.

 

 

R-Truth est donc un catcheur de seconde zone, dont les quelques moments de gloire masquent difficilement la vacuité du parcours. Il participe à toutes les batailles royales de la fédération sans jamais les gagner. Il obtient de temps à autre des matchs pour les ceintures US et Intercontinentale qu’il ne remporte pas. Ronnie semble être le parfait athlète de « remplissage ». L’homme qui permet de faire le nombre, le challenger de transition, qu’on sert en pâture aux forces en devenir, à qui on fait suffisamment confiance pour laisser une place sur une carte de show mais pas assez pour lui confier de trop grandes responsabilités.

 

Il n’a pas été aidé non plus par la chance, et a plusieurs fois interrompu sa carrière pour des raisons de santé, notamment à cause d’un genou fragile.

 

Au vrai, la grande plus-value d’R-Truth, qui a lancé sa carrière et lui a assuré une place rapide en midcard, est sa musique d’entrée. Son rap entraînant qu’il interprète lui-même en direct et son refrain, « What’s up ? » précédé du nom de la ville le rend rapidement et facilement populaire (sauf quand il se trompe de ville).

 

 

What’s up… vous autres ?

 

 

Mais on ne fait pas un grand catcheur grâce à un thème musical. Sinon, Zack Ryder serait une légende de la WWE. S’il manque à Killings tout simplement la performance sportive, il dispose d’un autre formidable atout : son talent d’acteur. Si rien ne le distingue des autres au moment de jouer des muscles, il n’a pas son pareil pour embarquer les foules avec lui.

 

La verve du lutteur d’Atlanta, plutôt peu exploitée au début de sa carrière, explose au grand jour lors de son run heel. Bray Wyatt et Dean Ambrose peuvent fanfaronner aujourd’hui, mais on a rarement vu un méchant plus dérangé du ciboulot que R-Truth durant l’année 2011. Dérangé et dérangeant : il s’en prend verbalement au public, insulte les enfants, intervient face à Vince McMahon vêtu en confédéré. Totalement possédé par son personnage, Ron se régale dans son rôle de dingo agressif et volubile. On le retrouve notamment au rang des mécontents avec Christian et le Miz puis dans un duel génial contre le nouveau COO Triple H.

 

 

Il s’en prend physiquement à des enfants.

 

 

Et il fume dans les lieux publics. Un vrai blouson noir.

 

 

L’intervention d’Awesome Truth  à Hell in a Cell est peut-être à ce jour le moment le plus marquant de l’histoire de ce PPV, et un de mes segments préférés.

 

 

– On y est allés un peu fort, je crains que Punk ait subi une commotion.

– Boh, il s’habituera.

 

 

Il y a fort à parier que le duo, et Truth lui-même, auraient bénéficié d’une plus longue exposition sans le contrôle antidopage positif de ce dernier. Toujours est-il que, durant ces quelques mois de gloire, R-Vérité a fait l’unanimité pour sa performance.

 

Son retour en gentil est plus régressif : Lil Jimmy devient un rigolo petit enfant invisible qui accompagne le rappeur au bord du ring. Le personnage marche bien auprès du jeune public et de Vince McMahon. Trop peut-être : il s’éternise, constitue le troisième membre de son équipe avec Kofi. Le gag du méchant qui fait semblant de s’en prendre physiquement au gosse invisible devient récurrent. Jusqu’au jour où Lil Jimmy disparait, sans raison. Mais Truth reste sous le signe de l’humour, témoin son apparition lumineuse en tant que doublure de Ziggler lorsque celui-ci entre en rivalité avec le Miz et Mizdow.

 

R-Truth est un showman, peut-être pas un grand catcheur mais de loin le plus grand cabotin de la WWE et le visage le plus expressif et modulable de toute la compagnie.

 

 

Exemple un.

 

 

Exemple deux.

 

 

Exemple trois.

 

 

Alors, conclusion ?

 

Il n’y a évidemment pas lieu de comparer les performances catchesques d’R-Truth à celles de Bryan ou Ziggler. Si certains peuvent regretter la présence de l’amuseur au milieu des vrais artistes que je viens de citer, je pense qu’il est sévère d’estimer que Ron ne mérite pas cette place. De tous les participants au futur match des échelles, il est celui qui a le moins catché durant la rivalité. Le rappeur est simplement utilisé dans son meilleur registre : le sel humoristique.

 

Très expressif, à la limite du personnage de cartoon, R-Truth donne le meilleur de lui-même lorsqu’on le laisse s’exprimer verbalement ou physiquement. Trop souvent limité au rôle de valeur ajoutée à une bataille royale, son personnage apporte pourtant une richesse supplémentaire au monde de la WWE.

 

 

Enfin, c’est quand même un beau perdreau.

 

 

La grande majorité du vestiaire est désormais composée d’athlètes ayant pour objectif de gagner des trophées, de remporter des grands matchs et de prouver leur domination. Comme dans tous les sports professionnels, les catcheurs sont des compétiteurs. C’est la « Reality Era ». Et à mon avis, il manque aujourd’hui à la fédération de Stamford des personnages décalés, attachants et erratiques, qui divaguent sans but précis ni ambition. Le succès mondial de Stamford est aussi et surtout d’être une fédération qui va au-delà du catch, où les employés ne passent pas forcément leur temps à se battre en slip mais communiquent entre eux, interagissent avec le public, développent des amitiés, des peurs et des colères.  R-Truth fait partie de cette catégorie d’amuseurs, de guignols sympathiques qui ne marqueront clairement pas l’histoire de la WWE par leur passage, mais qui ont le mérite d’attirer le sourire des foules et le soutien de ceux qui ont gardé une âme d’enfant.

 

 

Holàlà làlà les zenfants… Mais où j’ai mis ma ceinture ?

 

 

Il est dommage qu’à Stamford, l’humour soit souvent limité à la lowcard, réservé à ceux qui ne sont pas assez bons athlètes, et qu’il disparaisse généralement lorsque les enjeux deviennent importants. De fait, le rappeur d'Atlanta n'a à mon sens pas eu la carrière qu'il méritait.  Son excellente année 2011, ses lumineuses rares apparitions persuadent que le rebelle à dreadlocks aurait pu faire plus durablement les beaux jours du milieu de la carte.

 

Trop rares sont les vraies bonnes histoires qui font la part belle à la dérision : des séquences comme la création de la team Hell No… et comme cette rivalité pour le titre Intercontinental. Sans R-Truth, le jeu des chaises musicales paraitrait ridicule. On imagine mal des gens sérieux comme Barrett ou Harper jouer le jeu du chat et de la souris. Le rappeur a été l’instigateur, avec Dean Ambrose, de cette partie de trappe-trappe, celui qui l’a poursuivi et alimenté.

 

Au lieu de ridiculiser ou desservir le trophée, cette histoire l’a remis en valeur, montré l’intérêt que lui portent les plus grands catcheurs. Et tout porte à croire que le match sera excellent.

 

 

Ha ben dites donc, il m'a pris ma ceinture !

 

 

Il s’agira du cinquième WrestleMania de R-Truth qui n’a pour le moment jamais gagné sur le GranDaddy of them all. Jusqu’à ce dimanche ? Je serais presque tenté de le croire. L'homme a le même âge que le Big Show : sa carrière est derrière lui et l'on ne revient pas en arrière. Mais l'obtention d'un trophée mythique marquerait un joli cadeau pour le catcheur, visiblement passionné par son métier, et nous promettrait de nouvelles bonnes séquences au micro.

 

 

Mais vous parierez en votre âme et conscience.

 

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