Catch

Wrestlemania 31 : Pas si mal

C'était mieux que ce que je pensais !

Neymar

 

Nous avons été plus que méfiants, voire défaitistes pendant cette route qui nous a mené au plus grand spectacle de l'année de la WWE. Nous avons expliqué à travers quelques articles pourquoi nous redoutions que la trente-et-unième édition de Wrestlemania reste dans l'histoire comme le plus mauvais opus de la série. Dimanche dernier, l'heure tant attendue, tant crainte peut-être, a sonné. Nos doutes étaient-ils fondés, ou est-ce que les bookers ont pu sauver le navire du naufrage ?

 

 

Déjà, soyez rassurés : Agius et Chéreau étaient présents !

 

 

Nalyse de Wrestlemania 31

 

 

La veille du jour où j'écris ces lignes, j'ai passé presque toute la journée à regarder la WWE. Il faut dire que Wrestlemania, c'est le plus grand événement de l'année pour la fédération, et le spectacle qui nous a été offert a duré pas moins de six heures, kickoff compris ! Et en six heures, la WWE a montré toute l'étendue de ses capacités, en bien comme en mal, comme nous allons le voir maintenant.

 

Pour ceux qui auraient seulement regardé le pay-per-view proprement dit et fait l'impasse sur le Kickoff, sachez déjà que vous pouvez zapper la première heure sans avoir de regrets : à part la chanson officielle vantant les mérites du WWE Network, vous ne manquerez rien. En effet, les deux matchs prévus en échauffement de Wrestlemania ont eu lieu pendant la seconde moitié du Kickoff.

 

 

Hé ! On a raconté plein de trucs intéressants pendant la première heure ! On a annoncé qu'il y aurait un match entre Sting et Triple H par exemple !

 

 

Et si je devais les décrire avec un seul mot, ce serait "bordélique". Il faut dire que les stipulations à l'affiche sont propices à un certain chaos : un Fatal 4 Way par équipes (avec les ceintures de cuivre à la clé) et une bataille royale, c'était évident que l'action allait être difficile à suivre.

 

Cela dit, bordélique ne veut pas forcément dire mauvais, et les deux combats ont été un vrai plaisir à suivre. Commençons par le match pour les ceintures de cuivre : Cesaro et Tyson Kidd (accompagnés de Natalya) affrontaient les Usos (accompagnés de Naomi), Big E et Kofi Kingston (accompagnés de Xavier Woods histoire que toute l'équipe New Day soit présente) ainsi que Los Matadores (accompagnés comme toujours de Tororigolo). Malgré la gimmick ridicule des derniers challengers cités, il faut admettre que ça fait beaucoup de gens talentueux sur un seul ring, et aucun des combattants impliqués n'a déçu sur ce plan. Le match est allé à cent à l'heure, tout le monde s'est joyeusement foutu sur la gueule, même les managers ont été intelligemment impliqués dans le combat et ont eu l'occasion de briller, notamment les femmes, avec par exemple Natalya terrassant Tororigolo avec son Sharpshooter mais aussi et surtout Naomi qui a bluffé tout le monde avec un formidable plongeon par-dessus la troisième corde sur Tyson Kidd et Xavier Woods avant d'étaler Natalya avec son Rear View !

 

 

 

– Comment as-tu pu réussir à me vaincre aussi facilement, Naomi ?

– Oh, je n'ai pas de mérite, Natalya, j'ai juste beaucoup de cul !

 

 

Bref, ce match, c'était comme les galeries Lafayette : il se passait toujours quelque chose. Il se passait parfois même trop de choses en même temps, mais ça c'est surtout le problème avec cette stipulation débile du Fatal 4 Way par équipes : il n'y a que deux hommes légaux, et tout le monde peut entrer en jeu n'importe quand s'il est assez rapide quand un de ses adversaires est à portée de tag. Du coup, il était parfois difficile de se rappeller qui était légal ou non dans ce combat. Heureusement, l'arbitre était beaucoup moins perdu que moi et a bien suivi le déroulement du match, si bien que la victoire de Cesaro (qui a bénéficié tout au long de ce Kickoff d'une excellente popularité auprès du public) en faisant le tombé sur Big E est nette et sans bavure, permettant au duo suisso-canadien de conserver leurs précieuses ceintures. À noter également l'impressionnante performance de Jimmy Uso, qui a été plusieurs fois proche de remporter ce match tout seul comme un grand, son frère Jey ayant été sorti de l'arène pratiquement dès le début du combat après avoir affronté Cesaro.

 

 

Nous sommes les destructeurs de jobbers ! Nous sommes… LES SUPER JOBBERS !

 

 

Après un détour dans le salon consacré aux réseaux sociaux où Tom Phillips a reçu Lita pour une séance de questions/réponses avec les fans et qui ne nous a rien appris qu'on ne savait déjà à part la possibilité d'un combat entre les Bella Twins et le duo Trish Stratus/Lita pour le prochain Wrestlemania, l'autre match de ce Kickoff, c'était bien sûr la deuxième bataille royale organisée en l'honneur d'André le Géant. Ils étaient finalement trente en lice (dont les participants du match précédent) pour remporter le trophée à l'effigie du Français le plus connu de la WWE, dont Curtis Axel, bien décidé à venger l'affront qu'il avait subi au Royal Rumble. Hélas pour les Axelmaniaques, le fils de Mr Perfect a été éliminé dès le début du match par tous ses adversaires. Tant pis pour mes pronostics ! Avec tant de monde sur le ring, difficile de suivre confortablement l'action, mais cette bataille a eu son lot de moments de bravoure assez sympathiques, j'ai par exemple bien ri pendant l'élimination mutuelle de Fandango et d'Adam Rose. Le représentant de NXT, Hideo Itami (que les "vrais" connaissent sous le nom de KENTA) n'a par contre guère eu le temps de briller : à peine a-t-il éliminé Bo Dallas pour ma plus grande joie que le pauvre se faisait sortir par le Big Show. Ce dernier et Kane ont d'ailleurs maîtrisé l'ensemble du match, ce qui est finalement assez logique compte tenu de leur fort beau gabarit, comme disait Pierre Fulla. Cesaro, le vainqueur de l'année dernière, a bien failli faire le doublé, mais a lui aussi succombé au géant qui turne plus vite que son ombre peu de temps après avoir sorti le gros monstre rouge.

 

 

Hé, j'étais là moi aussi ! Parlez de moi ! Hé ! Hé ! Vous me voyez ? J'étais là !

 

 

La finale a été un grand moment de suspense : il ne restait plus que le Miz, Damien Mizdow et le Big Show. À ce moment du match, les gros malins voyaient venir la conclusion grosse comme une maison : Mizdow et son patron s'allient pour virer le géant, puis le Miz ordonne à Damien de s'éliminer lui-même, ou le sort par surprise. Ou alors, Mizdow scelle pour de bon son face-turn et élimine le Miz après avoir éliminé le Big Show avec lui… Mais les bookers ont su nous surprendre : effectivement, le Miz a ordonné à son employé de l'aider à sortir le gros chauve, mais Mizdow a refusé d'obéir. Encore mieux, Damien a éliminé son patron qui n'avait de cesse de lui hurler dessus ! Même si on pouvait se réjouir de voir l'ancien sauveur des masses ignorantes prendre enfin pour de bon son indépendance, restait le problème pour lui d'affronter seul le géant. Le duel entre la doublure et le colosse a entretenu ce suspense d'une main de maître, Mizdow ayant plusieurs fois été proche de la victoire… Mais à la surprise générale, il n'y a finalement pas eu de miracle, et c'est bien le Big Show qui a pris le dessus et remporté la victoire !

 

 

– Et maintenant que tu as viré ton patron et que tu es tout seul face à moi, c'est quoi ton plan ?

– Il est d'une simplicité enfantine : je t'envoie par-dessus la troisième corde, je remporte ce trophée, et le prestige qu'il me procurera me conduira tout droit vers le main event !

– T'as raison, ça a tellement bien marché pour Cesaro…

– Comment ?

– Non, rien.

 

 

On pourra pester sur la victoire d'un personnage qui énerve de plus en plus de monde sur les forums, et sur le fait que ce soit un vieux qui "vole" le trophée à la place d'un jeune qui aurait pu se servir de ce trophée pour gagner un peu de prestige. Mais je ne serai pas de ceux-là. Je suis content que le Big Show ait gagné ce match. Déjà, parce que ça fait sens : ce combat est organisé en hommage à André le Géant, et le Big Show étant son héritier direct sur les rings de la WWE, il est des plus logique qu'il remporte ce trophée (j'avais d'ailleurs voté pour lui l'an dernier en ce sens). Ensuite, je ne pense pas que ce trophée soit encore si prestigieux que ça, au point de faire décoller une carrière : il suffit de voir la trajectoire du vainqueur précédent, Cesaro, depuis sa victoire l'an dernier pour se rendre compte que la statue d'André n'est pas encore le sésame magique qui ouvrirait les portes des ceintures individuelles majeures. Et pour redevenir un peu plus kayfabe, le manque d'alliance entre les "petits" gabarits pour sortir les géants Kane et Big Show, qui ont pu dominer le match sans trop de souci, rend la victoire du Gros Spectacle logique : après tout, si les gros perdent souvent dans cette stipulation, c'est parce que les mecs se battent à cinq ou plus pour les sortir. Or, là, il n'y a rien eu de la sorte, donc il me semble normal que ce soit le plus gros qui gagne.

 

 

Haters gonna hate !

 

 

Alors que le Kickoff de ce Wrestlemania s'achevait, mes craintes envers le show ont commencé à diminuer. Tout n'était pas parfait, l'action était un peu difficile à suivre (mais ça, c'est surtout la faute des stipulations) mais le booking, le déroulement des deux premiers matchs et leurs conclusions ont été intelligents. Je croisais alors les doigts pour que cette bonne première impression se confirme lors du show principal.

 

Wrestlemania proprement dit s'est ouvert avec un match attendu par beaucoup : le combat à échelles pour le titre Intercontinental. Beaucoup de beau monde sur l'affiche : Bad News Barrett le champion sortant, Dean Fucking Ambrose, Dolph Ziggler, Stardust et bien sûr le messie Daniel Bryan. Bon, il y avait aussi Luke Harper et R-Truth, mais ça, on s'en fout. Et je ne sais pas si c'est parce que j'en attendais beaucoup ou parce que la WWE elle-même a survendu ce match avec une vidéo de présentation comparant cet affrontement à des matchs de légende, mais cet opener n'a pas été pour moi le show-stealer que je pensais qu'il serait. Ne vous méprenez pas sur mes propos : le match a été bon. Il y a eu beaucoup de spots, presque tous intégrés de façon naturelle dans le déroulement du combat, Ambrose et Ziggler ont fourni des performances de dingue… Mais il manquait un je ne sais quoi pour me faire me lever de mon canapé. Peut-être est-ce à cause d'une fin de match un peu plate et survenue assez abruptement, qui sait ? En tout cas, c'est Daniel Bryan qui est reparti ce soir avec la ceinture Intercontinentale sous les vivats d'un public extatique, alors que l'American Dragon a été des plus discrets pendant le combat. Mais qu'il gagne sans avoir été celui qui a fait les plus gros spots (comme Ambrose, par exemple) n'est pas gênant : après tout, un match à échelles est le terrain pour une victoire opportuniste, où ce n'est pas celui qui prend le plus de risques qui a le plus de chances de gagner, mais bien celui qui sait gérer son effort et saisir l'occasion de remporter la victoire dès qu'elle se présente.

 

 

Jetez-moi un peu plus haut les mecs, j'ai presque touché la ceinture cette fois !

 

 

En tout cas, j'espère que cette victoire de Bryan, mais aussi et surtout le défilé de légendes venues le féliciter plus tard en coulisses (Pat Patterson, Roddy Piper, Ricky "The Dragon" Steamboat, Ric Flair, Bret Hart et Ron Simmons, excusez du peu !) fera taire une bonne fois pour toutes ceux qui se plaignaient du traitement réservé à Daniel pour ce Wrestlemania. J'ai pu lire que ce match pour une ceinture considérée comme mineure était une preuve de désaveu terrible de la part de la WWE envers Daniel Bryan, que c'était du gâchis de le mettre dans la lowcard et d'oser le mettre au niveau de pitres comme R-Truth, qu'il méritait mieux que ça… Bon, là, Bryan a non seulement remporté le titre, mais il est également devenu du coup Triple Crown et s'est fait cirer les pompes par la moitié du Hall of Fame qui l'a reconnu comme son égal, alors autant dire que le prochain que j'attrape en train de se plaindre de la place de Daniel Bryan sur la carte et de crier à la théorie du complot contre lui de la part de la WWE, il me fera bien rire !

 

 

Ouais mais non, tu comprends, c'est une honte : je n'ai gagné qu'un seul match ce soir ! Et une seule ceinture ! Les bookers m'en veulent, c'est pas possible autrement !

 

 

Le match de la soirée, à mes yeux, a été offert par Randy Orton et Seth Rollins. Il y avait tout dans cet affrontement entre la Vipère et Mr Money in the Bank : de l'action, de la vitesse, de l'intensité, bref, c'était génial ! Je suis pourtant d'habitude assez réfractaire à voir Orton en babyface car pour moi il est un heel naturel, mais cette fois, il joue un gentil badass et toujours aussi intelligent et sadique que lorsqu'il est du mauvais côté de la Force, et ce Randy me plaît beaucoup, surtout quand il décide de passer la seconde et de ne pas mettre mille ans à placer ses enchaînements ! Rollins a quant à lui été impeccable comme d'habitude, et le combat n'a pas été trop parasité par J&J Security, Noble et Mercury ayant été rapidement neutralisés par Orton dès les premières du match.

 

 

– Double Spear ! Tu es fait, Randy !

– Tu as mal lu le script, Joey, c'est un double DDT, c'est vous qui êtes battus.

– Et merde.

 

 

Le match a été âprement disputé par les deux hommes, la Vipère démontrant toute sa puissance et Rollins parvenant à faire douter son adversaire grâce à sa détermination sans faille et une résistance surprenante, l'architraître parvenant à se dégager d'un RKO d'habitude fatal. Orton n'a pas été en reste puisqu'il a survécu à un premier Curb Stomp, mais il était vraiment prenant de voir à quel point Randy et Seth faisaient jeu égal tout au long du match, chacun survivant aux prises les plus puissantes de son ennemi. Ce combat fut un vrai régal, et c'est d'ailleurs pendant ce combat que j'ai eu mon premier grand "Wrestlemania moment", en voyant ce magnifique Curb Stomp de Rollins contré en plein vol par Orton qui en fait un RKO splendide pour la victoire ! Il y a fort à parier cela étant dit que la Vipère n'en restera pas là et voudra augmenter les enjeux la prochaine fois qu'il affrontera le chacal… Si c'est pour faire au moins aussi bien que lors de ce match, je signe tout de suite !

 

 

Une revanche contre Orton ? Peut-être plus tard, je risque d'avoir un agenda chargé dans pas longtemps…

 

 

Mon kif-o-meter a donc pas cessé de monter doucement mais sûrement depuis le début de ce Wrestlemania. Hélas, il a connu un arrêt momentané à l'occasion du match suivant. Il faut dire que Triple H contre Sting, de base, ça ne m'attirait pas plus que ça. La seule version de Hunter que j'adore est une fille et pour ce qui est de Sting, je l'ai vu deux ou trois fois à la TNA sans que j'en garde un souvenir mémorable. Alors l'idée même de voir les deux s'affronter sur le ring ne provoquait pas en moi un enthousiasme débordant… Je dois avouer cela dit que j'ai bien aimé l'entrée de Sting en mode kabuki : c'était juste ce qu'il fallait de grandiloquent pour être à la mesure de l'événement qu'est Wrestlemania, sans être pour autant ridicule. Je ne peux pas en dire autant de celle de Triple H, magnifique placement de produit pour le prochain film de la saga Terminator (avec Emilia "Daenerys Targaryen" Clarke dans le rôle de Sarah Connor) mettant en scène le pote de Hunter, Arnold Schwarzenegger fraîchement entré au Hall of Fame. Non seulement cette entrée était ridicule tant c'était une publicité déguisée, mais le costume de Triple H, à mi-chemin entre le cyborg et Skeletor, faisait plus penser à un de ces cosplayers ratés dont on se moque dans les couloirs d'une Comic Con du Delaware qu'à une tenue pouvant intimider qui que ce soit.

 

 

Je suis un robot du futur ! Piou! Piou ! Rayon laser !

 

 

Bon, les entrées, c'est une chose, mais qu'en est-il du match ? Et bien, ce fut un très bon comedy match. Oui, vous avez bien lu, j'ai bien écrit comedy match. Sting et Triple H n'ont pas beaucoup combattu, et leur duel est rapidement devenu l'occasion d'un overbooking over nine thousand et s'est transformé en une guerre des tranchées entre la WWE, représentée par HHH et DX, et le WCW de Sting, soutenu par la NWO de Hulk Hogan, Scott Hall et Kevin Nash. On pourra se moquer de Triple H qui se présente en invincible Terminator mais qui finalement a besoin de ses potes pour lui permettre de prendre le dessus sur un Corbeau quinquagénaire… Toujours est-il que le match est devenu une vraie bataille rangée entre les deux camps : DX débarque, HHH prend son sledgehammer, la NWO vient rééquilibrer le combat et empêche Hunter de prendre son arme, DX se bagarre contre la NWO, les gentils menés par Hogan prennent le dessus, Sting prend l'ascendant sur Triple H… Quand soudain, énième coup de théâtre, Shawn Michaels apparaît de nulle part et colle son Sweet Chin Music sur Sting ! Le combat reprend alors un cours à peu près normal, chaque catcheur sort son arme fétiche : Triple H a son marteau, Sting a sa batte, et le Corbrau détruit l'arme du Cerebral Assassin ! Mais malgré cet avantage, c'est bien le COO de la WWE qui prend le dessus et qui finit par remporter le match.

 

 

Yes, j'ai gagné ! Et tout seul en plus ! WWE rules, bitch !

 

 

C'était très bizarre comme match. Je pensais que ce serait l'occasion de mettre en valeur deux grands noms du catch, mais apparemment il s'agissait surtout de recréer la guerre entre la WCW et la WWF/E (une époque inconnue pour moi), et surtout de rappeler, en cette époque où la WWE est de plus en plus critiquée, qui est le patron. La fédération de Stamford, par l'intermédiaire de ce match, cherchait peut-être à se rassurer sur sa puissance en revivant sa plus grande heure de gloire, mais tout ce que j'en ai retiré à titre personnel, c'est que j'ai vu un mauvais match overbooké à mort.

 

Et j'ai du mal à comprendre l'intérêt d'utiliser l'événement que constituait le premier match de Sting sur un ring de la WWE pour en faire une défaite aussi humiliante. Le pire dans cette situation étant à mon avis le fait que Triple H serre la main de Sting après le match : voilà un mec qui s'est comporté comme le pire des heels, qui a gagné son combat grâce à mille interventions extérieures, a passé son temps à rappeler à son adversaire qu'il était un has-been et qu'il représentait un rival déjà vaincu il y a des lustres… Pour finalement montrer son respect envers ce même adversaire une fois que la cloche a sonné la fin du match, comme un babyface. Cette poignée de main, elle n'a pas de sens, car si c'était le geste d'un heel prétentieux, Sting ne l'aurait pas accepté, et si c'était un geste de respect, il est totalement incohérent avec le comportement de Triple H depuis le début de sa rivalité avec Sting. Ce match était décevant, sa conclusion était encore pire. Dommage pour Sting et ses débuts à la WWE, je me demande d'ailleurs ce qu'il va bien pouvoir faire chez Vince maintenant…

 

 

– Soyons amis.

– Tu m'as traité de bitch dans la vignette précédente et maintenant tu veux qu'on soit amis ? Mais ça n'a aucun sens !

– Tu auras un gros chèque.

– Triple H ! Mon ami ! Mon frère ! Mon mentor !

 

 

Après un mini-concert de Skylar Grey et Kid Ink que je résumerai en un mot qui serait "boring", place aux Divas ! Et même si on peut regretter que la ceinture au papillon ne soit pas en jeu le plus grand soir de l'année, je dois avouer que j'ai beaucoup aimé ce match entre les Bella Twins et le duo constitué d'AJ Lee et de Paige. Cela tient beaucoup à l'excellente prestation de l'Anglaise d'ailleurs, madame Punk ayant été mise hors de combat pendant presque toute la rencontre par les maléfiques jumelles. Paige a brillamment résisté aux assauts de Brie et surtout de Nikki, qui par sa puissance a bien tenu sa place de championne. Mais Wrestlemania, c'est la fête des gentils et des gentilles, et après un hot tag enfin accompli, Paige a pu passer la main à AJ qui a fini par emprisonner Nikki dans sa Black Widow. Victoire des "frenemies" donc à l'issue d'un très bon combat (on sous-estime trop souvent les Divas je trouve), et Lee se place en bonne position pour prétendre prendre la couronne de Nikki. À moins qu'un match à trois se mette en place pour Extreme Rules en incluant Paige qui mériterait une nouvelle chance de prendre le titre, ou carrément, soyons fous, un Fatal 4 Way avec tout ce beau monde !

 

 

Paige a quand même eu le temps de profiter de ce match pour battre le record du monde de lancer de pouf.

 

 

Dernière ligne droite de la soirée, il reste les trois matchs les plus importants, ou en tout cas ceux qui ont eu la construction la plus travaillée pendant la route menant à Wrestlemania. On commence avec le championnat des États-Unis d'Amérique fuck yeah, défendu par le méchant russe Rusev, accompagné par Lana pour la plus grande joie de certains, contre le plus ricain des Yankees, j'ai nommé John Cena. Rusev a fait une entrée en grande pompe, avec des soldats défilant avec le drapeau russe, des canons, et le champion faisant lui-même son apparition sur un char, le tout sous les chants patriotes (ou chauvins, selon le point de vue) du public. En comparaison, l'entrée de Cena était curieusement des plus sobres, le Marine faisant son apparition seul, sans artifice, si on fait abstraction du clip vidéo qui l'a précédé, véritable clip de propagande vantant les valeurs immortelles et universelles de grands défenseurs de la liberté dans le monde que sont les États-Unis, comme chacun sait.

 

 

Alors que quiconque avec un peu de culture sait bien distinguer la vraie nature des deux pays impliqués dans ce match.

 

 

Pour ce qui est du combat en lui-même, il a été étonnamment bon. J'ai bien ri pendant les chants "Let's go Lana !" au début du match, car oui, Cena n'a pas réussi à faire l'unanimité auprès de la foule malgré la cadre de la rivalité, mais les deux hommes ont su se montrer à la hauteur de l'événement. Cena, comme souvent dans les grandes occasions et pour faire taire les haters de tout poil, a sorti des mouvements spectaculaires : on retiendra pendant un moment son Stunner placé après avoir sauté sur la deuxième corde par exemple, qui m'a tout simplement bluffé. Rusev n'a pas été en reste non plus, avec un coup de tête après un saut de la troisième corde sur un Cena allongé sur le ring qui m'a fait me lever de mon canapé tellement c'était inattendu et parfaitement exécuté. Après, évidemment, Rusev ne pouvait pas gagner à Wrestlemania et profiter de cet événement pour continuer de cracher sur les États-Unis, mais il ne s'est pas fait rouler dessus pour autant : la victoire de Cena ne tient qu'à la déconcentration du champion qui a envoyé valser Lana par accident, laissant la porte ouverte à l'Attitude Adjustement fatal qui lui fait perdre le titre… Alors oui, Cenawinslol, mais pour une fois cette victoire ne ternit pas le blason de Rusev qui ne semble pas affaibli outre mesure par cette défaite. Alors que j'étais des plus dubitatifs lors de cette rivalité, je me suis surpris à avoir hâte d'assister à une éventuelle revanche à Extreme Rules. Très bon travail donc des deux hommes : Rusev a enfin réussi à m'intéresser à lui, et Cena a su mettre en valeur son adversaire sans l'enterrer.

 

 

C'est le plus beau jour de ma vie : je suis enfin champion !

 

 

Il se pose après ce match un gros problème : il reste deux combats à présenter, et il fait encore jour. Et quand on sait que le match suivant met en scène des créatures de la nuit, ça la fout mal… Mais la WWE a prévu le coup, et a préparé un segment destiné à meubler le temps que le soleil se couche. Ce segment commence avec l'arrivée sur le ring de Stephanie McMahon et de son mari. Le couple royal est aux anges, non seulement parce que Trips a gagné son match, mais aussi parce que le nombre de spectateurs présents dans le Levi's Stadium de Santa Clara a atteint un record absolu selon eux. En effet, 76976 fans seraient présents ce soir, soit plus de six mille de plus que lors du précédent record qui était Wrestlemania XXIX. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, Triple H et Stephanie étaient ivres de fierté, au point que Hunter dit qu'il avait l'impression qu'il avait battu tous les spectateurs présents ce soir puisque ce succès montrait que les décisions de l'Autorité étaient bien les meilleures pour les affaires et que les fans n'étaient que des gamins stupides incapables de voir sur le long terme. Mais quelqu'un n'était pas content de voir le public être insulté de la sorte.

 

 

Merci d'être venus aussi nombreux ! Vous êtes la plus grande bande de losers pathétiques qu'on a jamais vu de notre vie ! Et vous nous donnez votre argent en plus ! Ha ! Ha ! Ha ! Ce que vous êtes cons !

 

 

Et ce quelqu'un, c'est bien entendu l'auto-proclamé champion du peuple, Dwayne "The Rock" Johnson. La star de Fast and Furious 7 (qui sort demain en salles) a en effet décidé de faire ravaler son orgueil à Triple H, et le provoque en duel. Le Cerebral Assassin, fort de sa victoire contre Sting, annonce qu'il n'a rien à prouver au Rock, et refuse. C'est alors Stephanie qui prend la parole, et qui humilie le Brahma Bull comme j'ai rarement eu l'occasion de le voir, remettant notre fée des dents préférée à sa place en lui rappelant que s'il en est là où il est aujourd'hui, avec sa célébrité et son succès à Hollywood, c'est uniquement grâce à la famille McMahon. Le Rock ne se laisse quand même pas faire et prouve qu'il n'a rien perdu de sa répartie en tentant de casser la Billionaire Princess, mais il est allé trop loin, et Steph décide de le punir en le giflant. Interloqué, le Rock est totalement déstabilisé, si bien que quand Stephanie lui ordonner de quitter son ring, il s'exécute, hagard.

 

 

Je ne vous permets pas de mépriser de la sorte ces gens ! Il y a parmi eux de vrais esthètes, des personnes raffinées, capables d'appréhender la profondeur d'œuvres subtiles comme mon prochain film !

 

 

Ou pas… Car dans le public, au premier rang, le regard du Rock s'arrête sur une de ses amies, qui partage l'affiche de FF7 (non, pas Final Fantasy VII, suivez un peu) avec lui. Une femme d'action, la plus dangereuse combattante du monde : Ronda Rousey ! La championne de l'UFC décide de prêter main forte à son pote, et tous les deux remontent sur le ring. Je ne connais pas le monde de l'UFC, j'ai juste eu le temps de lire sur Wikipédia que le dernier match de Rousey a duré quatorze secondes, que la collègue de Lesnar provoque Stephanie McMahon sur l'air du "si tu veux que je parte, viens me forcer", et du coup je me dis que la femme de Triple H va passer un très mauvais quart d'heure… Évidemment, après l'inévitable duel de regards assassins, la situation explose : le Rock attaque Triple H pendant que Ronda Rousey immobilise Stephanie avec une clé de bras. Très vite, l'Autorité est expulsée du ring par le nouveau duo acclamé par la foule, et tout le monde est content. L'apparition de Ronda Rousey en tout cas (dans son génial t-shirt représentant Vegeta de Dragon Ball Z), même si elle n'a pu être possible que dans le cadre de la promo du film dans lequel elle joue avec le Rock, était vraiment parfaite : cette femme est ultra badass ! J'adorerais voir un match entre elle et Stephanie McMahon ! Rien que pour elle en tout cas, j'ai adoré ce segment qui m'a fait vivre un très bon moment.

 

 

Ce moment où Stephanie McMahon se dit que finalement, vouloir gifler Ronda Rousey n'était peut-être pas la meilleure chose à faire dans cette situation.

 

 

Les esprits chagrins diront sans doute que ce segment était trop long, mais le problème est qu'en vérité, il ne l'a pas été assez. Vous vous souvenez du problème dont j'ai parlé tout à l'heure ? Et bien il est devenu une réalité douloureuse pour la WWE. Parce que le match suivant opposait Bray Wyatt à l'Undertaker, et que les deux créatures des ténèbres ont fait leur entrée… en plein jour. Et quand on tire son pouvoir de l'ombre, débarquer en plein soleil, ça tue le mythe, tout simplement. C'est dommage, parce que les entrées de Wyatt et de l'Undertaker étaient bien pensées sinon, totalement en accord avec le thème et l'ambiance de la rivalité : Bray a parcouru la rampe d'accès au ring en réanimant des épouvantails zombies sur son passage, les guidant à la lumière de sa lampe. Mais en fin d'après-midi, ça donnait l'impression d'un défilé de recalés du casting des figurants de The Walking Dead marchant derrière un type qui a besoin d'une lampe allumée en plein jour pour trouver son chemin. L'entrée de l'Undertaker a un peu moins souffert du soleil, grâce aux nombreux effets de fumée déployés lors de sa progression sur la rampe d'accès au ring, mais son super-pouvoir qui lui permet d'allumer la salle a un peu fait chou blanc sous le soleil de Californie… Comment on peut organiser un match pareil dans un stade à ciel ouvert alors qu'il ne fait pas encore nuit, franchement ?

 

 

Je suis la nuit ! Je suis les ténèbres ! Je suis… ridicule d'avoir allumé ma lampe à cette heure-ci.

 

 

Le Taker est au fait apparu non pas en tant que sorcier comme l'an dernier, ni en biker comme le prophétisait Major Tom dans Feud of the Year, mais dans sa tenue de cow-boy ténébreux qui lui sied tant, et avec une coupe de cheveux qui n'était pas ridicule comme celle de l'année dernière. Et le match, vous demandez-vous ? J'en ai déjà parlé en long et en large, mais les faits m'ont je pense donné raison : ce combat n'avait pas lieu d'être. À part une symétrie assez sympathique entre les deux gimmicks (les regards qui se croisent quand Wyatt fait sa marche de l'araignée lors du réveil zombie de l'Undertaker), le match était au mieux dispensable. Le Deadman a semblé néanmoins en meilleure forme que lors de son match contre Brock Lesnar et a assuré le minimum syndical, mais le tout avait l'air mécanique, plat, sans âme… Un comble vu que c'était l'enjeu kayfabe de ce combat. Malgré la résistance de Wyatt qui survit à un Old School, un Hell's Gate et à un Tombstone Piledriver, c'est bien lui qui s'est incliné après un second Tombstone, décisif celui-ci. D'où ma question : à quoi tout cela a-t-il servi ? Ce match n'a pas mis en valeur Bray Wyatt (ce qui, même si je m'en réjouis, reste une erreur au vu de l'histoire racontée), il n'y a eu aucun passage de témoin entre les deux générations représentant le surnaturel. Quant à l'Undertaker, il a beau avoir gagné, ce n'est pas ce match qui va effacer de nos mémoires la fin de la streak. Comme je l'avais dit, ce match n'a rien apporté à personne. Dommage, mais prévisible.

 

 

– Hé, Taker ! Tu sais faire ça ? Cool, hein ?

– Oh, le boulet… Je suis vraiment trop vieux pour ces conneries.

 

 

Le temps pour moi de faire péter le champagne après l'humiliation de Bray Wyatt, et le main event pouvait enfin commencer. Un truc me chiffonne pendant qu'on annonce les entrées de Brock Lesnar, le champion du monde en titre, et son challenger Roman Reigns. J'appuie sur le bouton pause de ma télécommande : alors que la vidéo voulant faire de Reigns le nouveau Cena (sans déconner, ce clip ressemble presque plan pour plan à celui de Cena affrontant le Rock "once in a lifetime"), il reste une demi-heure avant la fin du show. Trente minutes, en enlevant le temps des entrées des deux catcheurs, la promo de Paul Heyman (excellent, comme d'habitude) et la présentation de la ceinture et des combattants par Lilian Garcia… Ça va nous faire un match assez court, non ?

 

 

Vous êtes bien gentils avec vos pay-per-views, mais j'ai pas que ça à foutre non plus. Alors je veux bien rester un quart d'heure, mais après je rentre à la maison pour ne pas manquer le début du season finale de The Walking Dead.

 

 

Oui, ce fut court. Mais que ce fut bon ! Lesnar a littéralement roulé sur Roman Reigns, comme il l'a fait sur John Cena à Summerslam. La Bête a crié à un moment à son adversaire totalement groggy "Welcome to Suplex City, bitch !" qui m'a fait naître sur mon visage un sourire s'étalant d'une oreille à l'autre. Bref, Lesnar a été parfait dans son rôle de monstre destructeur, comme à chacune de ses trop rares apparitions sur un ring de la WWE. Mais il ne faut pas oublier de mentionner la prestation de Roman Reigns. Sa place si haut dans la carte, si vite, a été longtemps contestée tout au long de la route vers Wrestlemania. À raison, selon moi. Mais pendant ce match, même s'il n'a pas montré qu'il avait la carrure pour être un main eventer, Reigns a su jouer son rôle, et a fourni une bonne prestation. Il s'en est pris plein la gueule, que ce soit par Lesnar bien entendu, mais aussi de la part du public qui l'a copieusement hué (et qui a préféré encourager le champion heel), mais s'est toujours relevé et n'a pas courbé l'échine. Pour faire simple et résumer ma pensée, Reigns s'est plus comporté comme un Seiya là où on reproche souvent à Cena de faire du Superman. Tout était dans ce petit sourire que j'ai interprété comme Roman se demandant "nom de Dieu, dans quelle galère je me suis mis ?" avant de repartir à la cogne, se faire démolir par un Lesnar en mode Terminator, le vrai, pas celui en plastique que Triple H a incarné plus tôt dans la soirée.

 

 

Allez, encore deux, et je bats mon record !

 

 

Alors oui, bien sûr, Reigns n'a pas été parfait non plus, loin de là. On a eu droit à une longue, trop longue série de Superman Punchs, justement, placés après que Roman ait fait saigner le champion en lui explosant la tête sur un des poteaux du ring. Mais il fallait bien ça pour entretenir le suspense voulu par les bookers, d'autant que Lesnar est aussi bon vendeur que donneur de coups, et qu'il a magnifiquement interprété le rôle de la bête blessée. L'erreur vient peut-être de là au niveau du booking : vouloir créer du suspense alors que presque tout le monde voulait seulement voir Reigns souffrir, ce n'était peut-être pas la meilleure idée.

 

 

– Aïe !

– Qu'est-ce qu'il y a, Roman ?

– Je crois que je me suis cassé la main sur ton visage.

– Oui, c'est normal, ça arrive souvent.

 

 

À moins que… Car après trois Superman Punch et deux Spears, alors que le champion est à terre et que son challenger est également dans un sale état après un F5 qui met les deux hommes à égalité, résonne une musique. Celle de Seth Rollins. Et là, la remontée en puissance de Reigns malgré les huées de la foule prend tout son sens. L'architraître présente sa mallette et encaisse son contrat : le combat devient un match triple menace ! Rollins sort Reigns du ring, colle un Curb Stomp à Lesnar. Il décide d'en placer un deuxième pour assurer ses chances, mais le champion contre la manœuvre en F5… Mais Reigns surgit pour mettre un Spear à tout ce beau monde ! C'est la folie dans les tribunes, on se sait plus qui va gagner, l'adrénaline est à son maximum, tout le monde est à terre… Et Rollins curb stompe Reigns, fait le tombé… Et gagne ! Seth Rollins est le nouveau champion du monde poids lourds de la WWE !

 

 

Mais ? Ça ne me fait pas du tout "look strong", ça !

 

 

Ce final est tout simplement épique ! Il permet de rendre tout le monde content : on a un nouveau champion qui sera plus présent pendant les shows hebdomadaires, et Reigns a perdu. Les bookers nous ont réservé une belle surprise, car la plupart des gens imaginaient Rollins utiliser sa mallette après le match et la victoire de Roman Reigns (que beaucoup se résignaient à voir gagnant si j'en crois les pronostics de FOTY) histoire que ce dernier ait le règne le plus court possible. Mais personne n'avait vu venir ce cash-in en plein match (une grande première, non?), qui rappelle à tout le monde les talents de stratège de Seth Rollins, débarquant au meilleur moment pour tirer les marrons du feu. Reste à savoir ce que nous réserve la suite : Lesnar, qui a récemment prolongé son contrat avec la WWE, voudra sans doute sa revanche à Extreme Rules dans un match contre Rollins qui s'annonce d'ores et déjà dantesque. Reigns peut facilement se faire écarter de l'affiche pour le titre par l'Autorité puisque c'est lui qui a subi le tombé. Ça donne plus envie a priori que cette affiche, non ?

 

 

Quoi ? Encore un match dans un mois ? Mais ça n'arrête pas, ici…

 

 

Au bout du compte, ce Wrestlemania s'est avéré bien moins pire que ce qu'on pouvait craindre pendant le route qui nous a mené à ce show. Paradoxalement, c'est le match dont j'attendais le plus, pour le titre Intercontinental, qui m'a le plus déçu. Le Kickoff a été très bon et mérite franchement le coup d'œil. Le match entre Orton et Rollins est le show-stealer de la soirée. Celui entre Triple H et Sting peut être passable pour peu qu'on ferme les yeux sur l'overbooking et qu'on soit sensible à la nostalgie qui s'en dégage mais est gâché par un final incohérent et malvenu. Les Divas ont fait un beau match qui ne mérite pas son surnom habituel de pause pipi. Rusev et Cena se sont dépassés. Ronda Rousey a fait chavirer mon cœur, et je rêve d'un match entre elle et Stephanie McMahon. Bray Wyatt et l'Undertaker n'ont servi à rien, comme je m'y attendais. Et le main event, bien que court, a été d'une intensité folle, et son coup de théâtre final a fait crever le plafond à mon kif-o-meter. Un bon show donc, meilleur que ce que j'imaginais, et qui me réconcilie un peu avec la WWE. Mais il reste encore pas mal de mauvais booking à corriger pour que l'idylle entre la fédération et moi redémarre, car le grognon en moi me murmure que la plus grande joie que m'a offert ce Wrestlemania, c'est lorsque le heel le plus important de la compagnie a remporté la victoire. Et quand on est content parce que le méchant gagne à la fin de la fête des babyfaces, ça veut bien dire malgré tout que tout ne va pas si bien que ça…

 

 

Les gens sont heureux grâce à moi, j'ai sauvé Wrestlemania et je suis devenu le héros de la foule ce soir. Je suis le meilleur heel de tous les temps !

 

 

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