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Payback 2015 : Allez, maintenant on veut la suite !

Le changement, c'est maintenant !

François, booker à Stamford

 

Il est temps qu'on passe à autre chose, à tous les étages de la carte, et ce Payback 2015 est peut-être le grand tournant vers la bouffée d'air frais dont nous avions tous besoin. Retour sur un show qui n'a jamais aussi bien porté son étiquette de "PPV de transition", mais pas que.

 

 

Et qui sait, peut-être que vous aussi au visionnage vous jouirez de plaisir au visage de votre compagnon. Mais tout en retenue hein. Classe.

 

 

Nalyse de Payback 2015

 

 

A défaut d’enflammer les foules les lundis et jeudis soirs depuis maintenant de nombreux mois, la WWE avait pris la bonne habitude (encore heureux) de nous divertir les dimanches. Mission accomplie une nouvelle fois me concernant, mais ça ne surprendra personne. Alors replongeons nous ensemble dans ce Payback cuvée 2015, voir un peu si le CDC Universe est au diapason.

 

Et commençons ce tour d’horizon par un mini coup de gueule, histoire d’évacuer les moins d’entrée de jeu, avec l’aspect esthétique de ce PPV. Je sais bien que l’habitude a été perdue depuis bien longtemps à la WWE, mais il n’y a plus aucun effort, depuis maints et maints pépévés, dans le décor des arènes en ces jours pourtant si spéciaux.

 

Les stades se ressemblent tous et on peinerait bien en tant que téléspectateur à distinguer si nous visionnons un événement mensuel payant ou bien un épisode hebdomadaire lambda, si ce n’est pour le logo du dit événement sur le titantron et le tablier du ring.

 

C’est tristounet je trouve. La bande de Vince nous avait habitué à des customisations entières, des thèmes de couleur, des titantrons inédits, voire même des rampes spéciales pour chacun de ses PPVs, pas seulement le Big Four. Et maintenant c’est à peine si nous avons le droit à cela pour autre chose que WrestleMania. Dommage !

 

 

– Et là j'ai dit au tatoueur, vas-y fais moi le même que Lesnar !

– Waaaaaaaaaa !

 

 

Le preshow, c’est chaud !

 

On attaque, et on commence par le commencement avec le preshow qui a été le théâtre de deux matchs et non pas d’un seul comme prévu initialement. R-Truth est venu chauffer la salle en milieu de programme et le moins que l’on puisse dire c’est que le public de Baltimore a été plus que réceptif. Tant mieux pour un bon gars qui mérite d’avoir ses moments ça et là pour ses nombreuses années de bons et loyaux services. Il était opposé au fantasque Stardust dans une joute qui ne restera pas dans les annales mais qui aura eu le mérite d’exister et de faire vibrer les spectateurs déjà présents, et de faire rappliquer dans leur siège les autres qui étaient encore aux stands de popcorn en attendant le début du show principal.

 

R-Truth l’emporte bien évidemment, les enfants sont contents et nous pouvons nous diriger sereinement vers le MAIN EVENT du preshow ! L’alliance incroyable de Macho Mandow et Curtis Axelmania devant une foule incroyablement chaude pour un « kickoff », preuve s'il en fallait de la popularité grandissante de ce duo, et surtout du côté super over de Damien Sandow qui n’en finit plus de nous surprendre en se renouvelant constamment avec des gimmicks casse gueule.

 

 

Hé Macho, plus haut, là c'est ma bite hein.

 

 

Malheureusement pour le public présent et les téléspectateurs, la fête sera de courte durée puisque à part les frissons des thèmes d’entrée (ça me fait toujours quelque chose d’entendre les musiques du Hulkster et de Randy Savage personnellement) et les inévitables séquences d’imitations/hommage des principaux mouvements « signature » des deux légendes, la joute ne durera même pas trois minutes. Pire, les pseudos Road Warriors de l’Ascension l’emportent à la surprise générale sur une roublardise.

 

Un choix vraiment curieux vu l’accueil réservé par le public à l’idée de cette équipe inédite des Megapowers 2.0 lors des hebdos précédant le PPV. On aurait pu croire qu’ils allaient surfer sur cette vague, d’autant que l’Ascension n’a rien en cours et qu’on peut affirmer sans sourciller que tout le monde se tamponne le coquillard sévère de les voir gagner.

 

Le seul point positif de cette affaire sera sans doute de se dire que cette victoire sur gruge, combinée au très bon accueil du public pour ces gimmicks loufoques, conduira la direction à donner un second souffle à cette rivalité naissante. En tout cas ça me plairait bien !

 

 

Ah non on me dit que l'arbitre de touche déjuge cette décision pour une position de hors-jeu !

 

 

Revanche de Ziggler ? Pas totalement

 

Après un preshow qui aura donc parfaitement rempli son rôle pour chauffer la salle, les bookers décident de nous envoyer la revanche Sheamus vs Ziggler en ouverture. Après leur « Kiss my Arse » match controversé, tout le monde attendait un retour de bâton cinglant dans la face de débile de Sheamus et un excellent match.

 

Le public n’a pas été loin d’être comblé, surtout quand Dolph profite d’un moment de domination pour se venger du coup de pute du mois dernier de l’Irlandais, et colle son fessier au bronzage intégral à la face d’un Sheamus dégouté, se précipitant immédiatement à l’extérieur du ring pour s’asperger d’eau, au bord de vomir.

 

Joli clin d’œil donc à leur précédent affrontement, plutôt bien exécuté à mon sens sans être trop long ni trop lourd, d’autant que le match qui enrobe ce petit moment de comédie était ma foi plutôt bon. On le sait, ces deux-là marchent bien ensemble, il n’y a donc là rien d’étonnant. Les mauvaises langues diront même sans doute qu’on pouvait attendre mieux. Possible. Toujours est-il que pour un opener, ce match était de très belle qualité surtout avec ce finish impressionnant. Sur une tentative de coup de boule, Ziggler s’entaille sévèrement le front ou l’arcade gauche, provoquant une hémorragie assez impressionnante, au moins de lui repeindre la moitié de la chevelure et la quasi totalité du visage en rouge écarlate.

 

 

(YOU LOOK STUPID *clap clap clap* YOU LOOK STUPID)

Non mais fellas, vous n'avez pas vu Ziggler ou quoi ? Il ressemble à l'anus de la chèvre de mon Oncle McMillian.

 

 

Hein ?! Je suis le parangon de la mode et du bon goût vestimentaire mec, tu peux rien test !

 

 

Visuel impressionnant qui ajoute à ce finish fort au cours duquel Ziggler succombe à un terrible Brogue Kick en plein milieu du ring presque comme un condamné à mort devant son bourreau.

 

Aura-t-on donc le droit à une belle ? C’est envisageable. Néanmoins il faudra voir avant cela ce que le futur réserve à ces deux là au regard de l’Elimination Chamber et du titre Intercontinental dans les jours qui viennent. Il y a fort à parier que les deux y participeront et à partir de là, de nombreux chemins sont possibles.

 

 

Il est nickel mon anus OK ? Alors on se détend!

 

 

Les Tag Teams sont là !

 

On enchaine avec ce que beaucoup annonçaient comme le potentiel showstealer de la soirée, le « 2 out of 3 Falls » entre le New Day et Cesaro/Kidd pour les ceintures de cuivre. Et putain de merde c’était bon.

 

C’est vraiment, je pense, TOUT ce que j’ai envie de voir dans un match par équipe aujourd’hui. De la comédie mais également des phases de technique qui vous font écarquiller les yeux grand comme ça, des moves de gros costauds entrecoupés de séquences super rapides de gabarits plus agiles, des managers au bord du ring super impliqués et partie intégrante du spectacle. Le package total.

 

Ce match est une pépite et si vous ne l’avez pas vu au moment de lire ces lignes, par pitié foncez. Et pour ceux qui l’ont vu, re regardez le et délectez-vous des démonstrations de puissance hallucinantes de Cesaro, de la justesse technique de Tyson Kidd, du travail d’équipe heel au poil et millimétré de New Day et des perles de Xavier Woods tout au long de la rencontre (la palme étant décernée à égalité entre le moment où il invoque les « Freebird rules » après le premier tombé en faveur de Kidd, et le moment où le public chante « This is awesome » et où il répond « We are well aware ! »).

 

 

Arrête ! Tu mets un peu d'eau sur ta nuque ou tu ne vas pas dans la piscine je te le dis à chaque fois.

 

 

Bref, match de fou au rythme haletant avec des séquences à vous ramasser la mâchoire à la petite cuillère. Je pense notamment à la réception en plein vol de Big E par Cesaro en début de match, aux « recovery » de tarés de Kidd et Cesaro durant tout le match pour ne pas passer par dessus la troisième corde (y’en a un florilège de jamais vu, en tout cas me concernant, pendant toute la rencontre) ou encore à la parade d’uppercuts de Cesaro sur Kofi vraiment fendarde.

 

Oui tous ces moments impliquent Cesaro. Mais que voulez-vous, cet homme est génial.

 

 

Et encore, il a raté ce qui aurait pu et du être le move de l'année jusqu'ici !

 

 

Après l’inévitable 1-1 balle au centre dans cette stipulation, la troisième et ultime décision s’est jouée sur un finish des plus inédits et inattendus. Alors qu’on semble se diriger vers une victoire des challengers, Xavier Woods a un éclair de génie et nous rejoue la partition des Bellas Twins avec un peu de Twin Magic ?! Même falzar, même chignon sur la tête quasiment, même couleur de peau, il se dit que ça passe et grimpe dans le ring, dans le dos de l’arbitre, et fait un petit paquet sur Cesaro ! L’arbitre est masqué par le corps de Cesaro et ne peut pas réellement distinguer qui réalise le tombé, du moins il semblerait que ce soit Kofi, du coup il compte jusqu’à trois et les champions conservent leur titre à la stupeur générale !

 

Match magnifique, séquences d’anthologie, finish créatif, ambiance de feu. Bravo messieurs, vivement la prochaine.

 

 

YOU'RE WELCOME !

 

 

Tu vois quand tu veux

 

Quand on voit le package vidéo qui suit ce festival, on se dit que ce match est là pour faire retomber le soufflé et qu’on va pouvoir sereinement aller se sustenter pour patienter. Et bien ce serait une belle erreur mes amis. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, Bray Wyatt et Ryback nous ont proposé un combat surprenant et assez sympa à suivre.

 

Quand on laisse Bray cogner et jouer les durs, il sait plutôt bien faire et je ne suis pas loin de penser que c’est l'un de ses tout meilleurs matchs avec celui contre Bryan au Rumble. Sauf que là, il n’avait pas le génie barbu comme adversaire et cela en dit beaucoup sur la qualité du travail accompli. Alors attention, nous n’avons pas eu un classique non plus, mais j’ai trouvé le match plutôt rythmé, intense et surtout avec de vrais spots qui vous laissent des images fortes dans la tête.

 

Car c’est souvent le piège de ces affrontements de milieu de carte un peu random, bookés à la va-vite. Ils peuvent très bien être excellents, au final on les a quasi oubliés dès le lendemain, soit parce qu’on s’en fout, soit parce que bah… c’est juste un bon match quoi. Alors que là on se souviendra encore un petit moment de cette Senton à l’extérieur du ring de Wyatt qui EXPLOSE les côtes du Big Guy. Le ralenti sera d’ailleurs terrible, je ne vois pas comment il ne peut pas avoir au moins des côtes fêlées après un tel impact. Outre ce spot, le finish est également bien joué et fort visuellement avec un Shellshock contré par Bray qui s’accroche à un des coins du ring. En retombant, il arrache une des protections et en profite pour projeter Ryback sur le coin exposé, blessant encore un peu plus les côtes endolories (et c’est un putain d’euphémisme je pense) du grand gentil, pour mieux le crucifier d’un Sister Abigail éclair.

 

De gros spots, un bon rythme, un finish élaboré et qui joue sur l’histoire racontée pendant le match. Voilà encore une fois du boulot bien ficelé.

 

 

On remarquera sur la droite de l'image les nouvelles places ringside pour une immersion totale.

 

 

Big match John !

 

On enchaine avec le tant attendu « I Quit Match » entre Cena et Rusev pour le titre US qui fait très clairement office de chapitre final à une rivalité qui m’a personnellement bien plu. Si on fait abstraction du côté hyper patriotique, limite gerbant par moment des promos de Cena (n’oublions pas que nous sommes assez éloignés culturellement parlant sur ce point avec les ricains), on a eu plusieurs mois plutôt sympas dont sont issus des matchs allant du correct au très bon et un titre secondaire qui en sort vraiment grandi.

 

Le match en lui-même était vraiment classique. Je pense qu’on aime ou on n’aime pas, c’est vraiment votre relation à cette stipulation particulière, surtout quand elle implique John Cena, qui décidera de votre note pour ce match. Ca peut aller du 4, dégueu, chiant, déjà vu, suivant !! Au 14-15, bon boulot, spots sympas, belle histoire bien exécutée, solide.

 

Sans surprise je suis de la deuxième catégorie. J’ai trouvé les partitions solides et tout le passage dans le public et avec les pyros bien réalisés. Je ne me suis jamais pris la tête à deux mains, ni n’ai sauté de mon canapé d’émoi, mais le match m’a intéressé de bout en bout et met fin de fort belle manière à une longue rivalité marquante de ce début 2015.

 

 

Abandonne ou je te tape !

 

 

Il a un point John, franchement tu veux pas abandonner ?

 

 

Enfin je dis fin car je pense que c’est le chemin que prendront les bookers. En effet, on pourrait aussi très bien croire que cette affaire est loin d’être finie compte tenu du finish du match. Pris dans un STF terrible avec les cordes du ring, Rusev hurle des choses incompréhensibles en bulgare au micro tendu de l’arbitre qui souhaite savoir s'il abandonne. Lana prend alors sur elle de monter sur le ring et d’arracher le micro des mains pour crier que son cher Rusev supplie depuis maintenant vingt secondes qu’il « quit » à la plus grande joie des jeunes fans du Marine.

 

Polémique possible donc, Rusev n’a jamais dit lui même « I Quit » comme le stipule ce match. De plus, rien ne nous dit, nous pauvres Anglais LV1 que nous sommes, que Rusev a effectivement abandonné en bulgare. Alors quid ? Lana a t-elle menti devant la douleur terrible que Cena infligeait à son amoureux dans la vraie vie ? Y a-t-il vice de forme du fait que ce soit Lana et non Rusev qui ait parlé dans le micro ?

 

On pourrait en effet exploiter toutes ces pistes. Mais je pense surtout que cela va servir à recentrer définitivement les projecteurs sur une rivalité Lana-Rusev et non Cena-Rusev, permettant à notre cher Johnny de se concentrer sur son Open Challenge à RAW chaque semaine et d’entamer une nouvelle feud fraiche.

 

 

– John, tu abandonnes ? Le monsieur a besoin de savoir

– Hmpff.

– Non désolé Rusev, John a dit que tu ferais mieux d'aller sucer des ours.

 

 

Tristesse

 

Bon après autant de bons matchs et d’émotions à la suite, il serait grand temps de souffler ? Ah, voici les nanas. Parfait. Enfin attendons, Wyatt et Ryback m’ont bien fait mentir, elles vont peut-être suivre l’exemple !

 

Bon..

 

Bon, bon, bon….

 

Non c’était de la merde, sérieusement. Alors je ne suis pas client du catch féminin de base certes. Mais franchement… Je ne leur jetterai pas la pierre car, les pauvres, c’est systématiquement la même histoire. On les envoie à l’abattoir avec des histoires de merde qui n’intéressent personne, des oppositions complètement bricolées sans aucune construction et balancées à la va-vite deux semaines avant les PPV quand tout va bien, la veille au soir quand c’est le dawa.

 

Là on a eu un match complètement bancal entre les Bellas qui sont « face » sans réelle raison depuis maintenant plusieurs semaines et une tag team de dépannage composée de Naomi et de Tamina « vous avez besoin d’une méchante en cuir noir ? » Snuka. Gymnastique artistique et galipettes plus que match de catch, positionnements approximatifs, impact nul sur les principaux spots. Si vous aviez enfin choisi ce moment pour soulager votre vessie après un PPV jusqu’ici haletant et passionnant, vous avez bien fait !

 

 

Parée au décollage !

 

 

Fin de série pour Neville

 

On enchaine avec Neville contre Barrett et nous sommes en droit, même indépendamment de la purge qui a précédé, de nous pourlécher les babines tant Neville fait un super job (et tant les bookers lui filent toutes les cartes pour briller) depuis son arrivée à RAW dans chacune de ses apparitions.

 

Malheureusement, on peut parler d’une petite fin de série pour Neville puisque nous avons sans doute assisté à son premier « mauvais match » depuis ses débuts. Mauvais entre guillemets car il serait bien sévère de qualifier ce match ainsi si on l’observe indépendamment des précédents combats de l’ancien champion NXT. Mais ce match souffre inévitablement de la comparaison. Peu de réelles séquences inspirées, pas de moves inédits malgré cette présence en fin de carte d’un PPV pour lui, juste un match somme toute sobre à vendre une blessure à la jambe et à se faire étaler par Barrett.

 

Surtout que Neville nous avait habitué à soit gagner avec flamboyance, soit perdre avec panache en se battant vaillamment et en émerveillant les foules. Rien de tout cela cette fois-ci et petit coup d’arrêt donc. De son côté, King Barrett en revanche avait bien besoin de se montrer dominant, même s'il perd par décompte extérieur volontairement, dans son style caractéristique brutal, opportuniste et manipulateur. C'est donc mission presque accomplie pour lui et son traitement me gêne moins au sortir de Payback que celui réservé à Neville. Gageons que tout ceci n’est que partie remise pour Neville pas plus tard que dans deux semaines avec une Elimination Chamber taillée pour lui (pas nécessairement pour la victoire, mais pour briller de mille feux).

 

 

Mais si, tu vas voir, les anguilles en gelée c'est délicieux, c'est comme du boeuf, fais moi confiance.

 

 

Si le chacal commence à s’inspirer du maître…

 

Et nous voici enfin au Main Event, le Fatal 4 Way pour le titre suprême opposant les trois anciens membres du Shield et Randy Orton ! Une magnifique affiche qui s’annonçait forcément palpitante, ne serait-ce que pour voir les trois ex-meilleurs badass de la planète catch réunis dans un ring. On était d’ailleurs en droit de se poser des questions sur la pertinence d’offrir cette affiche qui, sans Orton, n’était pas loin de valoir une place de choix dans un Summerslam voire un Mania. Personnellement j’aime bien le coup de poker, placé sous le signe du « teasing » de ce que la WWE pourrait justement nous offrir prochainement pour son plus grand show.

 

D’ailleurs, le milieu du match a été marqué par un super moment dans lequel la foule a mordu à pleine dents : une vraie-fausse réunion du Shield !

 

Alors qu’Orton entamait un petit coup de chaud hors du ring à étaler tout ce qui bouge, Rollins, Ambrose et Reigns se liguent contre lui et ce dernier demande à ses deux ex-compères de préparer la fameuse Triple Powerbomb, move destructeur du Shield de la grande époque ! Frémissements dans les gradins et rugissement de joie même de la foule de Baltimore au moment de constater les dégâts puisque le chacal Seth enlace Ambrose et Reigns. Serait-ce possible ?

 

Bien évidemment non, les deux favoris des foules n’ont pas la mémoire si courte et lancent alors un regard noir à l’Architecte, sous des vivats encore plus forts d’une foule qui ne sait définitivement plus ce qu’elle veut ! Reigns et Ambrose se débarrassent de Kane et Rollins en les envoyant à travers la table espagnole en s’y reprenant à deux fois.

 

 

Toujours sympa de voir Charles Robinson se prendre la déflagration des coups portés dans le ring.

 

 

Commence alors une nouvelle partie de ce match qui tient toutes ses promesses. Ambrose et Reigns se regardent, la foule comprend que nous allons avoir un mano a mano entre les deux et hurle sa joie. D’ailleurs le moment est plutôt sympa et les micros placés là complètement par hasard (rooooo !) nous gratifient d’un petit « Winner buys beers ? » plutôt cool.

 

Les deux se foutent sur la gueule un petit moment avec des tombés à deux et demi qui font se lever le public à plusieurs reprises. Mais Orton et Rollins finissent inévitablement par revenir. Randy a alors un ultime coup de chaud, assez impressionnant d’ailleurs avec un superbe slam sur Rollins et une floppée de RKO pour J&J et Kane.

 

Mais contre toute attente, Seth stoppe le momentum de la Vipère et place à la stupeur générale un Pedigree, pour remporter la victoire et conserver son titre, encore une fois.

 

 

Ouais enfin faudrait voir à pas trop se foutre de sa gueule non plus, il sait reconnaitre quand c'est du chiqué aussi hein.

 

 

Seth continue donc son règne en empruntant la prise de finition de son patron, qui sortira tout sourire juste avant de rendre l’antenne pour féliciter son poulain. Plutôt habile, aussi bien dans la narration du match et de la feud dans son ensemble, que pour éviter d’utiliser le Curbstomp ou l’ignoble nouveau/ (et déjà ancien ?) finisher qu’ils ont tenté de lui filer.

 

En ce qui concerne l’avenir, on peut estimer que c’en est terminé des aspirations de titre de Randy Orton pour le moment, qui après avoir gagné sa place en battant Rollins à Mania puis en restant sur un finish mitigé à Extreme Rules, se voit là battu et même subit directement le tombé du champion.

 

Roman Reigns a également perdu ce qui s’apparentait à son match de la seconde chance après une fin de WrestleMania qui légitimait de le garder dans les parages.

 

Quant à Ambrose, difficile de dire vu qu’il était là un peu par hasard et qu’il n’a pas subi le tombé. Mais rien ne semble indiquer non plus qu’il mériterait de rester dans la « title picture ». Tout est donc très ouvert avec cette conclusion et il faudra suivre les ramifications de tout ce beau bordel dès le prochain RAW !

 

 

Lève la tête Dean, t'as fait un beau match.

 

 

En conclusion

 

 

En conclusion, c’est un PPV des plus plaisants auquel nous avons pu assister. La WWE continue cette mode pas forcément super réjouissante pour les suiveurs réguliers de proposer des PPV de qualité mais des épisodes hebdo inégaux, voire carrément indigestes par moment.

 

S'il y avait un bémol, ce serait cet enchainement malheureux de deux matchs moyens (et même mauvais) avec les Bellas et le Neville/Barrett juste avant le Main Event, alors que jusqu’ici le PPV était super rythmé, intense et d’une qualité très supérieure à la moyenne. Intercaler le Neville/Barrett plus tôt dans la soirée, par exemple entre le match par équipes et le Cena/Rusev, ne laissant ainsi que le match Divas avant le Main Event, aurait pu permettre de rendre une copie plus équilibrée et de ne pas tuer le momentum du show avant d’arriver au dernier match.

 

Néanmoins les quatre larrons du Fatal 4 Way ont largement récupéré la foule et ont permis à ce Payback 2015 de se conclure sur une très belle note, le plaçant personnellement en première position de mes PPV de 2015, hors WrestleMania bien entendu.

 

 

Tiens check ça Dean, bim dans la gueule du caméraman sans regarder. Et je parie que Roman se marre comme un débile derrière en plus.

 

 

Concernant l’avenir et l’été qui se profile, je pense que l’optimisme est de rigueur. Si les semaines/mois précédents ont été compliqués, il faut se dire que le terrible enchainement post Mania – Extreme Rules – Payback est à présent derrière nous. Je dis terrible, car j’ai souvent l’impression que cette période de l’année n’est qu’une série de rematchs de Mania. Vous n’avez pas la chance de voir tous les ans Lesnar revenir après Mania pour enflammer le printemps. Pire, cette année c’est même son départ qui a été le fait marquant.

 

Du coup, les revanches, les belles, les revanches des belles sont à présent derrière nous et nous pouvons sereinement regarder vers le futur ! Quid du prochain adversaire de Cena, qui continue de proposer semaine après semaine le segment le plus cool de RAW avec son Open Challenge ? Quelles seront les conséquences de la rupture Lana/Rusev ? Quid du sort du titre Intercontinental et comment l’échiquier de la midcard va se mettre en place avec l’Elimination Chamber qui pointe son nez ? La scène tag team est en ébullition avec des champions foutrement divertissants ! Seth Rollins a triomphé une nouvelle fois et semble être de plus en plus intouchable, quel sera son prochain adversaire ?

 

Toutes les réponses dans les prochaines semaines qui s’annoncent obligatoirement plus palpitantes que la lente décantation post-Mania à laquelle nous avons eu le droit depuis avril. Ce Payback, avant d’être la revanche des protagonistes, c’était peut-être surtout celle annoncée des spectateurs !

 

 

– J'ai les cheveux trempés maintenant Lana !

– Oui bah si Elimination Chamber est du même tonneau que ce Payback t'as encore rien vu !

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