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Raw du 06/07 et Smackdown du 09/07 : CesaRAW prend date

The sound of breaking glass you heard wasn't Brock Lesnar destroying another car; it was Cesaro bursting through the glass ceiling.

Kevin Eck sur son blog

 

Si après la nouvelle démonstration qu’il a livrée à Raw face à Cena, une semaine après un premier match déjà épique face au même adversaire, Cesaro ne s’impose pas de façon durable dans le main event, c’est à désespérer de tout!

 

 

Tu vois, je sais faire ça par exemple.

Ouais, OK, c’est pas mal, mais tu connais des blagues de prout?

 

 

Nalyse de la semaine du 6 juillet

 

 

 US Title Picture

 

Ce n’est pas la première fois, loin de là, qu’on annonce que cette fois, ça y est, c’est sûr, Cesaro est vraiment lancé sur l’autoroute du succès. On l’avait fait il y a plus d’un an, à l’issue déjà d’un Cena-Cesaro plus que prometteur, et un peu plus tard quand le Suisse a remporté la bataille royale tenue à Wrestlemania en hommage à André le Géant. Nos espoirs ont jusqu’ici toujours été déçus : les rumeurs insistantes indiquant que Vince McMahon ne voyait en l’ancien taulier de la ROH qu’un bon midcarder apte à mettre over des adversaires destinés à la vraie gloire semblaient sans cesse se confirmer. Après sa séparation avec Swagger et Colter, le bonhomme n’a pas effectué le face turn attendu et a eu un run mi-figue mi-raisin aux côtés de Paul Heyman, avant de s’allier à un autre favori de l’IWC, Tyson Kidd, pour prendre les ceintures de cuivre. Mais la blessure longue durée du Canadien le remet sur le marché et c’est peu dire qu’il ne manque pas une occasion de rappeler qu’il est l’un des, si ce n’est le meilleur catcheur de la WWE, tout simplement.

 

 

– Et là, comme la vache a mangé beaucoup de chocolat, elle pète, et l’étable explose!

Je ne comprends pas la blague.

Merde, je me disais bien que l’humour suisse n’était pas forcément transposable.

 

 

Ce lundi, il a eu droit à quasiment une demi-heure contre Cena, en main event de Raw, titre US en jeu, et ce fut magnifique. On ne vous détaillera pas les innombrables spots du match — allez le voir si vous l’avez raté, c’est du niveau des deux superbes Cena-Owens tenus ces dernières semaines et encore meilleur que le déjà excellent Cena-Cesaro de la semaine précédente. La cerise sur l’Apfelstrudel, c’est la courte promo qui a précédé le combat. Cena était arrivé pour clore la soirée sur un nouvel Open Challenge, Owens, tout juste délesté à Tokyo de son titre de champion NXT, débarquait à son tour (avec un nouveau Titantron) pour répondre au défi sans attendre l’affrontement prévu à Battleground, mais le Suisse s’invitait alors, rappelait à KO que ce dernier l’avait privé d’une victoire contre Cena (et donc du titre US, déjà en jeu) une semaine plus tôt, et que cette fois, il entendait bien retenter sa chance. Owens, l’homme qui ne recule jamais, mesure la détermination du colosse de Lucerne et choisit de rentrer de lui-même au vestiaire.

 

 

– Tire sur mon d…

OK, je me casse.

 

 

Faire reculer une force de la nature comme Owens avec un positionnement aussi viril, voilà qui semble signer enfin ce face turn de Cesaro que l’on est si nombreux à espérer. Son moveset est spectaculaire, si bien que même dans ses années de raclure totale, le bon peuple n’a cessé de l’encourager. Ce qui fait encore le cas ce lundi, bien sûr, d’autant que le match se tenait à Chicago. Ambiance exceptionnelle dans cette salle qui en a pourtant vu d’autres, et « star-making performance » de premier ordre pour le King of Swing, même s’il finit par perdre clean.

 

 

Au bout du cinquantième tour, tu vas regretter les seize souplesses de Lesnar.

 

 

Seul regret sur toute cette séquence : à l’issue de ce match épuisant, un Cena qui tient à peine debout est attaqué par un Kevin Owens frais et… lui colle un AA comme à un vulgaire Heath Slater. À mon sens, ce passage est dommageable pour l’ancien champion de NXT, qui aura vécu sa pire semaine à la WWE : défaite clean à Tokyo contre Balor pour son titre jaune, puis humiliation en paroles face à Cesaro et surtout humiliation physique par un Cena pourtant crevé…

 

 

Lose Owens, Lose.

 

 

Bon, ça ne devrait pas changer grand-chose au film. A Battleground, Owens devrait se vêtir de l’US Title et s’engager dans un programme plus qu’alléchant avec Cesaro, et sérieusement, qui n’a pas hâte de voir ça?

 

 

– Tu vois John, je suis une bête physique et un super technicien. Avec un peu de chance, je serai le nouveau Chris Benoit.

Heu… À la réflexion, on va plutôt retenter le coup avec Reigns.

 

 

 

WWE Title Picture

 

Autre surhomme heel en passe d’officialiser son face turn : Brock le fou lui-même! Eh oui, dans cette confrontation avec le chacal et ses chacalots, il est clairement le gentil de l’histoire. Et il faut avouer qu’il se dégage de sa personne un charisme bestial qui ne laisse pas insensible. Lundi, la Bête était de retour à Raw pour se venger de l’agression subie des mains de l’Autorité deux semaines plus tôt. Heyman exigeant la tête de Rollins, celui-ci a décidé, suivant le sage conseil de Triple H, de prendre les devants. Accompagné de J&J, qui l’adorent de nouveau maintenant qu’il leur a offert une Cadillac (avec laquelle ils arrivent, ravis, en ringside), le champion prend possession du ring. Kane n’est pas là, il est « en vacances à Hawaï » comme nous le montrent quelques montages photoshop qui feraient honte à un enfant de six ans. Peu importe l’absence du démon en bermuda : les trois hommes ont des bâtons à la main, qu’ils agitent d’un air menaçant.

 

 

Allez, viens, Brock!

 

 

Oh merde, le voilà.

 

 

Brock Lesnar sort de la coulisse.

 

Brock Lesnar…

 

 

 

 

… s’empare d’une HACHE.

 

 

 

 

 

Ah non, merde. DE DEUX HACHES.

 

 

Vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai une hache dans chaque main. Eh bien c’est pour vous couper en morceaux avec.

 

 

Le temps que tous les spectateurs aient changé de slip — BROCK LESNAR AVEC DEUX HACHES DANS LES MAINS —, la Cadillac est ravagée. Les nabots qui tentent de la sauver aussi (Kimula Lock sur le pauvre Noble, souplesse à Mercury sur le pare-brise). Au passage, une portière vole dans le public, un spectateur est même légèrement égratigné (l’heureux homme que voilà, à lui le procès à cent millions de dollars). Le gorille s’élance à la suite du chacal mais curieusement ne le rattrape pas, alors il revient sur la carcasse de la tuture, grimpe sur le toit et se martèle la poitrine en faisant « hou hou hou », une journée normale dans la vie de Brock Lesnar, quoi. Mais avec deux haches.

 

 

Pimp my Ride, c’est tout de suite mieux avec Brock Lesnar aux commandes de l’émission.

 

 

Jeudi à Smackdown, jolie petite promo Rollins-Heyman en début de show, puis match champion vs champion face à Ryback, que le chacal choisit intelligemment de ne pas mener à son terme et de perdre par décompte à l’extérieur. Ce qu’il reste quand on a tout oublié, ce n’est pas la culture, c’est l’instinct de survie.

 

 

– Viens par là, chacal.

Je ne suis pas un chacal! Je suis un putois!

 

 

 

IC Title Picture

 

Ce ne sera pas une feud inoubliable à laquelle on repensera encore dans des décennies, mais si l’on se contente de la prendre au premier degré, on peut l’apprécier : le Big Show et Ryback sont des gros costauds qui se tapent dessus, le Miz est (comparativement) une crevette qui tente de tirer son épingle du jeu. Ca n’a pas trop marché pour lui ce lundi : installé aux abords du ring où ses deux adversaires de Battleground s’en mettaient plein la gueule, il a passé son temps à leur hurler des instructions d’ordre cinématographique, avant d’intervenir avec moult coups de pied une fois les deux titans au sol. Manque de pot ils se relèvent et malgré ses supplications le prennent en double pénétration, puis Ryback étale Show d’un Meathook pour faire bonne mesure.

 

A Smackdown, Ryback s’est donc dépêtré de Rollins (toujours bon à prendre, une victoire sur le champion WWE, même par décompte à l’extérieur), avant d’être attaqué par Show et sauvé par Reigns, qui avait affronté Show un peu plus tôt dans la soirée. Pas de Miz à l’horizon après la raclée reçue lundi.

 

 

Heu… Je… Ne me tapez pas! Je suis pas le Miz! Je suis Damien Mizdow! Le Miz s’est barré, ce sale enfoiré! Allons le chercher ensemble!

 

 

 

Tag Team Title Picture

 

Titus O’Neil est en train de se positionner comme un candidat sérieux à notre Award de meilleure progression. Premier titre cette année, une présence en ring plus notable et, ce lundi, une belle perf aux commentaires pendant que les New Day en décousaient avec les Lucha Dragons. O’Neil a expliqué à JBL que y avait un match en cours et que ça serait cool d’en parler au lieu de soliloquer sur autre chose — puisse-t-il être entendu. Victoire des chanteurs de gospel sur les Mexicains volants, bien sûr, mais à Smackdown, O’Neil bat Woods après expulsion de Big E. et Kofi des abords du ring. Logique : les ND ne gagnent que lorsqu’ils sont en surnombre, comme les Italiens au foot.

 

 

Vous avez bien de la chance que ces cordes nous retiennent si fermement!

 

 

 

Meufs

 

Tout le monde crache sur ce qui se passe actuellement chez les gonzesses, moi non. Passke tout ça va conduire Paige à aller chercher du renfort dans son alma mater de NXT, et ça sera un beau moment. En attendant, les Bella se baladent (victoire de Brie sur Paige à Raw grâce à une distraction de Nikki et Fox, victoire des jumelles sur Naomi et Tamina à SD).

 

 

Scoop : le prochain Twin Magic se fera entre Brie et Alicia.

 

 

 

Le reste

 

Finalement, le type dont le booking me plaît le moins, pour l’instant, c’est Sheamus. Il vient de gagner la mallette, il est donc susceptible de devenir champion quand il le veut, et son perso est arrogant et auto-satisfait; pourtant, on n’a pas le droit à la moindre promo, ni à la moindre interaction avec Rollins ou Lesnar. S’il s’agissait d’un catcheur plus calculateur, je trouverais ça très fin : faire mine de ne pas y toucher, d’être concentré sur autre chose… et le moment venu, frapper à l’improviste! Mais ça ne colle pas à la brute irlandaise qui continue de se promener dans le roster comme avant, livrant de-ci de-là des matchs corrects sans sembler comprendre l’or en barre qu’il a entre les mains.

 

 

Je suis vraiment obligé de trimballer ce truc? C’est vraiment pas pratique pour foutre des coups de poing…

 

 

Ce lundi, il bat Reigns par décompte à l’extérieur dans une ambiance morose, le public réclamant CM Punk (ça leur passera, aux chicagoans, d’ici une trentaine d’années), et comme il n’a pas de match prévu pour Battleground…

 

 

… a wild Orton appears.

 

 

Je ne m’en souvenais plus trop, mais ces deux-là ont toujours un vieux compte à régler. RKO lundi à Sheamus, puis double dose à Smackdown à l’attention des deux pauvres jobbers dits « the Ascension » venus interrompre une promo de Randy. Dans un contexte marqué par les feuds Cena-Owens, Lesnar-Rollins et même Reigns-Wyatt, celle-ci sent le réchauffé et fait vraiment office de bouche-trou. Faut bien occuper ces deux gars en attendant qu’une place se libère dans une feud de main event…

 

 

Rien de personnel, vieux, mais ils m’ont encore filé un tshirt pourri datant de 1991, ça me fout la rage, du coup je vais me passer les nerfs sur toi.

 

 

Quant à Reigns, le problème avec ses matchs, désormais, c’est qu’on attend systématiquement l’interruption made in Wyatt. Ca n’a pas manqué lundi, et encore jeudi, sauf que chaque fois le gourou a envoyé une doublure encaisser les coups à sa place. Échaudé à Raw, Reigns ne s’y est pas laissé prendre à Smackdown mais a quand même encaissé deux Sister Abigail à l’issue de son match avorté contre le Big Show. Wyatt s’est un peu expliqué : il est le yin au yang qu’est Reigns, il est irrité de voir que celui-ci est perçu comme l’Élu, il le détruira quitte à se détruire avec lui — d’où ce « anyone but you », stadire « n’importe qui sauf toi » qu’il lui adresse régulièrement. Il semble aussi avoir oublié la fille de Roman, ce qui n’est pas plus mal. Tout ça aurait une autre saveur si Wyatt ne sortait pas d’une série de feuds très similaires sur le principe…

 

 

– Heu, Roman…

Oui m’sieu l’arbitre?

Je sais pas comment te le dire, mais j’ai l’impression que t’as un sacré problème de pellicules.

 

 

L’un des récents adversaires de Bray, c’est Dean Ambrose, qui erre sans GPS dans la midcard à présent que son programme avec Rollins est terminé. Victoire sur… Bo Dallas lundi, OK (la foule s’en donnant à cœur joie avec des chants « Let’s go Ambrose / We bolieve »!). Et victoire sur… Bo Dallas jeudi. Fais nous signe quand t’auras trouvé quelque chose de plus intéressant à faire, hein.

 

 

Revenez lundi! J’affronterai Bo Dallas!

 

 

Une feud pourrie qui n’ira probablement même pas jusqu’au prochain ppv, c’est Barrett-Truth. Le roi anglais s’est vengé à Raw de la défaite concédée en pré-show de MITB, et on imagine mal ces deux-là continuer jusqu’à Battleground, même si Vince doit vraiment se gondoler en voyant un NOIR faire semblant d’être un ROI, hahahaha, on n’avait plus autant ri depuis King Booker, pensez donc!

 

 

– Nègre! J’échange ton royaume contre un sac de verroteries!

Me pointe pas avec ton bâton bwana! Ca va voler mon âme là dis donc!

 

 

On termine par le soap opera, voire la colonie de vacances Rusev-Summer-Dolph-Lana. Deux infos principales : Rusev est guéri (il a tabassé Ziggler à Raw à coups de béquille, si bien que le blondinet a été emporté sur une civière) et porte désormais des chaussures (squash sur Fandango à SD). À part ça, Ziggler passe pour un connard absolu, Lana pour une débile, Summer pour un bouche-trou et seul le Bulgare tire à peu près son épingle du jeu grâce à son intensité. Le match à Battleground (peut-être mixte?) pourrait être rigolo mais y a du boulot pour reconstruire l’homme qui entrait à Wrestlemania sur un char, avec le titre US sur l’épaule et fort d’une période d’invincibilité longue de plus d’un an. Reste qu’il lui suffit de regarder du côté de Cesaro pour se convaincre que la persévérance paie!

 

 

– Zzzzzz…. rrrron….

Ben qu’est-ce qui t’arrive Rusev?

La même chose que depuis deux mois : je dors sur la béquille.

 

 

On l’aura compris, cette semaine aura valu essentiellement, voire uniquement par l’énorme Cena-Cesaro. Le reste va du vaguement amusant au quelconque, mais le seul fait que le magnifique Suisse ait peut-être enfin obtenu les faveurs des décideurs (on n’obtient un main event de 30 minutes contre Cena d’une telle qualité sans que ça suivi d’effet quand même!) suffit largement à notre bonheur.

 

 

– Baisse la tête mec, tu vas encore te cogner au plafond de verre!

– Non. Plus maintenant.

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