Catch

Jours moins cent

Now, who's coming next ?

Michael Cole, chaque dernier dimanche de janvier.

 

Malgré la couleur de la lutte contre le cancer du sein, l’automne n’est pas rose à la WWE. Pour synthétiser l’opinion des suiveurs francophones de la fédération de Stamford, on se fait chier grave. Les histoires sont lamentables et se contredisent à chaque show, les matches et les affiches sont douteuses, c’est pas la joie. Mais ne désespérons pas, ça finira bien par passer ! Tenez, projetons-nous un peu dans le futur. Dans cent jours tout pile, c’est le Royal Rumble 2016. Celui qui va lancer la route vers WrestleMania 32, vous savez, l'édition du Texas qui va exploser tous les records. L’an dernier, le vainqueur de la bataille à trente était tristement prévisible. Mais ce coup-ci, à trois mois de l’événement, impossible de deviner qui gagnera le ticket pour le match final du show des shows. Alors, à J-100, voici un petit tour des forces en présence. C’est une liste totalement subjective : n’hésitez pas à donner vos propres pronostics, insulter le rédacteur et laisser des preums.

 

 

C’est le jour un, celui qu’on retient…

 

 

Pronostics pour le Royal Rumble 2016

 

 

LES FAVORIS

 

John Cena

 

C’est une évidence. Favori de tous les matchs à enjeu auxquels il participe depuis dix ans, le Marine mène une année 2015 sportivement parlant excellente. Son règne de champion américain a rehaussé l’intérêt pour la ceinture grâce à la compétition permanente qui a donné de superbes affrontements. Mais au fond, tout cela permet surtout au Champ de patienter gentiment: son objectif, il l’affiche dans son dos, c’est le mythique record de 16 titres mondiaux détenu par Ric Flair, dont il n’est plus qu’à une longueur. Quel meilleur cadre que le plus grand WrestleMania de tous les temps pour enrichir le phénoménal palmarès du rappeur du Massachussetts ? Et pour ce faire, Johnny boy pourrait également égaler un autre record : les trois Royal Rumble remportés par Stone Cold Steve Austin. C’est dans ses cordes.

 

 

Ok Ok j'ai compris, promis ce coup-ci je viendrai pas t'empêcher !

 

 

Verra-t-on un premier semestre 2016 à la gloire de celui qui tient la fédération de Stamford sur ses épaules depuis presque une décennie, en guise de consécration suprême ? Si c’est le cas, ça risque de miauler, mais c’est plausible. Cela forgerait définitivement la légende du bonhomme, avant de lui accorder une progressive retraite.

 

 

Daniel Bryan

 

Le petit prodige du circuit indépendant n’a plus catché depuis le printemps, où il avait dû laisser son titre Intercontinental pour cause de blessure à la nuque. A ce jour, personne ne sait encore si Daniel  reprendra le cours de sa carrière. Après avoir subi la même longue absence en 2014, le pronostic est réservé et il y a fort à parier qu’en cas de retour, la WWE prendra le moins de risques possible pour son poulain à la crinière épaisse. Cela dit, un Bryan revenant ne pourra se contenter d’une place de second rôle. D’autant plus que lors des deux derniers Rumble, la foule s’était vivement manifestée pour sa victoire, rejetant du même coup les vainqueurs finaux. La WWE ne fera pas trois fois la même erreur : si l’American Dragon revient en janvier et participe à la bataille royale, ça sera pour gagner.

 

 

Oué pis j'aimerais éviter de jobber pour le crado du Bayou, deux fois ça suffit !

 

 

Brock Lesnar

 

Ce n’est pas une surprise, le Minotaure du Minnesota est chaque année cité parmi les favoris. Qui de plus crédible comme vainqueur de la plus grande bagarre annuelle que le plus puissant de tous les athlètes de Stamford ? Lesnar a une aura unique dans le monde du catch, monstre effrayant mais fascinant et désormais soutenu par tout le public. N’oublions pas qu’il lui reste plus d’un an de contrat avec la maison de Vince McMahon : une deuxième victoire au Royal Rumble, treize ans après son premier sacre, le mettrait au sommet du monde pour l’événement du Texas. Brock Lesnar en main event du plus grand WrestleMania de tous les temps, ça aurait une sacrée gueule. Et s'il faut passer par une jouissive succession d'éliminations par-dessus la troisième corde, ça risque de faire des heureux.

 

 

Bon bah voilà, je balance celui-ci dehors, après il en reste 28 et j’ai gagné ? C’est facile en fait !

 

 

LES OUTSIDERS

 

Un ancien du Shield

 

Le légendaire trio de mercenaires de la Justice a fait son temps. Mais chacun de ses membres tient une place importante dans la fédération. De là à envisager une victoire au Rumble ? Absolument.

 

Au sujet de Roman Reigns, la WWE tient à en faire le visage de l’entreprise pour les prochaines années : beau gosse ténébreux, puissant et viril, c’est le successeur désigné de John Cena et du Rock. Le problème, c’est qu’au lieu de jouer en douceur et sur du velours, papy Vince a essayé de nous imposer son poulain de force dans la gorge. Réflexe de défense gastrique, le public a vomi l’ancien Powerhouse du Shield lors de sa victoire au Rumble de l’an passé. Alors, peut-être que le clou sera réenfoncé en 2016 pour ne plus nous laisser le choix. L’idée semble très mauvaise, mais bon. Qui sait. Quant à Rollins, il est au sommet depuis plus d’un an et détient toujours la ceinture de champion du monde ravie à Brock Lesnar. Mais la roue tournera forcément et, avec la crête du grand Rouquin blanc qui rôde, il y a fort à parier que le bicolore sera orphelin de son précieux en janvier. Le Rumble sera l’occasion rêvée pour lui de se relancer dans la course. Sauf qu’il sera peut-être plutôt temps pour lui de prendre un peu de repos et de recul dans la hiérarchie, après douze mois de surexposition permanente.

 

 

Allez les gars, tous en vacances ! La Corse, ça vous dit ? Il parait qu’on peut y faire des randonnées magnifiques.

 

 

Enfin, Dean Ambrose, le chien fou, est celui qui a le moins gagné depuis l’explosion du Shield. Mais l’essentiel est ailleurs : à chacune de ses apparitions survoltées, le Lunatic fait se lever les foules des salles du monde entier. Le public, en manque de figures rebelles depuis les absences de Bryan et le départ de Punk, aime démesurément la gueule cassée du masochiste. Une victoire au Rumble serait une consécration méritée et le début d’un push qui pourrait mener au main event rêvé à WrestleMania : le fameux Triple threat entre les trois anciens Justiciers.

 

 

Randy Orton

 

Drôle de situation pour le catcheur de troisième génération. A Stamford, Orton alterne entre années fastes et périodes de disette. Après une longue diète entre 2012 et mi-2013, il est capable d’enchainer sur presque un an autour du titre mondial avec l’Autorité, avant de retourner dans les limbes de la midcard. La Vipère tourne un peu en rond dans une entreprise où il a déjà tout fait, tout vu tout gagné en plus de dix ans de carrière. Là où Cena attire partout les projecteurs, Orton sera à vie son Jan Ulrich, tout aussi bon mais beaucoup plus discret. Pourtant, même sans programme, Randy continue à obtenir des ovations exceptionnelles de la part du public qui l’apprécie toujours. Alors, pourquoi pas un nouveau retour en force à la grâce de la nouvelle année ?

 

 

Envole-moi, me laisse pas là…

 

 

CEUX QU’ON Y CROIT PAS TROP MAIS CA FERAIT PLAISIR

 

 

Cesaro

 

Le Suisse est le meilleur athlète de la WWE et peut-être le meilleur catcheur au monde. Tout le monde semble le savoir. Alors, pourquoi chaque année la carrière de l’ancien Antonio semble décoller un peu durant l’été avant de retomber mollement dans l’automne ? Pourquoi n’a-t-il toujours qu’un règne de champion US et une ceinture par équipes à son palmarès ? Pourquoi n’a-t-il jamais main eventé un show ? Finalement, on dirait que notre camarade européen est là depuis plus longtemps que ça : sa carrière à Stamford n’a que trois ans et le meilleur est sûrement devant lui. Le Rumble consacre souvent des stars bien établies mais il arrive que la victoire serve de rampe de lancement à un nouveau, comme ce fut le cas pour Sheamus et Del Rio. Alors, pour enfin satisfaire les fans de la Cesaro Section, 2016 pourrait bien être l’année du Suisse. Et ce, dès janvier. Il en est tout à fait capable.

 

 

Wé, j’ai peur de rien moi. J'ai été le seul punk de Suisse fut un temps.

 

 

Kevin Owens

 

Qui se souvient que le Québecois n’était pas là il y a à peine six mois ? Des débuts en boulet de canon grâce à sa rivalité contre Cena, et désormais l’ancien Steen se balade crânement avec le titre Intercontinental, lui assurant un match chaque semaine où il étale avec facilité son talent naturel pour le catch et la provocation. Pour continuer dans sa progression, une victoire au Rumble lui donnerait sa toute première opportunité pour le titre mondial : la WWE vit une révolution, NXT a bousculé les codes et la fédération a besoin de nouvelles figures au sommet. Heel ultime, tantôt bagarreur tantôt fuyard, excellent au micro, Kevin est parfait pour le rôle puisqu’il sait tout faire.

 

 

Sauf toucher son nez avec sa langue.

 

Dolph Ziggler

La carrière de Dolph se prolonge, avec toujours des périodes au top niveau où l'on croit enfin percevoir un basculement de statut, avant de retomber au niveau inférieur. Cette année, Ziggie a fait comme d'hab : du bon taf, de superbes matchs, mais il reste l'homme idéal pour un opener de Pay-Per-View. Pas de rivalités pour le titre mondial, à peine un début de saison en tant que champion Intercontinental. Pourtant, il est un des plus populaires employés de Vince. Et surtout, il a basé toute sa carrière sur l'héroïsme de sa résistance, qu'il a déjà prouvée en gagnant à lui tout seul quelques Survivor Series. Alors un Rumble, c'est à sa portée et lui donnerait l'occasion de voler le Show des shows.

And your girfriend, bitch !

 

 

Alors les amis, êtes-vous d'accord avec moi ? Pensez-vous que Lesnar enverra vingt-neuf rivaux à Over the Top Rope City ? Ou que Rollins trahira à nouveau ses copains pour l'emporter ? Je n'ai pas évoqué non plus les probabilités, pourtant existantes, de voir triompher The Rock, Triple H ou encore Sheamus… Qui sera le dernier survivant cette année ? A vos claviers !

Et moi ? Il a pas parlé de moi ?

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