Catch

Terminons l’année avec Honneur

– How about it, Jack? Would you like a shot at the title?
– Don't mind if I do.
– I want your title.
– Okay.

Riggs et M. Joshua, l'Arme Fatale
 

Où l'on reviendra sur le dernier PPV de la Ring of Honor qui s'est déroulé ce vendredi à Philadelphie, l'on comptera les superkicks avec Kevin Kelly, l'on soulignera la classe internationale du dentier de Bobby Fish, l'on regrettera que la carte de Wrestle Kingdom X spoile légèrement mais LÉGÈREMENT celle de ROH Final Battle et l'on chantera les plus grands succès de Michel Polnareff avec ce diable de Truth Martini.

 

 

 

 

Nalyse de Final Battle 2015

 

 

 

Pour son dernier PPV de l'année, la Ring of Honor nous proposait une carte plutôt équilibrée. Ayant un minimum de fierté nous n'évoquerons pas le match diffusé sur Youtube entre Brutal Bob Evans et Cheeseburger.

 

Huit matchs étaient donc au menu. Trois matchs par équipe, le premier pour désigner les prochains aspirants aux ceintures, le second pour régler un petit différend entre deux anciens coéquipiers et le dernier pour savoir quelle équipe affronterait les nouveaux aspirants.

 

À côté de cela un concours de force entre deux sacrés mastars, une opposition de style entre un jeune paon et un vieux beauf accompagné de deux jeunes godelureaux anciens serviteurs du premier nommé, un duel entre deux anciens partenaires, un match pour le titre TV et enfin une lutte à mort pour le titre ROH.

 

Par soucis de lisibilité pour le lecteur qui n'est pas au fait des tribulations de la fédération de Philadelphie, cette nalyse sera fait dans l'ordre chronologique du show. Alors oui ça relève de la paresse généralement lorsque l'on s'attelle à un plan aussi peu élaboré. Mais le souci du lecteur est quand même un élément sacré en ces pages.

 

Gageons que vous saurez pardonner cette facilité narrative et En Avant Guingamp.

 

 

 

 

Trois équipes s'étaient données rendez-vous afin de savoir qui irait défier les champions. Il y avait les rois du superkick les Young Bucks (Matt et Nick Jackson), les vieux briscards Mark et Jay Brisco, recordmen du nombre de règnes, et enfin les revenants All Night Express (ANX en abrégé) qu'on n'avait plus vu à pareille fête depuis juin 2014 lorsque Kenny King était précipitamment parti pour la TNA alors qu'il venait de conquérir les ceintures par équipe avec son compère Rhett Titus.

 

Après son escapade peu fructueuse du côté d'Orlando, la doublure de Shelton Benjamin a retrouvé Titus à All Star Extravaganza VII en septembre dernier. Ils constituent les grands favoris de ce match puisqu'on ne rétablit pas une telle équipe par hasard. D'autant que les Young Bucks sont quasi-uniquement là pour les spotfests et les Briscoe pour amuser la galerie avec leur sympathique tête d'amoureux de chèvres.

 

L'intérêt de mettre ce match en opener est de pouvoir chauffer la salle assez rapidement, le public de la ROH étant friand de catch athlétique fondé sur des spots dangereux et des finishers à tout va. Pari réussi puisque, comme à leur habitude, les frères Jackson ambiancèrent l'assemblée à coups de superkicks dans la bouille de leurs adversaires. Ils exécutèrent également leur nouveau finisher baptisé le Meltzer driver en l'honneur du sémillant Dave Meltzer. Un finisher bien trouvé mais peut-être moins percutant que le More Bang for You Buck. Mais ça permet de varier leur moveset.

 

Enfin, avoir ces trois équipes ensemble, c'est une garantie d'avoir un match solide. Les ANX avaient déjà prouvé par le passé qu'ils savaient faire des performances remarquables notamment lors de leur feud avec les Briscoe et la World's Greatest Tag Team de Shelton Benjamin et Charlie Haas en 2011.

 

 

Le Meltzer driver en préparation. Nick Jackson tient l'adversaire en position de tombstone avant que Matt saute sur la troisième corde et n'attrape les jambes de l'infortuné qui se retrouve écrasé au sol.

 

 

Autre avantage : les catcheurs se connaissent bien et multiplient les combinaisons à deux, chose qu'on ne voit que trop rarement dans les matchs par équipes dans certaines fédérations US. Cela peut paraître simpliste et hors sujet mais les divisions par équipe sur la scène indépendante sont rarement constitués d'assemblages artificiels de stars, c'est pourquoi le niveau y est très relevé.

 

L'ensemble est rythmé. Mais il manque de cohérence en revanche. Par exemple chaque lutteur assène un coup au gars ayant envoyé ad patres le précédent. Précédent qui revient ensuite sans souci pour asséner un coup à son tour. Et comme ils sont six, cela provoque une succession d'attaques visant uniquement à provoquer les clameurs de la foule. Cela peut s'apparenter à du fan service en quelque sorte.

 

ANX l'emporte un peu à la surprise générale avec un Doomsday One-Night Stand (une sorte de blockbuster à deux sur le turnbuckle) et gagne ainsi le droit de défier les champions.

 

 

 

 

Dalton Castle est malheureux. Celui qui se prend pour un paon (sérieusement, il imite même le cri) a perdu ses Boys qui ont rejoint Silas Young. Mais qui sont ces Boys ? Eh bien il s'agit de deux jeunes garçons habituellement vêtus comme des danseuses de carnaval et qui accompagnaient Castle sur le ring.

 

Les trois bonshommes vivaient des jours heureux jusqu'au jour où Silas Young s'interposa. Au début réticents à l'idée de devoir s'associer avec pareil personnage, les deux serviteurs finirent par montrer un peu d'affection envers leur tortionnaire. Sans doute un exemple du syndrome de Stockholm. Arborant un nouveau look seyant (le mythique combo jean/marcel mouillé/lunette de soleil) les Boys semblent avoir rejeté le pauvre Castle.

 

Young évitait de prendre son adversaire de haut et se battait sérieusement. Motivé par la vengeance, Castle pour sa part fit preuve de détermination et évita de faire ses mimiques habituelles à base de parade nuptiale. Il domina un moment mais fut pris par surprise par son adversaire qui exécuta un spear à travers un turnbuckle (pour faire simple il est passé d'un bord du ring à un autre en passant entre la deuxième et la troisième corde).

 

En bref le match était engagé. On était loin du comedy wrestling et ça n'est pas plus mal. Le catch n'est pas à prendre au sérieux mais il ne faut pas que ça soit la foire du Trône non plus.

 

 

Encore que…

 

 

L'intérêt de ce match réside surtout dans le comportement des Boys. Sont-ils réellement derrière leur nouveau mentor ou n'est-ce qu'une simple ruse de leur part ? Pendant le match ils ne firent pas grand chose à part quelques encouragements envers Silas Young lorsque celui-ci se retrouvait en difficulté.

 

En revanche l'un d'entre-eux joua un rôle indirect dans le sort du match puisqu'il fut attiré sur le ring par Silas qui l'utilisa comme bouclier humain sur Castle. Ce dernier fut surpris et perdit le match.

 

Après le match Young demanda à Castle de reconnaître que c'est bien lui l'homme de la maison (Silas Young prétend être le dernier véritable homme sur Terre). Castle reconnut que c'était un idiot. La suite lui donna raison car Young ne se douta pas un instant que les Boys se retourneraient contre lui.

 

En effet Young leur demanda d'achever le mécréant à coup de chaise mais le piège se retourna sur lui. Les Boys étaient de retour auprès de leur maître et lui offrirent un trône à sa mesure avec leur corps (si si).

 

 

 

 

Voila un match de gros malabars. Les deux hommes s'étant jaugés à plusieurs reprises ces derniers temps afin de savoir lequel des deux était le plus costaud. Une opposition qui tranche avec le reste de la carte, principalement constitué de petits gabarits (à part les barbares de War Machine, mais nous aurons l'occasion d'en reparler).

 

C'est donc tout naturellement par un concours de force que le match commence, chaque adversaire se projetant sur l'autre afin de l'envoyer au sol. Puis Elgin fait sa spéciale, à savoir maintenir son adversaire en position de stalling suplex pendant une quarantaine de secondes. Chose qu'il fait souvent mais qui reste toujours aussi spectaculaire. Néanmoins, s'il parvient à frapper son adversaire celui-ci n'en n'a cure car il se relève aussitôt.

 

Mais les deux hommes ne sont pas de simples brutes épaisses. Ils peuvent aussi faire preuve d'agilité avec des drop kicks ou des sauts depuis le turnbuckle. Évidemment ils ne sont pas aussi virevoltants que des high flyers mais on est loin du Great Khali.

 

Toutefois l'affrontement se résume principalement en de grosses manœuvres lentes et puissantes parsemées de contres. Avec parfois des enchaînements de suplex ou de power bomb pour Elgin. Globalement le canadien domine et l'emporte avec un burning hammer (il place son adversaire sur son dos puis l'envoie au sol avec un mouvement circulaire).

 

 

Ils se sont testés au trampolin aussi.

 

 

Cette victoire peut se justifier par le futur combat de l'ancien champion contre Jay Lethal à Wrestle Kingdom X début janvier. C'est d'ailleurs là où le bâ blesse dans l'annonce de ce match car il était prévu que Lethal défende sa ceinture de champion ROH au Japon, ce qui eut pour effet de spoiler éventuellement le match entre Lethal et AJ Styles, qui est le main event de Final Battle. Peu après la ROH tenta de corriger le tir en précisant que Lethal défendrait sa ceinture cotnre Elgin s'il parvenait à la conserver contre Styles, mais le mal était fait.

 

Du reste, il est surprenant qu'Elgin l'emporte puisqu'il n'est plus sous contrat avec la ROH depuis un mois. Il a cependant accepté de continuer à catcher à condition que la fédération de Philadelphie ne lui impose pas un contrat exclusif comme elle l'a fait pour d'autres.

 

En revanche pour Moose l'avenir semble s'assombrir un peu. Avec cette défaite il reste bloqué en midcard et ça va être dur de le faire passer pour un catcheur puissant et dangereux s'il stagne à ce niveau. C'est dommage car il a un profil un brin différend des derniers champions de la fédération.

 

 

 

 

On croyait les Futur Shocks de retour. Adam Cole était repassé du côté des gentils après avoir quitté The Kingdom (stable composée de Mike Bennett, Matt Taven et Maria) Mais tout cela n'était que vaste fumisterie.

 

Jaloux que son coéquipier puisse bénéficier d'un match pour le titre ROH à All Star Extravaganza (titre qu'il n'avait pas réussi à reconquérir, Cole ayant été champion en 2013 et 2014), Cole provoqua la défaite de son coéquipier avec l'aide de ses collègues du Royaume.

 

Nous sommes donc là devant un cas assez commun en catch où deux anciens coéquipiers se retrouvent face à face. Et vu leur profil, on pouvait légitimement s'attendre à quelques envolées en début de match mais ce fut plutôt un brawl qui éclata après qu'O'Reilly s'est jeté sur son adversaire.

 

Il l'installa ensuite sur une chaise en ringside avant de sauter sur lui depuis le rebord du ring à pied joint. Le pauvre Cole était out pour un moment. Néanmoins il parvint à refaire surface et fit même preuve d'arrogance à chaque fois qu'il esquivait un coup de son adversaire.

 

 

Il s'est même essuyé les bottes le gredin !

 

 

De son côté, O'Reilly se montra stiff. Il frappa à plusieurs reprises son adversaire avec des coups de pieds dans le dos et sur le torse. Ça reste un coup très classique en indy, surtout depuis que CM Punk et Daniel Bryan l'ont popularisé. Mais c'est toujours divertissant.

 

L'intensité gagne peu à peu le combat. Les adversaires se contrent mutuellement, il y a des nearfalls et autres coup de pied en pleine poire.

 

Finalement Adam Cole parvient à l'emporter en s'aidant des cordes pour faire le tombé. Tricherie honteuse que l'arbitre n'a pas vu alors qu'il était pourtant juste à côté. O'Reilly expulsa sa rage en s'en prenant vigoureusement à son adversaire avec une clef de bras. Il fallut tout le personnel du corps arbitrage pour les dégager.

 

O'Reilly voudra certainement en découdre une nouvelle fois afin de mettre tout le monde d'accord.

 

 

 

 

The Addiction avait remporté les ceintures par équipe en avril contre reDRagon (Kyle O'Reilly et Bobby Fish) grâce à l'intervention d'un homme portant un masque rouge. Plus tard il s'avéra que cet homme n'était autre que l'ancien membre des Motor City Machine Guns Chris Sabin.

 

Mais tel est pris qui croyait prendre car quelques mois plus tard, en septembre, Daniels et Kazarian perdaient leur titre contre the Kingdom suite à l'intervention d'un homme portant un masque rouge. Et à la plus grande surprise de Chris Sabin, il s'avéra que le responsable n'était nul autre que son ancien compère Alex Shelley.

 

Tout ceci mena à un match mettant aux prises Sabin et The Addiction d'un côté et Shelley assisté par ACH et Matt Sydal. Nous sommes donc plus ou moins dans la même configuration que le match précédent. La différence ici c'est que d'autres personnes sont impliquées. L'intérêt se portera donc principalement sur le moment où Sabin et Shelley se feront face et sur la construction de l'attente.

 

 

On a quand même pu admirer la grâce de Sydal.

 

 

Mais si attente il y eut bien, de confrontation directe il n'y eut point. Sabin prenant bien soin d'éviter Shelley tout en le provoquant.

 

L'élément central du combat fut en faîte Sydal qui subit pendant un temps les foudres de ses adversaires avant de participer activement au retournement de situation. Le match fut intéressant malgré un moment gênant lorsque ACH courut tout autour du ring afin de mettre un coup de pied à Sabin mais le manqua lamentablement.

 

Finalement les faces l'emportèrent grâce à un Shooting Star Press de Sydal sur Sabin. Malgré tout, cette victoire ne fait pas avancer les choses puisque les ex-MCMG n'ont pu en découdre.

 

 

 

En septembre à All Star Extravanganza, Bobby Fish n'est pas passé loin de remporter la deuxième ceinture de la fédération alors qu'elle était détenue par Jay Lethal. Mais il échoua. D'après les rumeurs, cet échec pourrait être dû à des problèmes de contrat et un conflit de dates avec la NJPW, où Fish est champion par équipe avec O'Reilly.

 

C'est donc une nouvelle chance qui lui est offerte. Et cette fois-ci, il est opposé à Roderick Strong qui est devenu champion entre-temps, le 23 octobre à Glory by Honor XIV.

 

Le début du match est équilibré. Strong parvient à prendre un avantage grâce à un coup de la guillotine sur la barrière qui envoie Fish sur un pauvre hère vêtu d'un t-shirt de Daniel Bryan. Tout ceci rend le champion un brin arrogant. Et comme à chaque fois, dès qu'un lutteur se montre arrogant, il en pâtit plus ou moins lourdement.

 

 

C'est pas pour rien qu'on dit que le plus important c'est l'atterrissage.

 

 

L'Homme à la moustache parvient ainsi à refaire surface.Il n'est pas loin d'obtenir la victoire avec un top falcon arrow et quelques prises au sol mais Strong parvient à se dégager à chaque fois. Le champion tente de renverser la tendance en voulant soumettre son opposant avec le stronghold mais Fish le contre avec une clé de jambe. Cette soumission s'avère payante puisque Strong tape.

 

Le challenger croit l'avoir emporté mais c'était mal connaître l'arbitre qui devait avoir le regard ailleurs puisqu'il n'a pas vu le champion taper. Ce dernier en profite alors pour attaquer son adversaire qui était debout sur le turnbuckle pour célébrer avec le public. Fish ne se relèvera pas de cette attaque surprise

 

Dans l'ensemble ce fut un affrontement divertissant avec de l'intensité et du suspense. Mais il manquait un grain de folie qui aurait pu le faire basculer. Un point regrettable car Roderick Strong s'étant surnommé M. ROH, on est en droit d'en attendre plus de sa part.

 

 

 

 

Les deux gros barbares que sont Hanson et Rowe défient le Royaume de Mike Bennett et Matt Taven. Ils les avaient déjà battu avant que Bennett et Taven ne décrochent les ceintures. Cette performance leur octroya le droit de venir les affronter.

 

Après les présentation les champions surprennent leurs adversaires en les attaquant avec les ceintures puis en leurs sautant littéralement dessus. Tout cela avant que la cloche ne sonne.

 

Hanson se retrouve écarter laissant son coéquipier seul face à Taven et Bennett. Il éprouve quelques difficultés mais parvient à se débarrasser du premier en l'envoyant s'échouer au sol. Quant au second il subit une power bomb sur une barrière.

 

 

Sent mon aisselle gueux !

 

 

Rowe ramène ensuite Bennett sur le ring et fait le tag avec Hanson. Ils exécutent ensemble un Fallout (Rowe tient Bennett en l'air afin de permettre à Hanson de faire un diving leg drop) qui leur permet d'obtenir une victoire rapide (trois minutes environ douche comprise).

 

La durée du match est frustrante mais logique. En effet avant le début du match alors qu'il s'apprêtait à sauter sur Rowe, Taven se blessa au genou. Malgré tout il est fort probable que les deux barbus devaient l'emporter car le contrat de Taven et Bennett s'est achevé.

 

 

 

Une belle affiche que voici mais un brin gâchée. Et ce pour deux raisons. La première nous l'avons vu est l'annonce du match entre Lethal et Elgin à WK X qui pouvait potentiellement être pour la ceinture suprême de la Ring of Honor.

 

Le second souci est d'ordre physique. Le Phenomenal One étant blessé au dos, il n'est pas à 100% pour espérer décrocher enfin ce titre qui lui manque. Durant le combat Jay Lethal ne s'en priva pas pour viser ce point faible.

 

Toujours accompagné du truculent Truth Martini ainsi que de Taeler Hendricks, le champion éprouva quelques difficultés puisqu'il sortit à plusieurs reprises du ring afin de chercher conseils auprès de son mentor.

 

La doublure de Michel Polnareff tenta de l'aider, notamment en voulant frapper le challenger avec le Book of Truth, mais il ne pesa guère sur le match.

 

Contrairement aux autres matchs il y eu un moment marquant dans celui-ci. Bien décidé à mettre son opposant hors d'état de nuire, Lethal le fit passer à travers une table, chose qui n'est pas courante à la ROH, ce qui en accentue l'effet. L'arbitre entama un compte à l'extérieur mais l'ancienne icône de la TNA parvint à remonter sur le ring à 19 (à la ROH, on compte jusqu'à 20 pour les comptes à l'extérieur).

 

Les belligérants se rendirent coup pour coup, Styles se relevant d'une Lethal Injection et le champion esquiva un Pelé Kick, ce qui fut fatal au challenger qui subit un gotch piledriver puis à nouveau une Lethal injection.

 

Le champion conserve son bien et paraît toujours aussi dominant. Il est peu probable qu'Elgin le batte à Tokyo en janvier, surtout si le Canadien n'a toujours pas de contrat. Qui osera donc se dresser sur le chemin de l'ancien Black Machismo ?

 

 

C'est entre toi et moi maintenant mon p'tit Kevin.

 

 

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