Catch

CDC Awards 2015 : meilleure progression

La formule sacrée du positivisme : l'amour pour principe, l'ordre pour base, et le progrès pour but.

Auguste Comte

 

Ils étaient trop faibles ou trop timides, invisibles à nos yeux et ceux des bookers. Englués dans la low-card, ils pointaient à Superstars et Main-Event. Bonnes pâtes, ils comblaient les trous des cartes encombrées de PPV. Transpirant à l’idée de chauffer le public, ils convulsaient à la moindre vue d’un micro. Qu’ils aient retrouvé leur jeunesse après vingt ans de loyaux services, révolutionné leur division moribonde ou tout simplement continué à se sortir les doigts du cul, ils ont démontré une envie et une capacité à progresser qui forcent le respect. À celles-ci et ceux-là, nous rendons aujourd’hui hommage.

 

 

Tout ce que vous avez à faire est… PROGRESSER !
Pro Dallas.

 

CDC Awards : meilleure progression

Avant d’attaquer notre édition 2015, voici l’indispensable rappel de ceux qui ont cartonné dans cet award spécifique (ouvert à tous les catcheurs sauf aux rookies de l'année) par le passé :

 

 

Top 5 des années précédentes

 

2014

1) Seth Rollins, 50 points sur 60 possibles

2) Luke Harper, 39 points

3) Dean Ambrose, 26 points

4) Damien Mizdow, 13 points

5) The Usos, Bray Wyatt, 11 points

 

2013

1) Cody Rhodes, 43 points sur 70 possibles

2) Kaitlyn, 38

3) Roman Reigns, 34

4) Goldust, 28

5) The Usos, 26

 

2012

1) Daniel Bryan, 61 points sur 75 possibles

2) Dolph Ziggler, 36

3) Ryback, 23

4) Sheamus, 22

5) AJ Lee et Heath Slater, 16

 

2011

1. Zack Ryder, Cody Rhodes, 18 points sur 30 possibles

3. Mark Henry, 14

4. Dolph Ziggler, 10

5. R-Truth, 7

 

2010

1) Jack Swagger, 17 points sur 25 possibles

2) The Miz, 15

3) Sheamus, 14

4) Dolph Ziggler, 8

5) Kane, 6

 

2009

1) The Miz, 18 points sur 30 possibles

2) Kofi Kingston, John Morrison, 16

4) CM Punk, Dolph Ziggler, 15

De meilleure progression à la liste de la Ceinture de Plomb.

Palmarès 2015

 

10emes, Sin Cara, Titus O'Neil, Rusev, 1 point sur 45 possibles

 

L’ancien détenteur de la Ceinture de Plomb a visiblement retrouvé la voie divine, celle qui évite au Mexicain de se prendre les pieds dans les cordes, de rater une prise sur deux et d'abréger un match à cause d’une foulure d’auriculaire. Dorénavant associé au rookie Kalisto, Sin Cara botche catche mieux, tombe moins mais ne parle toujours pas. Et pour en arriver là, il aura fallu du courage, de l’abnégation, du labeur… et un changement de catcheur.

Rejoindre une équipe permet souvent à un lutteur de retrouver ses marques, s’améliorer au micro ou tout simplement se faire remarquer par un membre du jury. C’est ce qui s’est passé avec Titus O’Neil qui peut remercier coy d’avoir perdu l’inspiration après la quatrième nomination.

Être nominé à la Ceinture de Plomb et au CDC Award de la meilleure progression : un haut-fait accompli par peu d’élus. Rusev rejoint donc l'improbable caste de ceux qui se sont améliorés tout en ayant eu une année pourrie.

 

 

De boucher bulgare à amant transi.

 

9e, The Undertaker, 2 points

 

Il aura fallu vingt années de carrière pour que le Deadman fasse son inespérée apparition dans ce classement. Mais comment diable a-t-il pu atterrir ici ? Et bien c’est simple, rappelez-vous l’année dernière, à Wrestlemania. Malgré le choc provoqué par la fin de la Streak, la prestation du croque-mort avait laissé à désirer. Rebelote l’année suivante et sa rivalité par procuration avec Bray Wyatt. Puis vint l’heure de la vengeance. Déterminé à laver l’affront de sa défaite, The Undertaker est revenu hanter Brock Lesnar. S’ensuivit une revanche et une belle brutales, sanglantes et totalement hallucinées. Le Deadman en avait encore sous la capuche et il en a fait la plus belle démonstration cette année.

 

 

De roux sans manche à roussi en revanche.

 

 

8e, Nikki Bella, 4 points

 

La relève nourrie au grain jaune de NXT fera évidemment de l’ombre à l’ancienne championne ; mais en 2015, Nikki a tout simplement assuré le boulot et réussi sa mission. À savoir : effacer le record d'AJ dans une dernière provocation à destination du couple préféré des smarts. Elle a parfaitement tenu son rôle de salope #1 tout en déployant un style bourrin et stiff qu’on ne lui connaissait pas.

 

 

De 02A à 95D.

 

7e, Dean Ambrose, 5 points

Moins chien fou et un peu plus rebelle. C’est le constat de Big Botch Man sur le natif de Cincinatti. Il est vrai que depuis le split du Shield, Dean Ambrose a connu un parcours aussi chaotique que son personnage. Enchainant les rivalités perdues et glissant sur le rôle de rebelle anti-establishment qui semblait lui ouvrir les bras après la blessure longue durée de Daniel Bryan, le Lunatic Fringe a mis un peu d’eau dans son vin, tout en conservant son énergie. À l’aise au micro et avec le public, il termine l’année avec la plus belle des ceintures.

 

 

De Dean en rose à Dean Ambrose.

 

6e, Seth Rollins, 7 points

Toujours là où on ne l’attend pas, élu catcheur de l’année 2014, Seth Rollins revient gratter des points dans toutes les catégories.  “Oui, on l'oublie, mais le Chacal a commencé 2015 en simple porteur de mallette", nous rappelle Rapha-Hell avant de poursuivre. "Il commence très très fort en faisant revenir l'Autorité puis en rivalisant avec Paul Heyman et Brock Lesnar. Champion extraordinaire, Rollins fut de l'or pur durant tout l'exercice.” C’est vrai Raph’, alors qu’il était sur le toit de la WWE toute l’année, ceinture autour des hanches, Rollins a encore réussi à monter d’un cran. “Et dire qu'il n'a pas toujours eu la meilleure partition à jouer !” s’empresse de préciser Axl.

 

 


De champion adoubé à champion à double rupture du ligament.

5e, Paige, 10 points

AJ partie, l’Anglaise a tout simplement pris son véritable envol. Sur le ring c’est de la bombe, au micro c’est de la pipebomb. Oubliées les approximations et les hésitations, le catch brouillon et les promos bégayantes. Aujourd'hui, Paige s'assume et régale Rapha-Hell (et tous les amateurs de lutte) par ses compétences catchesques et oratoires. “Que ce soit sur le ring, aux commentaires ou en coulisses, chaque intervention de la plus jeune des Divas est un plaisir. A tel point que même ses heel turns la rendent encore plus populaire.” Dorénavant, Paige lâche les chevaux, se fait plaisir et arrive à le communiquer à Seifer, qui ne va plus pisser pendant les matchs de filles.

 

 


D'emo à démente.

 

4e, Roman Reigns, 18 points

“Humilié au Rumble, chahuté presque toute l'année, le Samoan est dans une situation compliquée bien que récent champion. La WWE l'utilise assez mal, il est fragile au micro, mais sur le ring, il a retrouvé son niveau du Shield et participe à de nombreuses batailles qui figurent dans la liste des matchs de l'année. Alors il faut qu'il s'améliore au micro, parce qu'il a des lacunes. Mais il gère mieux les temps faibles au combat (il ne se recoiffe plus pendant ses KO) et sait capitaliser sur ses temps forts en termes de réaction du public. Mais putain, que la WWE arrête d'en faire un superman lisse, ce gars est très bon en badass.”

– Signé, le fan-club maso de Roman Reigns.

 

 

De roi du pagne à roi de la beigne.

 

 

3e, Kofi Kingston, 20 points

L’éternel midcarder, l’homme qui passait les plats, le champion de transition inoffensif a simplement ouvert les portes d’un nouvel univers : le vice, la rigolade, l’aisance au micro, un Kofi méconnaissable ! Il le dit lui-même, il vit actuellement sa meilleure période à la WWE. Depuis le temps que Big Botch Man voulait voir ce que le Ghanéen valait en heel, le résultat est à la hauteur de ses espérances. Pour Seifer, Kofi a su se réinventer. Et à son age (de Kofi, pas de Seifer), c'est une putain de réussite.

 

 

De fumeur arborable à fumier adorable.

 

2e, Xavier Woods, 27 points

 

“Plus qu'une progression, une explosion. Ce gars là passe plus d'un an à Raw sans que l'on comprenne ce qui a motivé sa signature à la WWE. Puis, il crée le New Day et c'est la révolution. D'un niveau correct entre les cordes, Woods a tout à fait compris qu'il fallait jouer à tous les niveaux dans ce business et il fait une force formidable de son aisance au micro. Leader surexcité de sa team, il va de trouvaille en trouvaille. Extravagances capillaires, coups de trombones, attaques verbales, il est l'élément explosif du New Day, et un régal permanent.” Extrait de Xavier Woods et moi de Rapha-Hell, aux éditions Premiers Emois.

De Luther King à Licorne King.

 

1er, Big E, 39 points sur 45 possibles

Qui est cet homme drôle, puissant, obscène et outrageusement divertissant qui a remplacé Big E ? Le gentil bourrin de 2014 s'est mué en un dieu du divertissement. On savait déjà qu'il était à la fois puissant et rapide entre les cordes. Désormais, on le découvre dégoulinant et lascif dans ses danses, expressif et charismatique au micro. Nominé par tous les membres du jury, et jamais au delà de la troisième place, Big E a tout simplement été l’étoile filante ascendante de cette année.

 

 

De gars lugubre à gars lubrique.

Vous ne rêvez pas, ce sont bien les trois membres de The New Day qui occupent les trois places du podium. Divertissants, innovants, drôles et terriblement en phase avec le public, ils ont réussi à exprimer pleinement leur talent sans qu’aucun ne soit en retrait. Magnifique performance de nos sacrés trublions qui offrent là une leçon de vie qui devrait nous inspirer tous pour cette nouvelle année.

 

 


PODIUM FOR 3

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