Catch

HHH Champion, Reigns au balcon

Only way to feel the noise is when it's good and loud,
So good you can't believe it's screaming with the crowd!

Mötörhead, Overkill

 

Où après avoir nalysé quatre ans d'affilée le RAW post-Rumble l'on se penchera enfin sur le ppv, l'on se dira que la WWE progresse mais il y a encore des efforts à fournir niveau booking, l'on s'éblouira de l'arrivée de l'Unique Phénomène qui pousse le vice jusqu'à apparaître chez Vince McMahon à Orlando, l'on soulignera la qualité in-ring des matchs et l'on se dira que Ric Flair est décidément un sacré margoulin.

 

 

Un Rumble pas aussi couillu qu'il en a l'air.

 

 

Nalyse du Royal Rumble 2016

 

 

Un Rumble Match presque parfait

 

Un goût amer.

 

C'est ce qu'il ressort un peu de ce show.

 

Un goût amer.

 

Non pas que la qualité in-ring proposée fut décevante. Oh non, bien loin de là. Honnêtement, il y avait de quoi se régaler entre le Last Man Standing où Ambrose et Owens purent s'échanger quelques coups sans craindre des rodomontades de Famille de France, le match US qui offrait une belle opposition de styles entre Kalisto et Del Rio, le match par équipe qui fur fun à voir et les filles qui montrèrent un peu plus que d'habitude. Franchement, niveau catch, ce ppv fut à la hauteur.

 

Le principal souci réside dans le booking final du Rumble et ce manque de prises de risque de la part de la WWE. Cette feud entre Triple H et Roman Reigns, le fan attentif la voyait venir depuis quelques semaines. Mais il restait un infime espoir (incarné entre autres par la présence de Lesnar dans le Rumble Match) que la ceinture mondiale ne soit pas mêlée à tout ça.

 

 

À moins que tout ceci ne soit qu'un hommage déguisé à Lemmy.

 

 

Entre nous, titre ou pas, que Reigns et l'Assassin Cérébral s'en donnent à cœur joie lors du Plus Grand de Tous, ça a de la gueule. Un Triple H revanchard après s'être fait envoyer ad patres par un Reigns en mode « Stone Cold », pourquoi pas. En plus Hunter bénéficie d'une belle bande de laquais en la personne de la League of Nations pour s'occuper des tâches infâmes. Puis niveau catch, il en a encore sous la pédale (bien plus que Jericho qui a passé l'essentiel du match contre le turnbuckle en mode Benoit 2004). Et il faut avouer qu'il gagne ce Rumble à l'expérience. Pour preuve le passage où il parvient à attraper la corde in extremis pour éviter de tomber.

 

Alors, pourquoi mettre absolument la ceinture en jeu entre ces deux-là ? N'eut-il pas été formidable que de refiler la ceinture à Ambrose ? Ce qui aurait au passage déclenché une pop inouïe pour le marginal lunatique. Mais au lieu de cela on se retrouve avec le vainqueur du Rumble 2002 champion en 2016.

 

 

Dean Ambrose semble bien placé pour particper à l'adaptation cinématographique de Beavis et Butthead.

 

 

Et le pire dans tout ça, c'est que le booking de Reigns l'a grandement desservi. Après les événements de TLC, le pauvre hère avait réussi à récupérer un peu de popularité auprès du public. Mais cette popularité a fondu comme neige au soleil lorsqu'il effectua un retour « surprise » en fin de match après avoir été honteusement blessé suite à l'attaque de la Société des Nations 2.0. Après un passage à tabac en règle, Rusev l'avait en effet fait passer à travers la table d'annonce espagnole. Goguenard, le Bulgare repartit avec un des moniteurs, travaillant ainsi au cliché de ces gens de l'Est voleurs de poules #DominiqueGrimaud.

 

Lorsque le Samoan-Américain fut évacué dans un mélodrame digne d'une série matinale de TF1, il était quasi sûr qu'il allait revenir pour l'emporter. Bon, il n'a pas gagné mais ça n'est pas passé loin. Quant à la foule, elle ne fut pas indulgente pour autant. Car la tension est tombée d'un coup lors de son retour sur la rampe quand il administra le poing de Super Homme sur le pauvre Sheamus.

 

L'ancien powerhouse du Shield devrait récupérer cette ceinture à Mania après s'être débarrassé à Fast Lane de Brock Lesnar et de Dean Ambrose. À moins que le compagnon de la sémillante Renée Young refuse de jouer une fois de plus les paillassons, mais ça reste peu probable. Voila qui enlève du suspense. Quant à Triple H…

 

 

il a la meuf, la ceinture et la boîte.

 

 

Le Phénomène Unique est dans la place

 

Malgré ces tracas, le Rumble match reste l'un des meilleurs depuis longtemps. Peut-être cinq ans. Et il offrit un frisson énorme avec l'arrivée d'AJ Styles en troisième position.

 

Quel pied quand même que de voir le Phenomenal One faire son entrée. Et en plus, il a gardé son nom, et son finisher. Alors, il est fort probable que beaucoup de gens sur ce site ne connaissent pas AJ et l’impact (hu hu) qu’il a pu avoir sur le catch. À ces gens-là il ne faut pas cracher au visage mais plutôt les prendre par la main afin des les emmener vers demain. Ils ont le droit d’être ignares, ça n’est pas une tare. Et il appartient à ceux qui ont vu l'ancien leader du Club de la Balle en action de le leur présenter, de raconter son histoire. Quitte à faire une biographie de 50 000 signes en deux parties.

 

 

Même pas peur !

 

 

Le noble AJ resta un moment sur le ring avant de se faire éliminer par Kevin Owens dans une séquence rapide mais qui dut faire mouiller beaucoup de sous-vêtements parmi les spectateurs. Si ces deux-là entrent en feud, ça va swinger.

 

À moins qu'Owens n'affronte à Mania son éternel rival Sami Zayn qui a fait  dimanche son retour dans le roster principal. En effet, lors du RAW du lendemain, Styles a disposé de Chris Jericho. Peut-être pour lancer une feud entre es deux ?

 

Pour en revenir au bedonnant québécois, maintenant que sa rivalité avec Ambrose semble terminée il lui faut un nouvel adversaire. Et même si ça semble répétitif, le voir affronter sa Némésis pour leur premier match à Mania laisse rêveur.

 

 

À ce rythme ils vont bientôt pouvoir défier Claude Puel au Je te tiens, tu me tiens.

 

 

Observations diverses

 

Brock Lesnar semble se diriger dans un premier temps vers une rivalité avec la Famille Wyatt. Le bisou de Bray à RAW laissait penser que la Bête allait se venger et sévèrement punir l'imprudent barbu et sa bande de dégénéré. Mais c'était sans compter sur l'esprit d'équipe qui anima la Famillia et un Braun Strowman en feu. Ils finirent pas bouter le misérable après que celui-ci eut quand même éliminé trois des quatre membres, ne laissant sur le ring que le barbu qui aime faire l’araignée.

 

Les Wyatt auraient pu poursuivre sur leur élan et vider la zone afin de faciliter la victoire de leur chef suprême mais envisager un tel scénario, c'est oublier que ce n'est pas l'intelligence qui les anime. Néanmoins, leur supériorité physique, en particulier celle du mouton noir, fut enfin mise en valeur. Et en parlant de Strowman, il fut booké comme un sacré costaud. Au point de venger l'IWC en éliminant Kane et le Big Show à lui tout seul.

 

 

Hé Brock. Si j'te file mon chapeau tu me laisses gagner ?

 

 

Tout l'inverse de Swagger et Henry qui malgré leur victoire initiale dans le pré-show qui offrait une place dans le match pour l'équipe vainqueur, servirent de paillasson.

 

En bref ce Rumble Match est tout à fait regardable. De bons moments, une hype autour de certains catcheurs mais un final qui ne permet pas de mettre en valeur un jeune ou un nouveau. Del Rio, qui venait à peine de débuter, avait gagné le Rumble à 40; là HHH rejoint Ric Flair dans la catégorie des catcheurs ayant décroché le titre en remportant le rumble match. C'est un sacré rendez-vous manqué.

 

 

La qualité au rendez-vous

 

Owens et Ambrose ont offert un très bon opener. Vu la stipulation, il y avait à craindre que le match subisse diverses interruptions à cause des comptes de 10 intempestifs mais il n'en fut rien. Le combat ne fut ni haché, ni à chier. Utilisation des kendo sticks, chaises, tables, escaliers… ce fut aussi violent que que le permet l'ère actuelle. Quand on sait ce qu’ils valent et qu'on voit comment ils sont bridés à la WWE on ne peut s'empêcher d'avoir un brin d'amertume, mais on se contentera joyeusement de ce qui nous est offert. Histoire de ne pas passer pour un gros con de hipster qui sait tout parce qu'il a vu avant les autres.

 

La dernière ceinture solo disponible fut également bien défendue. Kalisto récupère le titre US et devient ainsi champion pour la seconde fois en seulement une dizaine de jours. Il est d’ailleurs surprenant de noter que deux Mexicains se sont battus pour le titre de champion des États-Unis.

 

 

Quand le Mexique nous envoie ces gens, ils n'envoient pas les meilleurs d'entre eux. Ils apportent des drogues. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs.

 

 

Del Rio est toujours capable de sortir un bon match quand il s’en donne la peine et Kalisto semble parti davantage sur la voie de Rey Mysterio que sur celle de Sin Cara premier du nom.

 

Le match pour les ceintures par équipe a été tout aussi solide avec quatre hommes qui savent comment lutter et vendre un brin d’émotion. Mention spéciale à Xavier Woods dont le talent d’animateur pourrait lui ouvrir les portes de l’émission Questions pour un champion.

 

 

Au pire, ils pourront toujours ouvrir un strip club.

 

 

Les New Day sont toujours aussi excitants à voir arriver. Big E et Kofi semblent s’éclater au plus haut point. En même temps, ils doivent se douter que le jour où la stable s’effondrera, leur carrière risque de faire pareil, car il semble difficile de les repackager après un gimmick aussi limite.

 

De leur côté, les Usos constituent une valeur sûre de la division par équipes. Les fils du glorieux Rikishi ont une entrée unique et ils ont l’intelligence de ne pas se maquiller la même partie du visage afin qu’on puisse les reconnaître.

 

 

Entre les peintures faciales ou l'augmentation mammaire ils ont choisi leur camp.

 

 

Niveau catch, là aussi on sait qu’on en aura pour notre argent avec eux. Comme avec la plupart des gens qui peuplent ce roster. La WWE a montré au cours de ce show qu’elle avait des catcheurs de qualité mais des bookers qui ne suivent pas forcément. Ce fut un des principaux problèmes de l’année 2015 (avec les blessures de Daniel Bryan et Seth Rollins) et ça le sera certainement encore en 2016 vu comme ça part.

 

 

Divas Revolution 2.0

 

La victoire de Charlotte était attendue. C’était plus sur la qualité de l’affrontement que les questions se posaient. Et on ne fut pas déçu même si on est encore loin des canons de Nxt. Cependant la révolution féminine semble sur les bons rails tant que les Bellas, Cameron et autres Tamina resteront loin de la title picture.

 

Becky Lynch a chèrement vendu sa peau face à la roublardise légendaire de la famille Flair. Ce vieux grigou de Ric prouva qu’il n’avait rien perdu de son vice, profitant d’un moment de faiblesse de l’Irlandaise pour lui voler un langoureux baiser (lui refilant ainsi au moins douze herpès au passage) puis il l’asphyxia en lui jetant sa veste sur la trogne en fin de match.

 

 

À quand une boîte-à-Meuh édition Ric Flair ?

 

 

La pauvre rouquine n’était en fait qu’un simple apéritif avant le plat de résistance. Car une fois sa défaite entérinée, Sasha Banks fit son apparition sous les vivats de la foule.

 

La Boss fit mine au début de faire copine-copine avec Charlotte après avoir administré quelques coups à son ancienne BFF. Mais ça n’était que tromperie car elle s’en prit aussitôt à la fille chérie une fois papounet parti. Pas sûr qu’à ce jeu de dupes la fille Flair s’en tire cette fois-ci.

 

Il est à noter que lorsqu’une révolution est menée par et avec les bonnes personnes, il y a plus de chances qu’elle réussisse. Si la WWE donne un peu plus d’exposition et met en valeur les meilleurs éléments, il ne devrait pas y avoir de problèmes pour que les fans adhèrent enfin au catch féminin. Sinon, ben, il ne faudra pas venir se plaindre.

 

– Que veux-tu, gamine?

– La révolution, grand-père.

– Bien. Ca veut dire que toi aussi je vais te rouler une galoche!

– Je savais que le prix à payer serait élevé, mais pas à ce point-là…

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