Catch

Pourquoi?

Why ? Fuck you, that’s why !

Vince McMahon

 

Le trente-deuxième Wrestlemania sera-t-il le plus mauvais de tous les temps ? Il faudra attendra la nuit du 3 au 4 avril pour se prononcer sur la question. Mais on peut d’ores et déjà affirmer qu’il s’agit, et de loin, du plus mal booké et du moins alléchant de l’histoire récente.

 

 

– Steph, t’es qu’une petite bite.

– Super, ça c’est parler ! Pourquoi y a encore des gens qui contestent que cette feud égale celle entre papa et Stone Cold?

– Parce que les gens sont cons, that's why.

 

 

En route vers le pire Mania de mémoire d’homme

 

 

Quelle est la recette d’un Wrestlemania réussi ? Depuis le temps, la réponse est connue. De grandes stars au sommet de leur forme dont les feuds homériques viennent culminer sur le Grandest Stage, dans un décorum spectaculaire, devant des dizaines de milliers de spectateurs qui participent pleinement au spectacle. Des légendes qui s’écrivent sous nos yeux. Des combats magnifiques dont on conservera des années durant un souvenir ébloui. Des jeunots qui tentent de voler le show à grands renforts d’acrobaties inouïes. Une effervescence générale, une électricité palpable, une tension qui s’accumule des semaines, voire des mois durant pour mieux exploser le grand soir venu.

 

De tous ces éléments, le seul dont on soit certains pour le moment concernant Mania 32, c’est le décorum. Ben oui, forcément, ça se tiendra dans un stade et du pognon aura été dépensé pour que ça n’ait pas l’air trop cheap (même si ça sera probablement assez moche quand même, hein). Pour le reste…

 

Pour le reste, c’est la cata. Pratiquement à tous les étages. Revue de détail.

 

 

Pourquoi j’ai organisé un Mania pourri ? Allez vous faire enculer, voilà pourquoi.

 

 

 

1. Un WWE Title Match à fronts renversés

 

Les bookers de la WWE se sont complètement plantés avec Roman Reigns, la cause est entendue. Ils ont mal interprété le soutien massif des foules dont le beau Samoan bénéficiait fin 2013-début 2014, l’époque où sa popularité était au sommet. Les spectateurs de catch avaient simplement reconnu en lui une digne incarnation de ces badass à l’ancienne qui arrivent, déchainent les enfers et se cassent. Ils appréciaient aussi la puissance de ses Spears et la facilité de ses Samoan Drops, et bien sûr le fait qu’il était heel et ne passait donc pas son temps à tenter de brosser le peuple dans le sens du poil. Les bookers ne virent pas que l’attrait de Roman sur la foule était dû à son côté sombre, et voulurent en faire un type sympa, qui vanne ses adversaires, qui défie l’Autorité (alors que le Shield, rappelons-le, était avant tout un groupe de mercenaires au service de la démoniaque famille régnante, ce qui n’avait nullement empêche ses trois membres de susciter le respect et même l’amour des salles) et qui se bat pour « these people ». Bref, on a voulu faire de Reigns un mélange des deux plus grands babyfaces des dix dernières années : un côté Cena (l’invincibilité, la puissance et la personnalité lisse), et un côté Bryan (la cible de l’Autorité qui le screwe à plusieurs reprises car elle l’estime indigne de porter le titre suprême, mais ne parvient jamais à briser sa volonté).

 

Le résultat, on le sait, est calamiteux : les gens ne veulent pas d’un nouveau Cena, et refusent de considérer Roman (et son physique de Dieu grec sorti d’un manga) comme un outsider semblable à Daniel Bryan. Le pauvre « Big Dog » est atrocement conspué dès qu’il passe sa tête shampouinée par le rideau des coulisses (il n’ose plus passer par la foule pour faire son entrée, de peur sans doute de se faire uriner dessus).

 

Le cas s’était déjà présenté l’année dernière ; les bookers avaient alors fini par entendre la vox populi. Au lieu d’offrir comme on s’y attendait le scalp et le titre de Lesnar à Reigns, ils ont opté pour le cash-in de Seth Rollins. Cette fois, plus d’échappatoire, la mallette ayant été cashée depuis belle lurette (par Sheamus, au cas où vous l’auriez oublié ; oui, le mec a cashé sa mallette à Survivor Series en novembre, et à Mania il sera dans le match pour les ceintures tag team, sic transit gloria felli).

 

Mais peut-être, se dirent-ils dans leur stupidité, le problème venait-il, l’année dernière, de l’identité du champion en titre ? Lesnar est respecté et même aimé par le public ; mais si on place Reigns face à un type particulièrement odieux, ça devrait le faire, non ?

 

Manque de pot, ou manque d’humilité de la part du booker en chef : Triple H n’apparaît pas suffisamment comme une ordure pour que le public se range aux côtés de Roman Reigns. Trips a gagné le Rumble à peu près à la régulière (en tout cas plus à la régulière que Reigns en 2015…), il a infligé un beatdown à Reigns tout seul comme un grand, il a ensuite été agressé par ce dernier, dans le parking, de façon fourbe… Et difficile de lui donner tort quand il explique en promo que Reigns ne mérite pas l’or, au vu des réactions ulcérées du public dès que le cousin du Rock est dans la place. Enfin, et surtout, Triple H est… Triple H. Avant même d’être le boss (en kayfabe et IRL) de la Fédération, il est un catcheur légendaire qui a su bâtir un lien solide avec le public en vingt ans de carrière. Son image est bien sûr celle d’un népote, mais aussi celle d’un combattant féroce et héroïque face à la douleur, celle, en somme, d’un très grand du catch, qui effectue sans doute actuellement son dernier run au sommet. Dans ces circonstances, le public déjà rétif à Reigns tombe dans les bras musclés du champion en titre, et on s’achemine donc vers un match où le heel sera copieusement applaudi tandis que le face sera hué. Par 80 000 personnes. En main event. Du plus grand show de l’année. Aïe.

 

 

Suck it, that’s why.

 

 

 

2. Un Shane-Undertaker illisible

 

Quel colossal gâchis ! Rarement storyline majeure aura été aussi atrocement gérée, et c’est peu dire. Tout ici sonne faux, du principe général aux moindres détails. Et le match promet d’être calamiteux, les deux hommes cumulant 97 ans…

 

Que veut Shane, exactement ? Personne ne le sait. Il veut du changement. OK. Par rapport à quoi ? Que veut-il changer ? Que veut-il supprimer ? Pour le remplacer par quoi ? Rien à battre, apparemment. Putain, un effort Shane, merde, même les hommes politiques font semblant de remplir leurs promesses de changement d’un minimum d’engagements concrets !

 

Cette volonté de changement est d’autant plus curieuse que, au cas où ça aurait échappé à Shane, son beau-frère a lancé depuis quelques années un programme nommé NXT qui marche plutôt pas mal et a amené à la compagnie la majeure partie de ses nouvelles têtes. Shane est parti en 2009, époque où le haut du pavé était tenu par Cena, Orton, Edge, Jericho et Batista. Au cours des sept années écoulées depuis, on a vu CM Punk, Daniel Bryan, Seth Rollins obtenir des règnes longs, voire historiquement longs, et des victoires historiques. On a vu arriver, en outre, Dean Ambrose, Kevin Owens, AJ Styles, Sami Zayn, sans oublier les révolutionnaires à nichons… Bref, le changement c’est maintenant, et c’est Triple H qui le gère de main de maître à NXT avant de transférer à Raw les meilleurs de ses protégés. Donc, dans ce contexte, qu’est-ce que Shane veut, exactement ? La fin de l’Autorité ? Putain mais même Dolph Ziggler l’a obtenu y a un petit moment, paie ton super enjeu.

 

Evidemment, l’autre grand éléphant dans le couloir, c’est la raison pour laquelle le Taker a accepté d’aller jouer les enforcers de Vince tel un vulgaire Umaga. Fuck you, that’s why. Le Taker a perdu une bonne part de sa mystique depuis que Lesnar lui a rivé les épaules il y a deux ans, mais il y avait justement une belle histoire à écrire à son propos : que fait un invincible quand il a été vaincu ? C’est facile à écrire, ça a été fait mille fois au cinéma, pas besoin d’être Shakespeare pour bien trousser un récit de rédemption. Au lieu de quoi le Taker a fourni une feud foirée à Wyatt il y a un an, et vient maintenant combattre pour les beaux yeux de Vince. Aucune logique, aucune cohérence… et aucun intérêt.

 

Aucun intérêt pour ce qui concerne le match proprement dit : ils sont vieux, usés et fatigués. Shane n’a jamais été un catcheur mais plutôt un trompe-la-mort, et c’est pas à 46 ans, alors que son dernier match remonte à y a sept ans, qu’il va nous faire du Jeff Hardy. Quant au Taker, à ce stade, c’est plus grand chose non plus. Tout ça dans un Hell in a Cell, on a l’impression d’être aux dernières heures de la WCW.

 

Aucun intérêt, non plus, pour l’enjeu. Si Shane gagne, l’Autorité s’en va, mais on a déjà vu tant et plus les méchants dirigeants partir pour mieux revenir quelques mois plus tard… et l’Undertaker doit prendre sa retraite, mais on déjà vu tant et plus ce genre de stipulations piétinées quelques mois plus tard… Si Shane perd, ben rien ne change, a priori. Le seul intérêt de ce match, en fait, c’est de savoir lequel des deux va tomber le premier d’une crise cardiaque.

 

 

– Dis donc papa, pourquoi…

– Ici, il n’y a pas de pourquoi.

 

 

 

3. La gestion lamentable des titres IC et US

 

Ils ont même réussi à foirer une storyline qui s’écrivait toute seule ! Owens-Zayn, ça dure depuis des années, ça a donné lieu à des matchs d’anthologie à la RoH et même, récemment, à NXT, l’un a éliminé l’autre du Rumble, toutes les étoiles étaient alignées en vue d’une confrontation à Mania autour du titre Intercontinental, celui des techniciens, quand… quand dieu sait pourquoi il fut décidé que ce serait un Ladder Match à sept, incluant, outre Owens et son éternelle Némésis Zayn, Dolph Ziggler (soit) mais aussi le Miz, Stardust, Sin Cara et Zack Ryder… Ouais. Ou comment noyer ce qui aurait pu et dû être une confrontation magnifique entre deux des catcheurs les plus complets du circuit, qui se connaissent si bien, et qui auraient à coup sûr claqué un Instant Classic, dans un combat inepte plein de low et midcarders…

 

D’autant plus frustrant que, dans le même temps, le titre US, lui, a droit à une affiche individuelle, et quelle affiche !!! Kalisto contre Ryback. Oui, voilà, le genre d’amuse-bouche de deux minutes trente qui passe normalement au milieu d’un Smackdown lambda. Putain, pourquoi ne pas avoir envoyé tous les mecs superflus (et leur échelle avec) dans le combat US, en laissant Owens et Zayn régler leurs comptes en tête à tête ?

 

Fuck Dave Meltzer, that’s why !

 

 

 

4. Styles-Jericho, on a déjà vu le film

 

Apparier ces deux-là c’est pas bête en soi. Sauf que ça va faire leur quoi, quatrième match l’un contre l’autre en deux mois ? Au temps pour la nouveauté et pour l’excitation qui aurait dû accompagner la première apparition du Phenomenal à Mania… Un type de cette réputation aurait dû, pour sa première sous le plus grand chapiteau du monde, nous offrir un match jamais vu dont la seule idée nous ferait saliver. Qui, aujourd’hui, bave réellement à l’idée d’un nouveau Styles-Y2J ?

 

On part de l’idée que les spectateurs de catch ont une mémoire qui ne s’étend pas au-delà d’une semaine, that’s why.

 

 

 

5. Le buildup « hihihi les filles se crêpent le chignon » du Triple Threat féminin

 

Aucun problème pour le lineup : même si, dans l’esprit, Paige aurait mérité de concourir pour le titre aux côtés de ses trois collègues, le trio Charlotte – Sasha – Becky incarne le renouveau de la division féminine. Moins d’un an après l’annonce de la Divas Revolution par Stephanie, on y est enfin ! Trois filles qui sont avant tout de vraies catcheuses, qui vont nous montrer que les femmes savent aussi catcher ! Sauf que le buildup a semblé tiré de quelque « les Bellas contre Kelly Kelly », avec ces infinis « t’es ma copine / t’es pas ma copine / je croyais qu’on était copines / non on n’est plus copines » qui ramène toutes ces belles personnes sur le plancher des vaches. Qu’elles possèdent un arsenal de prises à faire pâlir d’envie Dean Malenko ou qu’elles ne maîtrisent même pas le rollup, les filles chez Vince auront toujours les mêmes scripts, et ça porte un rude coup au renouveau promis.

 

 

Pourquoi on est présentées comme des pétasses ?

– Parce que woo l’êtes toutes, that’s why !

 

 

 

6. L’inconsistance de la League of Nations

 

Les New Day sont unis, ils ont fini par turner au grand plaisir de la foule, c’est cool. Mais en face, qui comprend le principe de League des Nations, au-delà du fait qu’elle est composée de rastaquouères ? Il y a là quatre types qui ont été des main eventers, ont été promis aux plus grands honneurs, les ont parfois  touchés, et se sont associés alors qu’ils étaient tous des individualistes forcenés. Dans quel but ? Pour servir l’Autorité, comprit-on au départ — un service bien désintéressé puisque les membres de la LoN n’obtinrent rien de spécial de la part des boss, y compris durant le court run de champion de Sheamus. Les voilà à présent en chasse des titres Tag Team, dans un match dont on ignore encore s’il sera un deux contre deux normal (et dans ce cas qui seront les hommes légaux de chaque côté, surtout côté heel) ou s’il dégénérera en quatre contre quatre si les New Day se trouvent un pote. Quoi qu’il en soit, la LoN manque trop de cohésion et d’avenir (ces fortes personnalités s’embrouilleront au premier malentendu, peut-être dès Mania), et le buildup, lancé lors du pitoyable segment avec Edge et Christian à FastLane, est trop moisi et artificiel pour qu’on prenne réellement cette affaire à cœur. Dommage, car il y a plein de talent des deux côtés.

 

 

Même quand elle feint l’unité, la communauté internationale, c’est chacun pour sa gueule. Parce que le traité de Westphalie n’est pas mort, that’s why !

 

 

 

7. Un préshow sans intérêt

 

Sérieusement, Brie Bella, Alicia Fox, Natalya & Paige vs. Lana, Naomi, Tamina, Summer Rae & Emma ? C’est donc comme ça qu’on utilise la surdouée Paige, qu’on fait nos adieux à Brie qui devrait prendre sa retraite dès le lendemain et qu’on présente le tout premier match de Lana ? Quelqu’un sait pourquoi ces huit-là s’embrouillent ? Plus encore, quelqu’un en a-t-il quoi que ce soit à foutre ?

 

 

Pour faire baver les commentateurs, that’s why.

 

 

Il y aura aussi dans ce préshow un Usos-Dudleys là aussi, comme le main event, à front renversés : le public semble bien plus du côté des méchants vétérans que des gentils Samoans. Ca ferait un bon échauffement avant le grand concert de huées qui clôturera le show.

 

 

– Bubba, regarde par ici, j’ai trouvé une table, viens on la détruit !

– Nan Devon, on ne détruit plus de tables depuis qu’on est méchants.

– Heu, pourquoi ?

– Parce qu’on est bookés par des singes, that’s why.

 

 

Et puis il y aura la bataille royale André le Géant, lot de consolation pathétique pour les vieux gros (Show, Kane, Henry) et les lowcarders (les Social Outcasts)… Là aussi, l’occasion manquée est énorme. Les gens aiment les batailles royales, les gens aiment Mania, donnez juste un enjeu à une bataille royale de Mania et les gens regarderont ! Tenez, et si le vainqueur obtenait le dernier spot dans le match pour le titre IC, ils sont pas à un gars près de toute façon ! Directement, y a du suspense et de l’intérêt. Mais non, pensez-vous, c’est trop demander. Attendez-vous à une séquence hilarante où Truth et Goldust se sauvent l’un l’autre à plusieurs reprises, et à une victoire finale de… heu… Braun Strowman ? Ben ouais, pour l’instant Wyatt et sa bande n’ont rien à faire (ce qui devrait nous préparer à leur immixtion dans le HIAC, je suppose, à notre plus grande joie).

 

 

Vous savez pourquoi on est dans ce match ? Parce qu’on n’a rien d’autre à faire ce soir, that’s why.

 

 

L’observateur attentif aura remarqué que ce maussade tour d’horizon laisse de côté l’un des combats de dimanche prochain, à savoir Lesnar-Ambrose. Ben oui : c’est le seul, à mes yeux, qui soit à peu près digne, dans sa construction et son principe, de la magie propre à Mania. C’est toujours un événement de voir Lesnar combattre pour la première fois un nouvel adversaire, et on salive à l’idée de ce No Holds Barred plein d’outils sympas (aux dernières nouvelles, Ambrose a désormais en sa possession la batte cloutée de Mick Foley et la tronçonneuse de Terry Funk, ça devrait lui permettre d’obtenir un compte de deux). J’ai quand même une vraie frustration vis-à-vis de ce combat : de toute évidence, il devrait être pour le titre. Ambrose est le face le plus aimé du moment, Lesnar est juste le catcheur le plus invincible de son époque. La confrontation pour l’or suprême aurait été épique, mais on se contentera d’un bon fight sanglant de 25 minutes. On s’en contentera d’autant plus qu’on n’a pas grand-chose d’autre à quoi se raccrocher.

 

 

– Hey Vince, pourquoi Brock contre moi c’est pas en main event et pour le titre ?

– …

– Nan c’est bon, je crois deviner la réponse.

 

 

 

Conclusion

 

Je n’ai même pas parlé du Rock, qui a promis d’être présent à Mania mais dans un rôle que l’on ignore (arbitre dans le HIAC ?). Ce n’aurait pourtant pas été du luxe qu’il vienne électrifier un peu le buildup du ppv d’une façon ou d’une autre, tant tout cela manque dramatiquement d’étincelle.

 

Au moment où elle se prépare à nous livrer un Mania particulièrement peu appétissant, la WWE peut toujours avancer l’excuse des multiples blessures ayant décimé son roster : Bryan out (définitivement), Cena out, Orton out, Rollins out, Cesaro out, à un degré moindre Neville et Nicki out… autant de talents qui auraient pu relever cette sauce bien fade. Mais l’excuse n’est guère convaincante, au fond. Les talents sont là — n’importe quel promoteur ferait un show superbe avec le roster de la WWE, a fortiori si l’on y ajoute quelques individus qui squattent à NXT comme Balor ou Joe, par exemple. Ce qui manque, c’est une vision d’ensemble. La logique la plus élémentaire aurait voulu que la promesse de changement de Shane se confronte directement à Triple H, mais les deux hommes, et leurs matchs respectifs, sont restés hermétiquement séparés l’un de l’autre. Ce qui manque, aussi, c’est la volonté d’écouter le bon peuple, comme la WWE l’a fait en 2014 et 2015. On ne demande qu’à être surpris dans une semaine, mais pour l’heure, on se prépare à boire une potion sacrément amère…

 

 

Et y a trois choses que vous pouvez y faire : rien, aimer ça ou aller vous faire enculer !

 

18 commentaires

Copyright © 2011 — 2018 Kayfabe Media. Tout droits réservés.

En haut