Catch

L’Honneur abat sa Super Carte

When it happens like a million
times before
I won't close my mind but I refuse to
open the door

No Use For A Name, A Postcard Would Be Nice

 

Où l'on consultera la carte de l'Honneur, parce qu'il n'y a pas que Mania dans la vie, l'on vérifiera ce qu'elle a de super, l'on se penchera sur le cas Lio Rush, l'on saluera le retour d'une vieille gloire proche du Saint des Saints, et en parlant de seins on n'évoquera pas le décolleté très plongeant de Taeler Hendrix parce qu'on se respecte un minimum.

 

 

Mais on peut mettre une photo d'elle.

 

Nalyse de Supercard of Honor X

 

 

 

Avant de commencer voici la carte du show :

 

 

Match simple

Bobby Fish vs Christopher Daniels

 

Match simple

Roderick Strong vs Moose

 

6-men Mayhem 

B.J. Whitmer vs Dalton Castle vs Adam Page vs Donovan Dijak vs Cheeseburger vs Kazarian

 

Match simple

Kyle O'Reilly vs Matt Sydal

 

Match par équipe de 4

War Machine (Hanson et Howe) et The Briscoes (Mark et Jay) vs All Night Xpress (Rett Titus et Kenny King), Silas Young et Beer City Bruiser

 

Match simple

Adam Cole vs ACH

 

Match simple pour le ROH World Championship

Jay Lethal (c) vs Lio Rush

 

Match par équipe

Motor City Machine Guns (Alex Shelley et Chris Sabon) vs The Young Bucks (Matt et Nick Jackson)

 

 

Un match féminin par équipe eut également lieu en dark match. Mandy Leon et Solo Darling ont battu Amber Gallows et Deonna Purrazzo.

 

 

Chaque année la semaine de Wrestlemania voit plusieurs fédérations indépendantes tenter de s'arrimer au vaisseau WWE afin de récolter un peu d'exposition. Une habitude qui força même un temps la WWE à louer des salles dans la ville recevant Mania afin d'éviter que ses concurrents ne se collent de trop près à elle.

 

2016 ne dérogea pas à la règle. Ainsi, dès le jeudi 31 mars, alors qu'AXXESS ouvrait ses portes, la NWA organisait un show à Fort Worth. Le lendemain c'était au tour du WrestleCon de débuter. À l'image du Comicon, le WrestleCon est une convention de catch qui se déroule sur trois jours et qui accueille divers shows. D'autres fédérations comme EVOLVE ou la SHIMMER organisèrent également des shows.

 

De son côté la Ring of Honor profita de l'occasion pour diffuser la dixième édition de Supercard of Honor le vendredi au Hyatt Regency de Dallas juste avant NXT : Takeover. La fédération de Philadelphie n'en resta pas là puisque des enregistrements TV se déroulèrent le lendemain.

 

Ce programme en deux parties et l'exceptionnalité du week-end peuvent expliquer que la ROH préféra faire un show exhibition plutôt que de se concentrer sur les storylines, même si c'est dans les habitudes de la fédération de se baser uniquement ou presque sur l'action in-ring.

 

Pas de stars japonaises cette fois-ci. Le titre TV étant détenu depuis février par Tomohiri Ishii, il n'est donc pas défendu, tout comme les ceintures par équipes détenues par les War Machine (Hanson et Rowe) qui sont bien présents sur la carte mais dans un match à 4 contre 4.

 

En fait seul le match pour la ceinture principale, le ROH World Championship, a l'honneur d'un match. Encore que son détenteur Jay Lethal, champion depuis le 19 juin 2015 quand même, affronte Lio Rush, le vainqueur du ROH Top Prospect Tournament 2016.

 

 

 

 

Ce tournoi qui réunit les espoirs de la fédération permet habituellement au vainqueur d'obtenir un match pour la ceinture TV. Mais comme Ishii est absent ce soir, le jeune Rush a l'occasion de défier la redoutable figure de proue de la House of Truth.

 

Évidemment, dans ce genre de match, le résultat ne fait aucun doute. On imagine mal un rookie vaincre le champion incontesté. L'important est donc de voir ce qu'il a dans le ventre. Et Lio Rush ne se défend pas trop mal.

 

Certes il a un gabarit plutôt malingre qui lui permet d'être agile et athlétique un peu comme n'importe quel highflyer, mais il montre de l'envie et de la fraîcheur. De plus il s'est montré résistant. En cela il ressemble un peu à un autre catcheur de sa catégorie : ACH.

 

De son côté, même s'il surprend en suivant le Code of Honor (code qui impose en particulier que les catcheurs se serrent la main avant le début du combat) Jay Lethal ne manque pas de rappeler sa position à son adversaire dès qu'il le peut.

 

Mais l'arrogance du champion peut parfois se retourner contre lui. Ainsi, alors que Rush était au sol, tentant de reprendre son souffle après une attaque de son opposant, ce dernier annonça qu'il allait en finir avec le Lethal Injection (son finisher, une sorte de RKO si vous préférez).

 

Mal lui en prit car le challenger le contra, enchaîna quelques droites puis un saut depuis la troisième corde. Le vainqueur du Prospect Challenge parvint presque à obtenir la victoire mais Lethal se dégagea.

 

 

Difficile de savoir qui était le plus acclamé entre le sémillant Lethal et la pétulante Taeler.

 

 

Souhaitant en finir une bonne fois pour toute, Rush commit néanmoins une erreur. Il plaça Lethal sur le turnbuckle, mais c'était prendre un risque considérable. Le champion reprit ses esprits et lui infligea une Lethal Injection depuis le turnbuckle. Juste après il enchaîna avec une deuxième qui s'avéra décisive.

 

Malgré la défaite, Lio Rush reçut les applaudissements de la foule et même les félicitations de Lethal, qui lui serra la main. Il a passé l'épreuve du feu avec brio mais il faudra confirmer ensuite et imposer sa personnalité. Parce que des gars petits et agiles, la scène indépendante n'en manque pas.

 

Champion incontesté depuis trois-cent jours environ, Lethal pris le micro et affirma qu'il n'y avait plus personne pour le battre et que par conséquent il était le meilleur catcheur du monde. Généralement, quand un heel tient ce genre de discours il y a fort à parier qu'une ancienne gloire de la fédération fasse un retour impromptu afin de venir le défier.

 

 

Tire sur mon doigt si tu l'oses manant !

 

 

Ce qui fut exactement le cas puisque Colt Cabana fit son apparition sous les hourras de la foule après cinq ans d'absence. Ancien double champion par équipe avec CM Punk, Cabana, même s'il n'a jamais décroché le titre suprême, a marqué l'histoire de la fédération de Philadelphie. Et ce même si dans les dernières années il était davantage cantonné à un rôle de mid-carder amuseur du public.

 

Bien évidemment l'animateur de podcast n'a pas apprécié les paroles de Lethal et vint le défier histoire de lui apprendre la vie. Mais pour toute réponse il obtint une gifle de Taeler Hendrix. Néanmoins le mal est fait. Reste à savoir si Cabana parviendra à mettre le champion à terre.

 

Un peu plus tôt le show s'était ouvert sur un match mettant aux prises l'ancien challenger au titre TV Bobby Fish au roi des openers Christopher Daniels.

 

 

 

 

Le combat fut bon sans être exceptionnel mais il reste intéressant dans son storytelling. Alors que Daniels s'acharne sur les bras de son adversaire, celui-ci entreprend un long travail de sape à base de soumissions sur les jambes du Fallen Angel.

 

Or l'un des finishers de Daniels est le Best Moonsault Ever, mouvement qui consiste à courir vers le coin du ring, sauter sur la deuxième puis la troisième corde afin d'effectuer un moonsault. Dans la plupart des cas, la victime désignée parvient à esquiver, obligeant Daniels à se réceptionner sur les pieds.

 

Et quand la moitié de the Addiction tenta le BME, ça ne rata pas, Fish esquiva. Habituellement la chute n'est pas trop lourde de conséquence puisque Daniels se retrouve debout sur le ring. Mais après toutes les soumissions infligées sur ses jambes la douleur se fit ressentir, faisant perdre l'équilibre au divin chauve. Fish profita de l'occasion pour remporter la victoire avec une nouvelle soumission.

 

Après le match, le vainqueur fut invité par Kevin Kelly et Steve Corino à rejoindre la table des commentateurs, ce que le membre des reDRagons accepta volontiers puisque le match suivant voyait sa Némésis du moment Roderick Strong affronter le colosse d'ébène Moose.

 

 

 

 

La rivalité entre Fish et Strong date de quelques mois, alors que Strong était champion TV et Fish son challenger. M. ROH pris le dessus sur son adversaire mais jamais de la façon la plus honnête qui soit. Une situation qui a fait germer un sentiment de frustration auprès de l'ancien champion par équipe de la Ring of Honor.

 

C'est pourquoi il soutint ardemment Moose qui, s'il est impressionnant physiquement, est encore limité techniquement, en tout cas pour les standards de la ROH. Malgré tout il reste puissant et ses clotheslines sont redoutables.

 

Comme à son habitude, Strong fait valoir sa ruse et profite de la naïveté de son adversaire pour prendre le match à son compte, tout en s'en prenant à Fish. En effet, alors que le partenaire de Kyle O'Reilly se trouve toujours assis à la table des commentateurs en slip et tout en sueur, Strong se retrouve juste à côté de lui. Moose court alors vers son adversaire avec la ferme intention de lui infliger un big boot en pleine poire.

 

Mais l'ancien champion ROH esquive le coup au dernier moment, obligeant Fish à recevoir le coup de l'héritier d'Ahmed Johnson et d'Ezeckiel Jackson.

 

Heureux du sort de Fish, Strong tente de faire fructifier son avantage avec une superplex mais Moose parvient à briser le compte de trois et frappe son opposant avec un coup de la corde à linge. Il tente alors de poursuivre son effort mais l'arbitre l'en empêche, arguant du fait que Strong s'est protégé dans les cordes.

 

Cette distraction provoque la furie de Fish, qui ne fait pourtant rien pour empêcher Strong de l'emporter. Après le match, Fish fait enfin ce qu'il aurait dû faire plus tôt mais M. ROH parvient à s'enfuir rapidement. Il ne reste alors à Fish qu'à serrer la main de Moose et à le féliciter pour tous les efforts qu'il a déployés.

 

Malgré sa victoire, Bobby Fish repart avec un goût amer dans la bouche, puisque Strong a remporté son match. Il peut néanmoins se consoler avec le succès de son compère Kyle O'Reilly, qui a disposé de Matt Sydal dans un match de bonne facture.

 

 

 

 

Un match curieux car si la qualité in-ring était évidente (O'Reilly et Sydal ont un physique de poids moyen commun sur la scène indépendante mais ça ne les empêche pas d'être légèrement plus talentueux que la moyenne) l'ambiance n'était pas au rendez-vous.

 

Le public de la ROH, pourtant si bruyant au moindre spot, était curieusement absent. Certes, quelques encouragements sont partis des travées mais rien de bien folichon, surtout si on compare avec le 6-man Mayhem qui avait lieu juste avant et que nous évoquerons plus bas.

 

Peut-être est-ce dû à l'absence d'enjeu ? Car il s'agissait d'un match de mid-card, sans background, servant uniquement à remplir les blancs sur la carte tout en contentant les fans. Mais il reste néanmoins qu'il s'agit de deux valeurs sûres habituellement favorites de la foule.

 

O'Reilly l'emporte après avoir contré une tentative de Shooting Star Press de l'ancien Evan Bourne. Il parvient à le mettre à terre avec un head-scissor puis le fait abandonner à l'aide d'une clef de bras. Une belle victoire pour l'ancien membre de Futur Shock, qui a rarement brillé en solo.

 

Autre ambiance pour le 6-men Mayhem, stipulation qui voit s'affronter six catcheurs mais dont seulement deux sont simultanément dans le ring : pour rentrer dans le match il faut faire le tag tout simplement.

 

 

 

 

Les six belligérants sont le partenaire de Christopher Daniels au sein de The Addiction Kazarian, Adam Page, le vainqueur 2015 du ROH Top Prospect Tournament Donovan Dijak, une sorte de Tommaso Ciampa 2.0, (c'est peut-être pour ça que Prince Nana l'accompagne- ledit Prince Nana fut celui qui introduisit Ciampa à la ROH du temps où il dirigeait The Embassy en 2011), l'incroyable Cheeseburger qui continue de vivre le Rêve à l'image de Peter Ridsdale en son temps et le flamboyant Dalton Castle accompagné de ses Boys, deux jeunes danseurs échappés du carnaval de Rio qui furent un temps les sbires de Silas Young (un sympathique gaillard dont nous reparlerons plus loin).

 

Si tu es attentif, cher lecteur, tu auras compté cinq noms : Kazarian, Adam Page, Donovan Dijak, Cheeseburger et Dalton Castle.

 

Le sixième devait être BJ Whitmer. Mais celui-ci arriva en tenue de ville sur le ring accompagné par les membres de la House of Truth Joey Daddiego et la toujours sémillante Taeler Hendrix. Whitmer expliqua alors qu'il n'avait pas spécialement envie de combattre ce soir et qu'il avait vendu son spot à la House of Truth. Par la même occasion il espèrait sincèrement qu'Adam Page perdît.

 

Pour connaître la raison de tant de haine entre les deux hommes, il faut revenir quelques années en arrière. En 2014, Page feuda avec The Decade, une stable réunissant des vétérans comme Jimmy Jacobs, Roderick Strong et Whitmer. Une des particularités de cette stable était de s'en prendre aux jeunes bien sûr mais aussi à ceux qui avaient eu le malheur de quitter la ROH pour une autre fédération avant de revenir dans le giron de Philadelphie.

 

Néanmoins Page fut finalement recruté dans le courant de l'année car il représentait le meilleur de la nouvelle génération. Malgré les nombreux départs, Page et Whtimer continuèrent à faire vivre le clan pendant un temps.

 

Tout se précipita en février de cette année. Whitmer est alors en feud avec Steve Corino et souhaite en finir avec lui. Mais il se trouve que Corino a un allié de poids qui s'avère être, vous l'aurez deviné, Adam Page lui-même.

 

En bref il y a de l'eau dans le gaz entre les deux et Whitmer n'a pas envie de se salir les mains ce soir.

 

 

Difficile de dire si les sifflets étaient adressés au vieux B.J. ou à la belle Tyler.

 

 

Avant d'évoquer le combat, il est nécessaire de préciser un point : dès qu'il y a un match qui réunit plus de trois catcheurs sur un ring à la ROH, vous pouvez être sûr que ça va partir rapidement en sucette. Généralement cela se fait juste avant que sonne la cloche, lorsque les catcheurs sont censés se saluer.

 

Eh bien là ça n'a pas loupé. L'affrontement n'avait pas encore commencé qu'il vira au brawl général. Cette pratique a pour but de montrer qu'il y a de l'action partout dans le ring et aux alentours, mais parfois la réalisation peine à suivre et il y a un risque que ça devienne illisible pour le spectateur.

 

L'arbitre parvient finalement à remettre de l'ordre et Kazarian débute face à Dalton Castle. Et comme à chaque fois que Castle est dans le ring, ça vire au comedy wrestling. Alors certes, le catch ne constitue pas une affaire sérieuse, malgré ce que certains peuvent penser, et Castle est rigolo avec sa gimmick de paon humain (oui oui, un paon humain) mais ça n'aide pas à rentrer dans un match qui était déjà suffisamment perturbé comme ça.

 

Cependant, il faut bien comprendre quelque chose au sujet de Dalton Castle. Certes, il a un personnage humoristique qui cabotine tel le premier Bruce Baron venu, mais il a un talent fou. Du moins son talent est perceptible lorsqu'il se décide à être sérieux l'espace d'un instant sur le ring. Du coup ça devient frustrant car nous tenons peut-être un génie du catch, mais qui risque d'être victime de son propre personnage. Cependant, ça ne l'empêche pas de récolter des pops impressionnantes, si bien que c'est pratiquement le catcheur le plus over du roster.

 

Un autre qui est over mais pas pour les mêmes raisons est Cheeseburger. Il est impensable de le qualifier de catcheur : c'est juste un type normal qui vit le rêve de côtoyer des types baraqués en slip sur un ring. Il est ridiculement drôle et il ne faut absolument pas le prendre au premier degré. Disons qu'il détonne au sein de la ROH et qu'il est là pour apporter une part de frivolité dans une fédération qui est un poil austère par moment.

 

 

Exemple de saut vers l'extérieur du ring A.

 

 

Cheeseburger prend la place de Kaz, et on commence à se demander quand les choses sérieuses vont réellement débuter. Mais même lorsque ni Castle, ni Burger ne sont sur le ring, ça vire au n'importe quoi. Et quand ils sont tous ensemble, ils se mettent des coups dans les parties, ce qui n'aide définitivement pas à rentrer dans le match.

 

Au final Castle l'emporte en faisant le tombé sur Burger. Sans doute frustrés, Donovan Dijak et Daddiego se battent en ringside. Le membre de la House of Truth profite d'une distraction causée par Taeler Hendrix pour abattre son rude adversaire avec une chaise.

 

Un autre affrontement un peu brouillon : le 8 man tag team match mettant aux prises les frères Jay et Mark Briscoe alliés aux champions par équipe War Machine (Hanson et Rowe) contre les All Night Xpress (Rhett Titus et Kenny King) accompagnés par Silas Young (un gros beauf avec une moustache et un slip où il est indiqué que c'est le dernier véritable homme sur Terre, ce qui vous place le bonhomme) et Beer City Bruiser venu avec son fût de bière (ça n'est pas une blague : il est vraiment venu avec son tonneau).

 

 

 

 

Un match là aussi sans véritable enjeu, si ce n'est de voir l'évolution de la relation entre les Briscoes et War Machine. En effet, il faut bien comprendre qu'à la ROH, si une équipe veut se faire un nom, elle doit passer par les frangins bourrins sudistes. Ces derniers ont débuté en 2002 à la ROH, où ils ont remporté les ceintures par équipe pas moins de huit fois (ce qui constitue un record évidemment). À côté de ça, Jay est le deuxième homme après Austin Aries à avoir remporté le titre suprême de la fédération à deux reprises.

 

En clair, ce sont des légendes tandis que War Machine ne fait que débuter sa carrière (Rowe a commencé en 2013, tout comme Hanson).

 

 

Exemple de saut vers l'extérieur du ring B.

 

 

L'association ne connaît aucune turbulence, ce qui permet aux faces de l'emporter, Mark Briscoe faisant le tombé sur Bruiser. Au passage, il faut signaler que malgré son embonpoint, Bruiser est capable d'exécuter un (très lent) suicide dive et un Five Star Frog Splash !

 

Une fois le match fini, Hanson et Rowe défient leurs alliés d'un soir ceinture en main, indiquant peut-être une confrontation future.

 

Et puisque nous parlons de futur, évoquons le match de celui qui forma les Future Shock avec Kyle O'Reilly : Adam Cole BAY BAY !

 

 

 

 

L'ancien champion ROH affrontait ACH. L'affrontement commença doucement, Cole cabotinant comme s'il était un ninja dans un film de Godfrey Ho. Puis le match monta doucement en intensité. Un moment intéressant fut lorsque Cole brisa un compte de trois en saisissant le bras de l'arbitre, le débonnaire Todd Sinclair. Le pauvre hère tenta de se dégager mais l'agresseur s'agrippa fermement alors même qu'il était de nouveau debout.

 

Toujours aussi roublard, Cole alpagua une nouvelle fois l'arbitre tout en donnant un coup bas dans les parties de son adversaire qui se tenait derrière lui. Poursuivant dans son élan, il lui administra un Inverted Neckbreaker qui lui permit de remporter la victoire.

 

Un match anecdotique, à l'image de celui opposant Kyle O'Reilly à Matt Sydal. Mais il faut bien caser les quelques stars de la fédération, surtout que celle-ci en manque cruellement.

 

 

 

 

Ne soyons pas mauvaises langues car du star power il y en a dans le main event qui constitue un match de gala. D'un côté les Motor City Machine Guns (Chris Sabin et Alex Shelley), passés notamment par la TNA (champions à une reprise) et la NJPW (également champions à une reprise) et de l'autre les Young Bucks (Nick et Matt Jackson), eux-aussi passés par la TNA et la NJPW où ils catchent encore au sein de The Elite, sous-groupe du Bullet Club qu'ils ont fondé avec Kenny Omega (les Bucks comptent parmi les rares catcheurs réguliers de la ROH à pouvoir catcher au Japon pour une autre fédération).

 

Les Bucks sont talentueux et sont probablement la meilleure équipe à l'heure actuelle sur le sol nord-américain. Ils sont rapides, techniques, agiles et athlétiques. Enfin ils mettent brillament à profit leur gueule de sales gosses pour paraître les plus arrogants et détestables possible.

 

Mais ils ont cette fâcheuse tendance à enfermer leur moveset dans une gimmick qui les bride et les rend prévisibles. En effet, à l'image de Brock Lesnar et de ses souplesses allemandes, les Bucks sont obligés de réaliser certains coups à outrance.

 

Évidemment chaque catcheur possède toute une panoplie de signatures moves et de finishers, souvent précédés d'un taunt qui les rend identifiables. Néanmoins cela devient ridicule quand vous usez du même geste ad nauseam dans chacun de vos matchs.

 

Ici, il s'agit du superkick que les frères Jackson envoient à toutes les sauces, provoquant les hurlements désagréables de Kevin Kelly (sans déconner il est presque aussi insupportable que Michael Cole). Par conséquent le geste devient banal et perd tout son intérêt quand vous le voyez pour la dixième fois dans le même match. Sans parler de la foire aux spotfests que devient le moindre de leur combat qui rassemble plus de quatre catcheurs sur le ring.

 

 

 

 

En résumé, lorsque les Bucks catchent à la ROH, c'est souvent dans des matchs exhibitions rassemblant moult catcheurs répartis dans deux ou trois équipes. Des matchs où ça part dans tous les sens car les lutteurs se lancent dans une course au spectaculaire sans dégager d'émotions particulières (si ce n'est des « Yeeeaaaahhhh !!! » de la part du public généralement bourré). Alors une fois ça va mais quand ça devient systématique, la surprise disparaît et laisse la place à l'ennui. Et c'est dommage car les Bucks sont très talentueux et ont de la personnalité.

 

Néanmoins il faut noter qu'ils savent se réinventer. Il y a quelques mois, ils ont créé un nouveau finisher qu'ils ont baptisé le Meltzer Driver en hommage au distributeur d'étoiles attitré du monde du catch nord-américain.

 

Ce finish se décompose en trois phases : un des deux frères tient son opposant tête-bêche, pendant ce temps l'autre, placé sur le rebord du ring, prend appui sur la troisième corde afin de sauter sur la victime dans le but de lui écraser la tête sur le sol et, en parallèle, celui qui tient le pauvret accompagne le mouvement en exécutant un piledriver.

 

Heureusement cette fois-ci les Bucks avaient décidé de profiter de l'occasion d'être dans un vrai match par équipe (comprenez un 2 contre 2) et d'avoir un véritable duo en face pour nous donner du catch et de l'émotion.

 

L'affrontement commence doucement avec les traditionnelles provocations des Bucks qui font le tout aussi traditionnel taunt de D-X. Puis les Guns passent à la vitesse supérieure avec quelques prises à deux jusqu'à ce que les ex-Generation Me commencent le festival de superkicks et de double suicide dives.

 

On franchit également un palier lorsqu'un des frères crache sur Chris Sabin. Heureusement l'arbitre s'interpose et parvient à éviter que les choses tournent au vinaigre.

 

La domination des frères se poursuit. Ils tentent alors le More Bang For You Bucks mais les MCMG le contrent. Qu'à cela ne tienne, quelques superkicks et ils se tiendront tranquilles. Pas vraiment car maintenant c'est le Meltzer Driver qui est contré. Nouvelle vagues de superkicks et cette fois-ci le Meltzer Driver passe !

 

 

Le Meltzer Driver.

 

 

Malheureusement les Bucks ne peuvent profiter longtemps de leur victoire chèrement acquise car The Addiction (Daniels et Kazarian) se jette sur eux. Il faut l'intervention des frères Briscoes pour que Nick et Matt parviennent à se dégager.

 

Pas rancunier pour autant, les Guns s'en prennent également à Kazarian et au divin chauve. Ce dernier se prend un superkick final de la part des six hommes.

 

Le show s'achève sur cette note positive. Et comme d'habitude avec la ROH, on en a pour notre argent niveau in-ring mais on peut regretter l'absence de moneymaker. Car ça n'est pas avec un Jay Lethal vs Colt Cabana que la fédération va attirer du monde.

 

 

Alors que Silas Young c'est un homme un vrai !

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