Catch

Public enemy

Tout est permis en faveur de sa propre cause, même la mauvaise foi.

Henri-Frédéric Amiel

Toi ! Oui, toi ! Tu t'attends sûrement à une nalyse objective, impartiale et tout en finesse ? Tu fais fausse route mon gars, c'est Seifer aux commandes. Et je compte bien nalyser ce paye-pour-voir de manière extrême. Donc si je dis que c'est un bon show, crois-moi. Et que si le public est con, c'est forcément vrai aussi.

 

 

Je voulais être objectif, mais dès le préshow, ma volonté a disparu.

 

 

Nalyse d'Extreme Rules 2016

 

Baron Corbin a difficilement terrassé un vaillant Dolph Ziggler. Suite à un match classique porté par le gentil blond, le Mou Solitaire se rappela que c’était un match sans disqualification et décida de placer un vicieux coup dans les bourses de son adversaire. 1 partout, balle au centre pour l’ultime bataille à Money in the Bank ?

 

C’est un pre-show, il ne fallait pas s’attendre à un match exceptionnel, mais Ziggler a su le rendre correct, ce qui reste un exploit vu son adversaire. Parce que Corbin, à part porter des coups de poing, sait faire un porté et… ?

 

Je me rassure de cette défaite face à l’homme ayant moins d’expressions qu’un plot en me rappelant toutes les rivalités perdues par Ziggler face à un « nouveau » qui se sont révélées défavorables à ses opposants. Tyler Breeze peut en témoigner.

 

Ma notation purement subjective 4 sur 10 (dont 4 points pour Ziggler)

 

 

Même pas foutu de faire un headlock dans le bon sens!

 

 

Deuxième des cinq stipulations prévues dans ce paye-pour-voir : un Texas Tornado Tag Team Match entre les Usos et le Club. Un match où tout le monde était sur le ring en même temps, et à ce jeu-là, les jumeaux samoans sont moins forts.

 

Cela aurait pu être un sacré foutoir, mais le rythme a été au service de l’histoire racontée. Chaque équipe avait la même stratégie: écarter un adversaire et s’acharner sur l’autre.

 

Mais commençons mon combat face au public: ces abrutis huent les Usos parce que « c’est de la famille de Reigns ». J’ai l’impression que tu mets la fille de Reigns sur le ring avec le plus abject des meurtriers, c’est limite s’il n’y aura pas des débiles qui demanderont au serial killer de l’éviscerer.

  •  
  • Autre point négatif, mais cela n’a rien à voir avec le match en lui-même: j’ai clairement vu un booking inversé et je m’attendais donc à voir en fin de soirée Reigns terrasser Styles. Se faire spoiler si tôt le Main Event, ca passe moyen.
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Ma notation purement subjective : 6 sur 10 (pour avoir évité le foutoir)

 

 

Mec, t'as une tumeur sur l'épaule.

 

 

Il est temps d'évoquer la ceinture étoilée. Rusev a détruit Kalisto. Pas battu, il l’a détruit. Au terme d’un match où chacun misait sur ses armes, un coup violent a mis Kalisto KO (kayfabe, je précise). Au moment où l’arbitre venait s’enquerir de l’état du Luchador, Rusev a ignoré l'injonction de mise à distance pour placer son Accolade. Jusqu’à ce que le Mexicain tapote.

 

Un règne discret à cause de son manque de starpower par rapport aux Styles, Reigns ou autre Owens, mais Kalisto nous a tout de même gratifiés d’un run assez solide. De bonnes prestations face à Del Rio, Ryback (beaucoup aimé leur match de Mania) et Rusev, bravo à lui.

 

Mais j’ai un nouveau problème avec le public. Qui mate sûrement le catch pour voir sa paire de roploplos hebdomadaires. Parce que les « we want Lana », c’est juste lourd. On est en pleine révolution de la division féminine, mais le cerveau redescend sous le nombril dès que Lana apparaît…

 

Ma notation purement subjective: 5 sur 10 (-1 pour les « We want Lana » qui m’énervent car ils me sortent du match)

 

 

Champion US, Janvier-Mai 2016

 

 

New Day Rocks, ça on le sait déjà. Mais les petits nouveaux des Vaudevillains viennent de l’apprendre. La doublette Woods/Big E a pleinement capitalisé sur le Trouble in Paradise que Kofi a collé à l’adversaire, dans le dos de l’arbitre, bien évidemment.

 

Les quatre ont livré un bon match. Les deux petits ont du répondant. Même s’ils n’ont pas de catch aérien ou ultra rapide, ils savent jouer les heels de manière efficace.

 

Je n’ai rien à dire de bien négatif, un bel apéro avant le match suivant.

 

Ma notation purement subjective: 7 sur 10

 

 

A l'époque des Vaudevillains, Woods aurait été fouetté pour lèse-majesté.

 

 

Place à la ceinture blanche (depuis que feu Cody Rhodes a changé son look). Nous avions une affiche de folie : qui du talentueux Cesaro, du génialissime Kevin Owens, de l’enthousiaste Zayn ou du roublard Miz (accompagné de sa dame) va l’emporter ? On peut se dire que le Miz ne tiendra pas la distance, mais c’est oublier que c’est un filou. A chaque fois, il ne mise pas sur ses capacités pour l’emporter, mais son opportunisme. Et c’est son opportunisme qui va lui permettre de faire le tombé sur Zayn… après que celui-ci a été mis hors d’état de nuire par Owens.

 

Il s’agit du match de la soirée pour moi. Si vous ne le regardez pas, je vous condamne à errer éternellement sur terre avec l’air d’Adam Rose en tête. Vous êtes sceptiques ? Voici un petit résumé des cinq premières secondes : La cloche retentit, et Zayn, qui semble focalisé sur Owens, s’elance et colle son finisher sur Kevin. Voilà trois secondes que cela a commencé et nous avons un KO. S’ensuivent deux secondes d’yeux ébahis de Miz et Cesaro. Ce même Cesaro qui a pour moi survolé le match, même si les autres ont aussi cassé la baraque.

 

Ce match vaut tous les anti-depresseurs du monde.

 

Ma notation purement subjective: 9 sur 10

 

 

Les Canadiens se mettent au soccer, mais le concept du ballon est encore flou.

 

 

Maintenant que nous avons tous la banane sur le visage suite à ce match exceptionnel, il est temps de subir une spécialité de la WWE : l’ascenseur émotionnel. Nous parlerons ici du match de l’asile, ou, comme je l’ai renommé : « la-cage-avec-des-objets-dessus ».

 

Et, pour ceux qui ne l’ont pas compris, ce match, avec une stipulation innovante, est à ranger à côté du Stairs Match de Show et Rowan, dans les oubliettes. A part le passage où Jericho finit le dos plein de punaises, qui causera sa défaite.

 

Rien n’a fonctionné, les deux larrons étaient trop occupés à aller chercher les objets, redescendre, coller un coup avec, le jeter et aller chercher le suivant. Dans un Fort Boyard, ca peut faire une sacrée épreuve, mais c’est chiant de voir cela pendant 30 minutes. Les deux bonhommes avaient la tête ailleurs. Beaucoup accablent Jericho qui est sur la pente descendante, mais pour moi le problème, c’est Ambrose. Depuis son match à Wrestlemania face à Lesnar, le lunatique me semble enfermé dans un personnage cartoonesque. Il accentue encore plus ses mimiques (regardez celle où, la main sur le menton, il hésite entre les objets) et son lariat après son passage dans les cordes NE MARCHE PAS DANS LES CAGES. Qu’il aime les matches extrêmes, je le conçois, mais doit-il devenir une caricature de lui-même ? Le public s’est endormi; en même temps, doit-on lui en vouloir ?

 

Ma notation purement subjective: 2 sur 10 (pour l’abnégation de Jericho à finir avec le corps punaisé)

 

 

Jetons un voile sur ce match.

 

 

Oui,  on peut en vouloir au public. Car cet état comateux n’a pas arrangé le syndrôme pause pipi dont sont victime les talentueuses lutteuses. Petit rappel de l’affrontement : Natalya a sa revanche contre Charlotte dans un match de soumissions. Et si Ric Flair apparait de près ou de loin, Charlotte perd ! Enfin une occasion pour la « fille de » de montrer qu’elle peut gagner comme une grande.

 

Dans un silence de cathédrale, les deux compétitrices alternèrent les soumissions avant de lancer leur prise ultime. Et au moment où la championne est prise dans le Sharpshooter, la musique du Nature Boy retentit. NATALYA EST CHAMPIONNE, elle lève les bras au ciel. Mais il s’agit de… Dana Brooke, et Charlotte en profite pour l’emporter.

 

J’ai bien aimé que les filles nous sortent une douzaine de soumissions. Qu’est ce qui les empêchait de faire dix minutes de Sharpshooter vs Figure 8 ? Mais ce final. Bon sang, on nous met un finish aussi moisi sorti de nulle part !

 

Ma notation purement subjective: 4 sur 10 (-1 pour le finish)

 

 

Et puis à part les cheveux, la taille fine, le vernis aux ongles… Dana était parfaitement grimée en Ric Flair…

 

 

Il est temps de nalyser le Main Event, un Extreme Rules match entre Reigns et AJ Styles. Déjà j’en profite pour vous demander la différence entre cette stipulation et un No Disqualification.

 

Ce match est meilleur que celui de Payback. Même l’overbooking est bien amené. On sent que les deux hommes veulent au départ en finir par eux-mêmes, et ce n’est qu’en constatant l’impasse que le Club, puis les Usos vinrent prêter un coup de main.

 

On peut se dire que Reigns looks strong, au point de triompher de deux Styles Clash, dont un sur une chaise, des assauts du Club et d’une foule résolument hostile à son encontre. Mais Styles a looké strong aussi. Sans l’intervention des Usos, c’est lui qui faisait le tombé.

 

Je reviens sur la foule et son traitement injuste envers Reigns. Le champion est bon pour gérer les temps forts, les highlights. Et ce match n’est qu’une succession de highlights. Donc Roman s’est injustement pris des « you can’t wrestle » et des « You still suck » car la foule avait juré sa perte. Ils sont durs et injustes. Et, osons le dire, STUPIDES.

 

Ce match fut très bon, l’histoire est bien racontée, il n’est pas au niveau du match intercontinental, mais cela se joue à un cheveu.

 

Ma notation purement subjective: 9 sur 10

 

 

Reigns est aussi champion en limbo humain.

 

 

Après ce match absolument génial, Reigns a brandi sa ceinture quand… SETH ROLLINS VINT LUI COLLER UN PEDIGREE. Seth Rollins est de retour. Pour reprendre ce qu’il n’a jamais perdu. Et ça, c’est un feel good moment, clôturant un excellent main-event, et un pay-per-view de bonne facture.

 

Moi j’ai bien aimé, à part le public et le match de l’Asile, et si l'un de vous n’est pas d’accord avec moi, qu’il le dise en commentaire, ou se taise à jamais.

 

 

Oh pinaise!

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